Cela fait aujourd’hui 47 jours que les enseignants de Rio mènent un vaste mouvement de grève. Ils s’opposent à la récente proposition salariale du maire de la ville dont le vote devait avoir lieu hier à l’hôtel de ville. Ils dénoncent le fait que celle-ci ne rencontre pas l’ensemble de leurs revendications et demandent son retrait avant de recommencer de nouvelles négociations. Dans l’après-midi d’hier, les grévistes s’étaient réunis devant le bâtiment. Lorsqu’ils ont tenté d’y pénétrer afin de faire entendre leur voix lors du vote, la police est intervenue pour les en empêcher en utilisant des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des projectiles en caoutchouc. Plus tôt dans la journée, elle était déjà intervenue de la même manière pour tenter de disperser le rassemblement des grévistes.

Gaz lacrymogènes contre enseignants à Rio

De violents affrontements ont opposé des mineurs en grève et des policiers sur l’autoroute entre Athènes et Lamia. Les ouvriers de la Larco General Mining and Metallurgical Company manifestaient le long de la route. La circulation y a été interrompue quelques minutes au moment des discours des leaders syndicaux. C’est alors que les ouvriers ont tenté de briser le cordon policier qui les encerclait. En réponse, les forces de l’ordre ont fait usage de grenades incapacitantes et de gaz lacrymogènes, blessant de nombreux grévistes. Sept d’entre eux ont en outre été interpellés.

Affrontements grévistes vs policiers en Grèce

Lundi, la police a arrêté deux ouvriers de la société Suez Steel. Tous deux sont accusés d’avoir incité leurs collègues à mener des actions de grève. Suite à ces arrestations, les ouvriers en grève ont tenté de bloquer la route principale entre Suez et Ain Al-Sokhna mais l’armée est rapidement intervenue pour les en empêcher et reprendre le contrôle autour de l’usine. Les deux ouvriers faisaient partie d’un groupe de quinze personnes que la compagnie accusent d’être à l’origine du mouvement de protestation. Cela fait maintenant plus de trois semaine que les travailleurs de l’usine située dans la zone industrielle Al-Ataqa à Suez sont en grève. Ils exigent une augmentation de leurs primes et indemnités. Suez Steel est une société privée qui emploie 2200 ouvriers contractuels et 2000 intérimaires. La semaine dernière, la direction a menacé de réduire ses effectifs en réponse à la grève, mettant en avant une énorme diminution des bénéfices ces trois dernières années.

L'armée à proximité de l'usine Suez Steel

Des milliers d’ouvriers sont mobilisés depuis le 21 mai dernier pour exiger une augmentation de onze euros sur leur salaire mensuel, augmentation qui permettrait de couvrir leurs frais de transport, de loyer et de soins médicaux. Ces hommes et principalement ces femmes travaillent pour Sabrina Garment Manufacturing, une société détenue par une compagnie taïwanaise qui sous-traite pour Nike. Déjà la semaine dernière, la police a tenté de réprimé violemment le mouvement de grève, faisant de nombreux blessés. Hier, elle est à nouveau intervenue sous prétexte qu’il était nécessaire de protéger l’usine, ‘Nous avons du intervenir afin de protéger l’usine’. Un des dirigeants du syndicat Free Trade Union a déclaré que ses membres avaient échangé des coups de bâtons avec les ouvriers opposés au mouvement de grève, entraînant l’intervention des forces anti-émeutes. Il a ajouté qu’au moins dix personnes ont été blessées et que sept ouvriers ont été interpellés. Les autorités n’ont pas confirmé ces chiffres, mais ont déclaré que vingt policiers avaient été blessés.

Manifestation ouvrière réprimée au Cambodge

Les principaux syndicats d’Ibéria ont appelé à trois séries de cinq jours de grève à l’aéroport de Madrid-Barajas, dont la première a débuté hier. Plusieurs milliers de salariés de la compagnie protestent contre la suppression programmée de plus de 3800 emplois sur un total annoncé de 20000 par la direction. Des travailleurs, brandissant des pancartes ‘ils nous ont vendu à des pirates’ (faisant référence à la fusion avec British Airways), ont bloqué plusieurs voies d’accès à l’aéroport ainsi que de nombreux guichets d’enregistrement. De violents heurts les ont opposé à la police lorsqu’ils ont tenté de pénétrer dans le terminal T4 de l’aéroport.

Grévistes à l'aéroport de Barajas

Suite à l’annonce de la fermeture de leur usine PSA Peugeot-Citroën en Seine-Saint-Denis, les ouvriers mènent de dures actions de grève depuis la mi-janvier. En conséquence de ces actions, la direction a engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de sept des grévistes, dont certains ont un mandat de la CGT. Six d’entre eux ont été convoqués à un entretien préalable à licenciement, et le septième, à sanction. Hier, d’entre d’entre eux ont reçu leur lettre de licenciement pour faute lourde. Cette décision sera contestée par la CGT devant le prud’hommes et a fait réagir le syndicat: ‘La direction a monté d’un cran dans la répression, elle monte la pression mais ça n’a pas du tout l’effet escompté, car cela n’a que renforcé la détermination pour continuer la grève’.

Grève à PSA Peugeot-Citroën

Depuis huit jours, le métro d’Athènes ne roule plus. Les syndicats et employés dénoncent les coupes salariales prévues par le gouvernement dans le cadre de son plan de rigueur. Hier, ce dernier a annoncé sa décision de réquisitionner le métro. Concrètement, cette réquisition ouvre la voie au licenciement des grévistes réfractaires. Malgré cette annonce, pour le neuvième journée consécutive, le métro de la capitale ne roule pas ce vendredi. En outre, tous les transports en commun, bus, trolley, tramways et trains de banlieue ont lancé ce matin un arrêt de travail de 24h en solidarité.

Ce matin, la police est intervenue pour évacuer un barrage installé dans la Mondeolaan devant l’usine Ford de Genk. Les travailleurs entendaient bloquer l’accès aux fournisseurs de pièces détachées. Plusieurs dizaines de policiers ont pris le piquet d’assaut, entraînant des échauffourées avec les grévistes. La semaine dernière, les travailleurs des sous-traitants avaient fait grève, empêchant le redémarrage de la production de Ford.

Mercredi, les ouvriers agricoles sud africains ont repris leur mouvement de grève déclenché en novembre dernier pour exiger une augmentation de leur salaire journalier. Après une première journée au cours de laquelle des heurts les ont opposés aux forces de l’ordre qui ont procédé à 44 arrestations et fait plusieurs blessés, les affrontements ont repris ce jeudi. A De Doorns, à 140 kilomètre du Cap, les échauffourées entre grévistes et policiers ont duré plusieurs heures, ces derniers tirant des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes vers les ouvriers qui avaient érigé des barricades. Des incidents ont également eu lieu dans deux autres localités alors que plusieurs villages des environs étaient totalement isolés, les forces de l’ordre ayant coupé les routes. La journée s’est soldée par l’arrestation de 18 personnes.

Police contre ouvriers agricoles en Afrique du Sud

En novembre dernier, les ouvriers agricoles de la région du Cap avaient entamé une grève afin d’obtenir une augmentation de leur salaire journalier de 6 à 13 euros. De nombreux affrontements entre les grévistes et les forces de l’ordre avaient émaillé le mouvement, et ceux-ci s’étaient entre autre soldés par la mort de deux personnes. Après une trêve de plus d’un mois, la grève a repris ce mercredi, les heurts également. La police sud-africaine a tiré des balles en caoutchouc sur les ouvriers lorsqu’ils ont tenté de franchir un barrage policier bloquant l’accès au centre-ville. La route principale menant vers la ville a été fermée par les forces de l’ordre, renforcées par deux véhicules anti-émeutes et plusieurs camions de transport de troupes, un hélicoptère survolant la zone. Plus de 3000 ouvriers leur ont fait face toute la journée, dont aucun bilan n’a été communiqué.

Police contre manifestants au Cap