Aller au contenu principal
Catégorie

Actualités

Filtrer les articles — 23 068 résultats

Articles

USA : Libération du prisonnier anarchiste et militant trans Marius Mason après 17 ans de détention

Le prisonnier politique Marius Mason, militant anarchiste, défenseur des droits des trans et membre de la Earth Liberation Front, doit être libéré le 14 mai prochain après avoir purgé 17 ans d’une peine de 22 ans de prison. Il est actuellement en résidence surveillé et ses soutiens appellent à la solidarité financière.

Condamné pour des actes de sabotage, il avait néanmoins été visé par une aggravation de peine de type « terrorisme ». Cela s’inscrit dans le cadre de la Green Scare (« peur verte »), désignant la répression et la criminalisation de militants écologistes et animalistes dans les années 2000 aux États-Unis, avec l’apparition du qualificatif « d’écoterrorisme ». Cette campagne répressive s’est appuyée notamment sur la surveillance du FBI, la délation et l’usage extensif des accusations de « terrorisme », conduisant à de lourdes condamnations. Durant sa détention, il a été régulièrement transféré entre établissements, limitant ses liens familiaux, tout en poursuivant son engagement pour les droits des prisonniers trans et son engagement éco-anarchiste.

Montréal : Le ministre du Travail Jean Boulet porte plainte après une action symbolique

Le ministre du Travail du Québec, Jean Boulet, a annoncé son intention de porter plainte après la mise en scène d’une guillotine symbolique visant une marionnette à son effigie lors d’une manifestation syndicale à Montréal. Il affirme s’être « senti menacé dans son intégrité » et dénonce un acte qu’il juge inacceptable et susceptible d’inciter à la violence. L’action, revendiquée comme une performance par un collectif militant, a été condamnée par plusieurs responsables politiques, tandis que des organisations syndicales ont pris leurs distances. Les autorités policières ont ouvert une enquête.

Rome : Soirée d’hommage à Ulrike Meinhof et discussion sur la RAF et la répression

Une soirée commémorative est organisée le 9 mai en hommage à Ulrike Meinhof, membre fondatrice de la Fraction armée rouge (RAF), à l’occasion du 50e anniversaire de son assassinat en détention le 9 mai 1976 dans un contexte de forte répression contre les prisonniers du groupe. Organisé par le Secours Rouge International de Rome, cette rencontre va aborder à la fois l’internationalisme révolutionnaire et la question de la répression politique dans le système pénitentiaire allemand des années 1970. Voir ci-dessous l’appel à cette soirée :

9 mai 1976 – Ulrike Meinhof tombait en luttant contre l’isolement carcéral

La RAF, le courage de l’internationalisme révolutionnaire

Entre 1976 et 1977, l’affrontement entre la RAF, ses prisonniers et prisonnières, et la République Fédérale d’Allemagne a atteint son apogée. Depuis 1970, l’organisation de guérilla urbaine avait mené des attaques significatives tant contre l’État et le patronat que contre leur lien avec l’impérialisme américain. Dans les faits, ils en faisaient partie intégrante, en étant complètement subalternes. Cela résultait de l’ordre reconstitué après la défaite de 1945. Et ce que la RAF a révélé par ses actions, c’était aussi une certaine continuité entre le régime nazi et le régime « démocratique ».

Le cœur de l’État suivait les mêmes exigences de domination de classe et impérialiste, en adaptant ses formes et ses instruments à la nouvelle époque, d’autant plus avec la menace imminente du « péril rouge » d’un mouvement communiste international qui s’entremêlait à ceux de la libération anticoloniale, alors en pleine expansion. Le mouvement étudiant lui-même, ayant explosé dans les années soixante, avait touché du doigt ces contradictions et en particulier cette continuité entre les deux régimes, ainsi que le poids qui s’en faisait ressentir tant socialement que politiquement. La RAF est d’ailleurs née au sein de ce mouvement, assumant l’affrontement que le pouvoir a imposé d’emblée, et le développant avec une proposition stratégique de grande envergure.

La guerre de libération au Vietnam et en Palestine est devenue une référence fondatrice. L’action éclatante contre le centre de commandement américain à Heidelberg, avec la destruction de l’ordinateur central qui coordonnait les bombardements au Vietnam, ainsi que la relation organique avec la résistance palestinienne jusqu’aux opérations communes de l’automne 1977, en furent une concrétisation forte. Celle-ci sera développée au cours de la décennie suivante.

Mais ici, nous nous concentrerons sur cette première période et sur un autre aspect fondamental : l’affrontement dans et autour de la prison. L’État, pour la première fois en Europe, a appliqué un traitement centré sur l’isolement, sur la « torture blanche ». Une violence moins évidente et pourtant cruelle et efficace. Les prisonnières et prisonniers ont lutté durement par plusieurs grèves de la faim, en phase avec les opérations extérieures de la guérilla. Face à cette force, le côté le plus sombre et nazi de l’État « démocratique » a ressurgi : 5 prisonnières/i ont été tués, leurs morts ayant été maquillées en suicides. Ulrike Meinhof était parmi eux. Comme les autres, elle était fondatrice et dirigeante de la RAF.

Voici les deux points sur lesquels nous souhaiterions concentrer l’attention lors de cette soirée : l’internationalisme révolutionnaire et la confrontation avec la répression, dans son essence contre-révolutionnaire. Des points qui concernent notre présent ! La soirée débutera par la projection d’une vidéo historique dans laquelle Ulrike Meinhof intervient en tant que journaliste et chercheuse, époque à laquelle elle était également accréditée à la télévision. Un document précieux.

Samedi 9 mai à 18h, chez la Rossa Primavera, via Mecenate 27
Secours Rouge International – Collectif de Rome

Istanbul : Ouverture sous tension du procès sur le meurtre du journaliste Hakan Tosun

Le procès des deux hommes accusés du meurtre du journaliste Hakan Tosun, tué en octobre 2025 à Istanbul, s’est ouvert au tribunal de Bakırköy dans un climat de fortes tensions. Avant l’audience, la police a tenté d’empêcher une marche de soutien et a interdit les banderoles, tandis que des journalistes et avocats dénoncent des violences policières et des restrictions d’accès au procès. Les proches et soutiens de Hakan Tosun accusent les autorités de protéger les responsables du meurtre et dénoncent un système d’impunité visant les journalistes et militants engagés dans les luttes sociales et écologistes.

France : Un porte-parole de Bassines Non Merci poursuivi après les mobilisations de Sainte-Soline

Julien Le Guet, co-porte-parole du collectif Bassines Non Merci, est poursuivi pour diffamation par l’ancienne préfète des Deux-Sèvres Emmanuelle Dubée, après l’avoir qualifiée d’« assassine » lors d’un rassemblement contre les violences policières organisé après la mobilisation de Sainte-Soline en mars 2023. Les soutiens du militant rappellent que cette mobilisation avait été marquée par un usage massif de grenades et de nombreuses blessures graves parmi les manifestants. Plusieurs organisations politiques, syndicales et écologistes dénoncent une nouvelle tentative de répression judiciaire contre le mouvement anti-mégabassines et appellent à un rassemblement de soutien le 21 mai devant le tribunal de Paris (porte de Clichy) à 12H30.

Palestine : L’occupation prolonge la détention de Thaer Hanini et Wael Al Jaghoub, prisonniers du FPLP

Mardi 5 mai 2026, les autorités israéliennes ont renouvelé pour six mois supplémentaires la détention administrative des militants du FPLP et prisonniers palestiniens Thaer Hanini et Wael Al Jaghoub, tous deux réarrêtés après leur libération lors de récents échanges de prisonniers. Ancien détenu pendant vingt ans, Thaer Hanini avait salué à sa sortie la résistance palestinienne et affirmé que la force des prisonniers venait de la lutte contre l’occupation. Wael Al Jaghoub, ancien cadre du mouvement des prisonniers du FPLP, est devenu une voix importante de la défense des détenus palestiniens à travers grèves de la faim, articles, interviews et interventions publiques.

Paris : La préfecture interdit une mobilisation antifasciste contre un défilé néonazi

La préfecture de police de Paris a interdit le village et la manifestation antifascistes prévus le 9 mai contre le défilé annuel du Comité 9 Mai (C9M), un rassemblement néonazi organisé depuis 1995. Si le défilé du C9M a également été interdit, des collectifs antifascistes dénoncent une criminalisation croissante de l’antifascisme, dont le renvoi dos à dos des groupes néonazis et des militants antifascistes par l’État constitue l’un des instruments. Plusieurs organisations maintiennent néanmoins des appels à se mobiliser contre l’extrême droite malgré les interdictions préfectorales.

X

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

France : Le procès du militant palestinien Omar Alsoumi reporté au 7 décembre

Le militant palestinien et porte-parole d’Urgence Palestine, Omar Alsoumi, poursuivi pour « apologie du terrorisme », a vu son procès reporté au 7 décembre 2026. Déjà visé par le gel de ses avoirs, une arrestation et une perquisition en 2025, il dénonce une criminalisation croissante du mouvement de solidarité avec la Palestine. Rassemblées devant le tribunal de Paris, de nombreuses personnes solidaires et plusieurs organisations ont également dénoncé l’usage des lois antiterroristes contre les soutiens de la cause palestinienne.

Toulouse : La mairie « réquisitionne » une salle pour entraver la solidarité avec le Sahara occidental

Quelques jours avant une soirée de soutien à la libération du Sahara occidental prévue ce samedi 9 mai, la mairie de Toulouse a réquisitionné sans explication la salle municipale réservée pour accueillir une projection-débat sur la situation du Sahara occidental. Un référé a été déposé au Tribunal Administratif pour contester cette décision. Cette nouvelle entrave à la solidarité avec les Sahraouis rappelle qu’en novembre 2024, un élu de la majorité municipale, Samir Hajije, avait déjà tenté de perturber un meeting consacré aux prisonniers politiques sahraouis au Maroc. Le collectif organisateur, dont fait partie le Secours Rouge Toulouse, souligne que cette décision s’inscrit dans le soutien plus large des autorités françaises à la position marocaine contre l’autodétermination du peuple sahraoui et qu’elle traduit une continuité de la politique municipale hostile aux luttes anticoloniales et anti-impérialistes. Nous reproduisons ci-dessous le communiqué des organisateurs :

A Toulouse la Mairie réquisitionne la salle municipale Osète, louée initialement par notre collectif (regroupant associations, collectifs, partis, syndicats) afin d’y organiser une projection-débat en solidarité avec la lutte du peuple sahraoui. La salle municipale Osète, louée pour le 9 mai (facture payée le 7 avril et visite technique réalisée le 22 avril), a été réquisitionnée via un mail expédié le 30 avril sans autre explication.

L’évènement consiste en une projection-débat ainsi qu’une exposition de photos et des prises de paroles de jeunes sahraoui.es et du représentant du Front Polisario Mohamed Ali ZEROUALI. Il vise à informer les citoyen-nes de l’histoire du Sahara occidental, victimes de la colonisation par le Maroc depuis la grande marche dite « marche verte » de 350 000 marocains, lancée par l’armée et le gouvernement en 1975 avec bombardement au napalm, obligeant les Sahraoui-es à se réfugier en plein désert algérien. Il a pour objectif d’expliquer les raisons pour lesquelles les Sahraoui-es contestent la prétendue marocanité du Sahara occidental.

Le collectif toulousain soutient le peuple sahraoui qui réclame un référendum d’autodétermination, en application du droit international et du mandat confié par l’ONU à la MINURSO depuis 1991. Il condamne les tentatives d’annexion par le Maroc et l’actuelle colonisation de peuplement de la plus grande partie du Sahara occidental. Il dénonce aussi ce mur de séparation de 2700 km de long, truffé de mines et en permanence sous surveillance policière, entre les territoires occupés par le Maroc et les territoires libérés par le Front Polisario. Ainsi que le soutien permanent de la France à cette colonisation.

Nous exigeons des explications de la part de la mairie sur le motif de cette soudaine réquisition. Nous établissons un rapprochement avec la promptitude du maire de Toulouse Mr Moudenc à cautionner, en avril 2025, les accusations mensongères de Samir Hajije, un de ses adjoints, destinées à discréditer les organisateurs de l’accueil à Toulouse de la Marche pour la Liberté, de Paris à la prison de Kénitra au Maroc, réclamant la libération des prisonniers politiques. Mensonge reconnu par la justice puisque la plainte de Samir Hajije a été classée sans suite.

Nous ne pouvons, non plus, ne pas évoquer le nombre de fois où des manifestations et évènements de soutien à la lutte du peuple palestinien ont été interdites ou empêchées à Toulouse. Nous rappelons que les salles municipales sont des biens publics. Elles ne sauraient être considérées comme la propriété privée du maire ou de la majorité municipale, qui décideraient arbitrairement de leur attribution.

Ainsi, le collectif toulousain réclame le droit d’organiser à Toulouse, dans les salles municipales, des événements anti-impérialistes et anticolonialistes. Ces initiatives relevant de l’éducation populaire ont pour objectif d’informer, notamment sur la nécessité pour la France de cesser de rejeter les droits à l’autodétermination et à la libération des peuples autochtones colonisés (sahraoui, palestinien, kanak, …).

Pays basque : Grève de la faim et de la communication d’Iñaki Bilbao après son placement à l’isolement

Le prisonnier basque Iñaki Bilbao Goikoetxea, dit Txikito, a entamé une grève de la faim et de la communication après avoir été placé en régime d’isolement dans la prison de Zaballa pour avoir refusé de retirer de la fenêtre de sa cellule des symboles politiques, dont des drapeaux basque et cubain. Détenu au total depuis 42 ans de manière cumulée et condamné à de lourdes peines pour son implication dans l’ETA, il est l’un des prisonniers ayant passé le plus de temps en détention en Europe. Il a déjà mené plusieurs grèves de la faim et de la communication ces dernières années pour dénoncer ses conditions d’incarcération, notamment les longues périodes d’isolement et les restrictions de droits en prison, mais aussi pour revendiquer « un Pays basque indépendant, socialiste, uni et bascophone », comme lors de sa longue grève de la faim entamée en septembre 2020.

Recherche avancée