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Toulouse : Des manifestants nassés lors d’une commémoration antifasciste du 8 mai

À Toulouse, un rassemblement organisé en hommage aux résistants communistes et aux FTP-MOI ayant combattu le fascisme et le nazisme a été réprimé par la police. Le cortège a été rapidement encerclé, repoussé à l’aide de gaz lacrymogènes puis maintenu dans une nasse pendant près d’une heure et demie. Malgré cette intervention, de nombreux slogans et pancartes ont marqué la mobilisation, rappelant également que le 8 mai correspond à la date des massacres coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie.

Toulouse : La mairie déboutée après une tentative d’interdiction d’un événement pro-sahraoui

Un collectif regroupant associations, syndicats et organisations de soutien au Sahara occidental a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif après la tenative d’annulation par la mairie de Toulouse d’un événement de solidarité prévu le 9 mai 2026. La municipalité avait réquisitionné la salle Osète, pourtant réservée et payée, en invoquant de supposés « risques de troubles à l’ordre public ». Saisi en référé liberté, le tribunal a rejeté ces arguments et autorisé la tenue de l’événement. L’événement aura bien lieu ce samedi 9 mai, avec une manifestation à 16h au départ de Matabiau puis une projection-débat à 17h30 salle Osète. Ci-dessous, le communiqué du collectif organisateur, dont fait partie le Secours Rouge Toulouse.

Le collectif toulousain (regroupant associations, collectifs, partis, syndicats) organisateur d’une manifestation et d’une soirée de solidarité avec le Sahara occidental le 9 mai 2026, remporte une victoire importante face à la mairie de Toulouse.
Saisi en référé liberté, après la décision de la mairie d’empêcher la tenue de l’évènement en réquisitionnant la salle Osète, pourtant réservée et payée par l’organisateur, le tribunal administratif a donné raison aux collectifs.
Lors de l’audience, la mairie a tenté de justifier son interdiction en invoquant une prétendue menace à l’ordre public en raison de la tenue et du contenu de l’évènement.
Des arguments fallacieux qui n’ont pas convaincu le tribunal et qui révèlent avant tout de l’alignement politique de l’État français, et de la majorité municipale, sur le soutien à la colonisation marocaine du Sahara occidental, ainsi qu’une volonté de céder aux pressions d’associations marocaines réclamant l’annulation de l’évènement.
Les pressions n’ont pas réussi à faire taire la solidarité avec le peuple sahraoui. Le collectif continuera à défendre le droit de débattre, de s’organiser et d’exprimer sa solidarité avec les luttes anticoloniales et anti-impérialistes et pour le droit à l’autodétermination des peuples.
Libération du Sahara occidental !
Vive la lutte du peuple sahraoui !

Philippines : Deux soldats tués lors d’affrontements avec la Nouvelle Armée Populaire

Récemment, un affrontement armé a eu lieu à Cauayan entre l’armée philippine et des combattants de la Nouvelle Armée Populaire (NPA), faisant deux morts dans les rangs militaires selon les autorités locales. L’incident s’est déroulé dans le contexte de tensions persistantes dans la région, régulièrement marquée par des affrontements entre forces gouvernementales et guérilla maoïste. La NPA affirme que ses unités se seraient retirées sans pertes et accuse l’armée de diffuser de fausses informations sur les causes des décès.

Grèce : Un engin explosif placé devant un bureau de l’EFKA à Kallithea

À Grèce, un engin explosif a été déposé début avril devant un bâtiment de l’EFKA à Kallithea, provoquant un incendie à l’entrée sans détonation complète. L’EFKA est l’organisme public grec chargé de la sécurité sociale, de la collecte des cotisations et du versement des retraites et prestations sociales, ce qui en fait une institution centrale de l’administration fiscale et sociale du pays. L’action a été revendiquée dans un texte diffusé par des anarchistes, dénonçant l’État et les politiques sociales et économiques. Le texte appelle également à la libération de plusieurs prisonniers anarchistes et rend hommage à d’autres morts récemment.

Philippines : A l’université de Quezon City, hommage à deux étudiantes tuées par l’armée

Aux Philippines, des étudiants, proches et enseignants de l’Université des Philippines se sont mobilisés à Quezon City pour rendre hommage à Maureen Santuyo et Alyssa Alano, tuées lors du massacre de Toboso le 19 avril dans la province du Negros Occidental, où 19 personnes, dont des combattants de la Nouvelle Armée Populaire (NPA), ont été tuées par l’armée philippine. La manifestation, organisée sur le campus de Diliman, a réclamé « justice pour les 19 de Negros » et dénoncé les violences de l’armée contre les militants sociaux et paysans. Les deux étudiantes étaient engagées dans des organisations étudiantes et des programmes de soutien aux communautés rurales et aux luttes paysannes. Leur mort, ainsi que celle du journaliste communautaire RJ Ledesma, a suscité une vive émotion dans le pays et poussé l’université à défendre publiquement le droit des étudiants à l’engagement politique et social.

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Bruxelles : Du monde au rassemblement de soutien à Prosfygika et aux grévistes de la faim

À Bruxelles, jeudi 7 mai, 150 personnes se sont rassemblées devant l’ambassade de Grèce en soutien à la communauté autogérée de Prosfygika, menacée d’expulsion par les autorités grecques. Le rassemblement a réuni de nombreux soutiens qui ont scandé des slogans comme « la victoire ou la victoire » et des appels à défendre cette communauté squattée historique d’Athènes, qui regroupe plus de 400 habitants et plusieurs structures autogérées. La mobilisation soutenait également Suzon Doppagne, militante liégeoise ayant entamé une grève de la faim « jusqu’à la mort », ainsi que Aristotelis Chantzis, en grève de la faim depuis plusieurs semaines pour empêcher l’expulsion de Prosfygika et obtenir la reconnaissance de l’autonomie du quartier.

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Irlande du Nord : L’IRPWA dénonce la détention prolongée de prisonniers républicains

L’Irish Republican Prisoners Welfare Association (IRPWA) a dénoncé la prolongation de détentions et les retards judiciaires visant plusieurs prisonniers républicains irlandais qui est la continuité de la répression politique menée par l’État britannique. L’organisation cite notamment les cas de Gavin Coyle et Brian Carron, maintenus en détention provisoire depuis près de trois ans sans dossier judiciaire complet, ainsi que celui de Rory Logan, toujours emprisonné malgré la libération sous caution de ses coaccusés. L’IRPWA dénonce également le maintien en détention de Niall Sheerin, toujours incarcéré plusieurs mois après sa date de libération théorique à la suite d’une décision fondée sur un rapport des services de renseignement britanniques. Selon l’organisation, ces procédures illustrent une politique d’« internement par détention provisoire », accusée de contourner les garanties judiciaires et de cibler les militants républicains irlandais et leurs familles.

Égypte : Nouvelle arrestation du militant Ahmed Douma, figure de la révolution de 2011

Ahmed Douma, figure de la révolution de 2011 et opposant au régime d’Abdel Fattah al-Sissi, a été de nouveau emprisonné après avoir dénoncé les conditions de détention dans les prisons égyptiennes. Libéré en 2023 après dix ans de prison, il a depuis été arrêté à sept reprises et risque désormais jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour « diffusion de fausses informations » et « atteinte à l’ordre public », à la suite d’un article critique publié dans le média Al-Araby Al-Jadeed et de publications évoquant les violences subies par les prisonniers politiques. Pendant sa précédente détention, il avait subi torture, isolement prolongé et privation de soins médicaux. Les autorités lui interdisent également d’exercer comme journaliste ou avocat, malgré l’obtention d’un diplôme de droit en prison, et limitent fortement ses déplacements et ses activités publiques. Ahmed Douma est aussi visé pour son soutien à la cause palestinienne et son rôle dans l’organisation de rares manifestations pro-palestiniennes autorisées au Caire. Son cas est devenu emblématique de la répression systématique menée par le pouvoir égyptien contre les opposants politiques, militants révolutionnaires et défenseurs des droits humains depuis l’échec du soulèvement de 2011.

France : Julien Le Guet condamné à six mois de prison ferme après les mobilisations contre les mégabassines

En France, Julien Le Guet, porte-parole du collectif Bassines Non Merci, a été condamné par la cour d’appel de Poitiers à six mois de prison ferme sous bracelet électronique avec exécution provisoire pour sa participation aux mobilisations contre les mégabassines en 2022, notamment à Sainte-Soline. Il lui est également interdit de se rendre à Sainte-Soline et à Mauzé-sur-le-Mignon pendant trois ans. Parmi les faits retenus figurent le vol d’une pelle lors d’une action militante et la dégradation de grilles. Cette condamnation est dénoncée par de nombreux militants écologistes comme une nouvelle étape dans la criminalisation des mouvements sociaux et environnementaux, après les violentes répressions policières des manifestations contre les projets de mégabassines. Julien Le Guet doit encore comparaître dans plusieurs autres procédures judiciaires liées aux mobilisations de Sainte-Soline.

Ankara : Arrestations d’étudiants après des provocations fascistes dans une université

À Ankara, six étudiants de l’Université technique du Moyen-Orient (ODTÜ) ont été arrêtés après les perquisitions de leurs domiciles. Cela intervient suite après un concert d’İlkay Akkaya au Festival de printemps de l’Université, lorsqu’un groupe de fascistes dans les tribunes a agressé des étudiants en leur lançant des bouteilles en verre. Ce groupe, qui faisait le signe des Loups Gris, une organisation ultra-nationaliste turque, a été expulsé du stade.

Après les affrontements, des groupes nationalistes ont accusé les étudiants d’avoir « attaqué le drapeau » et les ont ciblés sur les réseaux sociaux. Le collectif İstiklal Kadınları Hareketi (Mouvement des femmes de l’Indépendance), un groupe nationaliste récemment apparu et déjà critiqué pour des provocations lors de manifestations féministes et étudiantes, avait même annoncé des arrestations avant l’opération policière, alimentant les interrogations sur ses liens avec certains milieux sécuritaires. La police turque a confirmé l’interpellation de six personnes et l’ouverture de procédures judiciaires.

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