Murad El Hibal a été arrêté et placé en détention provisoire après des publications sur Facebook, le parquet lui reprochant d’avoir incité à manifester. L’affaire suscite de vives dénonciations du recours à la détention provisoire dans des dossiers liés à la liberté d’expression, alors que celle-ci est censée rester une mesure exceptionnelle. Une prochaine audience est prévue le 12 août 2026.
Deux militants de People Against Genocide ont été arrêtés après avoir occupé et dégradé pendant plus de sept heures les locaux d’Ultra Intelligence & Communications (I&C) à Westhill, dans l’Aberdeenshire. La police écossaise est intervenue dimanche matin sur le site, spécialisé dans les technologies de défense, notamment les communications tactiques, les logiciels de mission et les solutions de chiffrement. Les deux hommes arrêtés sont âgés de 39 et 18 ans. Des images diffusées par les militants montrent des dégâts dans le bâtiment ainsi que des drapeaux palestiniens accrochés aux fenêtres.
People Against Genocide souligne qu’Ultra I&C produit du matériel militaire pour Elbit Systems, le principal fabricant d’armes israélien, et fournit directement l’armée israélienne. Les militants accusent également l’entreprise de fournir des technologies permettant la surveillance, la localisation et le ciblage de personnes. Les deux hommes doivent comparaître devant le tribunal d’Aberdeen le 10 août, où un rassemblement de soutien est prévu à partir de 9 heures.
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Aux États-Unis, les hommes noirs sont fortement représentés parmi les personnes détenues pendant plusieurs décennies. On peut notamment citer Mumia Abu-Jamal, incarcéré depuis 44 ans, ainsi que plusieurs autres prisonniers, libérés ou décédés en détention, qui ont passé jusqu’à 67 ans derrière les barreaux. Cette situation s’inscrit dans un système carcéral marqué par la répression politique et le racisme d’État.
Parmi les prisonniers politiques noirs cités figurent Ruchelle Magee (67 ans de détention), Edward Poindexter (53 ans), Romaine « Chip » Fitzgerald (51 ans), Veronza Bowers (50 ans), Sundiata Acoli (49 ans), Jalil Muntaqim (49 ans), Russell « Maroon » Shoatz (49 ans), Herman Bell (45 ans), David Rice (45 ans), Mumia Abu-Jamal (44 ans), Albert Woodfox (43 ans), Herman Wallace (41 ans), Christopher « Naeem » Trotter (41 ans), John « Balagoon » Cole (41 ans), Mutulu Shakur (37 ans), Sekou Odinga (33 ans) et Robert Hillary King (29 ans).
Selon un rapport de 2022 du National Registry of Exonerations, les Africains-Américains représentent 13,6 % de la population états-unienne, mais 53 % des personnes dont la condamnation a été annulée après avoir été reconnues innocentes depuis 1989. Ils sont sept fois plus susceptibles que les Blancs d’être victimes d’une condamnation injustifiée pour des crimes graves.
Le tribunal administratif de Nantes a condamné l’État à indemniser cinq personnes, dont deux journalistes et trois manifestants, blessées par des grenades GLI-F4 lors de l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en avril 2018. Les victimes recevront entre 3 260 et 9 500 euros, le tribunal ayant estimé que l’usage de cette grenade, jugée particulièrement dangereuse, constituait une « faute » de l’État. La responsabilité de l’État a toutefois été réduite de 20 à 30 % dans certains dossiers, au motif que les victimes s’étaient maintenues sur les lieux malgré les affrontements. Environ 300 opposants, une centaine de gendarmes et trois journalistes avaient été blessés lors de l’évacuation partielle de la ZAD en avril 2018.
Trente-huit jeunes détenus de la prison centrale de Bafoussam, âgés de 16 à 28 ans, ont été libérés le 7 août après le paiement de leurs contraintes par corps par la Fondation Françoise Puene pour la liberté, une ONG camerounaise humanitaire et d’assistance judiciaire. Ces sommes, comprises entre 40 000 et 150 000 francs CFA (environ 60 à 228 euros), correspondent notamment aux amendes, frais de justice et restitutions imposés par la justice. Cette opération, la huitième menée par l’ONG, met en lumière le fait que l’incapacité à s’acquitter de ces sommes contribue au maintien en détention de nombreux prisonniers au Cameroun.
Le service américain de l’immigration (ICE) a eu recours à l’alimentation forcée pour mettre fin aux grèves de la faim de migrants détenus. Plusieurs cas ont été rapportés, dont celui d’un demandeur d’asile kurde au Texas, nourri de force pendant huit mois avant son expulsion fin 2025. L’ICE ne reconnaît pas officiellement cette pratique, mais des responsables de l’administration ont assumé la possibilité d’y recourir lorsque la santé des détenus est jugée en danger. De nombreux obersvateurs, dont des avocats et des médecins, dénoncent une atteinte aux droits des grévistes de la faim, qui réclament notamment de meilleures conditions de détention, l’accès à des appels ou à des services dans leur langue.
Samedi 8 août, la police néerlandaise a arrêté 45 militants d’Extinction Rebellion après le blocage de l’A12 à La Haye. Les manifestants, qui dénonçaient la sécheresse aux Pays-Bas et les incendies en France, en Espagne et dans le Limbourg, réclamaient l’arrêt immédiat des combustibles fossiles et des mesures urgentes du gouvernement. La manifestation a été dispersée vers 14h, permettant la reprise de la circulation. 44 militants ont été libérés, tandis qu’un homme reste en détention, soupçonné d’avoir agressé un policier.
Une manifestation s’est tenue vendredi soir à Paris pour réclamer la libération des Palestiniens et des Libanais détenus dans les prisons israéliennes, à l’appel de Samidoun, d’Urgence Palestine et d’Urgence Liban Palestine, entre autres. Les participants ont défilé avec des drapeaux palestiniens et libanais, ainsi que des photos et calicots de prisonniers, en dénonçant les arrestations et la poursuite du génocide à Gaza.
La mobilisation a notamment mis en avant Ahmad Saadat, secrétaire général emprisonné du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), le dirigeant du Fatah Marwan Barghouti, ou encore le médecin gazaoui Hussam Abu Safiya, ainsi que plusieurs femmes palestiniennes détenues, dont Shatela Abu Ayad. Parallèlement, la solidarité envers Ali était largement visible afin de dénoncer l’emprisonnement de ce réfugié palestinien, détenu en France depuis deux ans. Les manifestants ont également demandé la libération des prisonniers libanais et appelé à soutenir la résistance face à la poursuite de l’agression israélienne au Liban et en Palestine.
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