Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

De violents affrontements entre manifestants cagoulés et policiers, avec barricades et voitures incendiées, ont marqué la « journée du jeune combattant » qui commémore à Santiago du Chili, la mort des frères Rafael et Eduardo Vergara Toledo lors d’une manifestation contre la dictature de Pinochet le 29 mars 1985. Les affrontements ont été particulièrement violent dans le quartier ouvrier de Villa Francia, où sont morts les frères Vergara. A plusieurs reprises, les policiers ont dû se réfugier dans les véhicules blindés pour éviter d’être touché par les projectiles. Des affrontements ont aussi eu lieu dans les quartiers de à San Bernardo, Lo Hermida, La Pincoya, Lo Espejo et Maipú.

A Santiago et dans la municipalité de La Pintana, des policiers ont essuyés des coups de feu. On a également signalé des barricades et des troubles dans la ville de Concepción, situé 515 kilomètres au sud de Santiago. Pendant la journée, des centaines de personnes ont été empêchées d’employer des transports en commun dans la capitale chilienne: de nombreux conducteurs ayant refusé de prendre le volant pour ne pas s’exposer aux cocktails Molotov des manifestants masqués.

Affrontements à Santiago pour la

Affrontements à Santiago pour la

Pour la première fois, les forces de Daech on visé spécifiquement des combattants internationalistes au Rojava. La guérilla du TKP/ML, la TiKKO, active en Turquie contre l’armée, les institutions étatiques et les organisations islamistes, ont fourni au Rojava un important détachement de combattants. Une moto piégée a explosé le 25 mars, en début d’après-midi, à l’entrée du camp du TKP/ML TİKKO de la région de Serêkaniyê. Dans cette attaque 2 combattants maoïstes ont été légèrement blessés. L’explosion a provoqué des dommages matériels dans le camp, deux suspects ont été arrêtés par les asayiş (la police des cantons du Rojava).

Combattants de la TIKKO

Dans le train de mesures anti-terroristes concoctées par les autorités belges suite aux récents attentats islamistes, une « nouvelle » idée a été ramenée sur la table par Denis Ducarme (MR), l’incompressibilité des peines -et donc le refus systématique de libération conditionnelle- pour les cas de terrorisme. L’argument utilisé est celui de l’islamiste Ibrahim El Bakraoui qui avait été libéré à 4 ans et 9 mois de prison sur une peine de 10 mois pour avoir ouvert le feu à la kalashnikov sur la police, ce qui n’était en fait pas une peine pour « terrorisme » (et ne serait donc pas touché par une telle réforme si le cas se représentait…) Le ministre de l’intérieur Jan Jambon a de son côté affirmé que tous les partis voulaient réformer le système des peines conditionnelles pour le rendre plus strict mais qu’ils ne savaient pas « où s’arrêter ». Son parti, la N-VA, se prononcera pour un minimum des 4/5 de la peine purgée de façon incompressible.

Les prisons belges

Les prisons belges

Acheter une carte prépayée sous le couvert de l’anonymat, c’est (bientôt) fini. Au terme d’une longue saga qui aura vu s’affronter les cabinets des Télécoms et de la Justice, de l’Intérieur et de l’Economie, un nouveau texte a finalement fait l’objet d’un consensus en réunion intercabinets, les attentats ayant donné un nouveau coup d’accélérateur au projet. L’identification se fera via le numéro du Registre national. Dans le cas d’un enfant, ce sont les parents qui s’identifieront.

prepaid

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L’évacuation d’un squat installé dans d’anciens bâtiments du ministère des finances, rue Roquelaine à Toulouse, a conduit au placement en garde à vue de 19 personnes ce mercredi après-midi. Les squatteurs de « La maison du 32 mars » s’étaient installés il y a deux jour sur place. Les policiers affirment que lors de cette opération de police des « projectiles » ont été découverts (mais ne mentionnant du white spirit, peintures et ampoules électriques), rassemblés en vue de la manifestation de jeudi contre la loi El Khomri. Plusieurs dizaines de manifestants s’étaient rassemblés mercredi après-midi devant l’hôtel de police de Toulouse pour apporter leur soutien aux gardés à vue.

L’opération de police à Toulouse

L'opération de police à Toulouse

Une fusillade entre des troupes gouvernementales et des membres présumés de la guérilla maoïste ce matin à 5 heures à Sitio Kabisalan, dans la municipalité de Digdig. C’est lors d’une opération de ratissage anti-guérilla mené par des unités du 3e Bataillon d’Infanterie, de la 702e Brigade, et de la police, que la fusillade a eu lieu. Un présumé guérillero a été tué et un autre capturé.

NPA

NPA

A l’initiative du groupe fasciste français « Génération Identitaire », une manifestation devait avoir lieu ce samedi à Molenbeek, faisant craindre de nouvelles attaques racistes, comme celles qui ont eu lieu dans le centre-ville samedi dernier lors du déplacement de centaines de hooligans d’extrême-droite. Plusieurs rassemblement antifascistes étaient déjà prévus pour empêcher la manifestation fasciste. Le Ministre-Président de la région de Bruxelles-Capitale a fait interdire toute manifestation « en lien avec la marche identitaire », y compris les contre-manifestations donc.

Appel antifa de ce samedi

Appel antifa de ce samedi

La Commission Lutte contre le terrorisme de la Chambre a approuvé mercredi à l’unanimité le projet de loi qui autorise des perquisitions 24 heures sur 24. Les perquisitions sont actuellement interdites entre 21h00 et 05h00. Des exceptions existent déjà, par exemple en cas de flagrant délit ou dans les dossiers de trafic de stupéfiants. Le projet en ajoute une nouvelle pour les infractions terroristes et les cas de banditisme, ou plus exactement l’association de malfaiteurs pour laquelle il existe des indices sérieux de possession d’armes prohibées, d’explosifs ou de substances dangereuses.

La Commission veut aussi la création de banques de données communes aux différents services associés dans la lutte contre le terrorisme, en particulier les services de police, de renseignement et l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (OCAM). L’un des objectifs est la mise sur pied de deux banques de données contenant les renseignements relatifs aux combattants étrangers et aux « vecteurs » de terrorisme, comme l’organisation Sharia4Belgium. Ce genre d’outil existe déjà mais est jugé insuffisamment développé ni structuré. Les données seront conservées pendant 30 ans moyennant une vérification tous les 3 ans de l’utilité de leur conservation. Le dernier volet du projet de loi prévoit l’extension des écoutes téléphoniques au trafic d’armes.

Perquisition à Bruxelles