Dans son thème musical « Democracia, su puta madre », le rappeur Pablo Hasél commence avec une déclaration dédiée au « Camarade Arenas » dont il dit qu’il est « prisonnier depuis de nombreuses années uniquement du fait d’être communiste, comme bien d’autres membres du PCE(r) ». Il affirme aussi qu’ «indépendamment du fait que l’on soit communiste ou pas, cette répression fasciste dans un pays en théorie « démocratique » avec une infinité de guillemets (mais les progressistes et les faux(sses) de gauche s’en foutent) est intolérable». Il ajoute ensuite: «Liberté pour Arenas !».

Cela lui a valu d’être arrêté et inculpé d' »apologie du terrorisme » .Après quelques jours de détention, il a été conduit au Tribunal d’Exception de l’Audiencia Nacional qui a décidé de le remettre en liberté avec l’obligation de comparaître tout les 1er et 15 de chaque mois auprès du juge le plus proche de son domicile tandis que la procédure judiciaire habituelle poursuit son cours.

Espagne: Un rappeur poursuivi pour sa solidarité avec les prisonniers du PCE(r)

Le 3 décembre 2010, le procureur du tribunal du district central de Séoul a requis des peines allant de 5 à 7 ans de prison contre Oh sei-chull, Yang Hyo-seok, Yang Joon-seok, Choi Young-ik, Park Joon-seon, Jeong Won-hyung et Oh Min-gyu, tous membres de la Socialist Workers Alliance de Corée (SWLK). Ils sont été inculpés en vertu de la Loi pour la sécurité nationale, adoptée par la Corée du Sud en 1948 et qui prévoit théoriquement la peine de mort pour les activités «en faveur du Nord ». Leur mise en accusation résulte de leur intervention dans de nombreuses grèves et de nombreux mouvements depuis 2007.

Cet événement se produit dans le contexte d’un tournant à droite du
gouvernement sud-coréen du président Lee Myong Bak depuis qu’il a pris ses fonctions au début de 2008, comme en témoigne l’écrasement de la grève de Ssangyong en 2009. Il faut souligner que des tracts de la SWLK qui avaient été distribués pendant la grève de Ssangyong ont servi de preuves clés dans ce procès.

Les procureurs ont tenté d’inculper les membres de la SWLK à plusieurs reprises depuis 2008, et jusqu’alors leurs tentatives avaient échoué à chaque fois. Les proches des inculpes appellent à une campagne de protestations par e-mail au juge Hyung Kim Doo du tribunal du district central de Séoul aidera à réduire ou annuler les peines de ces militants, lorsque le verdict final sera rendu le 27 janvier. Le juge Kim doit prendre connaissance de votre opinion sur ce procès et sur ce « délit d’opinion ». Pour ce faire, vous pouvez écrire avec vos propres mots à swlk@jinbo.net avant le lundi 17 janvier 2011.

Le premier week-end de novembre s’est tenu la 6e Conférence de Bâle réunissant les groupes engagés dans la construction d’un Secours Rouge International. Les délégués, parmi lesquels ceux de notre Secours Rouge, ont progressé dans la perspectives de la création d’une authentique organisation centralisée et transnationale, dans l’augmentation de l’unité théorique et pratique, du choix, dans la définition de campagnes communes et la mise au point de nouveaux outils communs. La question des différents procès, dans quatre pays, contre des sections locales ou des membres individuels du Secours Rouge a été évoquée.

Le procès politique
théorie et pratique, principes et tactiques

Sommaire:

-1. Introduction
-1. Introduction
-2. Le procès politique
-3. Les enjeux
-4. Stratégies
-5. Les principes du procès politique révolutionnaire
-6. Les procès “de basse intensité”
-7. Le procès politique dans des conditions extrêmes

Le contenu de ce numéro

Kevin Rashid Johnson, membre de la section Prison du New Black African Panther Party se trouve actuellement emprisonné à la Red Onion State Prison dans le sud-ouest de la Virginie. Incarcéré pour la première fois en 1990 à l’âge de 18 ans, il subi en prison les habituelles violences faites aux noirs par les gardiens et l’administration pénitentiaire. C’est au cours d’un de ses séjours en prison qu’il découvre les écrits de Georges Jackson (membre du Black Panther Party et assassiné en prison) et étudie l’histoire et la théorie révolutionnaire pour la libération du peuple noir aux Etats-Unis.

Suite à sa politisation progressive, la répression subie va en augmentant. Aujourd’hui, il se trouve en isolation quasi totale. Dans une cellule minuscule, Rashid subi une pression exceptionnelle. Son courrier ne lui est que très rarement transmis, on refuse de le nourrir ainsi que de lui fournir des soins médicaux. A de nombreuses occasions, et sous n’importe quel prétexte, il est battu et torturé. Une des techniques de torture régulièrement appliquée à Rashid est de l’attacher nu à un lit en fer, avec les mains et les pieds enchaînés, pour le laisser dans cette position durant plusieurs jours. Rashid, et les autres Panthères incarcérées tentent malgré tout d’éduquer les autres prisonniers afin qu’ils s’unissent contre le système qui les opprime. Etant donné que toute unité au sein de la prison constitue une menace concrète pour l’administration, cette dernière agi pour diviser les détenus. Ces méthodes les brise physiquement et psychologiquement, mais ils poursuivent néanmoins leur lutte.

L’examen des procédures anti-islamiste doit être fait car ce sont eux qui, le plus souvent « essuient les plâtres » de nouvelles mesures répressives qui sont par la suite étendues. Nizar Trabelsi a été condamné à dix ans en Belgique pour un projet d’attentat contre la base aérienne de Kleine-Brogel. Sans donner beaucoup de détails, Washington réclame depuis 2007 son extradition pour « participation à une association de malfaiteurs visant l’assassinat de ressortissants des Etats-Unis, en dehors des Etats-Unis; participation à une association de malfaiteurs pour l’usage et la tentative d’usage d’armes de destruction massive; participation à une association de malfaiteurs pour fournir un soutien matériel et des ressources à une organisation terroriste étrangère ». Il encourt théoriquement la perpétuité aux Etats-Unis. Il serait donc jugé et condamné une seconde fois sur base du même dossier…

La chambre des mises en accusation de Bruxelles a pourtant rendu au ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, un avis dans lequel elle affirme qu’il n’existe pas d’objection juridique à l’extradition vers les Etats-Unis de Nizar Trabelsi. Cet avis, qui est en principe secret, et n’est pas contraignant, laissant la décision finale au ministre de la Justice. Mais la chambre des mises en accusation aurait néanmoins posé plusieurs conditions, dont celle que Nizar Trabelsi ne soit pas condamné à mort aux Etats-Unis.

Les avocats de Moussa Zemmouri, un ancien détenu belge de Guantanamo, ont décidé de déposer plainte contre l’Etat belge et plus précisément contre des policiers qu’ils accusent d’avoir participé à la détention des prisonniers à Guantanamo. Zemmouri, étudiant en théologie islamique a été surpris en Afghanistan après les attaques du 11 septembre. Lorsqu’il tente de rentrer en Belgique via le Pakistan, il est vendu à l’armée américaine et envoyé à Guantanamo de 2002 à 2005. Ni les Américains ni les Belges n’ont jamais rien trouvé contre lui. Par contre, les policiers belges qui l’ont interrogé auraient participé et soutenu la prolongation de leur détention. Durant trois ans, il a subi les mauvais traitements et la torture institués dans la prison américaine. Il lui est impossible d’obtenir ni réparation, ni condamnation des responsables auprès des tribunaux américains. Dès lors, ses avocats vont introduire une plainte contre l’Etat belge, ce qui est une première.

Après les arrestations de plusieurs militants du PCPA en début de semaine, ceux-ci étant soupçonnés d’être responsables du déraillement d’un train le 28 mai dernier, le porte-parole du CPI(maoïste) a réaffirmé que ni son parti, ni le PCPA qu’il soutient, n’en étaient responsables. Il a affirmé que si la direction du parti découvrait, après enquête, qu’un de ses membres était impliqué dans l’accident, il prendrait des mesures rigoureuses envers lui. Malgré ces deux déclarations, le gouvernement indien continue à accuser les maoïstes de cet acte de violence, accusation largement répercutée par l’ensemble des médias. Dans le premier communiqué datant du 1er juin, le porte-parole du CPI(maoïste) avait condamné cet acte et nié toute implication de son parti. Il affirmait également que la direction du parti allait mener une enquête stricte, mais qu’elle n’était aucunement responsable de cette action visant des civils. Il ajoutait: ‘le CPI(maoïste) exprime son profond regret d’un tel incident tragique … qui a eu lieu dans la nuit du 28 au 29 mai et qui est utilisé par le gouvernement du Bengale occidental, la police et les partis tels que le BJP et le CPI(marxiste) pour ternir l’image de notre parti. Durant deux jours après l’accident, la police n’a pas confirmé qu’une explosion avait eu lieu sur place, et a encore moins trouvé une preuve de l’implication des maoïstes. Cependant, ils ont avancé la théorie de l’implication maoïste avec l’argument que la région est un foyer maoïste et qu’à une époque, les maoïstes s’attaquaient aux trains’.

La première affaire traitée par une juridiction antiterroriste concernant ce que policiers, juges et médias nomment ‘la mouvance anarcho-autonome’, plus spécifiquement dans cette histoire ‘la mouvance anarcho-autonome francilienne’ concerne six personnes mises en examen pour détention de fumigènes et de clous crève-pneus en manifestation, tentative d’incendie d’une dépanneuse de police, détention de produits pouvant rentrer dans la confection d’explosifs, etc.

Un article écrit par les inculpés essaie de reprendre et de résumer quelques éléments intéressants de cette instruction, tant d’un point de vue technique que d’un point de vue théorique. Il contient des passages figurant dans l’instruction, écrits par des policiers, des experts ou des juges mais aussi des résumés ou des explications et interprétations des inculpés eux-mêmes.

Lire cet article

Le Comité pour l’abrogation des lois antiterroristes et l’Observatoire juridique de la vie politique organisent une réunion publique sur le thème ‘Antiterrorisme et libertés publiques’ avec Alain Badiou (philosophe), Mathieu Bonduelle, (Secrétaire général du Syndicat de la magistrature), Nicole Borvo Cohen-Seat (présidente du groupe CRC-SPG), Alima Boumedienne-Thiery (sénatrice), Antoine Comte (Avocat), Carlo Santulli, (professeur d’Université, président de l’OJIV) et Karine Parrot (professeur d’Université, secrétaire générale de l’OJIV), le lundi 12 avril à 18h30, à la Faculté de droit de Paris, (12 Place du Panthéon, Paris V, salle IV, 1er étage, aile Soufflot)

Voir le site du Comité pour l’abrogation des lois antiterroristes – CALAS