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Articles

Iran : Esmail Abdi en liberté provisoire

Esmail Abdi, président du syndicat des enseignants en Iran, condamné en 2016 à six ans de prison pour « organisation et participation à des rassemblements illégaux », découlant de ses activités syndicales. Après une grève de la faim en 2017 (voir notre article), il avait été libéré provisoirement début 2018, mais renvoyé à la prison d’Evin le 20 janvier 2018. Il a été libéré provisoirement le mardi 17 mars.

Bruxelles : Criminalisation des migrant·es, des SDF et des personnes solidaires sous prétexte du confinement

Jeudi 19 mars, sous prétexte de mettre en place le confinement, la police a chassé les migrant·es du parc Maximilien. Des volontaires de la cuisine solidaire Zig-Zag qui distribuaient, comme à leur habitude, des repas aux migrant·es ont reçu des amendes pour « création d’un attroupement ». Les migrant·es se sont alors dirigés vers l’Allee du Kaai, espérant recevoir de la nourriture sur place. La police était cependant déjà présente et les a dispersé. La veille, des militant·es du Collectif 8 mars, ont assisté à l’expulsion de personnes sans-abris du Carré de Moscou (Place Marie Janson à Saint-Gilles) par 15 policiers. Lorsque celles-ci se sont mises à filmer la scène, les policiers ont contrôlé leur identité avant d’emmener deux personnes qui n’avaient pas leur carte (elles seront relâchées après identification).

La police chassant les SDF du Carré de Moscou

Russie: Heurts entre policiers et manifestants antinucléaires

Les autorités de Moscou ont lancé ce mercredi leur projet de construction d’une route à travers un site d’enfouissement ancien de déchets radioactifs malgré les protestations des riverains et des écologistes. Une autoroute à huit voies doit traverser une colline dans le sud-est de la capitale, près d’une ancienne usine soviétique qui faisait jusque dans les années 1970 de l’extraction de thorium, un élément radioactif destiné aux réacteurs nucléaires de l’époque. Jouxtant une station de train très fréquenté, ce terrain de la ville de Moscou est situé à moins de 200 mètres de grands immeubles d’habitation. Fin janvier, le maire de Moscou a admis pour la première fois que la colline contenait bien des « déchets radioactifs ». Il a cependant assuré qu’il n’y avait que des « traces de contamination insignifiantes » sur le tracé de l’autoroute, ne devant pas en empêcher selon lui la construction.

Ce mercredi, des ouvriers équipés d’un excavateur, ainsi que des dizaines de policiers sont arrivés sur les lieux. L’excavateur a creusé le sol et des arbres ont été déracinés. Des dizaines de riverains et de militants se sont également rassemblés sur le site. La police leur a demandé de quitter les lieux avec un mégaphone, puis est intervenue, provoquant des heurts. Quelque 61 personnes auraient été arrêtées à la suite des affrontements, qui ont vu des policiers en tenue antiémeute utiliser des gaz lacrymogènes contre des manifestants.

Philippines : Un dirigeant maoïste assassiné

Le vendredi 13 mars, Julius Soriano Giron, président de la Commission militaire nationale du Parti communiste des Philippines (maoiste), son épouse Lourdes Tan Torres (membre du comité exécutif du PCP) et deux aides, ont été tués lors d’un raid de militaires et de policiers. Selon la police, l’opération s’est faite dans le cadre d’un mandat d’arrêt. Julius Giron et Lourdes Tan Torres auraient utilisé des armes lors de cette intervention. Le PCP a dénoncé cette affirmation comme mensongère, a indiqué que Julius Giron et de Lourdes Tan Torres n’étaient pas armés et n’étaient pas en mesure de riposter. Cet assassinat aurait été perpétré dans le cadre de la guerre de répression du président philippin Duterte contre l’insurrection maoiste aux Philippines. Julius Giron était l’un des principaux cadres du Parti et principal consultant pour la paix auprès du Front démocratique national des Philippines (NDFP).

Grèce : Vague d’arrestations contre des opposant·es au régime d’Erdogan

Aujourd’hui, la police grecque a mené une série de raids sur des bureaux et des appartements dans le quartier d’Exarcheia à Athènes. Ces raid visaient le Comité de solidarité pour les prisonniers politiques en Turquie et au Kurdistan et le Front anti-impérialiste. Entre 26 et 35 personnes ont été arrêtées. Ces arrestations, visant des opposant·es au régime fasciste en Turquie, ont été menée sous prétexte de « lutte antiterroriste ». Plus d’infos ici.

Italie/Rojava : Une internationaliste condamnée à deux ans de surveillance spéciale

Début de semaine, Eddi (Maria Edgarda), une internationaliste ayant combattu dans les unités des YPJ, a appris par la presse sa condamnation à deux ans de surveillance spéciale. La surveillance spéciale est un vestige des codes fascistes et s’applique aux personnes qui ne sont coupables d’aucun crime, mais qui sont considérées comme « socialement dangereuses ». Eddie fait partie des cinq internationalistes poursuivi.e.s à leur retour du Rojava (voir notre article). Au final, le procureur a modifié ses arguments, limitant l’accusation de « danger social » à trois personnes : Jacopo, Eddi et Paolo, considéré.e.s comme dangereux en raison des manifestations et des activités politiques menées en Italie. Selon les informations, cette procédure de surveillance spéciale ne sera pas appliqué aux deux autres internationalistes.

Irak: Au moins 30 manifestants blessés à Bagdad

Au moins 30 manifestants en Irak ont ​​été blessés lundi soir dans le centre de Bagdad. Les forces gouvernementales ont affronté des manifestants sur la place Al Khilani, dans le centre-ville. De nombreux blessés seraient dans un état critique après que les forces gouvernementales aient tiré des balles réelles et des cartouches à chevrotines, ainsi que des bombes fumigènes, dans le but de disperser les manifestants. Une vague de manifestations a déferlé sur le pays depuis octobre dernier et les autorités ont répondu en force, tuant plus de 600 personnes. Les manifestants appellent au départ d’une élite politique au pouvoir corrompue et à un pays libre de toute ingérence étrangère, principalement de la part de l’Iran et des États-Unis. Les manifestants craignent aussi le coronavirus dans le cadre d’une système de santé dévasté.

Turquie : Deux journalistes arrêté.e.s pour un article sur le coronavirus

Le rédacteur en chef du site du journal Haberimizvar.net, İdris Özyol, et la rédactrice en chef de la publication, Ebru Küçükaydın, ont été arrêtés le samedi matin 14 mars suite à la publication d’un article traitant du coronavirus dans le district de Demre à Antalya. Les journalistes ont été arrêté.e.s chez eux et relaché.e.s après leur audition. L’accusation décidera s’il y a lieu d’engager des poursuites. Les motifs de l’arrestation sont de provoquer la « panique du public et de publier les informations sur le coronavirus sans l’explication des responsables ».

Guatemala: Encore un assassinat d’une militante des communautés indigènes

Dominga Ramos, 53 ans, était une militante du Comité de Desarrollo Campesino-Movimiento por la Liberación de los Pueblos (CODECA-MPL), au Guatemala. Figure de proue des luttes des communautés indigènes et paysannes pour la nationalisation de l’électricité, elle a été abattue le 5 mars dernier dans la localité de Las Delicias (Suchitepéquez). Ce meurtre est le 17e qui frappe militants du CODECA-MPL. Depuis des années, les communautés autochtones guatémaltèques luttent contre Energuate, la société nationale qui fournit de l’électricité dans le pays. La nationalisation de l’électricité est, depuis des années, l’une des principales revendications des zones rurales du Guatemala, souvent privées d’électricité. Energuate est contrôlé par Actis Capital, une multinationale anglaise qui avait racheté en 2011, la compagnie nationale d’électricité à la faveur de sa privatisation.

Niger: Trois morts dans une manifestation anti-corruption

Le 26 février, le gouvernement a annoncé qu’un audit avait révélé des surfacturations ainsi que des livraisons non effectuées dans des achats d’équipements pour l’armée, qui combat depuis 2015 les jihadistes dans le sud-est et l’ouest du pays. Le gouvernement a annoncé avoir « décidé de faire rembourser les montants indûment perçus ». Il a aussi décidé de « transmettre aux tribunaux compétents les dossiers des fournisseurs qui refuseraient de s’exécuter » et « de prendre les sanctions administratives appropriées à l’endroit des agents publics incriminés ». Mais le gouvernement n’a pas évoqué de poursuites pénales pour les coupables. Il n’a pas non plus précisé les montants concernés, ni les personnalités mises en cause. D’après des journaux locaux, l’audit a porté sur le détournement de milliards de FCFA (de millions d’euros), impliquant des hommes d’affaires et des responsables gouvernementaux. Le scandale a d’autant plus choqué l’opinion qu’entre décembre 2019 et janvier 2020, près de 200 soldats nigériens ont été tués dans des attaques de Etat islamique.

Le syndicat des magistrats, les partis d’opposition et la société civile demande que le dossier soit traité par la justice, et c’est pour cette raison qu’une grande manifestation a eu lieu hier dimanche, à Niamey. Tôt matin, des forces de l’ordre avaient pris position. Plus tard des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants déterminés à se rendre au rassemblement. Les affrontements se sont surtout concentrés dans des quartiers populaires du centre ville et dans le secteur du Grand marché (poumon économique de Niamey) qui a été fermé et du marché Tagabati. Un manifestant a été tué et deux autres personnes ont été retrouvées mortes à l’intérieur du marché couvert de Tagabati, détruit dans un incendie lors des manifestations. Les commerçants accusent les policiers d’avoir provoqué l’incendie avec le tir de grenades. Au total dix manifestants dont les organisateurs, Moussa Tchangari, Nouhou Arzika et Moukaïla Halidou, ont été arrêtées. Ces trois figures de la société civile avaient maintenu le mot d’ordre de manifester malgré l’interdiction de toute manifestation de plus de 1.000 personnes dans le cadre de la prévention du coronavirus, dont aucun cas n’a encore été détecté au Niger. Samedi, un juge des référés saisi par les organisateurs a autorisé la manifestation, mais seulement à Maradi, la deuxième ville du pays.

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