La justice française a enfin libéré Nezif Eski, ce militant franco-turc détenu en France pour son soutien au DHKP-C. Le 20 décembre 2012 dernier, le Tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à cinq ans de prison dont quatre ans ferme. Il avait mené une longue grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, notamment les fouilles à nu continuelles (voir notre article). il est atteint d’une maladie incurable extrêmement douloureuse.
Rassemblement à Bruxelles en 2013 en soutien à Nezif Eski
Rassemblement à Bruxelles en 2013 en soutien à Nezif Eski
Le protocole Signal qui chiffre l’application éponyme ainsi que les communications faites sur Whatsapp sera implémenté dans la nouvelle app de messagerie Google Allo. Contrairement aux deux intégrations précédentes, le protocole Signal ne sera activé que lors du mode « Incognito », puisque l’application utilise des intelligences artificielles qui sont capables de lire les messages lorsqu’ils ne sont pas envoyés en mode incognito. Le protocole Signal est largement accepté comme sûr et est sponsorisé par Edward Snowden en personne.
Une partie du campus de l’Université de Valle del Cauca en Melendez, a été évacué par la police jeudi après-midi en raison des émeutes qui ont eu lieu au sein de l’établissement. Des manifestants cagoulés y avaient affronté la police en lançant des engins explosifs. L’intervention des forces anti-émeute (ESMAD) a permis finalement de reprendre le contrôler de l’Univalle. Les avenues longeant le campus ont dû être fermées pendant les affrontements et l’évacuation du campus.
Eléments du dispositif policier cernant le campus de Cali
Eléments du dispositif policier cernant le campus de Cali
Avec internet et les réseaux sociaux, la police doit faire face à une masse toujours plus conséquente d’informations. Comme cette information demeure fragmentée et n’arrive dans les systèmes centraux qu’une fois validée, la première étape du plan pluriannuel iPolice (« intelligent policing ») est de mettre en place de nouvelles applications qui lient les données entre elles et rendent le cloud working possible. La rédaction des procès-verbaux ne devra plus se faire à domicile pour les agents, mais aura lieu sur le terrain. Les données seront alors directement disponibles sur le serveur central. iPolice disposera également d’un puissant système de recherche. Combiné avec les fonctions d’alarme, il devrait devenir un dispositif interactif capable d’évaluer le risque, de détecter les réseaux criminels et de relier de nouveaux éléments à d’anciennes requêtes visant des suspects ou des véhicules. Il permettra à la police à engager plus rationnellement ses moyens.
Le coût de iPolice est évalué à 95 millions d’euros, puisés dans l’enveloppe de 400 millions d’euros dégagée par le gouvernement fédéral à la suite des attentats de Paris. La mise en place du système ne sera probablement pas terminée d’ici la fin de l’actuelle législature en 2019.
Quinze millions d’euros supplémentaires seront également consacrés à la modernisation du procédé de partage d’informations au sein de la police. A côté du travail opérationnel de la police, d’autres données circulent également. C’est aujourd’hui principalement le cas via l’intranet de la police. Le système « Enterprise Cloud Solution » concernera toute la police intégrée. La police fédérale procède déjà à l’implémentation de cette nouvelle manière de travailler, tandis que les fonds supplémentaires doivent élargir le déploiement de cette technologie aux zones de police locale.
A Rennes, plusieurs dizaines de policiers étaient positionnés, hier jeudi, dès l’aube, pour surveiller étroitement l’ensemble des stations de métro de la ville, dans l’intention de surprendre sur le fait un groupe de personnes ayant l’intention de saboter le métro de la ville. À 6h30, 14 hommes et 5 femmes ont été interpellés en flagrant délit. Le sabotage, qui s’est déroulé simultanément dans six stations de métro, était bien coordonné: des groupes de trois à quatre personnes encagoulées avec, à chaque fois, des guetteurs placés aux abords des stations pendant que le groupe neutralisait les bornes de contrôle des titres de transport à l’aide de mousse expansive.
Ce coup de filet fait suite à une enquête ouverte le 12 mai dernier à l’initiative du parquet et confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire. Depuis le début de leur garde à vue de 48 heures, les 19 personnes refusent de décliner leur identité et de procéder aux prises d’empreintes. Ils sont accusés d’«association de malfaiteurs et dégradations volontaires de biens destinés à l’utilité publique par des personnes agissant en réunion et dissimulant leur visage pour ne pas être reconnues», un délit passible de sept années d’emprisonnement. Au cours de la manifestation contre la loi Travail qui s’est déroulée plus tard dans les rues de Rennes, cinq autres personnes ont été interpellées, dont deux pour des tirs de projectiles.
Le Conseil des ministres a approuvé à la mi-mars un projet relatif à la révision de la loi sur les méthodes spéciales de renseignement. Celui-ci élargit les outils à disposition de la Sûreté de l’Etat et des services militaires de renseignement. La commission de la protection de la vie privée ne formule pas de réserves sur la plupart des éléments sensibles. Six points sont cependant critiqués, notamment l’interception massive de communication via les câbles de fibre de verre. Le SGRS souhaite entamer celle-ci endéans les deux ans. Tous les fournisseurs de services concernés seront dans l’obligation de collaborer. La commission « s’oppose à une telle méthode qui permettrait au SGRS d’intercepter un flux de données excessif à la lumière de l’objectif et qui commence à ressembler fortement à de la surveillance de masse ». Son avis est non contraignant.
Le lieutenant-général Eddy Testelmans, patron du SGRS
Le lieutenant-général Eddy Testelmans, patron du SGRS
Un petit millier de manifestants a défilé ce jeudi après-midi dans les rues de Nantes, malgré l’interdiction préfectorale. Un important dispositif policier avait été mis en place, jeudi après-midi dans le centre-ville de Nantes. Selon la préfecture, 500 policiers, CRS ou gendarmes mobiles étaient mobilisés. Peu après 17 h, 8 personnes parmi les manifestants avaient été interpellées quai de la Fosse et place de Jacksonville. À 20 h 30, 66 interpellations pour vérification d’identité et d’éventuels placements en garde à vue sont à signaler. Une importante vague d’arrestations s’est tenue rue Lamoricière, entre le Mémorial de l’esclavage et la place Mellinet. Au total 66 personnes ont été interpellées.
L’état de santé du prisonnier politique sahraoui, Yahia Mohamed ElHafed Iaaza s’est détérioré en raison des complications de la grève de la faim, qu’il mène depuis la date du 30 avril, dans une cellule individuelle à la prison locale d’Ait Melloul, au Maroc. Par ailleurs, le prisonnier politique sahraoui, Buamod a entamé depuis le 16 mai 2016 une grève de la faim de 48 heures depuis sa cellule à la prison de Taroudant (Maroc), en signe de solidarité avec Yahya Mohamed Hafed, et en protestation contre les mauvais traitements à son encontre.
Kobad Ghandy, dirigeant du PCI(M) interdit, détenu de longues années, ayant bénéficié de trois mois de liberté provisoire pour traitement médical (voir notre article), puis ayant été réincarcéré, a dû comparaitre une nouvelle fois devant un tribunal. Déjà en procès dans plus de vingt affaires différentes, il doit comparaitre pour un discours « anti-Inde » prononcé à l’Université Punjabi sous une identité d’emprunt. Ghandi est détenu dans la prison de Tihar, à New Delhi. La prochaine audience est fixée pour le 27 mai.