Dimanche après-midi, dans les rues de Rennes, environ 200 personnes ont défilé en soutien à Faruk Doru. Ce réfugié politique kurde est menacé d’extradition vers la Turquie après son arrestation en Espagne où il était en mission. Il réside à Rennes depuis 1998. La communauté kurde ne comprend pas pourquoi l’Espagne a décidé d’entamer une procédure d’extradition à son encontre alors que la France lui a accordé le statut de réfugié. Après un défilé en ville, le cortège a rejoint la préfecture de région où un texte a été remis au représentant de l’Etat. D’autres actions, notamment une grève de la faim, sont envisagées si la situation n’évolue pas.

Historique

Le conflit concerne 2.500 entreprises de la province de Pontevedra (sud de la Galice), totalisant 27.000 travailleurs. La convention collective a été signée en 2006 et arrivait à échéance le 31 décembre 2008. Un de ses aspects, qui n’a pas été respecté par les patrons, était que devait être transformés progressivement les contrats temporaires en CDI et comportait la création d’une Agence de placement, sorte de bourse du travail, par laquelle les patrons devaient passer pour embaucher en priorité des travailleurs appartenant au secteur de la métallurgie. En 2006 et 2007, il y eu plusieurs mouvements sociaux pour non-respect par le patronat de la convention collective. En février 2009, des travailleurs se sont à nouveau manifesté en solidarité avec ceux d’entre eux qui étaient poursuivis pénalement pour des incidents remontant à 2006 et 2007. Au mois de mai denier, au bout de trois mois de négociations infructueuses, les travailleurs ont repris le chemin de la grève pour arracher une nouvelle convention.

Au cours des deux dernières années, le patronat de la métallurgie a boycotté l’agence de placement et a multiplié les contrats de sous-traitance avec des société extérieures qui amenaient dans les entreprises des travailleurs étrangers à la métallurgie, rémunérés à des salaires bien inférieurs à ceux définis dans la convention.

Les syndicats ont appelé un plan de mobilisation, avec plusieurs journées de grève pour dénoncer l’embauche dans des conditions d’exploitation extrême des travailleurs immigrés. Des manifestations ont eu lieu à Vigo, Pontevedra, Vilagarcía, Marín, et la plus importante a réuni environ 12.000 personnes à Vigo. Les journées des 6, 7 et 13 mai, il n’y eu aucun incident, seulement des occupations ponctuelles de la chambre de commerce et d’entités bancaires. Les choses ont commencé à changer le 21 mai, avec l’arrivée dans la région d’importants renforts policiers. Le 21 et le 22 mai, les travailleurs de la métallurgie de Vigo en grève ont fait face aux charges de la police et aux jets de balles en caoutchouc quand ils ont voulu manifester dans le centre ville.

Le 3 juin

Les métallos de Vigo ont organisé leur cinquième jour de grève en coupant les principales artères de la ville. En fait, depuis le matin, les grévistes, après avoir organisé des assemblées d’information dans chaque centre de travail, ont quitté leurs différentes entreprises en cortège et en petits groupes, entraînant de nombreuses coupures du trafic sur leur chemin. Il s’agissait de piquets de grévistes massifs et mobiles, visant à distribuer une information à la population sur les raisons de cette grève, en particulier le refus du patronat de signer une nouvelle convention collective avec, entre autre, une augmentation des salaires correspondant à l’inflation. Plus tard, les différents groupes de grévistes ont conflué et se sont rassemblés sur la Place d’Espagne, où ils ont coupé la circulation pour aller ensuite à la Plaza do Rei où ils ont tenu une assemblée dans laquelle ils ont décidé des prochaines actions à mener.

Les représentants des syndicats CCOO, UGT et CIG ont annoncé trois nouvelles journées de grève dans le secteur du métal pour la semaine prochaine, après quoi elle deviendra indéterminée. C’est ce qui a été dit au cours de l’assemblée des travailleurs qui s’est tenue lors de cette nouvelle journée de grève après l’échec des négociations de la convention collective dans le secteur métallurgique.

La police est d’abord intervenue là où se tenait l’assemblée générale Plaza do Rei. Les grévistes se sont alors dirigés en direction d’un centre commercial proche où ils sont restés dans les rues et sur les trottoirs. La tension n’a cessé de monter avec l’arrivée des forces anti-émeutes qui a chargé à plusieurs reprises au milieu de la foule de manifestants et de badauds. Les grévistes se sont ensuite dirigés vers la zone portuaire de Beiramar où la police a lancé des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes et où les ouvriers ont résisté en lançant des pierres et en dressant des barricades enflammées. La police a fini par reculer et s’est dispersée. Le bilan serait de 4 grévistes et 5 policiers blessés. Le plus sérieusement touché est, semble-t-il, un délégué des CCOO qui a été hospitalisé et aurait eu les côtes cassées par une balle en caoutchouc.

Le 4 juin

Pour cette sixième journée de grève, les métallos ont pris le centre de Vigo et répondent aux charges policières avec des barricades en feu, des pierres, écrous et grosses vis. La police, qui a reçu des renforts importants depuis la veille, ont repris dans le centre-ville. Les travailleurs ont dû faire face à une violence policière particulièrement dure dans le secteur de Bouzas. Un des premiers affrontements est survenu dans le centre, à la Porta do Sol où les grévistes de Teis ont rejoint à cet endroit d’autres groupes de travailleurs. Profitant que cette zone est temporairement fermée à la circulation des voitures pour travaux, ils ont dressé une barricade avec des grilles et des tuyaux de chantier. Des barricades ont été dressées dans le centre de Vigo où se sont remisent à voler les pierres et les balles en caoutchouc

Pendant ce temps, ceux du quartier Beiramar sont partis en manifestation en direction du centre ville. Ils furent bloqués par la police. Des affrontements ont éclaté entre grévistes qui voulurent traverser les barrières et policiers qui répondirent avec des balles en caoutchouc. Vers 10h15, ils font marche arrière et décident d’aller occuper la station maritime où ils ont bloqué la sortie d’autobus remplis de passagers d’un bateau de croisière ancré dans le port de Vigo. Rapidement, la police est intervenue et a menacé d’utiliser la force pour ‘libérer’ les bus. Au terme d’une tentative de discussion entre délégués syndicaux et policiers, les ouvriers ont quitté les lieux.

Simultanément, un groupe de travailleurs a essayé d’occuper la mairie de Vigo, mais la police les en a empêché. Du coup, les travailleurs ont lancé des projectiles aux fenêtres de l’hôtel de ville. La police a répondu en fermant les accès à cet endroit, de peur que d’autres grévistes accourent devant l’édifice. Autour des chantiers navals Barreras, les combats plus graves ont commencé. Depuis les points le plus haut de la ville on peut observer une énorme colonne de fumée causée par les barricades formées par les travailleurs qui, de nouveau, affrontent la polices anti-émeute avec des pierres et des boulons. Cette fois, le niveau d’affrontement est encore plus grand et ils ont même utilisé des pétards-fusées en direction des policiers et des conteneurs à détritus pour fabriquer les barricades. La police anti-émeute essaie à coup de balles en caoutchouc d’expulser les centaines d’ouvriers retranchés. D’autres groupes d’ouvriers occupent le centre commercial Toys’R’us, et d’autres encore la zone de Peritos. La circulation est paralysée dans toute la zone ainsi que dans la Rúa Coruña et certains accès à la Plaza América où se trouvent d’autres groupes d’ouvriers.

En fin d’après-midi, les forces de l’ordre se sont finalement retirées de la zone portuaire. Le bilan humain des affrontements de la journée est d’une trentaine de blessés. Il y aurait 3 policiers blessés légèrement, 2 cameramen atteints, ainsi que plusieurs passants. Une vingtaine de travailleurs ont été blessés, dont un des responsables de la négociation du secteur métallurgie de la CIG, atteint au visage par une balle en caoutchouc.

28 militants du l’USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités) avaient été arrêtés et placés en garde à vue à Nouméa suite à la journée de mobilisation du 28 mai. Aujourd’hui, 6 d’entre eux dont Gérard Jodar, le président de l’organisation syndicale sont détenus à la prison de Nouméa. Ils seront jugés mardi 2 juin en comparution immédiate.

La grève générale avait été déclenchée suite au conflit d’Air Calédonie qui perdure depuis presque 3 mois. Cette journée de mobilisation du 28 mai, qui se voulait pacifique, avait pour but de ramener la direction d’Air Calédonie à la table des négociations. Une fois de plus, face à la forte mobilisation des militants à l’aérodrome de Magenta, la réponse de l’état a été la répression policière avec attaque violente des forces de l’ordre, gendarmes mobiles et autre Gipn.

Manifestation de l’USTKE

Le site de l’USTKE

Manifestation de l'USTKE

Domenico et Alexandro ont été arrêtés le 19 mai lors des manifestations étudiantes de Turin. Domenico, un ouvrier turinois, est accusé de possession, fabrication et port d’explosifs et de matières inflammables (un cocktail Molotov), et Alexandro, étudiant à l’université de Milan, est accusé de résistance et de violence à agents de la fonction publique et de port d’objets contondants. Le 22 mai, leur détention avait été confirmée. Le procès avait lieu aujourd’hui à Turin.

Les arrestations ont eu lieu dans le contexte de la mobilisation étudiante contre le G8 dans le cadre des universités de Turin, qui ont été marquées par des affrontements entre manifestants et policiers. Les jours suivants, ce sont les travailleurs de FIAT qui avaient manifesté. Les médias et les politiciens n’ont manqué de parler de ‘terrorisme’. Le 19 mai Il Giornale, a même publié un article où il présente Vincenzo Sisi, révolutionnaire turinois détenu pour son appartenance au Parti Communiste Politico-Militaire comme le chef d’orchestre des protestations radicales des étudiants et ouviers turinois! Domenico avait participé à toutes les mobilisations de l’association des parents et d’amis des personnes arrêtées sur le 12/02/07, parmi lesquelles Vicenzo Sisi.

Les camarades pour un Secours Rouge en Italie ont organisé une présence solidaire dès 9h devant le palais de justice du Corso Vittorio.

Le 22 juin, les trois tourangeaux arrêtés lors du contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg, seront à nouveau convoqués devant le tribunal alsacien. Cela ne sera que la troisième fois, pour cette même affaire, qu’ils comparaîtront devant la justice. Ils ont été relaxés le 5 mai, pour vice de procédure. Le tribunal a été obligé de reconnaître que ni les flics, ni les greffiers ne savaient correctement recopier le simple numéro d’un article de loi. Le procureur a donc annoncé par voie de presse son intention de les rejuger sur le fond. Ils risquent jusqu’à un an de prison ferme pour avoir été arrêté dans un parking de supermarché après avoir acheter de l’alcool à brûler, des lunettes de protection, et une serpillère.

Rapport d’audience du CLEA: Ultra-récidiviste. Johan Delmulle utilise toujours les mêmes recettes. Refuser, par exemple, d’enquêter en Turquie parce qu’’il n’incombe pas à la justice belge de s’interroger sur les délits commis par le DHKPC dans ce pays’. Mais, dans le même temps, accuser les prévenus des pires délits commis par le DHKPC en Turquie même, en affirmant que ces actions sont dirigées et organisées à partir de la Belgique (de ‘l’Etat-major belge installé à Bruxelles ou sur la côte belge’, déclame le représentant du Parquet fédéral). En réalité, comme l’avait conclu à juste titre la Cour d’appel d’Anvers, le Parquet n’a jamais apporté aucune preuve, aucun début de preuve de l’implication des prévenus dans des actes criminels voire terroristes ayant été perpétrés en Turquie (ni à plus forte raison en Belgique ou dans quelque autre pays que ce soit). Lire la suite

Ci-dessous: les speeches du rassemblement de la première journée:

Une centaine de personnes (parmi lesquelles une délégation de notre Secours Rouge) étaient venues apporter leur soutien aux militants et sympathisants du DHKP-C à l’occasion de la reprise de leur procès devant la cour d’appel de Bruxelles. Dès le début des débats, la défense a immédiatement soulevé quatre arguments qui devraient arrêter le procès. Un problème s’est posé lorsque les sympathisants des inculpés ont tenté de pénétrer dans la salle d’audience pour assister aux débats. La police n’a laissé qu’un nombre limité de personnes entrer et a relevé l’identité de chacun. Après protestation de la défense, le parquet fédéral a cédé et donné l’ordre aux services de sécurité de laisser entrer tout le monde et de ne plus relever leur identité.

Prise de parole de Bahar Kimyongür

Calicot du SR au procès DHKP-C

Prise de parole de Bahar Kimyongür
Calicot du SR au procès DHKP-C

Jon Anza a disparu depuis le 18 avril, alors qu’il se rendait à un rendez-vous à Toulouse et avait pris le train en gare de Bayonne.

En début de semaine, ETA affirmait dans une note ‘qu’elle n’avait aucun doute. Derrière cette disparition, comme au temps du Gal, se trouvent les forces de polices et la collaboration française. Jon Anza est militant de l’organisation et la police le sait, puisqu’elle avait découvert des empreintes dans une cache trouvée par la Police. Cependant la Police cacha cette prise.‘ Et d’informer que Jon Anza avait rendez-vous à Toulouse avec ETA, pour remettre une somme d’argent. Un rendez-vous auquel il ne se rendra jamais.

Les proches de Jon Anza indiquent que si la semaine dernière, toutes les pistes étaient ouvertes, les éléments nous dirigent vers un nouvel épisode de la guerre sale.

En décembre dernier, Juan Mari Mujika avait été séquestré pendant deux heures, victime d’un enlèvement de la part de la police espagnole. Cela est impossible sans l’aide directe de la police française. Il convient encore de rappeler les disparitions encore à ce jour non élucidées: celles de Popo Larre, Naparra et Pertur.

Une manifestation a eu lieu aujourd’hui, samedi à Hendaye et le mouvement pro-amnistie Askatasuna a constitué des groupes de personnes, qui ce même jour referont en train le trajet emprunté par Jon Anza le 18 avril, de la gare de Bayonne à celle de Toulouse . Ils apposeront des affiches, avec la photo du militant, et ce afin de recueillir des indices. Sans parler des crimes commis par le BVE( Batallon Vasco Español), l’époque sanglante du GAL qui débuta en 1983 est encore présente dans bien des mémoires. Joxi Lasa et Joxean Zabala furent les premiers de cette liste macabre dressée par le GAL. Ils furent enlevés le 16 octobre 1983 dans un parking du Petit-Bayonne. Leurs dépouilles seront enfin identifiées en 1995 à Alicante, douze années plus tard.

Quelque 200 personnes ont répondu à l’appel de la Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation et de Kinder Zonder Papieren pour se rassembler ce dimanche devant le centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel. La manifestation avait pour but de réclamer la libération des enfants enfermés dans les centres pour étrangers en situation irrégulière en Belgique.

Le lundi 25 mai 2009, à 9 heures, reprendra le procès ‘DHKP-C’ au palais de justice de Bruxelles. Dans ce procès (le cinquième, dont deux cassations!) visant des militants et des sympathisants d’une organisation révolutionnaire de Turquie, le DHKP-C, le parquet fédéral belge a emboîté le pas aux USA dans leur prétendue ‘guerre contre le terrorisme’. Derrière leur lutte, faite à grand renfort de publicité, contre les jihadistes, il y a aussi et surtout une lutte contre des organisations révolutionnaires qui, dans leur pays, luttent contre des cliques fascistes au service des USA. Aux Philippines, en Colombie, en Turquie et ailleurs, de grandes organisations populaires qui, depuis des décennies, luttent pour les intérêts populaires et prolétariens se trouvent ainsi inscrites à l’initiative du gouvernement américain sur la liste internationale des ‘organisations terroristes’. Et cette inscription déclenche, en Belgique comme partout, le déchaînement des mécanismes répressifs et l’application des législations ‘anti-terroriste’…

Voilà comment la justice belge se trouve une nouvelle exécutrice servile des basses oeuvres de l’impérialisme… Pour résister à cette logique et empêcher que ces militants soient emprisonnés, pour mettre en accusation les législation et dispositifs ‘anti-terroristes’, pour opposer à la justice de classe au service de l’impérialisme, notre solidarité de classe internationaliste, rassemblons nous le lundi 25 mai dès 8h30 sur les marches palais de justice de Bruxelles.