Anas Hmam est un militant anarchiste, engagé dans les luttes contre le colonialisme et le racisme, en particulier pour la cause palestinienne, à Bruxelles. Il est actuellement détenu dans un centre fermé pour sans-papiers en Belgique depuis près d’un mois et demi. Il est menacé d’être expulsé vers le Maroc, où il risque d’être arrêté en raison de son engagement politique anarchiste. D’abord emprisonné au centre fermé de Bruges, il a été transféré le 16 août dernier au centre fermé 127bis afin de l’isoler du mouvement de révolte qui a eu lieu la semaine dernière dont il est accusé d’être un des « leaders ».

La révolutionnaire turque Zehra Kurtay est en grève de la faim depuis 44 jours contre le risque d’une expulsion après avoir reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français (voir notre article). Alors que la mobilisation continue, Grup Yorum organise un concert de solidarité ce samedi 16 août à 20H à Paris (Porte de Strasbourg Saint Denis).

Dossier(s): France Tags: , ,

Jeudi 7 août, le Conseil constitutionnel a considéré que l’allongement à 210 jours maximum de la détention en Centre de Rétention Administrative pour des profils d’étrangers « dangereux » était « disproportionné » (voir notre article). Cependant, il a validé le placement en CRA de certains profils de demandeurs d’asile ou encore la prise d’empreintes digitales et de photographies d’un étranger sans son consentement. Ces dispositifs étaient tous inscrits dans une loi adoptée début juillet 2025 et défendue par le Ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.

Dossier(s): France Tags: ,

Avocat membre du Bureau international du People’s Law Office et de l’Association des avocats progressistes, Günay Dağ était en grève de la faim durant 87 jours pour exiger le rétablissement de son droit d’asile (voir notre article). Mercredi 6 août, il a appris que son recours contre cette décision a été accepté et que la décision de révoquer son droit d’asile a été annulée. Ses soutiens ont souligné que cette victoire était un point d’appui pour tous les réfugiés politiques dont le droit d’asile a été usurpé pour des raisons similaires, à l’image de Zehra Kurtay en France.

Dossier(s): Grèce Tags: ,

La journaliste et révolutionnaire turque Zehra Kurtay est en grève de la faim depuis le 3 juillet dernier contre le risque d’une expulsion après avoir reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français (voir notre article). Depuis, elle reçoit un large soutien avec la venue de plusieurs délégations à sa tente de la résistance organisée 24H/24 à Porte de Saint-Denis (boulevard Saint-Denis, 75010 Paris), dont des membres du Secours Rouge International. Elle a également participé à des meetings et manifestations afin de lier sa lutte pour la régularisation au combat contre l’impérialisme français. Parallèlement, la police est venue intimider Zehra Kurtay le 29 juillet et deux militants fascistes sont venus provoquer la militante et ses soutiens le 30 juillet en les insultant et menaçant. Pour autant, la révolutionnaire s’est engagée à poursuivre son combat jusqu’à ce qu’elle obtienne justice.

Dossier(s): France Tags: , ,

Les députés ont voté, mercredi 2 juillet, en faveur de l’allongement de la durée de maintien en centre de rétention administrative de certains étrangers jugés « dangereux ». « Il n’existe aucune définition juridique de la « menace pour l’ordre public », c’est laissé à l’appréciation de l’administration qui l’utilise très largement de façon totalement arbitraire même pour des délits mineurs » souligne Toulouse Anti CRA dans un communiqué (voir ici). Initialement, la durée maximale a d’abord été de 6 jours et passe aujourd’hui à 210 jours. La durée de rétention pourra encore être rallongée, car l’Union européenne prévoit l’enfermement jusqu’à 24 mois.

Dossier(s): France Tags: ,

La Mauritanie est un point de départ pour de nombreux migrants qui tentent de rejoindre l’Europe par la mer. Samedi 8 mars, un poste de police a été pris pour cible à Gogui par des personnes qui étaient sur le point de se faire expulser vers le Mali. Le poste de police a été attaqué à coups de pierre, avant d’être incendié. Depuis plusieurs jours, des ONG alertent sur une campagne d’arrestations et d’expulsions de personnes en situation irrégulière et appellent à ne pas arrêter les migrants dans des conditions inhumaines. Les centres de détention avant expulsion sont surpeuplés. Le manque de nourriture et d’hygiène y sont criants.

Des affrontements ont éclaté entre la police, les migrants et les militants lorsque les forces de l’ordre ont pris d’assaut vendredi matin dans le camp d’Eleonas, près d’Athènes. Les migrants et les militants avaient érigé des barricades autour des portes du camp avant l’arrivée de la police qui a forcé l’entrée avec des gaz lacrymogènes et des grenades flash. Eleonas accueille environ 670 migrants et doit être fermé pour faire place à la « modernisation » de la zone. Tous ses occupants devraient être déplacés vers le camp de Schisto, d’ici la fin de l’année. Eleonas est un camp historique pour les réfugiés et la solidarité avec les réfugiés. Au plus fort de la crise dite « des réfugiés » de 2015-16, plus d’un million de personnes – pour la plupart d’origine syrienne – ont atteint l’Europe, arrivant en grande partie d’abord en Grèce. Eleonas fut le premier camp à ouvrir en Grèce continentale, la majorité des camps étant établis sur les îles.

Dossier(s): Grèce Tags: ,

Une grande vague de protestation et solidarité s’est levée autour de Mimmo Lucano, qui fut maire d’une petite localité de Calabre – Riace – où il a développé en son temps un remarquable travail d’accueil des migrant(e)s débarquant sur ces côtes, ainsi que de repeuplement de ce vieux bourg abandonné par l’émigration des prolétaires italiens. Depuis que la vague raciste et fascisante a pris pour cible les activités solidaires et, notamment le sauvetage en mer (voir notre article), ce maire fut attaqué et harcelé pour des « fautes » administratives et comptables, au point de le faire démissionner. Personne pourtant n’ose l’accuser d’enrichissement individuel. Il a été ouvrier, militant dans la gauche révolutionnaire des années 70-80, et pauvre. Et pauvre il est resté. Accusé de délits allant de l’aide à l’immigration clandestine à l’abus de pouvoir, de la fraude aux dépens de l’État à l’association de malfaiteurs, son procès s’est achevé par une condamnation à une peine de plus de 13 ans de prison. Pratiquement le double de celle requise par le procureur.

Dossier(s): Italie Tags: ,