Depuis quelques jours, les autorités algériennes procèdent à des nombreuses arrestations de manifestants ou de figures du mouvement populaire. Le but recherché est d’affaiblir un mouvement populaire qui ne perd rien de sa vigueur. Ainsi l’arrestation spectaculaire du militant politique Karim Tabbou, survenue la semaine dernière, quelques heures seulement après un discours musclé du chef d’état-major de l’armée. La réponse des Algériens ne s’est pas fait attendre : ils se sont mobilisés pour condamner ces arrestations suivies d’emprisonnement. Hier encore, plusieurs manifestants ont été arrêtés dès le début de la marche des étudiants. Ce qui n’a pas empêché une forte mobilisation. En effet, comme vendredi dernier, des milliers d’étudiants et de citoyens sont sortis manifester pour dire non à l’élection présidentielle et pour insister sur le rejet du système.

Arrestation en Algérie

 

Au moins 20 travailleurs du prêt-à-porter ont été blessés dimanche dans des affrontements avec les forces de l’ordre dans la zone industrielle de Kanchpur, à Sonargaon upazila, à Narayanganj. Les travailleurs d’une usine de la société Opex et du groupe Sinha avaient tenté de bloquer l’autoroute voisine en exigeant le paiement de leurs arriérés, l’arrêt de licenciements abusifs, et une augmentation de salaire. Ces travailleurs se sont heurtés à la police qui a tenté de les chasser de la route. Ils ont lancé des briques sur les forces de l’ordre, essuyant des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Au moins 20 travailleurs ont été blessés. Des policiers supplémentaires avaient été déployés dans la région.

Les affrontements de Narayanganj

Mardi 17 septembre, le centre des médias et de la communication du HPG (Forces de défense du peuple) a publié une vidéo de l’attaque par leurs forces d’une caserne de l’armée turque. Cette attaque s’est déroulée le 27 juillet près du village de Hedit, dans le district de Silopi (dans la province de Şırnak) dans la région d’Anatolie du sud-est. Au cours de celle-ci 3 soldats ont été tués et un autre blessé. Un véhicule blindé de type cobra a également été détruit.

La vidéo de l’opération ici.

Plus d’infos ici.

Attaque du HPG contre une caserne turque

Attaque du HPG contre une caserne turque

Lundi 16 septembre, deux militants écologistes ont été relaxé. Ils étaient poursuivis pour avoir décroché un portrait de Macron, le 21 février dernier, dans une mairie de Lyon, pour protester contre l’inaction du gouvernement contre le réchauffement climatique. Le tribunal a considéré que ce mode d’action était « légitime », invoquant dans ses motivations l’état de nécessité.

En juin, le tribunal correctionnel de Strasbourg avait relaxé trois « décrocheurs » mais pour une autre raison : le maire avait donné son accord à cette action et le tribunal avait considéré qu’il n’y avait pas d’élément intentionnel (voir notre article). En revanche, six militants poursuivis pour les mêmes faits ont été condamnés à des amendes en juin à Bourg-en-Bresse (Ain). Douze autres procès de décrocheurs sont prévus jusqu’à septembre 2020.

Le décrochage et la ballade du portrait à Strasbourg

Le décrochage et la ballade du portrait à Strasbourg

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Le 28.08.2019, le mandat d’arrêt contre Deniz Pektaş (membre d’ATIK, Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) a été annulé. Cela marque la fin de sa détention préventive qui aura duré plus de quatre ans, en partie en cellule d’isolement. Il avait été arrêté en 2015 avec 9 de ses camarades en Allemagne en tant que membre présumé du TKPML/TIKKO (voir notre article). Deniz a salué toutes les personnes solidaires et a exprimé combien les manifestations de solidarité étaient et sont importantes pour lui.

Désormais, des 10 accusés dans le cadre du procès contre ATIK, il ne reste plus que Müslüm Elma en détention préventive. Ces détentions de personnes qui avaient été auparavant emprisonnées et torturées dans des prisons turques témoignent du soutien que le gouvernement allemand apporte au régime turc.

Deniz Pektaş

Deniz Pektaş

La zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles lance dès ce lundi soir une opération de communication. L’idée: rencontrer son inspecteur de quartier devant un café. L’initiative existe déjà aux Etats-Unis et porte le nom de “Coffee with a cop”. Elle doit permettre aux Bruxellois de rencontrer leur inspecteur de quartier dans un cadre informel et neutre qui permette de poser « toutes les questions possibles ». Cinq rendez-vous sont actuellement programmés. Ils ont lieu ce lundi au «Loola» à Bruxelles, ce mercredi à «La Signare» à Ixelles, ce vendredi prochain au «Le Houba» à Laeken, le 26 septembre au «Café Tetouan» à Bruxelles et le 30 septembre au «De Wand» à Neder-over-Heembeek.

Un concept américain

 

De nouveaux affrontements ont émaillé des manifestations interdites à Hongkong dimanche soir, la police ayant eu recours aux lacrymogènes et canons à eau contre des militants qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov. Des dizaines de milliers de personnes avaient bravé l’interdit pour descendre à nouveau dans les rues et se répandre dans les artères du centre de l’île. Le rassemblement a tourné à l’affrontement entre policiers et manifestants radicaux qui tentaient de s’en prendre au complexe abritant le siège de l’exécutif, entouré de barrières. Avant de battre en retraite devant les policiers anti-émeutes, certains manifestants avaient monté des barricades, allumé des feux. Des projets de manifestations ou de grèves pour les semaines à venir se multiplient en ligne, à l’approche de deux anniversaires hautement symboliques : le 28 septembre pour marquer les cinq ans du début du «Mouvement des parapluies» de 2014, et le 1er octobre pour l’anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

Les affrontements de ce dimanche

 

Pour la grande manifestation de l’Acte 44, ce samedi 14 septembre à Nantes, les organisateurs annonçaient un défilé festif, dynamique, et populaire, dans un esprit de convergence des luttes. Pendant plusieurs semaines, un homard en papier mâché, à la façon des chars de carnaval, était préparé patiemment. La figure en carton de deux mètres d’envergure devait s’installer en tête du défilé, allusions aux dépenses somptuaires de François De Rugy. Samedi midi, alors que le homard était transporté en direction de la manifestation, pas moins de 15 agents de la BAC, cagoulés et très énervés ont encerclé le camion et ses occupants. Et en renfort, une compagnie de policiers en tenue anti-émeute.  Après avoir détruit la sculpture en papier, les agents ont fouillé, molesté et arrêté les personnes présentes. Clefs de bras, brimades, et menaces du genre : « on va te faire fermer ta gueule ». 3 personnes ont été enlevées , sans motif, et emmenées en cellule. Le véhicule a été saisi, en dehors de toute procédure, par les autorités.

Et ce n’est pas fini. Le lendemain, les gardes à vue des trois personnes arrêtées ont été prolongées sur ordre du parquet ! 48H enfermées en cellule pour un homard en papier. Pire : hier après-midi, les autorités faisaient savoir qu’elles voulaient les poursuivre pour « association de malfaiteurs », une qualification prévue à l’origine pour le grand banditisme. Deux personnes trouvées plus tôt dans la matinée avec des parapluies seraient aussi concernées par ces poursuites délirantes. 3 personnes risquent donc de passer en procès aujourd’hui pour avoir transporté un homard en papier mâché après avoir passé deux jours enfermées.

Le fameux homard

 

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La zone de police des communes de Bruxelles-Ville, Ixelles et Laeken, ainsi que de Neder-over-Heembeek et Haren voulait acquérir des caméras à installer sur la voie publique avec un contrat d’entretien portant sur trois ans. Un  marché avait été estimé au départ à 5 millions d’euros hors TVA. Trois candidats avaient déposé offre à la fin de l’année 2018: Engie Fabricom, le duo Jacops-Securitas, et Nextel, la filiale du câblo-opérateur Telenet. Initialement, la zone de police avait donné sa préférence à Nextel, mais elle avait dû revoir sa copie sur injonction de son autorité de tutelle: celle-ci avait découvert que Nextel avait omis de proposer un système de transmission des images caméra qui ne soit utilisable que par la zone de police (support à usage exclusif), alors que le cahier des charges spécial avait cité cette exigence comme étant un des « critères minimaux« .Le collège de police a revu sa copie sous ce nouvel éclairage, puis a octroyé le marché, le 11 avril dernier, à Jacops-Securitas. Entre-temps, il s’est rendu compte qu’Engie Fabricom avait, comme Nextel, omis de garantir un système de transmission d’images et données sur support exclusif. Il a donc conclu à l’irrégularité de ces deux offres. Ne restait plus que Jacops-Securitas, qui avait pourtant remis le prix le plus élevé: plus de 7 millions d’euros, et près de 2 millions de plus que les deux candidats concurrents. Mais cet écart de prix pouvait précisément être justifié par la prise en compte, par Jacops-Securitas, du critère lié à l’exclusivité du support de transmission. Engie Fabricom a demandé au Conseil d’Etat de suspendre la double décision de la zone de police, de déclarer son offre irrégulière et d’octroyer le marché au duo concurrent.

Six maoïstes ont été tués lors de trois affrontements distincts avec la police dans la région de Bastar, dans le Chhattisgarh, vendredi et samedi. Vendredi soir, deux maoïstes recherchés, et pour la capture desquels les autorités indiennes offraient des primes, ont été tués lors d’une rencontre avec les forces de sécurité dans le district de Dantewada. La fusillade a éclaté vers 23h30 dans une forêt près du village de Kutrem. Après un bref échange de tirs, les maoïstes se sont échappés. Les corps de deux rebelles ont été retrouvés plus tard. Ils ont été identifiés comme étant Lachu Mandavi et Podiya, tous deux membres du comité des maoïstes de la région de Malangi. Un maoïste a été tué dans le district de Bijapur samedi tôt dans la matinée. Cela s’est produit vers 8h30 du matin, dans une forêt proche du village de Punnur, lors d’une opération anti-guérilla la police de réserve du district  vers Awapalli, à environ 450 km de Raipur. L’objectif de l’opération était la capture d’un commandant maoïste recherché, signalé dans la région. Une fusillade a eu lieu, laissant un guérillero mort sur le terrain. La troisième fusillade a eu lieu vers 18 heures dans une forêt proche de Tadmetla-Mukram nullah, lorsqu’un détachement de la police de réserve du district était en patrouille. En apprenant que des maoïstes avaient coupé une route près de Tadmetla, les forces de sécurité ont lancé une opération dans la région, à environ 500 km de Raipur. Après la fusillade, les forces de sécurité ont retrouvé les corps de trois maoïste, des armes et munitions.

Guérilleros maoïstes

 

 

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