Quatre mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende. C’est la peine prononcée ce lundi par le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) contre deux officiers de gendarmerie pour avoir retenu arbitrairement un syndicaliste lors d’une visite dans l’Allier de Sarkozy, alors président de la République. C’était le 25 novembre 2010, en plein conflit sur la réformes de retraites. Ce jour-là, un syndicaliste de SUD, qui avait eu l’intention de manifester contre la réforme des retraites, avait été interpellé à la sortie de son travail. Il avait été maintenu à la gendarmerie du Mayet-de-Montagne toute une matinée, jusqu’au décollage de l’hélicoptère de Sarkozy.
Un détachement mixte de paramilitaires de la CRPF et de policiers a tenté de mener lundi une opération de contre-guérilla dans une zone forestière proche des villages Halmad et Suimari, dans le district du Singhbhum occidental, où un meeting du PCI(m) avait été renseigné. Ils ont été accueilli par une fusillade nourrie et les guérilleros ont pu s’échapper dans la jungle. Une opération visant non pas le PCI(m), mais le Front populaire de libération de l’Inde (PLFI), a débouché sur la capture dans le district de Gumla (Jharkhand) de 11 guérilleros, dont un commandant de zone. Dix fusils ont également été récupérés sur les lieux de fusillade.
Un ancien prisonnier, Sushil Roy, alias le « camarade Som », membre du bureau politique du PCI(m), est mort aujourd’hui mercredi à la suite d’une longue maladie. Il avait 78 ans et avait été emprisonné de longues années. Il était membre du PCI (alors unique) depuis 1963, était devenu membre du PCI(maoïste) et avait été arrêté en 2005. Il avait été détenu dans plusieurs prison et avait bénéficié d’une grâce médicale lorsqu’il est apparu qu’il lui restait moins d’un an à vivre.
Inde: Opérations de contre-guérilla et mort d’un dirigeant maoïste
La crise économique et sociale touche les prisons grecques de plusieurs manières: d’abord parce que les licenciements massifs et la suppression des budgets sociaux poussent un nombre de plus en plus important de Grecs et d’immigrés dans la marginalité, ensuite parce que les coupes budgétaires rendent la vie des prisonniers de plus en plus misérables (surpopulation, alimentation insuffisante, absence de soin médicaux, etc.), et enfin parce que la résistance a grandement augmenté le nombre des révolutionnaires emprisonnés.
Le cycle oppression/résistance/répression a connu une nouvelle escalade avec une réforme des prisons qui prévoit un régime de détention d’isolement pour les prisonniers politiques et les prisonniers qui se sont rebellés dans les prisons. Ils n’auront pas le droit aux congés pénitentiaires, leurs visites sont limités. Un complexe de cellules d’isolement est aménagées dans la prison de Domokos, d’autres seront ensuite construits dans d’autres prisons. Cette nouvelle étape de la répression a engendré une nouvelle résistance. Les prisonniers luttent contre ce régime d’isolement par des manifestations, des émeutes, et des grèves de la faim. La solidarité internationale se développe avec eux et une initiative a eu lieu aujourd’hui à Bruxelles dans ce cadre.
Suite à la manifestation de Nantes du 22 février, une première vague d’arrestations a eu lieu fin mars : 9 personnes sont interpellées à leur domicile sur la base de photos. Suite à ce coup de filet, une personne est condamnée à un an de prison ferme à Carquefou. Une autre des personnes sera jugée le 19 juin. Depuis, une nouvelle personne a été arrêtée à Paris. Suite à un contrôle de police, elle est interpellée et transférée à Nantes. Elle ne déclare rien lors de sa garde-à-vue et refuse la comparution immédiate. Conséquence : un séjour à la prison de Carquefou jusqu’à son procès, le 27 juin, à Nantes. Les chefs d’inculpation retenus sont dégradations et violence contre agent.
Mardi 27 mai, une autre personne est interpellée en pleine rue par des policiers en civil. À nouveau, elle est transférée à Nantes au motif de sa participation à la manifestation du 22 février. Elle aussi refuse la comparution immédiate. En attendant la date de son procès, le 19 juin, elle est soumise à un contrôle judiciaire. Chefs d’inculpations retenus sont dégradations avec circonstances aggravantes, participation à un attroupement armé, refus d’ADN et refus de signalétique.
Un groupe de sénateurs démocrates vient de déposer un projet de loi pour sauver la « neutralité du net » ce principe garantissant une égalité de traitement entre tous les acteurs du web. Celui-ci est menacé par un nouveau cadre réglementaire, en discussions au sein de la Federal Communications Commission (FCC), l’administration US qui a autorité sur les télécoms. Ces dernières semaines, plus de 120.000 personnes ont participé au débat public ouvert par la FCC, en majorité pour le maintient de cette neutralité.
Ce projet de loi vise à interdire la création de « voies rapides », qui permettraient aux opérateurs de facturer une vitesse de connexion plus élevée aux sites et services, notamment ceux qui consomment beaucoup de bande passante (ce qui amène également des grosses sociétés comme Google, YouTube ou Amazon à faire du lobby contre ce projet). Ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas payer devront se contenter d’un débit plus lent. Mais le parti républicain, qui contrôle la Chambre des représentants, estime que l’administration n’a pas à se mêler de ce dossier, et refuse d’accroître le contrôle de la FCC sur les opérateurs. Début janvier, un tribunal américain avait jugé que la FCC ne possédait pas l’autorité pour leur imposer de respecter la neutralité du net.
Les douaniers disposent depuis septembre 2013 de ces scanners mobiles ANPR (Reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation), qui enregistrent tous les véhicules et comparent les numéros avec une base de données. Si le véhicule est en infraction (amende non payée, défaut de contrôle technique…), un voyant s’allume et la douane procède à l’interception. Du 1er janvier à la mi-juin, 35.555 véhicules ont ainsi été scannés.
Belgique: 35.000 véhicules scannés par la douane depuis janvier
Cinq personnes ont été arrêtées ce mardi pour avoir fourni un soutien logistique à la guérilla maoïste dans le district de Sambalpur (Odisha). La police les accuse d’être venues venus sur le marché de Rairakhol pour acheter des fournitures (chaussures, médicaments). Les policiers ont saisi ces articles, de l’argent et des publications maoïstes.
Les travailleurs de la Générale des carrières et des mines (Gécamines) à Kolwezi (Katanga) ont déclenché leur mouvement de grève hier lundi. Les grévistes ont bloqué aujourd’hui dans la matinée, la circulation sur la Nationale n°39, reliant la ville de Kolwezi à celle de Dilolo (Katanga) pour réclamer trois mois de salaire. Ils ont fini par être dispersés quelques heures après par la police nationale. Ils sont ensuite allés barricader l’entrée des bureaux de leur entreprise, tandis que leurs ont manifesté devant le bâtiment de leur l’hôpital.
RD du Congo: La police lève les barrages des ouvriers de la Gecamine
Un manifestant tué, une centaine de Palestiniens arrêtés dont des députés et anciens ministres, une province entière (al-Khalil) placée sous régime militaire, des villages encerclés, bombardements sur Gaza, blindés hélicoptères et plus de 10.000 militaires en action dans la province, fermeture de toutes les les routes, des centaines de maisons perquisitionnées, c’est le bilan de l’action de l’occupant israélien depuis la disparition jeudi soir de trois colons réservistes de l’armée aux abords de la colonie Gush Atzion.
Les colons sionistes sont également déchaînés: des agressions commises sur des citoyens palestiniens un peu partout en Cisjordanie ou dans la ville d’al-Quds, la multiplication des incursions dans la mosquée al-Aqsa sous la direction des députés et des rabbins. Les autorités israéliennes restent incapable d’expliquer la disparition des colons (enlevés dans une zone ne relevant pas de l’Autorité palestinienne mais de l’armée israélienne). Trois jours et quatre nuits après ces disparitions, les autorités ne savent pas s’ils sont en Cisjordanie, dans la province d’al-Khalil, ou ailleurs, s’ils ont été enlevés, même pas s’ils sont morts ou vivants (ils ont même profané les cimetières dans leurs recherches).
En face, les Palestiniens jubilent. Ils ne savent pas s’il s’agit d’une opération d’enlèvement des colons pour les échanger contre les prisonniers, mais ils l’espèrent. Ils refusent d’aider l’occupant : ils ont effacé les bandes enregistrées des caméras placées dans la ville d’al-Khalil pour que l’occupant ne puisse pas s’en servir, les médias palestiniens ont lancé des appels demandant à tous d’éviter de « trop parler » ou d’échanger des renseignements, mêmes futiles, sur les réseaux sociaux.
Une patrouille du 26e bataillon d’infanterie est tombée hier matin sous le feu d’une dizaine de combattants de la NPA dans le village de Mt. Ararat (province d’Agusan del Sur). Deux soldats ont été blessés et ont rapidement été évacué vers un hôpital local. Une opération de poursuite a été engagée par l’armée.