Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Après la manifestation de plusieurs milliers de personnes hier, à Paris, qui a été chargé par la police (voir ici), plusieurs autres manifestations ont été interdites pour ce vendredi. A Toulouse, malgré l’interdiction et l’annulation par les organisateurs de la manifestation pro-palestinienne à Toulouse, un rassemblement s’est tenu qui a été dispersées par des gendarmes mobiles à l’aide de gaz lacrymogènes. A Saint-Nazaire, des manifestants se sont rendue au point de rassemblement quadrillé par un dispositif policier; deux d’entre elles ont été verbalisées pour « participation à une manifestation interdite ». La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a saisi le parquet après le maintien de deux manifestations pro-palestiniennes ce mardi (photo) et ce mercredi à Marseille qui étaient interdites. Mercredi, un organisateur et une manifestante avaient été arrêtés. Malgré les interdictions, d’autres manifestations ont eu lieu comme à Rennes, à Bordeaux ou à Lille, où il y a eu dix interpellations pour « rébellion » et « refus de se disperser ».

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Ray Masot Zambrano, un cadre maoïste recherché pour plus d’une douzaine d’affaires par différents tribunaux de Soccsksargen, a été tué lors mardi  à Barangay Obial (Kalamansig). Ce sont les militaires de la 603e brigade d’infanterie qui ont tué Ray Masot Zambrano. Un autre membre présumé de la Nouvelle armée populaire (NPA) a été tué vendredi matin dans les montagnes de Buneg (Lacub, Abra). L’homme, dont l’identité n’a pas encore été établie, a été tué par un détachement du 77e bataillon d’infanterie.

 

Les machinistes grévistes du dépôt de Bus de Montesson sont dans leur cinquième semaine de grève. Une grève reconduite chaque semaine, avec 90% de grévistes, qui a contraint la direction de Keolis a fermé complètement le dépôt depuis le 11 septembre. Jusqu’à présent, Keolis refuse répondre aux revendications des grévistes, qui réclament le retour d’une prime d’intéressement supprimée lors de l’arrivée de l’entreprise en janvier 2022, ainsi que le paiement des jours de grève et de meilleures conditions de travail. Keolis a décidé vendredi dernier d’assigner en justice une dizaine de salariés sur les 80 en grève, espérant que le tribunal leur donne le feu vert pour les expulser du piquet de grève. Un rassemblement s’est donc tenu hier jeudi devant le tribunal de Versailles en solidarité avec les grévistes (photo). A l’audience, l’avocat de Keolis a demandé une astreinte financière de 1000 euros par jour et par occupant. Décision lundi 16 octobre.

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Une vague d’interdiction et de répression de la solidarité avec la Palestine traverse l’Europe depuis l’offensive du Hamas contre Israël : interdiction de Samidoun en Allemagne et interdiction de rassemblement et de manifestations en France, comme à Nantes ou à Toulouse. Au Royaume-Unis, la ministre de l’intérieur, suella Braveman, a décrété qu’arborer un drappeau palestinien serait considéré par la police comme une « offense criminelle ». Face à cette pression, par pusillanimité ou par opportunisme, plusieurs forces de gauche se sont désolidarisées de la Palestine ou des forces soutenant la résistance palestinienne.

EDIT: A Paris, malgré l’interdiction, des milliers de manifestants se sont rassemblés en soutien à la Palestine place de la République. La police est intervenue en lançant des grenades lacrymogènes et en utilisant une autopompe contre les manifestants qui ont lancé des projectiles et ont dressé des barricades. Il y a eu une dizaine d’interpellations.

 

Manal al-Gafiri, une lycéenne vivant en Arabie saoudite, a été condamnée, en août, à dix-huit ans de prison pouvoir avoir tweeté son soutien à des prisonniers politiques. Cette peine est un nouvel exemple de la sévérité de la justice saoudienne envers les critiques publiques émises contre le pouvoir en place. Elle fait écho à la peine de mort prononcée en août contre Mohammed al-Ghamdi (photo), professeur à la retraite, qui avait dénoncé la corruption et des violations de droits de l’Homme sur les réseaux sociaux. Mohammed al-Ghamdi a été jugé en juillet par la Cour pénale spécialisée, une juridiction établie en 2008 pour traiter les affaires liées au terrorisme, mais aussi largement utilisée pour juger des dissidents politiques.

Des ouvriers du bâtiment travaillant sur le site de construction de la Finance Central Bank, affilié au Limak Holding, ont protesté en bloquant l’entrée du site de construction parce qu’ils n’ont pas pu recevoir d’indemnités de licenciement et d’heures supplémentaires. La manifestation était organisée par le Syndicat des travailleurs de la construction (İnşaat İş), Devrimci Yapı, le Syndicat de la construction et des routes (Dev Yapı İş) a été attaquée par des gardes de sécurité privés sur le site de construction. La police est ensuite intervenue et a maltraité, traîné sur le sol et mis en détention six travailleurs ainsi que le secrétaire général de Dev Yapı İş, Nihat Demir, et le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la construction, Yunus Özgür.

Le 19 octobre, au Tribunal d’application des peines de Rome, aura lieu une audience concernant l’enfermement d’Alfredo en régime 41-bis. L’État, par le biais du parquet de Turin, a demandé à plusieurs reprises sa condamnation à l’emprisonnement à perpétuité avec période de sûreté illimitée. La Cour de Cassation avait émis en juillet 2022 une condamnation contre Alfredo pour un « attentat-massacre »… sans victime. Quelques mois auparavant, Alfredo Cospito avait été transféré du régime Haute sécurité à celui 41-bis, car coupable d’entretenir des rapports avec des journaux anarchistes. Le verdict de la Cour constitutionnelle du 18 avril, suivi le lendemain de la suspension de la grève de la faim d’Alfredo, a évité une condamnation à la perpétuité avec période de sûreté illimitée, ce qui était un des objectifs de la mobilisation. Pour atteindre le second objectif, la levée du 41bis, un rassemblement solidaire aura lieu à Rome jeudi 19 octobre, via Triboniano, à 9 heures.

Comme tous les ans, une marche pour la Journée de la résistance indigène a eu lieu dans les rues de Santiago. Différents groupes sont arrivés hier matin sur la place Baquedano pour exiger la libération des prisonniers politiques mapuches. Sous le slogan « Ñielay ke malal taiñ weixan », « il n’y a pas de limites à notre résistance », les manifestants ont dénoncé la loi d’usurpation, la militarisation de la Macrozone Sud, les entreprises forestières et tous les projets extractivistes du territoire mapuche. Il y a eu plusieurs affrontements entre les manifestants et les carabiniers. Quatre manifestants ont été arrêtés.