Le ministre fasciste de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a fait irruption jeudi 6 août 2026 dans la prison de Ketziot dans le désert du Naqab, et ordonné la confiscation des vêtements encore détenus par les prisonniers palestiniens. La vaste opération a laissé la plupart des détenus avec seulement une chemise, un pantalon et un ou deux sous-vêtements. Les autorités pénitentiaires ont également confisqué une grande partie des exemplaires du Coran, ainsi que restreint davantage l’accès aux produits d’hygiène, dans un contexte de conditions de détention catastrophiques.
Cette nouvelle mesure constitue une dangereuse escalade de la politique de punition collective, de torture, d’humiliation et de privation visant les prisonniers palestiniens. Elle s’inscrit dans la dégradation continue de leurs conditions de détention depuis le début du génocide à Gaza, marquée par des privations alimentaires, des négligences médicales, des violences, des exécutions et des traitements humiliants.
Militant anarchiste noir et homosexuel originaire de l’Alabama, Michael Kimble est incarcéré depuis 1987, à l’âge de 21 ans, après avoir été reconnu coupable du meurtre d’un agresseur raciste et homophobe contre lequel il s’est défendu. Depuis, il participe à la défense juridique d’autres détenus, organise des groupes de lecture et des événements sur l’histoire noire, défend les personnes LGBTQIA+ incarcérées et s’est engagé aux côtés du Free Alabama Movement lors de la grève nationale des prisons de septembre 2016. Afin de le soutenir, un appel aux dons a été mis en place afin de lui permettre de poursuivre ses activités d’organisation et de soutien aux autres prisonniers.
Des détenus de la prison de haute sécurité de Kırıkkale ont entamé, le 6 août, une grève de la faim de cinq jours en soutien à Güzin Tolga, qui a commencé une grève de la faim illimitée le 13 juillet à la prison pour femmes de Şakran contre l’imposition d’une carte d’identité de détenue, ainsi qu’à leurs camarades détenus à Marmara mobilisés contre les mauvais traitements et l’isolement carcéral.
Des chercheurs en cybersécurité ont identifié Lightspy, un logiciel espion associé à des hackers soutenus par l’État chinois, utilisé dans plus de 13 pays, notamment en Europe et aux États-Unis. Capable d’infecter smartphones, ordinateurs et désormais routeurs, il peut dérober messages, mots de passe, captures d’écran et données de localisation, mais aussi détruire à distance les données des appareils compromis. L’infrastructure de Lightspy repose sur au moins 117 serveurs répartis dans plusieurs pays et ses capacités sont proposées à des clients chinois, notamment des organismes publics, militaires et entreprises.
La police de l’immigration étatsunienne a renforcé sa présence dans les aéroports afin d’atteindre les objectifs d’arrestations fixés par Donald Trump. Jusqu’à 30 personnes par jour ont ainsi été interpellées le mois dernier, parfois à l’enregistrement ou en salle d’embarquement, y compris des personnes dont le visa avait expiré ou dont la situation administrative était encore en cours de régularisation. Certaines compagnies aériennes ont refusé l’accès à bord à des agents souhaitant procéder à une arrestation sans mandat judiciaire.
Ce durcissement de la politique migratoire s’accompagne d’une forte hausse de la mortalité parmi les personnes détenues par l’ICE. Au moins 56 personnes sont mortes après leur arrestation depuis janvier 2025, soit presque autant que durant les sept années précédentes. Dans les centres de détention, le nombre de décès a plus que triplé alors que la population détenue a augmenté d’environ 80 %, faisant progresser le taux de mortalité de 140 %. Les conditions de détention, le manque d’accès aux soins et l’insuffisance de l’accompagnement psychologique sont notamment mis en cause.
Tails a réparé une faille de sécurité critique du noyau Linux. Cette faille permettait à un site internet de désanonymiser un·e utilisateur·ice utilisant Tails. Il est donc urgent de mettre à jour sa version de Tails à 7.10.1 avant toute utilisation de cette distribution Linux réputée pour son haut niveau de sécurité et d’anonymat.
La faille permettait au navigateur Tor Browser de gagner les droits admin sur le système, et permettait ainsi à un attaquant de prendre le contrôle total du système d’exploitation et de désanonymiser son utilisateur·ice.
La faille était dans le noyau de Linux depuis mai 2020, cela fait donc 6 ans que ce type d’attaque élaborée est techniquement possible. La version 7.10.1 bouche une autre faille de sécurité. Voir le changelog détaillé sur le blog de Tails.
Bahar Yalçınkaya, détenue dans un centre de renvoi à Zurich, a été expulsée de Suisse vers la Turquie avec ses deux enfants âgés de 15 mois et 5 ans. Avant son expulsion, elle aurait été arrêtée à l’aéroport sous entraves sous les yeux de ses enfants, des images qui ont suscité des réactions indignées. Son avocat en Suisse avait alerté les autorités sur les procédures judiciaires en cours en Turquie et sur le risque d’une arrestation après son renvoi. À son arrivée en Turquie, Bahar Yalçınkaya a été placée en garde à vue puis incarcérée pour « propagande d’organisation » à l’issue d’une décision judiciaire. Elle a été transférée à la prison pour femmes de Bakırköy avec son enfant de 15 mois, tandis que son autre enfant, âgé de 5 ans, a également été expulsé vers la Turquie mais n’a pas été placé en détention.
Une mobilisation de solidarité est prévue le vendredi 7 août à 16h30 devant l’Office des migrations de Zurich, à l’adresse Berninastrasse 45, pour demander l’arrêt des expulsions de familles avec enfants et soutenir Bahar Yalçınkaya.
Le documentariste et militant Vishal Singh, détenu depuis juin 2025 après son arrestation par l’Agence nationale d’enquête dans le cadre de l’affaire dite de la « conspiration de Lucknow », voit son état de santé se dégrader fortement en prison. Cette affaire, dans laquelle plusieurs militants et activistes sont poursuivis par les autorités indiennes pour des accusations liées à une prétendue organisation criminelle. Réalisateur engagé, Vishal Singh a notamment documenté les violences communautaires à Delhi et la situation des travailleurs migrants pendant le confinement lié au Covid-19.
Selon des informations communiquées par sa famille, Vishal Singh souffre de graves problèmes de santé, notamment d’hypertension élevée, de vomissements persistants, d’une perte importante de la vision, de gonflements et de difficultés à marcher après un épisode neurologique survenu en mars 2026. Malgré cette dégradation, il n’a pas été transféré vers un établissement spécialisé.
Washington a annoncé l’élargissement de l’examen des comptes sur les réseaux sociaux des étrangers sollicitant un visa pour entrer aux États-Unis. La mesure concerne désormais les journalistes étrangers ainsi que certains ressortissants du Mexique et du Canada, en plus des étudiants et participants à des programmes d’échange déjà soumis à ce contrôle. Les demandeurs concernés doivent rendre leurs profils accessibles aux autorités afin de permettre leur vérification. Cette extension s’inscrit dans le durcissement de la politique migratoire menée par l’administration Trump. De nouvelles règles pourraient également limiter à huit mois la durée de séjour des journalistes étrangers sur le territoire étatsunien, avec possibilité de renouvellement.
Le 24 juillet 2026, le président de l’Organisation des étudiants baloutches et militant politique Jiand Baloch a disparu après une descente à son domicile au cours de laquelle des membres de sa famille ont été menacés et agressés. Son lieu de détention et son sort restent inconnus à ce jour. Il s’agit de la troisième disparition forcée dont Jiand Baloch est victime en raison de son engagement militant.