Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Biswanath Khilla, du village Panasput, participait vendredi à une cérémonie de mariage à Khajaguda, environ un kilomètre de Panasput, quand un groupe de 12 maoïstes ont investis les lieux et sont reparti dans la jungle avec le jeune homme. Ils l’ont produit devant un tribunal populaire qui l’a condamné à mort en tant qu’indicateur de police. Il a été exécuté. Un peu plus tôt, les forces de sécurité ont attaqué un camp de la guérilla dans les collines de Niyamgiri du district de Rayagada. Il y a eu une fusillade, un guérillero a été tué, et les guérilleros ont pu s’échapper dans la jungle. Les policiers ont récupéré quelques armes, matériel et munitions.

Matériel pris à la guérilla dans les collines de Niyamgiri

Matériel pris à la guérilla dans les collines de Niyamgiri

Ce samedi 27 février, 200 personnes ont assisté à Toulouse à la soirée Kurdistan : féminisme et résistance, au cours de laquelle plusieurs centaines d’euros ont été récoltés dans le cadre de la campagne de soutien au Bataillon International de Libération (rojava.xyz). Un représentant de la Maison Franco-Kurde Midi Pyrénées est venu exposé la répression de l’état turc contre les civils kurdes. La porte-parole de l’Union des Femmes Socialistes a également parlé de la situation du Rojava et de la cible qu’il représente pour les états impérialistes. Vous pourrez également retrouver l’intervention de l’OCML-VP, organisateur de la soirée et participant à la campagne de soutien au Bataillon International de Libération sur leur site.


Succès de la soirée de soutien au Rojava

Toulouse/Kurdistan: Succès de la soirée de soutien au Rojava
Succès de la soirée de soutien au Rojava

Des milliers de personnes s’étaient rassemblées dans le parc Kosuyolu, samedi à Diyarbakir pour demander le levée du couvre-feu et un arrêt humanitaire des opérations répressives pendant 24 heures. Après avoir écouté les discours de responsables kurdes, les manifestants se sont mis en mouvement, ce qui a provoqué l’intervention des forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau contre les manifestants, dont certains ont lancé des pierres et des pétards contre les policiers. Au moins dix personnes ont été arrêtées et une personne grièvement blessée durant les affrontements. Des nuages de gaz lacrymogènes ont recouvert le parc, précipitamment abandonné par des manifestants se protégeant le nez et les yeux.

Plusieurs quartiers du district central de Sur sont soumis depuis le 2 décembre à un couvre-feu. L’armée et la police turques ont lancé dans cet entrelacs de ruelles une opération de grande ampleur, qui a fait des dizaines de morts parmi les civils, destinée à reprendre le contrôle de zones entières où des jeunes militants armés du PKK ont érigé des barricades, creusé des tranchées et défié l’Etat en y déclarant l’autonomie.

Ce samedi, dans le parc Kosuyolu à Diyarbakir

Ce samedi, dans le parc Kosuyolu à Diyarbakir

Vendredi, un détachement du groupe de cavalerie mécanisé N°18 engagé dans une opération anti-guérilla est tombé dans un piège tendu par l’ELN. Le détachement patrouillait dans la municipalité de Sarabena (Arauca )lorsque des mines placées par le Front « Domingo Lain Saenz » de la Commission « Ernesto Che Guevara» de ELN ont explosé. Deux militaires ont été tués et quatre autres blessés. En outre, une embarcation de l’armée qui patrouillait sur la rivière Arauca, a été attaqué avec un IED à charge dirigée dans municipalité d’Arauquita. Le navire n’a pas subi de dégât.

Combattants de l’ELN

Combattants de l'ELN

La réaction du gouvernement marocain à la dernière grève générale ne s’est pas fait attendre. Des administrations publiques ont déjà envoyé aux grévistes une «demande d’explication pour une absence injustifiée». C’est la procédure suivie par certaines administrations pour préparer les prélèvements sur le salaire des fonctionnaires, ayant pris part à la grève générale du mercredi 24 février. Le secteur de l’Enseignement, où le mouvement de débrayage a été largement suivi, a constitué la première étape de mise en œuvre de ces mesures arbitraires.

Les transports publiocs restés au dépot lors de la grève à Casablanca

Les transports publiocs restés au dépot lors de la grève à Casablanca

Omar Nayef Zayed, ancien prisonnier politique et militant du FPLP (Front Populaire pour la Libération de la Palestine) a été assassiné ce vendredi matin dans l’ambassade de Palestine à Sofia en Bulgarie (qui a reconnu l’état de Palestine en 1988), vraisemblablement par des agents du Mossad. Né à Jenine, en Cisjordanie occupée, il avait été arrêté à Jérusalem en 1986 et condamné à perpétuité pour une opération contre des colons israéliens (où l’un d’entre eux avait trouvé la mort). En 1990, Omar avait commencé une grève de la faim qui a duré 40 jours. Transféré dans un hôpital de Bethléem il avait réussi à s’évader et à fuir la Palestine avant de voyager clandestinement dans le Moyen-Orient et d’entrer en Bulgarie en 1994 où il s’est marié et a eu trois enfants. Le 17 décembre 2015, les autorités bulgares avaient perquisitionné son domicile afin de l’arrêter et de l’extrader mais Omar a réussi à se réfugier dans l’ambassade de Palestine. Trois mois plus tard, Omar a été retrouvé au sol dans le jardin de l’ambassade, selon les autorités bulgares il aurait été poussé par la fenêtre et serait mort dans l’ambulance alors que la presse palestinienne parle d’une balle dans la tête.

A l’occasion de cette exécution, le FPLP a salué la mémoire du Camarade Omar Nayef Zayed et a dénoncé la responsabilité du Mossad et de l’état sioniste tout en tenant responsable l’Autorité Palestinienne d’avoir failli à protéger Omar.

Omar Nayef Zayed

Omar Nayef Zayed

C’était la cinquième fois que les Péruviens ont manifesté contre l’accord de libre-échange depuis le début des négociations secrètes. Ils sont encore une fois massivement descendus dans les rues de la capitale du pays Lima jeudi pour protester contre le Trans-Pacific Partnership ou TPP, l’accord commercial signé plus tôt qui vise à l’ouverture du marché pour les entreprises transnationales. Vers 17 heures des milliers de personnes ont défilé pacifiquement vers le Congrès , mais plus tard dans la nuit, la police a violemment affrontés les manifestants avec des bâtons, des fusils de chasse et des gaz lacrymogènes. 25 personnes environs ont été arrêtées. Vidéos et photos de brutalités policières ont été publiés sur les médias sociaux.

Affrontements à la manifestation anti-TTP à Lima

Affrontements à la manifestation anti-TTP à Lima

Le gouvernement a mobilisé cette semaine de 250 à 290 policiers pour contrôler la frontière franco-belge, afin de prévenir la formation de campements de migrants et de réfugiés voulant se rendre en Grande-Bretagne comme c’est le cas à Calais. Le nombre de personnes interceptées jeudi par les contrôles instaurés le long de la frontière franco-belge en Flandre occidentale s’élève à 224, alors qu’il était de 102 la veille et de 32 mardi, selon des chiffres fournis vendredi par le ministre de l’Intérieur. Le recours à un hélicoptère a notamment permis d’intercepter un groupe de 40 personnes.

Contrôle à Adinkerke, mercredi

Contrôle à Adinkerke, mercredi

Un détachement du 8e bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale opérant dans les environs d’Impasug-ong (Bukidnon) a été attaqué mardi matin par une trentaine de guérilleros dans une zone boisée à Sitio Tagbakin. La fusillade a été intense. Les guérilleros appartiendraient au Comité 89 de la NPA, dépendant du Comité Central pour Mindanao du Nord.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Mohammed al-Qeeq qui est dans un état de santé critique vient de mettre un terme à la grève de la faim qu’il menait depuis 94 jours contre sa détention administrative (détention qui implique l’absence d’inculpation et de procès). Cette décision fait suite à un accord avec les autorités israéliennes qui ont annoncé que sa détention administrative prendra fin le 21 mai prochain. Jusque là il sera détenu à l’hopital israélien où il pourra recevoir la visite de sa famille. A l’annonce de la fin de sa grève, le journaliste palestinien de 33 ans a pu recevoir la visite de plusieurs leaders palestiniens. Mohammed a dénoncé le fait qu’un prisonnier palestinien doit forcément faire une grève de plus de 60 jours pour attirer l’attention internationale et médiatique.

Mohammed al-Qeeq

Mohammed al-Qeeq