Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Le gouvernement du Bengale occidental a introduit une demande de subvention au gouvernement central pour moderniser les commissariats et améliorer l’infrastructure dans trois districts actuellement sous contrôle maoïste. Ce dernier vient en effet de lancer un plan destiner à soutenir les autorités des régions touchées par la guérilla. Jusqu’à présent, le gouvernement a financé la modernisation de 400 postes de police dans 83 districts. Au Bengale occidental, 18 commissariats ont été désignés pour bénéficier de ce financement. selon le ministre de l’état, l’argent ne sera pas uniquement destiné au développement de l’infrastructure. Des armes à feu perfectionnées et des équipements seront également achetés. Dans le cadre d’un autre projet financier lancé en 2006 par le gouvernement central en vue de développer les postes de police, les avant-postes militaires et les camps dans les états concernés par la contre-guérilla, le gouvernement du Bengale occidental vient d’introduire une seconde demande financière. Cet argent sera destiné à construire des routes, à fortifier les prison et à construire de nouveaux camps policiers. 120 millions de roupies (environ 2 millions d’euro) ont été accordé à l’état du Bengale occidental à ces fins.

En octobre 2003, une vague de protestation populaire avait déferlé sur la ville d’El Alto, à proximité de La Paz. Des milliers de personnes s’étaient rassemblées pour protester contre l’exportation du gaz bolivien vers les Etats-Unis au départ des ports chiliens. Les autorités avaient fait feu sur la foule réunie devant le siège du gouvernement, tuant 65 personnes. Plus de 500 manifestants avaient également été blessés. Le verdict du procès fleuve (il avait commencé en 2009) des anciens ministres et officiers de l’époque a été rendu hier. Les quatre généraux ont été condamnés à des peines de dix à quinze ans de prison ferme. Les deux ministres écopent quant à eux d’une peine de trois ans d’emprisonnement chacun, pour complicité dans la répression sanglante menée par les forces armées.

Peu après le levé du soleil, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de nombreuses villes d u pays pour exiger la chute du gouvernement syrien. Depuis la mi-mars, le mouvement de contestation enfle, et la répression par les autorités suit la même courbe. Selon certains observateurs, plus de 2200 personnes seraient décédées en Syrie au cours de ces cinq derniers mois. Et ce matin, le scénario s’set une nouvelle fois répété. Les forces de sécurité ont tiré dans les différends rassemblements, faisant au moins sept morts. De nombreuses personnes ont également été blessées au cours de ces opérations de dispersion. Hier, les forces de sécurité ont également conduit de nombreux raids dans plusieurs villes, faisant 17 morts et des douzaines de blessés. Par ailleurs, les forces de sécurité se sont également déployées autour de la ville de Homs (un des berceau du mouvement). Au cours de leur manoeuvre d’encerclement, elles y ont coupé les télécommunications alors que de nombreux appels à la manifestation avaient été lancés via les réseaux sociaux.

Comme elles l’avaient annoncé en milieu de semaine dernière, les autorités turques ont poursuivi leurs raids contre les bases du PKK dans le nord de l’Irak. Lundi, l’armée a publié un communiqué dans lequel elle expose le bilan de cette deuxième phase offensive, qui a duré quatre jours, entre les 25 et 28 août. Les forces aériennes ont effectué avec succès 21 sorties au cours desquelles elles ont pu atteindre des cibles du PKK. 38 cibles ont également été intensément bombardées par l’artillerie en coordination avec l’opération aérienne. Elle affirme qu’environ 160 guérilleros ont été tués au cours de ces attaques. Ceux-ci viennent s’ajouter au cent guérilleros déjà décédés au cours de la première phase entre les 17 et 22 août. L’armée déclare avoir également blessé une centaine de combattants. Le communiqué conclu en affirmant que l’armée surveille étroitement le PKK et que les opérations aériennes et terrestres vont se poursuivre.

Turquie/Kurdistan/Irak: Deuxième phase de raids

A la mi-juillet, Silvia a été, comme ses deux co-accusés, reconnue coupable d’actes préparatoires dans l’exécution d’un incendie intentionnel ainsi que de transport et de dissimulation d’explosifs. Tous trois ont été condamnés à des peines de prison ferme. Jusqu’à présent incarcérée à la prison de Bienne, Silvia vient d’être transférée. Il est également plus que probable que Costa et Billy, respectivement incarcéré à Berne et à Thun, soient déplacés dans les jours qui viennent. La nouvelle adresse de Silvia est la suivante:

– Silvia Guerini
– Bezirksgefängnis Zürich
– Posfach 1266
– CH – 8026 Zürich

Quelques cinquante personnes s’étaient donné rendez-vous samedi devant la VUB à Bruxelles pour rejoindre, en vélo ou en courant, le parc du Cinquentenaire en soutien avec les étudiants chiliens qui courent depuis plus de 70 jours en direction de Santiago afin d’exiger une réforme de l’éducation. 300 personnes attendaient les cyclistes et jogguers et c’est ensemble qu’ils se sont rendus devant l’ambassade du Chili. Il y a été rappelé la lutte menée depuis plus de quatre mois par les étudiants chiliens (de plus en plus rejoint par la population) et la répression grandissante à laquelle ils font face. Une délégation de notre Secours Rouge a pris part au cortège.

Manifestation en vélo pour le Chili

Manifestation en vélo pour le Chili

Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont débuté une longue marche vers la frontière avec l’Irak depuis seize villes kurdes, dont Diyarbakir, Kars, Batman,… Dimanche, cette grande marche pour former un bouclier humain dans le but d’obtenir l’arrêt des opérations militaires turques contre le PKK et les villages kurdes a été arrêtée par les forces de la gendarmerie. Au son de slogans pro-PKK, les manifestants ont tenté de forcer le passage, les gendarmes ont répliqué à coups de jets de gaz lacrymogènes. Lors de l’affrontement, un membre du parti pro-kurde Peace and Democracy a été grièvement blessé par une canette de gaz lancée par un gendarme. Il est décédé à l’hôpital en fin de journée.

Politicien kurde tué par la police

Politicien kurde tué par la police

Samedi, un IED a explosé au passage d’un convoi militaire sur un nouveau tronçon de route dans le district de Semdinli (sud-est de la Turquie). Trois soldats ont été tués et trois autres blessés dans l’explosion. Par ailleurs, les forces de gendarmerie ont surpris deux guérilleros du PKK alors qu’ils étaient en train d’installer un IED le long d’une route dans la même région. Une fusillade a éclaté lorsqu’elles sont intervenues, et les deux guérilleros ont été abattus. Toujours hier, une brigade de combattants du PKK a pris d’assaut un poste de sécurité situé à proximité de la ville de Midyat. Un des gardes a été tué dans l’attaque, et trois autres ont été blessés.

Depuis près de quinze jours, un militant anti-corruption mène une grève de la faim dans le cadre d’une campagne pour un projet de loi visant à limiter les fraudes. Son action fait s’élever diverses voix de tous bords et a entraîné un mouvement de soutien violemment réprimé par les forces de l’ordre au premier jour de celle-ci (plus de 1300 personnes avaient été interpellées à New Delhi). L’auteur et militante Arundhati Roy a eu l’occasion d’exprimer son point de vue sur la situation dans le quotidien The Hindu du 21 août dernier. Elle dénonce notamment ce nouveau mouvement comme étant un mouvement moraliste gandhien dirigé par les éléments privilégiés de la population et suivi par les mieux lotis à l’opposé de l’armée populaire qui mène la lutte armée avec le soutien des plus pauvres.

Je préfère ne pas être Anna – format pdf

Dans le cadre du projet européen ADDPRIV consacré à la vidéo-surveillance, des chercheurs de l’université de Kingston sont actuellement en train de développer un système de caméras CCTV (closed-circuit television) ‘intelligentes’. Ce dernier utilise une intelligence artificielle afin de reconnaître certains types de comportements spécifiques et est capable de suivre une personne sur de multiples caméras. Le fonctionnement est le suivant: un ordinateur apprend à reconnaître certains comportements qualifiés de ‘événements détonateurs’. Lorsqu’un événement de ce genre est repéré par l’ordinateur, le logiciel rassemble les séquences vidéo d’avant et d’après l’incident pour enregistrer l’historique complet des mouvements de la personne suivie. Par exemple, si une vitre est brisée en ville, le système pourra remonter pour trouver qui l’a cassée, et ensuite retracer ses pas afin de trouver quand et où il est entré en ville. Il pourra également découvrir où la personne est partie après avoir agi. Et au final, reconstituer tout le parcours de cette dernière.

Caméras CCTV

Caméras CCTV