La police turque a utilisé du spray au poivre et des canons à eau pour disperser le public venu assister à un concert du groupe Yorum hier dans le district de Bagcilar à Istanbul. Le concert, dont le slogan était ‘Développons la lutte des travailleurs, unissons-nous pour gagner!’ avait été interdit par les autorités. Les fans du groupe s’étaient malgré tout réunis devant le ‘Olympic Sport Hall’ où devait avoir lieu le concert, entraînant une violente réaction des forces de l’ordre. Celles-ci ont fait usage de spray au poivre, de canons à eau et de bombes lacrymogènes pour disperser les centaines de manifestants. Formé il y a 27 ans, le groupe Yorum fait face au continuel harcèlement des autorités. Plusieurs de ses membres ont déjà été condamnés à des peines de prison plus ou moins longues pour leurs activités politiques.

Fans du groupe Yorum

Fans du groupe Yorum

Pour la première fois depuis le début du mouvement, l’opposition au régime du président Poutine n’avais pas obtenu l’autorisation de se rassembler samedi devant le siège des services de sécurité à Moscou. Néanmoins, plusieurs milliers de personnes s’étaient réunies pour ‘célébrer’ le premier anniversaire de la contestation. Présente en nombre, la police a dispersé la foule et a procédé à des dizaines d’arrestations. Les autorités avaient signalé aux participants qu’ils risquaient la prison ou des amendes pouvant atteindre 300.000 roubles (7400 euros). Alors que plusieurs manifestants interpellés, parmi lesquels Sergueï Oudalstov et Alexeï Navalny, figures de proue du mouvement, avaient été libérés dans la soirée de samedi, tous les autres détenus ont été libérés dans la journée d’hier. L’annonce de leur libération a été faite par un porte-parole de la police qui n’a pas donné de détails quant aux éventuelles poursuites à l’encontre des opposants arrêtés.

Arrestation d'un opposant à Moscou

Des émeutes ont éclaté à Moro-wali, dans l’île de Sulawesi, après que la Chambre des représentants n’ait pas statué sur une demande autonomie régionale administrative. Des foules en colère sont descendus vers les maisons des fonctionnaires et des législateurs locaux qui avaient juré de soutenir l’autonomie. Deux véhicules de l’État et une moto ont été incendiées, une autre voiture appartenant à un législateur a été poussé dans un ravin.

Indonésie: Emeutes à Sulawesi

Six personnes ont été blessées ce samedi lorsque des villageois ont affronté la police alors qu’ils tentaient de bloquer une opération de déblaiement en vue de la mise en place d’un projet d’extraction minière dans le village de Runruno. Ces incidents résultent d’une action s’étant déroulée le 12 décembre dernier au cours de laquelle des bulldozers ont brisé une barricade humaine composée de 70 villageois. Les hommes de chantier étaient là pour commencer l’exploitation du site où la société FCF Minerals Inc. envisage d’extraire de l’or et du molybdène, ce que les villageois tentent d’empêcher depuis plusieurs semaine. Tout comme hier. Les actions de protestation n’ont finalement pas pu empêcher le début des opérations de déblaiement et les travaux. Toutes les personnes blessées, certaines après avoir été à moitié ensevelies dans le sol rendu meuble par les bulldozers, d’autres par les coups de la police, ont été soignées à l’hôpital de la ville voisine.

Bulldozer contre villageois aux Philippines

Bulldozer contre villageois aux Philippines

Les opposants au régime de Vladimir Poutine avaient lancé un vaste appel au rassemblement samedi au centre de Moscou pour marquer le premier anniversaire du mouvement de contestation contre le président russe. Malgré l’interdiction de la manifestation par les autorités, des centaines de personnes se sont réunies devant le siège des services de sécurité, encadrées par de nombreux fourgons de police. Les forces de l’ordre ont interpellé un grand nombre de manifestants parmi lesquels Sergueï Oudalstov, le leader du Front de Gauche. Le discours tenu par les manifestants était clair, ‘Rien n’a changé depuis un an, nos exigences n’ont pas été satisfaites et il y a de nouveau des prisonniers politiques’.

Le 7 novembre dernier, la police était violemment intervenue pour disperser une foule d’opposants au projet d’aéroport à Notre-Dames-des-Landes. Plusieurs personnes avaient été interpellées et l’une d’entre elles a été jugée hier par le tribunal correctionnel de Nantes. La jeune femme avait été interpellée alors qu’elle se trouvait sur une barricade érigée dans la zone et hier, le tribunal l’a condamnée à trois mois de prison avec sursis pour ‘participation à un attroupement après sommation des forces de l’ordre’. Elle a également été condamnée à une interdiction de séjour d’un an dans les communes touchées par la zone d’aménagement du projet d’aéroport.

PSA Peugeot Citroën avait annoncé mardi soir aux syndicats que l’effectif du groupe en France pourrait être réduit d’ici la mi-2014 de 1.500 emplois supplémentaires. Ce total viendrait s’ajouter aux 8.000 suppressions de postes du plan social, que les syndicats ont refusé mardi d’entériner. La restructuration annoncée cet été prévoit aussi la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Plusieurs dizaines de salariés de PSA ont pénétré mercredi dans des bâtiments administratifs du constructeur à Poissy (Yvelines) et causé des dégâts matériels dans la foulée d’un rassemblement organisé par la CGT à l’occasion des négociations sur le plan social. Le directeur industriel de PSA a déclaré que le groupe avait l’intention de porter plainte.


PSA : des salariés furieux investissent le site… par LeNouvelObservateur

Vendredi, quatre étudiants originaire du Darfour ont trouvé la mort dans la répression de manifestations pour une éducation gratuite. Les forces de sécurité auraient poussé les manifestants vers un canal, entraînant la chute de plusieurs d’entre eux. Quatre manifestants sont morts noyés, deux manifestants sont toujours portés disparus.

Ce lundi, au moins 700 personnes sont sorties de l’Université du Nil en scandant “révolution jusqu’à la mort” ou encore “tuer des étudiants, c’est tuer la nation”. La police a rétorqué à coups de gaz lacrymogène et des manifestants ont été battus à coups de matraque. Certains se sont éparpillés dans la principale gare routière située non loin de là, où des camions de police anti-émeutes étaient déployés. Des manifestations ont également eu lieu devant l’université agricole de Khartoum Nord et les forces de sécurité ont dispersé environ 300 personnes à coups de gaz lacrymogène et de matraques.

Soudan: Sanglante répression des manifestations étudiantes

Getting the Voice Out a pour vocation de publier les témoignages des personnes enfermées, maltraitées et expulsées chaque année dans les centres fermés en Belgique… Ces témoignages et images sont mis à la disposition de tou(te)s, pour apprendre, diffuser, faire connaitre, débattre…

Soirée de rencontre et de soutien demain soir à la “Poissonnerie” 214 rue du Progrès (près de la gare du nord)

19 h : table d’hôte prix libre, stand d’infos, musique et bar.
20 h : Présentation du projet getting the voice out
21h : Concert – Chomeuse go on (chanson française)
22h30 : Concert – Usual Suspect (Ska-Dub-Punk)
24h-2h : DJ Noborder
Entrée prix libre

www.gettingthevoiceout.org

Bruxelles: Demain, soirée de soutien à « Getting the Voice Out »