Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Trois membres de l’ELN ont été capturé dans la municipalité de Roberto Payan, dans le département de Nariño (sud-ouest du pays) lors d’une opération conjointe de la 19e Brigade mobile et de la police. Les trois hommes, qui appartiendraient à la compagnie « Guerreros de Sindagua » de l’ELN, étaient armés.

Les trois membres de l’ELN arrêtés ce dimanche

Les trois membres de l'ELN arrêtés ce dimanche

Les militants anti-loi Travail qui bloquaient des dépôts de carburant près de Rouen, ont été évacués sous la pression des forces de l’ordre. En milieu d’après-midi ce vendredi, une quinzaine de fourgons de CRS se sont d’abord rendus à l’église Saint-Nicaise de Rouen, avant de partir vers les dépôts Rubis Terminal, au Grand-Quevilly. Sous la pression de nombreux CRS déployés autour du barrage, près de la première entrée du dépôt, les militants ont quitté le point de blocage. Le second point de blocage, rue de l’Ancienne Mare au Petit-Quevilly, a été évacué en début de soirée, sans recourir à l’usage de la force. Lors de l’intervention des CRS, une importante fumée noire, déclenchée par les grévistes, était visible à des kilomètres dans l’agglomération de Rouen.

Près de Saint-Nazaire, les salariés de la raffinerie Total de Donges ont également voté un arrêt de la production de leur entreprise et ce jusqu’au vendredi 27 mai. Même chose, à Feyzin, près de Lyon, où les salariés ont également voté l’arrêt de la raffinerie. Cela signifie que trois des raffineries Total de France, sur quatre, seront à l’arrêt. La dernière, celle de Grandpuits-Bailly-Carrois, près de Melun, est pour sa part bloquée par des manifestants, au moins jusqu’à lundi 23 mai.

Le piquet de grève à la raffinerie Total

Le piquet de grève à la raffinerie Total

Quatre étudiants, au moins, ont été arrêtés à Marrakech suite à des affrontements qui ont éclaté entre les forces de l’ordre et les étudiants de la cité universitaire de Marrakech. On compte 25 étudiants blessés et une dizaine d’éléments de forces de l’ordre. À l’origine du conflit, une centaine d’étudiants défilant dans les alentours de la cité universitaire pour protester contre le retard de versement des bourses. Une intervention des forces de l’ordre les a obligés à rebrousser chemin vers la cité devant laquelle ils ont tenu un sit-in. Les forces de l’ordre sont alors revenues à la charge obligeant les étudiants à se réfugier à l’intérieur de la cité universitaire.

Les affrontements ont alors commencés, ils duré 6 heures, durant lesquelles les étudiants jetaient des pierres sur les forces de l’ordre afin de les empêcher de pénétrer dans l’enceinte universitaire pendant que les forces de l’ordre répliquaient par l’utilisation des camions antiémeutes équipés de canons à eau. Les étudiants arrêtés seront présentés le 21 mai devant le procureur du roi.

Les affrontements de Marrakech

Les affrontements de Marrakech

Deux miliciens anti-guérilla ont été tués dimanche matin lorsque les combattants de la NPA ont attaqué ce dimanche matin leur détachement à Barangay General Luna (Negros Occidental). Au moins 40 membres de la NPA ont attaqué un détachement de paramilitaires anti-guérilla des CAFGU vers 05H.30. Les guérilleros maoïstes ont capturé deux miliciens et se sont emparés de neufs armes.

CAFGU à Mindanao

CAFGU à Mindanao

Au sein du Congrès, dans son discours annuel d’hier, la présidente du Chili, Bachelet a exposé le plan gouvernemental pour surmonter le ralentissement de l’économie locale. De violentes manifestations ont eu lieu dans la ville de Valparaiso, en réponse au discours présidentiel. Les rues de Valparaiso étaient devenues un champ de bataille entre des manifestants et la police, qui a pulvérisé de l’eau et des gaz lacrymogènes en essayant de disperser la foule. Le lancement de bombes incendiaires a causé plusieurs victimes en place. Un policier municipal en poste dans un bâtiment officiel est mort dans l’incendie de celui-ci.

Chili: Un policier meurt dans les émeutes de Valparaiso

La justice française a enfin libéré Nezif Eski, ce militant franco-turc détenu en France pour son soutien au DHKP-C. Le 20 décembre 2012 dernier, le Tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à cinq ans de prison dont quatre ans ferme. Il avait mené une longue grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, notamment les fouilles à nu continuelles (voir notre article). il est atteint d’une maladie incurable extrêmement douloureuse.

Rassemblement à Bruxelles en 2013 en soutien à Nezif Eski

Rassemblement à Bruxelles en 2013 en soutien à Nezif Eski

Le protocole Signal qui chiffre l’application éponyme ainsi que les communications faites sur Whatsapp sera implémenté dans la nouvelle app de messagerie Google Allo. Contrairement aux deux intégrations précédentes, le protocole Signal ne sera activé que lors du mode « Incognito », puisque l’application utilise des intelligences artificielles qui sont capables de lire les messages lorsqu’ils ne sont pas envoyés en mode incognito. Le protocole Signal est largement accepté comme sûr et est sponsorisé par Edward Snowden en personne.

Google Allo et Signal

Une partie du campus de l’Université de Valle del Cauca en Melendez, a été évacué par la police jeudi après-midi en raison des émeutes qui ont eu lieu au sein de l’établissement. Des manifestants cagoulés y avaient affronté la police en lançant des engins explosifs. L’intervention des forces anti-émeute (ESMAD) a permis finalement de reprendre le contrôler de l’Univalle. Les avenues longeant le campus ont dû être fermées pendant les affrontements et l’évacuation du campus.

Eléments du dispositif policier cernant le campus de Cali

Eléments du dispositif policier cernant le campus de Cali

Avec internet et les réseaux sociaux, la police doit faire face à une masse toujours plus conséquente d’informations. Comme cette information demeure fragmentée et n’arrive dans les systèmes centraux qu’une fois validée, la première étape du plan pluriannuel iPolice (« intelligent policing ») est de mettre en place de nouvelles applications qui lient les données entre elles et rendent le cloud working possible. La rédaction des procès-verbaux ne devra plus se faire à domicile pour les agents, mais aura lieu sur le terrain. Les données seront alors directement disponibles sur le serveur central. iPolice disposera également d’un puissant système de recherche. Combiné avec les fonctions d’alarme, il devrait devenir un dispositif interactif capable d’évaluer le risque, de détecter les réseaux criminels et de relier de nouveaux éléments à d’anciennes requêtes visant des suspects ou des véhicules. Il permettra à la police à engager plus rationnellement ses moyens.

Le coût de iPolice est évalué à 95 millions d’euros, puisés dans l’enveloppe de 400 millions d’euros dégagée par le gouvernement fédéral à la suite des attentats de Paris. La mise en place du système ne sera probablement pas terminée d’ici la fin de l’actuelle législature en 2019.

Quinze millions d’euros supplémentaires seront également consacrés à la modernisation du procédé de partage d’informations au sein de la police. A côté du travail opérationnel de la police, d’autres données circulent également. C’est aujourd’hui principalement le cas via l’intranet de la police. Le système « Enterprise Cloud Solution » concernera toute la police intégrée. La police fédérale procède déjà à l’implémentation de cette nouvelle manière de travailler, tandis que les fonds supplémentaires doivent élargir le déploiement de cette technologie aux zones de police locale.

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