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Inde : Deux caches d’armes et d’explosifs maoïstes découvertes dans l’Odisha et le Chhattisgarh

Dans le district de Kandhamal en Odisha, les forces de sécurité ont découvert une importante cache maoïste dans la forêt de Matabari, plusieurs mois après que le district a été déclaré officiellement débarrassé de la guérilla maoïste. La saisie comprend notamment deux fusils, une grenade, des détonateurs électriques, des munitions, des explosifs et un engin explosif, ainsi que du matériel médical et logistique.

Au Chhattisgarh, dans le district de Bijapur, une opération conjointe de la police et de la District Reserve Guard (DRG), unité spécialisée dans les opérations anti-maoïstes, a également permis de mettre au jour une cache d’explosifs et de munitions et d’interpeller un homme. Selon la police, celui-ci aurait reconnu appartenir au Dandakaranya Adivasi Kisan Mazdoor Sangh, une organisation accusée d’être liée au Parti Communiste d’Inde (Maoïste), et avoir transporté et dissimulé du matériel destiné à la guérilla. Il a été placé en détention provisoire, tandis que les opérations se poursuivent pour identifier d’éventuels autres membres du réseau.

France : Depuis sa cellule, Ali rend hommage à Naji al-Ali et à Handala

57 ans après la naissance de Handala et 39 ans après l’assassinat de son créateur, le dessinateur palestinien Naji al-Ali, son personnage demeure le symbole de l’exil, de la souffrance et de la résistance du peuple palestinien. Né dans les camps de réfugiés, cet enfant aux pieds nus, tournant le dos au monde, incarne les générations déplacées et leur attachement indéfectible à la Palestine.

Dans une lettre depuis sa cellule de la prison française d’Osny, où il est détenu depuis 27 mois, le réfugié palestinien Ali se reconnaît dans le destin de Naji al-Ali : deux Palestiniens confrontés à la répression pour avoir porté une parole de vérité. En commémorant Naji al-Ali, Ali affirme que ni les barreaux ni la répression ne feront disparaître leur voix.

À la mémoire de Naji Al-Ali

57 ans après sa naissance, Handala, l’enfant aux pieds nus est toujours silencieux

Lettre d’Ali depuis sa cellule

Le 29 août 1987, Naji al-Ali nous quittait, et la voix du dessinateur palestinien était réduite au silence par une balle tirée depuis le canon de la trahison. Mais cette balle n’a jamais pu faire disparaître Handala.

Après la mort de son père, Handala est resté là, debout, les mains derrière le dos, tournant le dos au monde, refusant de se retourner, refusant de regarder ceux devenus insensibles aux souffrances de notre peuple.

Handala, ce petit garçon né des entrailles des camps de réfugiés palestiniens représente la douleur de l’exil d’un peuple chassé de ses terres par une occupation brutale.

Il représente ses générations successives de réfugiés déplacés et parqués dans des champs de tentes devenus forêts de béton aux lianes électriques.

Il représente notre boussole, pointant fermement vers la Palestine. Il incarne notre résistance pour la restitution de nos droits et jusqu’à ce que nous puissions vivre libre, comme n’importe quel autre peuple sur cette terre.

39 ans après la disparition de Naji al-Ali, un réfugié palestinien, père de famille à qui l’étreinte de ses enfants lui manque comme l’odeur de sa terre mêlée à celle du pain de sa mère, croupit dans sa cellule de la prison française d’Osny depuis 27 mois. Sa voix n’est pas entendue, étouffée par les murs et les barreaux, bâillonnée par la violence d’une répression injuste.

Alors il choisit le silence face à un juge qui refuse d’écouter. Son silence n’est pas de la peur : c’est le silence d’Handala lui-même, un refus de participer à un jeu où la justice est absente.

Naji al-Ali a été tué parce qu’il dessinait la vérité. Aujourd’hui, je suis emprisonné accusé, par ceux la même qui ont assassiné la vérité, de l’avoir exprimée.

Tous deux sommes Palestiniens. Tous deux avons payé un lourd tribut. Tous deux avons affronté une machine meurtrière, infatigable et brutale.

En ce jour où nous commémorons la mémoire de Naji al-Ali, nous le disons : la voix d’Handala n’est pas morte. Et ma voix ne mourra pas. La justice finira par triompher.

Que Dieu fasse miséricorde à Naji al-Ali, père d’Handala, et à tous les martyrs éternels de notre peuple bien aimé.

Votre frère Ali, prisonnier palestinien sur les terres françaises.

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Bilbao : Les soutiens du prisonnier basque Fernando García Jodrá se rassemblent pour exiger sa libération

Le 24 juillet, durant un festival de Bilbao, des proches, camarades et membres de la famille de Fernando García Jodrá se sont rassemblés sur le pont San Antón pour exiger sa libération. Le prisonnier basque a déjà passé 25 ans en détention, dont 19 à l’isolement. Une proche a notamment évoqué son parcours militant et sa passion pour l’écriture, citant son ouvrage La Fureur du lâche : Récits d’un quartier d’isolement, publié en Argentine et en Europe. Le rassemblement, marqué par l’émotion et la volonté de poursuivre la mobilisation autour de sa situation, a également été ponctué par un appel de García Jodrá depuis la prison de Zaballa. Sa voix a été diffusée par interphone aux personnes présentes :

Bon après-midi à tous. Merci pour votre solidarité et pour votre aide.
Vingt-cinq ans de prison. Il est clair que la chanson était en deçà de la réalité. Et je commencerai par la fin.
Le chemin a été très dur. Mais au moins, une chose est claire pour moi : le chemin que j’ai pris était le mien.
Et oui, il l’est toujours. D’ici aussi. Je suis maître de mes décisions. Et mes décisions donnent un sens à ma vie.
Je le dis avec fierté : je n’ai pas à me cacher, dans un monde plein d’euphémismes.
Durant ces vingt-cinq ans, j’ai connu le pire que les êtres humains puissent offrir. Et parfois je m’aperçois que j’utilise mon cheminement intérieur pour me protéger des regards des autres. Parfois, je ne suis pas très sûr de ce que ces années ont fait de moi. Et c’est pourquoi je ne cesse de le répéter : sur ces vingt-cinq ans, j’en ai passé dix-neuf à l’isolement. Je ne suis plus le même Fernando qu’on a jeté ici. Ça, c’est assez clair pour moi. Mais comme le premier Fernando, bien que j’sois incarcéré, je continuerai d’être maître de mes décisions.
Et de ma vie. Et mes désirs, mes idées et mes actions iront de concert.
La prison n’a pas réussi à changer cela. Car la prison en soi ne change pas. Mon ennemi, celui qui m’a mis ici, et celui qui m’a montré la nécessité de la lutte, n’a pas changé non plus.
Certains essaient de se mentir à eux-mêmes pour justifier leurs trahisons personnelles. Mais notre ennemi n’a pas changé. L’ennemi est le même, avec sa cruauté habituelle. Garder quelqu’un vingt-cinq ans en prison, c’est de la cruauté. Maintenir quelqu’un dix-neuf de ces vingt-cinq ans dans des quartiers d’isolement, c’est de la cruauté. La prison en elle-même est le symbole de la cruauté.
En prison, j’ai appris beaucoup de choses. La plus importante, pour ne pas baisser la tête, est que tout ce que j’ai fait avant d’entrer en prison était bien fait. Voilà la leçon de la prison.
Il vaut toujours la peine de lutter contre les maîtres de la prison. Parce que si l’on est capable d’abriter une telle cruauté, on ne mérite pas la vie.
Cela fait vingt-cinq ans que j’écoute les autres détenus, comme on dit. Je sortirai d’ici un jour. Fier et vivant. C’est moi qui ai choisi comment sortir d’ici. Et non mes ennemis. Car la prison ne limitera pas ma mesure. Ma cohérence, si.
Merci encore. Merci d’avoir été à mes côtés pendant ces vingt-cinq ans. Merci !

Inde : Poursuite des opérations contre la guérilla naxalite malgré sa soi-disant « éradication »

En juillet 2026, seize membres présumés de la guérilla naxalite ont été tués dans l’État du Jharkhand lors d’opérations menées par les forces de sécurité indiennes. Le 29 juillet, Misir Besra a également été arrêté avec deux autres militants. Ces opérations interviennent alors que les autorités indiennes ont affirmé à plusieurs reprises avoir éradiqué l’insurrection naxalite menée par le Parti Communiste d’Inde (Maoïste).

Malgré l’affaiblissement du mouvement, des activités armées persistent dans plusieurs régions. Le Jharkhand demeure l’un des principaux foyers historiques de la guérilla maoïste. 37 districts indiens restent concernés par une influence naxalite importante et des dizaines d’affrontements armées impliquant des maoïstes ont été recensés jusqu’au 21 juillet 2026.

Turquie : Arrêté avant le sommet de l’OTAN, un jeune de 16 ans est détenu à l’isolement

Arrêté avant le sommet de l’OTAN organisé à Ankara les 7 et 8 juillet 2026, un adolescent de 16 ans est détenu à la prison pour mineurs de Bünyan, dans la province de Kayseri. Il est maintenu seul en cellule, avec un éclairage laissé allumé jour et nuit, et ne bénéficie que de 15 minutes de sortie à l’air libre par jour.

France : Un logiciel espion secret de la police française sous le feu des critiques

Une enquête menée par Computer Weekly révèle que le logiciel espion « secret défense » de la DGSI, utilisé en 2020 pour infiltrer et démanteler le réseau de communication chiffré EncroChat, a été conçu en combinant des outils open source et des failles de sécurité prêtes à l’emploi récupérées directement sur la plateforme collaborative GitHub.. Couvert par le secret de la défense nationale, ce dispositif s’appuyait également sur une faille informatique importante initialement identifiée par Google et exploitée par le célèbre logiciel espion Pegasus. En piratant des serveurs situés à Roubaix, les autorités françaises ont pu déployer un faux serveur de mise à jour pour infecter plus de 32 000 téléphones à travers l’Europe, permettant de collecter massivement des données en temps réel.

Malgré son efficacité historique ayant conduit à des milliers d’arrestations et à la saisie de centaines de tonnes de drogues et de millions d’euros, une contre-expertise menée par une entreprise tchèque a démontré que le programme français était finalement assez simple et comportait des erreurs de conception. Cette analyse approfondie de l’outil espion a été facturée 2,34 millions d’euros à la demande de la justice britannique.

Ce travail de décorticage technique est particulièrement stratégique pour les procès en cours contre les anciens utilisateurs d’EncroChat. En comprenant précisément comment la police a pénétré les appareils, les avocats de la défense peuvent arguer que la méthode employée s’apparente à une intrusion illégale dans les équipements plutôt qu’à une simple interception de communications classique, offrant ainsi un levier juridique majeur pour tenter d’annuler les preuves et invalider les poursuites. De surcroît, des avocats de la défense s’indignent du fait que l’utilisation du secret de la défense nationale pour occulter les détails techniques de cette cyberattaque empêche tout débat contradictoire équitable.

Grèce : Action de sabotage contre des caméras à l’Université Aristote de Thessalonique

Le 24 juin 2026, plusieurs caméras de vidéosurveillance installées dans le bâtiment administratif de l’Université Aristote de Thessalonique ont été dégradées. Revendiquée par un groupe anarchiste, l’action intervient dans un contexte de renforcement des mesures de contrôle d’accès au campus, avec notamment l’installation de caméras et de tourniquets, dénoncées par des opposants comme une extension de la surveillance et de la répression au sein de l’université.

Canada : Une caméra de surveillance BIXI partiellement détruite à Montréal

Le 14 août, à Montréal, des militants ont revendiqué l’attaque contre une caméra de détection de mouvement récemment installée sur une station BIXI, dénonçant l’extension des dispositifs de surveillance dans les quartiers. Ils ont endommagé la caméra sans parvenir à la détruire complètement.

USA : Deux Palestiniens sanctionnés par Washington appellent à résister au terrorisme d’Etat

Le 26 août, les États-Unis ont inscrit Masar Badil sur leur liste des « organisations terroristes étrangères » et sanctionné deux de ses dirigeants présumés : Rawa Alsagheer, militante palestinienne au Brésil et coordinatrice de Samidoun, et Zaid Abdulnasser, réfugié palestinien et ancien coordinateur de Samidoun en Allemagne. D’autres dirigeants de Samidoun, Mohammed Khatib et Jaldia Abubkara, ainsi qu’un dirigeant de Masar Badil, Khaled Barakat, avaient déjà été sanctionnés par l’administration Trump. Ces sanctions peuvent avoir des conséquences concrètes pour les personnes désignées, y compris en dehors des États-Unis. Bien que les sanctions étatsuniennes ne soient pas directement contraignantes en Allemagne et au Brésil, les établissements financiers qui maintiendraient des relations avec elles pourraient s’exposer à des sanctions secondaires étatsuniennes, avec pour conséquence possible la fermeture de leurs comptes bancaires ou la restriction de leur accès aux services financiers.

Dans un entretien accordé au média Drop Site, Zaid Abdulnasser a rappelé que « [son] inscription s’inscrit dans une tentative plus large d’anéantir la lutte de libération palestinienne et de protéger l’occupation israélienne de toute poursuite judiciaire. » De son côté, Rawa Alsagheer souligne qu’il s’agit d’une « tentative de faire taire le 
mouvement palestinien et d’intimider les gens pour qu’ils n’osent plus parler de la Palestine »
. « Je ne suis qu’une militante qui se déplace et prend la parole ; ils viennent donc de prouver que les mots sont une arme très puissante et que nous leur causons effectivement des problèmes », a-t-elle ajouté dans un entretien au journal A Nova Democracia.

France : Violences policières contre des personnes exilées sur la plage d’Hardelot

Jeudi 27 août sur la plage d’Hardelot, des gendarmes sont intervenus pour empêcher un groupe d’une cinquantaine de personnes exilées de traverser la Manche. Les forces de l’ordre ont fait usage de nombreuses grenades lacrymogènes et lacéré un bateau gonflable afin de le rendre inutilisable.

Faute de voies légales pour rejoindre le Royaume-Uni, les personnes exilées sont amenées à retenter la traversée dans les jours suivants. La répression policière ne fait qu’aggraver leurs conditions de survie sur le littoral, accroître les risques au moment des départs et, par conséquent, le danger de décès à la frontière.

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