Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Ce mardi 18 décembre, le Secours Rouge/APAPC avait prévu d’investir le palais de justice de Lille avec des militants de l’Union des Jeunes Progressistes Arabes de Paris

Il s’agissait de revendiquer la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais détenu en France depuis 24 ans en raison du comportement de larbins des magistrats français envers le gouvernement américain. Les autorités US étaient partie civile dans le procès de Georges Ibrahim Abdallah et font pression empêcher toute libération conditionnelle.

A 8h30, deux voitures banalisées de la police belge ont coincé la voiture de notre camarade “Ramon”, qui devait conduire le groupe de participants belges de Bruxelles à Lille. Il a été embarqué dans une voiture banalisée tandis qu’un policier se mettait au volant de sa voiture. Les policiers ont saisi le texte de l’opération et le téléphone privé du camarade qui a été tout d’abord conduit au 211, rue du Noyer, où se trouve le service d’identification judiciaire et le service spécialisé dans le traitement des enregistrements (filtrages, identifications des voix, etc). Sans un interrogatoire, sans une question, les policiers ont bloqué notre camarade dans ces locaux. Ils n’étaient attentifs qu’aux appels téléphoniques qui lui étaient faits.

Il a ensuite été transféré à la Tour de la police (ex-Tour Botanique), square Victoria Regina.

A 17h30, après neuf heures de détention, notre camarade a retrouvé la liberté, son téléphone et ses clés de voiture, sans autre explication que la demande venait “de Paris”.

Bien entendu, cette intervention a empêché l’action prévue à Lille d’être menée à bien, ce qui était très probablement le but de la manoeuvre.

Quelques réflexions

1° Il est évident qu’un manque de discrétion a été à l’origine de cette opération policière préventive. Le fait que la demande d’intervention soit venue de France (et c’est davantage le genre de la police française que celui de la section politique de la police belge) n’implique pas que les fuites aient été commises en France. Elles peuvent avoir eu lieu ici, avoir été communiquées par la police belge à la police française, et ensuite avoir provoqué la décision politique que constitue la demande d’intervention.

2° On peut supposer que la police n’avait pas l’information complète, sans quoi la police française aurait pu elle-même intervenir préventivement à la frontière ou à Lille. Il est même probable que les autorités françaises aient surestimé l’ampleur de l’action projetée. Encore une fois, il faut en tirer une leçon de prudence: les conversations “à demi-mot” peuvent ne pas complètement renseigner la police, elles suffisent à lui mettre la puce à l’oreille. Et puis plusieurs informations partielles peuvent constituer une information suffisamment complète.

3° Cette intervention préventive montre que les autorités françaises voulaient éviter que les militants du Secours Rouge et de l’UJPA ne perturbent le train-train de la justice bourgeoise, à l’heure où celle-ci se radicalise contre les mouvements populaires et sociaux. Les autorités françaises voulaient éviter tout tapage autour de la situation de Georges Ibrahim Abdallah. Elles nous ont fait l’honneur de considérer que nos projets sont une gêne pour leurs petits trafics. C’est un puissant encouragement pour continuer et amplifier nos activités, et pour les concevoir de telle sorte qu’une telle intervention policière préventive ne puisse à l’avenir les empêcher.

La solidarité est une arme!

Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah!

Secours Rouge/APAPC – Bruxelles, mardi 18 décembre 2007

Rassemblement pour Georges Ibrahim Abdallah

Le Secours Rouge a participé au rassemblement organisé par Solidarité-Liberté devant l’ambassade de France pour revendiquer la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

Rassemblement pour Georges Ibrahim Abdallah

Communiqué de NLPF:

Ce jeudi 6 décembre, la cour d’Appel de Paris n’a pas rejeté l’aménagement de peine accordé à Jann-Marc Rouillan le 26 septembre 2007 par la cour d’application des peines de Paris. Il devrait se retrouver le 17 décembre à Marseille. Après bientôt 21 ans d’emprisonnement, c’est, pour Jann-Marc Rouillan, un premier pas vers la liberté et le collectif ‘Ne Laissons Pas Faire’ s’en réjouit.

Mais un aménagement de peine n’est pas la liberté. Comme pour Nathalie Ménigon, qui a obtenu une décision similaire appliquée à partir du 2 août 2007, Jean-Marc Rouillan devra rester en semi-détention, avec obligation de travailler la journée et de retourner en prison, en règle générale, le soir et le week-end. Il s’agit cependant d’une victoire pour les militants d’Action Directe qui sortent sans reniement. Joëlle Aubron, Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan ont toujours été fidèles à leurs engagements politiques anti-impérialistes et anticapitalistes et sont restés solidaires durant toutes ces années d’enfermement souvent dans des conditions extrêmes.

Georges Cipriani a déposé une demande de libération conditionnelle en novembre 2007. Cette demande devrait être examinée dans les 6 mois à venir et rien ne saurait justifier un refus. Régis Schleicher, quant à lui, arrêté en 1984, est dans sa 24ème année de prison! Il pourra déposer une demande de libération au début de l’année 2008 et comme pour Georges Cipriani, un refus de la part de la justice serait inacceptable.

NOUS CONTINUONS A NOUS MOBILISER POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS D’ACTION DIRECTE!

Paris le 6 décembre 2007

Communiqué de presse de NLPF:

Georges Cipriani, militant révolutionnaire d’Action Directe, est incarcéré depuis plus de 20 ans. Condamné à perpétuité avec ses camarades Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan pour des actions revendiquées par leur organisation, il a terminé en février 2005 la peine de sûreté de 18 ans assortie à sa condamnation. Il est donc libérable. Hospitalisé jadis pour des troubles causés par des années d’isolement carcéral, il est depuis plusieurs années totalement rétabli. Il a même entrepris des études supérieures et passé avec succès plusieurs examens. L’information fréquemment reprise par certains médias affirmant qu’il souffre de troubles psychiatriques est fausse. Soit il s’agit d’une erreur résultant de la reprise d’une information vieille de plusieurs années et nous demandons aux journalistes qui la commettent de ne plus la reproduire, soit il s’agit d’un acte délibéré s’inscrivant dans une campagne de dénigrement des militants d’Action Directe et nous dénonçons avec force cette campagne. Depuis plus de 20 ans, Georges résiste aux années d’incarcération dans des conditions particulièrement dures et c’est en toute conscience, sans reniement et solidairement avec ses camarades, qu’il reste fidèle à son engagement politique.

Paris le 19 octobre 2007 – Collectif ‘Ne laissons pas faire’!

Des membres et des sympatisants du Secours Rouge/APAPC accrochent des banderolles appelant à la libération de Georges Ibrahim Abdallah à des ponts et des passerelles surplombants le périphérique de Paris, puis participent à la manifestation surprise devant le palais de justice de Paris.

Banderole pour GI Abdallah

Banderole pour GI Abdallah

Banderole pour GI Abdallah

Manifestation pour GI Abdallah

Manifestation pour GI Abdallah

Banderole pour GI Abdallah
Banderole pour GI Abdallah
Banderole pour GI Abdallah
Manifestation pour GI Abdallah
Manifestation pour GI Abdallah
Accrochage de banderolles et manifestation surprise à Paris

Hommage à Joëlle Aubron

Marche en hommage à Joëlle Aubron

Hommage à Joëlle Aubron

Une délégation du Secours Rouge/APAPC participe à la manifestation d’hommage à Joëlle Aubron organisée au cimetière du Père Lachaise, à Paris, devant le Mur des fédérés, puis, dans la soirée, au centre La Belle Etoile.

Compte rendu de la journée d’hommage

Hommage à Joëlle Aubron
Marche en hommage à Joëlle Aubron
Hommage à Joëlle Aubron

Aujourd’hui, 19 juillet, la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris a décidé que Nathalie Ménigon, militante d’Action Directe, pouvait bénéficier d’un aménagement de peine. Elle devrait quitter le centre de détention de Bapaume le 2 août. La cour a donc enfin accordé une semi-liberté à Nathalie, plus de deux ans après la fin de sa peine de sûreté. Nulle faiblesse ou complaisance dans cette décision pourtant, puisque cet aménagement de peine, ‘ouvrant sur une possibilité de libération conditionnelle’, est accordé à des conditions très restrictives pour Nathalie:

➔ Elle sera en fait transférée dans une prison proche de son lieu de travail et, du lundi au vendredi, elle devra réintégrer chaque soir sa cellule, l’horaire de retour étant à respecter impérativement, sinon elle sera considérée comme évadée. Le week-end devra être passé en détention, sauf en cas de permission de sortie accordée au coup par coup.

➔ Elle devra respecter une interdiction absolue de toute expression publique (orale, presse, livre…), une condition qui supprime donc les possibilités de s’exprimer dont elle pouvait encore paradoxalement user jusqu’à maintenant, notamment en soutien à ses camarades empri-sonnés.

Le Collectif ‘Ne laissons pas faire!’ prend acte avec satisfaction de la décision rendue aujourd’hui. Il tient à rappeler que les militants d’Action Directe ont mené leur combat ensemble, qu’ils ont été condamné ensemble et qu’ils ont tous subi, durant des années, les mêmes conditions d’incarcération particulièrement dures. Ils ont résisté collectivement pendant plus de vingt ans à l’anéantissement et au chantage au reniement. La justice n’a d’ailleurs jamais voulu dissocier leurs cas, et ils ont été condamnés collectivement. La libération conditionnelle devra donc être appliquée également à chacun d’entre eux, la prochaine échéance étant la mi-septembre pour Jean-Marc Rouillan.

Le Collectif ‘Ne laissons pas faire!’ – Le 19 juillet 2007

7374e jour de détention… Liberté pour les militant-e-s d’Action Directe!

En cette journée internationale de lutte des travailleurs, n’oublions pas les militants d’Action Directe, enfermés depuis plus de vingt ans pour avoir combattu par les armes la violence capitaliste et impérialiste. Vingt années pendant lesquelles, après avoir été jugés par des tribunaux d’exception, ils ont subi des conditions d’incarcération particulièrement dures. Mais vingt années d’emprisonnement qui ont aussi été VINGT ANNEES DE RESISTANCE, VINGT ANNEES DE COMBATS. Aujourd’hui, toujours dans le camp du peuple, ils résistent encore, collectivement. Et l’image de ‘terroristes sans légitimité’ qu’on leur avait jusqu’ici collée n’est plus crédible.

L’acharnement de l’Etat n’est pas un vain mot: il exige de ces militants révolutionnaires qu’ils se ‘repentent’, à défaut de quoi ils continueront à subir les lois d’exception. Bien que désormais tous libérables, car ils ont accompli leurs peines incompressibles, la justice a jusqu’à présent rejeté leurs demandes de libération conditionnelle. L’Etat s’est même doté de nouvelles lois spéciales durcissant la procédure et continue à user du chantage ‘reniement contre libération’.

Le 2 avril, s’est tenue l’audience – par visioconférence – d’une nouvelle demande de libération conditionnelle pour Nathalie Ménigon. Le Tribunal d’application des peines de Paris (juridiction spéciale) devait rendre le 25 avril son jugement, mais il a choisi de différer sa décision au 10 mai, après le deuxième tour de l’élection présidentielle. Le juge de cette cour spéciale ‘compétente en matière de terrorisme’ est-il si peu indépendant du pouvoir politique qu’il attend les ordres de ses éventuels nouveaux maîtres? Le dossier de Nathalie répond pourtant à toutes les exigences légales.

La situation, à la veille du second tour, reste lourde de dangers. Les appels à la ‘valeur travail’, à l’ordre et au nationalisme des deux candidats laissent présager une poursuite de la politique de régression sociale exigée par le Medef et l’UE, une poursuite de la politique répressive à l’encontre des jeunes des quartiers, des chômeurs et des sans-papiers, une poursuite de la politique impérialiste en Afrique, en Afghanistan et ailleurs. Nous resterons mobilisés pour affronter un nouveau ‘coup à droite’ réactionnaire du pouvoir issu des urnes et pour que les prisonniers politiques révolutionnaires, véritables otages de la bourgeoisie, ne soient pas parmi les premiers à en faire les frais. Nous exigerons encore que le militant communiste libanais des FARL, Georges Abdallah, emprisonné en France depuis 1984, libérable depuis 1999, puisse retourner dans son pays, libre.

Avec les 6500 signataires de la pétition pour la libération des militant-e-s d’Action Directe, continuons et renforçons la lutte pour arracher nos camarades à la machine à détruire! Georges Cipriani, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher ainsi que Georges Abdallah doivent être libéré-e-s!

Rassemblement devant la direction de l’Administration pénitentiaire (carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard, métro Hôtel-de-Ville) jeudi 10 mai, à 18h (le jour de la décision du TAP pour la libération conditionnelle de Nathalie)

1er mai 2007 – Collectif ‘Ne laissons pas faire!’

Manifestation à Bapaume pour Action Directe

Le Secours Rouge/APAPC participe à la traditionnelle manifestation devant la prison de Bapaume. Il y apporte sa banderolle avec le portrait des camarades et trace en grande lettre d’étamine rouge FREE NAT (Nathalie Ménigon) sur le flanc de la colline qui surplombe la prison.

Manifestation à Bapaume pour Action Directe