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USA : Masar Badil, Palestine Action et Autistici Inventati classés « organisations terroristes étrangères »

Jeudi 26 août, les États-Unis ont annoncé des sanctions contre trois nouvelles organisations de gauche et pro-palestiniennes. Palestine Action, mouvement britannique créé en 2020 et recourant à des actions directes, notamment contre le fabricant d’armes israélien Elbit Systems et des entreprises complices, a été désigné comme « organisation terroriste étrangère ». Le groupe avait déjà été interdit au Royaume-Uni en 2025 après plusieurs actions, notamment contre une base de la Royal Air Force et un site d’Elbit Systems à Bristol. Cette interdiction est toujours contestée en justice, alors que plusieurs activistes font face à l’emprisonnement et/ou des procès. Sa cofondatrice Huda Ammori accuse Washington de s’inspirer de la répression britannique et ironie en rappelant « qu’en tant que Palestinienne et Irakienne, le fait que le pays qui a détruit mes deux patries me qualifie de terroriste est au-delà de l’hypocrisie ».

Organisation palestinienne, arabe et internationale fondée en 2021 à Madrid, Masar Badil (Mouvement palestinien de la voie révolutionnaire alternative) est également sanctionné. Son comité exécutif dénonce une mesure destinée à faire taire son action et affirme qu’il poursuivra ses activités. Cela intervient alors que le mouvement prépare une conférence régionale en Amérique du Nord en novembre 2026 et que des groupes pro-israéliens multiplient les campagnes contre l’organisation. « Ce ciblage […] révèle l’ampleur croissante de la campagne impérialiste occidentale visant à faire taire le mouvement de solidarité avec la Palestine et à criminaliser les formes d’opposition populaire à l’occupation » souligne le mouvement dans un communiqué.

Enfin, Autistici Inventati, groupe italien fournissant des services numériques à des organisations de gauche, notamment pro-palestiniennes, fait lui aussi l’objet de sanctions. Le département d’État lui reproche notamment d’avoir fourni des outils utilisés pour communiquer anonymement, diffuser des revendications et organiser des actions de sabotage. Dans un communiqué, l’organisation rappelle fermement qu’ils rejetent « toutes les allégations formulées dans ces déclarations » et réaffirment son engagement « à fournir une plateforme d’outils numériques d’autodéfense permettant aux militants, aux individus, aux groupes et aux associations de communiquer librement. »

Les sanctions prévoient le gel des éventuels avoirs détenus aux États-Unis et interdisent aux entreprises et citoyens étatsuniens de commercer avec les organisations visées. L’administration Trump inscrit ces mesures dans sa lutte contre ce qu’elle présente comme une menace constituée par les « extrémistes violents de gauche », parmi lesquels elle classe les communistes, les anarchistes et les antifascistes. Le secrétaire d’État Marco Rubio affirme que le « terrorisme d’extrême gauche » constitue une menace pour les États-Unis et « l’Occident ». Sans surprise, Israël a salué ces annonces et décisions.

Tunisie : Trois prisonniers pro-palestiniens dénoncent leur détention

Détenus depuis plus de cinq mois, Ghassen Henchirri, Ghassan Boughdiri et Nabil Channoufi, membres du bureau de la flottille pour briser le blocus de Gaza, dénoncent leur incarcération motivée par leur soutien à la cause palestinienne. Dans une lettre adressée au peuple tunisien, ils décrivent une dégradation de leurs conditions de détention et alertent sur l’état de santé de plusieurs d’entre eux. Ghassen Henchirri, qui souffre de séquelles d’une blessure à la tête subie lors de son arrestation par les forces israéliennes, réclame des soins urgents, tandis que Ghassan Boughdiri, condamné à sept mois de prison ferme dans une autre affaire liée à une mobilisation contre Maersk, serait également dans un état de santé préoccupant. Les trois détenus réaffirment leur engagement en faveur de la Palestine et demandent leur libération immédiate ainsi que l’abandon des poursuites. Ils expriment également leur soutien à Wael Naouar, qui a entamé une grève de la faim le 16 août pour protester contre ce qu’il dénonce comme des mesures arbitraires et du harcèlement.

Sûrt de Mornaguia, Tunisie, le 26 août 2026

Lettre des membres du bureau de la Flottille de la Résilience pour briser le blocus de Gaza Ghassen Henchirri • Ghassan Boughdiri • Nabil Channoufi

De la prison au peuple tunisien et à tous les libres du monde

À l’ensemble de nos bien-aimés, nos camarades, les enfants de notre peuple, Salutations de persistance et de fermeté malgré toutes les frontières et les restrictions.

Nous, soussignés, vos camarades et frères Ghassen Henchirri, Ghassan Boughdiri et Nabil Channoufi, détenus en prison de manière injuste et sans procès depuis plus de cinq mois, accusés à tort et à calomnie de charges fallacieuses et inventées dont le véritable objectif est de masquer la criminalisation de notre solidarité avec le peuple palestinien et de nous punir pour notre mobilisation en faveur de son soutien à travers notre participation à l’organisation de la caravane maghrébine de la résistance puis de la Flottille internationale de la résistance pour briser le blocus de Gaza, et notre confrontation, aux côtés des libres du monde, avec l’ennemi sioniste au cœur de ses geôles et de ses prisons sur notre terre occupée.

Aujourd’hui marque le premier anniversaire du succès de l’organisation de l’un des mouvements de solidarité avec la Palestine les plus vastes et les plus grandioses de l’histoire : la Flottille de la Résilience pour briser le blocus de Gaza, à laquelle ont participé des centaines de solidaires internationaux de 74 nationalités. Des dizaines de milliers de Tunisiennes et de Tunisiens s’étaient alors massés pour nous faire leurs adieux dans un spectacle mémorable qui ne s’effacera jamais de la mémoire ; il ne diffère guère de la grandeur de la scène survenue quelques mois plus auparavant lors du passage de la caravane de la résistance vers la frontière libyenne.

À l’heure où s’intensifie la solidarité avec Gaza et toute la Palestine, où l’entité sioniste usurpatrice est assiégée à l’échelle internationale, et où plusieurs pays émettent des mandats d’arrêt contre le criminel et mercenaire de boucher sioniste Netanyahou — en réponse à l’arrogance de ses soldats et de ses ministres dont le monde a été témoin contre la Flottille de la Résistance 1 et le kidnapping de ses participants dans les eaux internationales et leur persécution —, le premier anniversaire de la Flottille de la Résilience survient alors que nous croupissons en prison, victimes de persécutions, de mauvais traitements et de conditions de détention en dégradation, dans un précédent inédit où nous sommes les seuls parmi tous les organisateurs et participants du monde entier à faire face à l’emprisonnement et aux poursuites judiciaires, notre situation ne cessant de s’aggraver de jour en jour.

Parmi nous, l’état de santé de notre compagnon Ghassen Henchirri a atteint un niveau de danger critique, souffrant des séquelles de l’agression sioniste sur sa tête lors de son arrestation par l’ennemi occupant. Cette situation exige d’urgence une libération immédiate et des soins médicaux spécialisés et urgents. Cependant, l’autorité qui s’acharne à nous persécuter refuse de cesser de le soumettre, lui et nous, à des conditions de détention catastrophiques.

Parmi nous, il y a aussi celui dont le séjour en prison ne leur a pas suffi de manière arbitraire, puisqu’ils lui ont fabriqué une affaire supplémentaire pour avoir participé, à l’instar de tous les libres du monde, à la contestation en réponse à une vaste campagne internationale contre l’implication de la société « Maersk » au service de la machine de guerre sioniste féroce contre notre peuple palestinien à travers le transport d’armes vers l’entité usurpatrice. C’est ainsi qu’ils ont condamné le compagnon Ghassen Bouguediri à sept mois de prison ferme, de manière injuste et arbitraire, alors que sa santé s’est détériorée de façon grave et qu’il demeure dans un état de santé préoccupant.

Parmi nous, il y a également le père de trois enfants, dont un nourrisson, qui ont tous été privés de sa chaleur et de son affection au moment où ils ont le plus besoin de lui : notre compagnon Nabil Channoufi, qui traverse quant à lui une situation sanitaire particulière.

Parmi nous, il y a aussi celui qui n’a plus supporté davantage d’arbitraire et de harcèlement, et dont les deux enfants ont été privés à la fois de la chaleur de la mère et du père — nous nommons le compagnon Wael Naouar —, qui a pris l’initiative d’entamer une grève de la faim depuis le dimanche 16 août courant.

Ô compagnons, ô compagnes, ô enfants de notre peuple, En vous adressant cette lettre, nous vous affirmons notre attachement au serment et notre fermeté face à toutes les formes d’oppression. Nous vous confirmons également que notre emprisonnement ne pèse pas une seule goutte de sang face à la mer de sang des martyrs de Gaza, et que ce que nous endurons comme injustices n’atteint pas l’ampleur de la souffrance de notre peuple palestinien à Gaza, en Cisjordanie, dans les territoires de l’intérieur occupé et dans la diaspora ; et que les regards, la conscience et les volontés gardent pour unique cap la Palestine, toute la Palestine, un peuple, une résistance et une cause centrale afin d’allumer tous les fronts de la lutte jusqu’à l’arrêt de l’agression contre Gaza, la libération des prisonniers et prisonnières héroïques, et le soutien à la résistance dans la perspective de la libération de toute la Palestine, du fleuve à la mer.

Nous tenons également à réaffirmer nos positions de principe face aux causes de notre peuple en Tunisie et aux défis qu’il mène pour les défendre, incluant la violation de la souveraineté, le gaspillage de la dignité, la précarité des conditions de vie, l’étouffement des libertés et le refus de criminaliser la normalisation, ainsi que d’autres aspects qui ne diffèrent guère de ce que nous subissons et endurons dans cette petite prison, où il n’y a ni fondement juridique pour notre arrestation, ni humanité dans notre traitement, ni considération pour nos conditions… pour la simple et unique raison que nous avons dit « non » face à toutes les formes d’occupation sioniste et de la machine de guerre et de destruction sioniste, et par fidélité à l’histoire honorable de la Tunisie et des Tunisiens dans le soutien à la cause palestinienne depuis 1948, indépendamment du changement des calculs du pouvoir envers cette cause.

Ô compagnons, ô compagnes, ô enfants de notre peuple, Nous tirons notre fermeté, notre force et notre endurance de votre soutien à nos côtés et de votre présence derrière nous et avec nous sur la voie commune que nous avons amorcée ensemble : la voie de la liberté, de la justice et de la dignité, la voie de la lutte continue sous toutes les formes possibles jusqu’à l’obtention de notre liberté et de notre retour à notre vie normale, afin de parachever ensemble ce que nous avons entamé comme bataille de résistance et de soutien à notre grand peuple palestinien et à toutes les causes justes.

En exprimant notre soutien absolu à la grève de la faim menée par le compagnon Wael Naouar, et notre disposition à lutter par tous les moyens possibles depuis notre position et à mener toutes les batailles pour recouvrer notre liberté, nous demeurons attachés à notre innocence et considérons que la seule solution réside en notre libération immédiate, la fermeture de ce dossier scandaleux et la levée de l’injustice qui pèse sur nous et sur nos familles.

Nous sommes tous Gaza, nous sommes tous la Palestine ! Gloire et éternité aux martyrs ! Liberté pour les prisonniers et détenus héroïques dans les prisons de l’ennemi sioniste !

Turquie : Deux mineurs syndicalistes incarcérés en pleine mobilisation

Alors qu’une mobilisation de mineurs à Ankara pour obtenir le paiement de salaires et d’indemnités impayés entrait dans son 17ᵉ jour, le président du syndicat Bağımsız Maden-İş, Gökay Çakır, et son responsable de l’organisation, Başaran Aksu, ont été placés en détention. Interpellés respectivement à Soma et devant le ministère de l’Énergie, ils sont accusés d’avoir « incité le public à la haine et à l’hostilité » à travers des publications sur les réseaux sociaux.

Leurs avocats et leur syndicat dénoncent une procédure visant en réalité à réprimer la mobilisation des mineurs, affirmant que les deux syndicalistes ont été ciblés pour avoir défendu les travailleurs contre leurs employeurs. Le syndicat assure par ailleurs que les négociations sur les salaires et indemnités impayés sont proches d’un aboutissement.

Colombie : Appel à la solidarité avec le prisonnier anarchiste Johann Sainéa Rubio

Johann Sainéa Rubio est détenu en Colombie depuis 2021, après avoir été poursuivi pour sa participation au soulèvement populaire de cette année-là. Ses conditions de détention se sont encore dégradées et les autorités colombiennes restreignent l’accès à l’eau et à la nourriture, affectant gravement sa santé ainsi que celle d’autres prisonniers incarcérés à la suite des mobilisations sociales.

À l’occasion de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonniers anarchistes, un appel aux dons a été lancé afin de lui permettre d’accéder à des conditions dignes à l’eau et à l’alimentation. Les organisateurs reprennent les mots de Johann Sainéa Rubio : « La solidarité est l’amour et la compréhension transformés en action. »

Pays basque : Le préfet demande l’effacement d’une fresque dédiée à un membre d’Iparretarrak

Mardi 25 août, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a demandé l’effacement d’une fresque inaugurée deux jours plus tôt sur un bâtiment municipal d’Itxassou. Il estime que l’œuvre rend hommage à Txomin Olhagaray, membre de l’organisation armée basque Iparretarrak, et a saisi les instances judiciaires. Le préfet invoque le principe de « neutralité » applicable aux édifices et équipements publics.

Réalisée à l’initiative de l’association culturelle Gooxoan, la fresque a été validée par la mairie, qui la présente comme un lieu de mémoire rappelant l’histoire du village. Elle comporte notamment la mention en basque : « La parole semée sur cette terre, promesse d’un pays libre ».

Somalie : Quatre morts lors de manifestations contre des expulsions à Mogadiscio

Le 23 août à Mogadiscio, les forces de sécurité somaliennes ont violemment réprimé des manifestations contre une campagne d’expulsions menée dans le quartier de Yaaqshiid. Au moins quatre personnes ont été tuées et une douzaine blessées. Cette mobilisation accuse le gouvernement de mener une politique d’accaparement des terres au profit de la spéculation immobilière. Plus de 1 500 familles vulnérables, principalement des déplacés, ont été expulsées de la capitale au premier trimestre 2026. Selon l’ONU, environ 142 000 déplacés ont été expulsés en Somalie depuis début 2025, dont plus de 80 % dans la région de Banadir, où se situe Mogadiscio.

Inde : Des explosifs et des armes saisis dans deux caches maoïstes

Dans le Chhattisgarh, les forces de sécurité ont découvert le 25 août, dans une forêt dans le district de Kanker, une cache contenant 40 détonateurs et deux bombes artisanales, pesant 10 et 5 kg, et d’autres matériels appartenant à des combattants maoïstes. Les explosifs ont été neutralisés par une équipe conjointe de la police locale, de la Force de sécurité des frontières et des démineurs.

Dans l’État voisin d’Odisha, la police a également découvert une cache maoïste dans le district de Malkangiri, à partir d’informations fournies par des collaborateurs. Des armes, des munitions, des engins explosifs, des mines et des documents ont été saisis. Les autorités attribuent ce matériel au Parti Communiste d’Inde (Maoïste) et annoncent la poursuite des opérations de recherche.

Maroc : Le prisonnier sahraoui Mohamed Lamín Haddi en grève de la faim durant 48H

Le journaliste et prisonnier politique sahraoui Mohamed Lamín Haddi a annoncé une grève de la faim de 48 heures, les 27 et 28 août, pour protester contre ses conditions de détention, notamment la mauvaise qualité de l’alimentation et les restrictions à ses communications avec son avocat. Sa famille affirme que son état de santé s’est dégradé, avec des douleurs abdominales et des vomissements, et demande aux autorités marocaines de garantir une alimentation sûre, des soins médicaux adaptés et la confidentialité de ses échanges avec son avocat.

France : La condamnation des anti-Lafarge confirmée en appel

La cour d’appel de Rouen a confirmé lundi 24 août 2026 la condamnation de quatre militants écologistes pour leur action menée en décembre 2023 contre le site Lafarge de Val-de-Reuil. Pour trois d’entre eux, les faits de dégradation ont été requalifiés en complicité de dégradation. Tous ont également été reconnus coupables d’association de malfaiteurs, tandis qu’ils ont été relaxés du chef de séquestration. Ils ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation.

Europe : Du 30 août au 6 septembre, semaine d’action en soutien à l’antifasciste Gino

La justice française a décidé l’extradition vers l’Allemagne de l’antifasciste Gino, poursuivi dans une affaire susceptible de lui valoir plusieurs années de prison. Ses avocats ont déposé un pourvoi en cassation, la décision définitive devant intervenir dans un délai de 40 jours. Une extradition vers l’Allemagne pourrait également ouvrir la voie à une nouvelle extradition vers la Hongrie, où l’antifasciste Maja est actuellement détenue dans des conditions jugées alarmantes.

Une semaine d’action est appelée du 30 août au 6 septembre pour soutenir Gino et dénoncer la criminalisation de l’antifascisme en Europe. En particulier, les organisateurs appellent à organiser des rassemblements devant les ambassades et consulats français et allemands, ainsi que des distributions de tracts et collages d’affiches (nous contacter si vous souhaitez du matériel). La mobilisation entend également soutenir l’ensemble des antifascistes emprisonnés.

Semaine d’action pour Gino !

Il y a quelques jours, la justice française a décidé que l’antifasciste Gino devait être extradé vers l’Allemagne. Un pourvoi en cassation a été déposé par ses avocats, laissant un délai de 40 jours pour statuer définitivement. Cette extradition qui pourrait entraîner une peine de plusieurs années de prison en Allemagne, voire une nouvelle extradition vers la Hongrie, où l’antifasciste Maja est actuellement incarcérée dans des conditions alarmantes.

Cette décision s’inscrit dans la criminalisation croissante de l’antifascisme, alors même qu’on assiste à une résurgence des forces fascistes et réactionnaires à travers l’Europe. Partout, les antifascistes sont poursuivis, réprimés, emprisonnés parce qu’ils s’opposent de manière conséquente à cette situation. En prenant une telle décision, les autorités françaises participent pleinement à la criminalisation de l’antifascisme.

Face à cette situation, la solidarité est notre meilleure arme pour renforcer notre résistance contre l’État et sa répression ! Nous avons le pouvoir de l’empêcher en agissant !

Nous appelons à une semaine d’action du 30 août au 6 septembre !

Organisons des actions devant les ambassades et consulats allemands et français, distribuons des tracts, collons des affiches et menons toute autre action pour soutenir Gino et tous les antifascistes !

Solidarité avec Gino !
Solidarité avec tous les antifascistes emprisonnés !
#FreeAllAntifas

A l’appel du Comité Solidarité Budapest, Secours Rouge International, Plateforme Voix des Prisonniers, Free All Antifas – Italy

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