Raghad Al-Fani, une militante palestinienne de gauche âgée de 27 ans, a été transférée en détention administrative pour six mois par les tribunaux israéliens. Arrêtée le 1er janvier 2026 lors d’une perquisition dans sa maison familiale (voir notre article), elle avait déjà été détenue un an en détention administrative avant d’être libérée en novembre 2023 dans le cadre d’un échange de prisonniers négocié par des factions palestiniennes et Israël. Aujourd’hui, 3 368 hommes, femmes et enfants palestiniens sont en détention administrative, un emprisonnement sans charge ni procès dont la durée maximale est de six mois, renouvelable indéfiniment.

Après respectivement 73, 66 et 53 jours de grève de la faim, les prisonniers pro-palestiniens Heba Muraisi, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello ont mis fin à leur mobilisation, suite à l’annulation par le gouvernement britannique d’un contrat de 2 milliards de livres avec Elbit Systems, le principal fabricant d’armes israélien. La grève a aussi permis des avancées sur les conditions carcérales et l’accès à l’information pour les prisonniers, révélant au grand jour la répression politique exercée par l’État britannique et mobilisant un large soutien populaire. Débutée le 2 novembre dernier (voir notre article), cette action avait été entreprise pour dénoncer le rôle d’Elbit Systems dans le génocide et la colonisation en Palestine tout comme la complicité du Royaume-Uni mais aussi exiger la libération des 33 prisonniers politiques pro-palestiniens détenus dans les prisons britanniques et exiger la fin de la criminalisation du mouvement d’action directe Palestine Action. Le combat continue pour le dernier gréviste de la faim, Umer Khalid.

Alex, militant de la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire (LJR), arrêté en mars 2025 pour « apologie du terrorisme » après un discours en manifestation, passe en procès ce 13 janvier au tribunal judiciaire de Paris. De nombreuses organisations appellent à se rassembler dès 12h30 devant le tribunal porte de Clichy pour le soutenir. De son côté, le militant communiste libanais et ancien prisonnier politique Georges Abdallah lui a adressé un message de soutien (lire ici). Dans celui-ci, il affirme que : « La situation de notre camarade Alex […] répond en tout point aux critères de la politique de persécution et de harcèlement judiciaire dont font l’objet les protagonistes révolutionnaires […] L’acharnement judiciaire n’est qu’un élément d’une large panoplie mise à disposition de la contre-révolution préventive. »

Dossier(s): France Tags: , ,

Le vendredi 16 janvier 2025 à partir de 9h30, un rassemblement est appelé devant le tribunal de L’Aquila, où se tiendront la dernière audience et le verdict du procès d’Anan, Ali et Mansour (voir notre article). Ce procès illustre la criminalisation des réfugiés palestiniens en Europe où de nombreux cas de détention se multiplient en Italie, mais aussi en France ou en Belgique. Dans cette affaire, ils sont accusés de soutien à une organisation liée aux Brigades des Martyrs d’Al‑Aqsa en Cisjordanie occupée.

Lundi 12 janvier à 20h30, devant le consulat britannique (avenue d’Auderghem, 1040 Bruxelles), un rassemblement d’urgence est organisé en soutien aux 33 prisonniers pro-palestiniens détenus au Royaume-Uni, et en particulier aux grévistes de la faim Heba Muraisi, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello. Alors qu’ils jeûnent respectivement depuis 71, 64 et 50 jours, les appels et les actions se multiplient pour exiger leur libération, notamment à Paris et à Toulouse (voir ici). De même, d’anciens grévistes de la faim d’Irlande, de Palestine et de Guantánamo ont lancé un appel exhortant le gouvernement britannique à agir immédiatement pour sauver la vie des prisonniers de Palestine Action (voir ici). Ils soulignent en particulier : « Nous ne pouvons oublier ce que représentent aujourd’hui les grévistes de la faim. Ils représentent la Palestine. Ils représentent le démantèlement de l’infrastructure militaire qui tue les Palestiniens. Ils représentent la fin du régime d’apartheid mis en place par le gouvernement israélien. Ils sont solidaires des prisonniers palestiniens. Ils représentent la libération totale de la Palestine, de la mer au Jourdain. »

La Commission pour la protection de la jeunesse dans les médias (KJM), rattachée aux autorités de régulation des médias de Rhénanie-du-Nord–Westphalie, a ordonné le blocage du site du réseau de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun, accusé de diffuser « de manière significative » de la propagande antisémite, d’appeler à la violence et de remettre en cause le droit à l’existence d’Israël. En application de cette décision, l’autorité des médias du Land a enjoint l’ensemble des fournisseurs d’accès et opérateurs assurant la transmission de données de rendre le site inaccessible sur leur réseau. La mesure, qui doit être mise en œuvre au plus tard le 5 février, s’inscrit dans un cadre plus large de criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine, Samidoun faisant déjà l’objet d’une interdiction d’activité prononcée par le ministère fédéral de l’Intérieur allemand (voir notre article).

Dossier(s): Allemagne Tags: ,

Le 8 janvier 2026, u n tribunal bahreïnien a condamné le dirigeant de gauche Ibrahim Sharif à six mois de prison pour « insulte à Israël » et incitation à faire pression sur les régimes arabes afin de mettre fin au génocide à Gaza. Arrêté le 12 novembre 2025 à son retour du Liban (voir notre article), il était poursuivi pour des déclarations critiquant Israël, appelant à condamner la normalisation et dénonçant la complicité des Etats arabes face aux crimes en Palestine et au Liban.

Mardi 6 janvier, le rédacteur en chef de Decolonial News a été placé en garde à vue en raison de ses expressions de solidarité envers le peuple palestinien. Cette mesure s’inscrit dans un contexte où les autorités multiplient les interpellations et les poursuites, en s’appuyant fréquemment sur l’incrimination d’« apologie du terrorisme ». Des appels à la mobilisation ont été lancés pour exiger la libération immédiate du journaliste et s’opposer à la répression des actions de soutien à la Palestine.

Dossier(s): France Tags: ,

Plusieurs détenus incarcérés en raison de leur engagement contre le génocide en Palestine poursuivent une grève de la faim dans des prisons britanniques, avec des conséquences préoccupantes sur leur santé. Heba, après 66 jours de jeûne à la prison de New Hall, présente des signes de détresse respiratoire et une faiblesse physique extrême. Kamran, qui dépasse les 55 jours de grève, a été hospitalisé à plusieurs reprises pour des troubles cardiaques, des pertes d’audition et des vertiges. Lewie Chiaramello poursuit également son action après plus de 40 jours. Parallèlement, T Hoxha a interrompu son jeûne après avoir obtenu des garanties sur ses conditions de détention, notamment le traitement d’un arriéré de courrier et la tenue d’un entretien avec l’unité JEXU (Joint Extremism Unit). D’autres participants, comme Amu, Jon, Qesser et Umer, ont également suspendu leur mouvement tout en maintenant leurs revendications initiales, visant la complicité britannique avec le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems et dénonçant la criminalisation de Palestine Action et de ses soutiens.