Secrétaire adjoint de la CGT de la blanchisserie du CHU de Bordeaux, Nicolas Perez est convoqué ce mardi 2 septembre pour un entretien préalable à une sanction disciplinaire. Ce qui lui est reproché, c’est d’avoir gardé sa veste ouverte pendant une période de canicule. Symbole d’une répression anti-syndicale croissante, ses soutiens appellent à se réunir nombreux le mardi 2 septembre à 15h30 devant l’entrée principale de l’hôpital Haut Leveque à Bordeaux.

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Le 14 août, Felixberto Consad a été arrêté dans sa maison à Sogod, dans le sud de Leyte, par plusieurs policiers en civil et en uniforme.  Il a ensuite été conduit au commissariat de Sogod. Syndicaliste de PISTON (syndicat de transports publics affilié au KMU), il avait été contraint de quitter sa ville natale après avoir subi plusieurs années de harcèlement en raison de son engagement.

Arrêtée le 5 décembre 2023, détenue au secret, soumise à des actes de torture et à des aveux forcés, accusée de « propagande contre l’État », requalifiée en « rébellion armée », la syndicaliste kurde Sharife Mohammadi avait été condamnée à mort le 4 juillet 2024 (voir notre article). La Cour suprême avait annulé ce verdict le 12 octobre 2024, invoquant des vices de procédure et renvoyant l’affaire pour un nouveau procès. Suite à ce nouveau procès, la peine de mort a été confirmée en février 2024 (voir nos aricle ici et ici). Ce 16 juillet, la Cour suprême iranienne a confirmé la condamnation à mort. L’exécution pourrait se produire à tout moment.

La grève des employés d’entrepôt entre dans son sixième jour, tandis que les dirigeants syndicaux ont été arrêtés et emprisonnés. Dennis Baraza Wechuli, qui est aussi membre du Parti communiste du Kenya (photo), Julius Owino et Obwonyo Wawire sont des syndicalistes accusés d’incitation à la violence. Cargill, une multinationale américaine de l’agroindustrie (celle-là même qui avait été ciblée par Code Rouge), travaille en étroite collaboration avec le Département des enquêtes criminelles (DCI) pour faire emprisonner les dirigeants syndicaux et écraser les organisations de travailleurs.

Le DCI de Mombasa n’a toujours pas obtenu l’autorisation du Bureau du Directeur des poursuites publiques (ODPP) d’inculper les trois camarades détenus. Le DPP a invoqué des « lacunes dans les accusations proposées ». Pourtant, au lieu de libérer les prisonniers, qui ont été maltraités et détenus dans des conditions éprouvantes, la police exige maintenant une caution de 20 000 Shillings en espèces.

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Le gouvernement travailliste a lancé, lundi 21 juillet, une enquête pour établir les responsabilités de la police et du gouvernement Thatcher dans la brutale répression de la grande grève des mineurs de 1984. Cette grève et sa répression reste encore, plus de quarante ans plus tard, ancrée dans la mémoire britannique. Elle dura de mars 1984 à mars 1985, quand l’Union Nationale des Mineurs s’opposa au projet soutenu par le gouvernement de Margaret Thatcher de fermer des charbonnages. L’enjeu était surtout de briser la puissance des syndicats britanniques et la répression a été féroce: 11 000 mineurs grévistes furent arrêtés, 5 653 poursuivis en justice, 200 emprisonnés parfois de nombreuses années. Près d’un millier ont été licenciés, six sont morts sur les piquets de grève et des centaines ont été blessés par la police.

Les grévistes du département bois de l’entreprise Samvaz à Châtel-St-Denis, licenciés pour fin septembre attendent toujours une réponse à leur proposition de plan social. Le 18 juillet, ils avaient bloqué la marchandise que venait chercher un client. La direction a appelé la police cantonale de Fribourg et cette intervention s’est soldée par la dénonciation de Yannick Ferrari, membre de la direction régionale du syndicat Unia Fribourg, et d’un gréviste pour infractions pénales. Ils sont poursuivis pour contrainte mais feront appel.

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Menacé de poursuites judiciaires tandis que plusieurs de ses camarades font déjà l’objet de persécution, le principal dirigeant syndical panaméen, Saúl Méndez, a enfin pu quitter son pays en direction de la Bolivie, après s’être réfugié pendant deux mois dans l’ambassade de ce pays. Une demande de dissolution vise le puissant syndicat de la construction Suntracs, dont il est le secrétaire général. Confronté ces derniers mois à des grèves massives des travailleurs de la construction et du secteur bananier (voir notre article) – ainsi qu’à des manifestations contre plusieurs réformes impopulaires portant notamment sur la sécurité sociale et les retraites (voir notre article) –, le président conservateur a vu son pays récemment classé parmi les 24 les plus répressifs en matière de libertés syndicales par l’Organisation internationale du travail.

Le procès en appel du leader syndicaliste et enseignant Ghislain Dugarry Assi, responsable du Mouvement des enseignants pour la dynamique de la dignité (MEDD), est terminé. La cour d’appel d’Abidjan a confirmé, hier mercredi 16 juillet, la condamnation à deux ans de prison ferme, sans mandat de dépôt du syndicaliste accusé d’avoir incité à la grève dans un établissement scolaire pour réclamer, entre autres, la revalorisation des primes trimestrielles. Une grève qualifiée d' »illégale » par les autorités du pays (voir notre article).

Arrêté dans la nuit du 2 au 3 avril, Ghislain Duggary Assy avait été condamné cinq jours plus tard à deux ans de prison ferme, notamment pour « entrave au fonctionnement du service public ». En mai, il avait été mis en liberté provisoire.

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Le tribunal pénal n° 1 de Gijón (Xixón) a ordonné l’emprisonnement de six syndicalistes (cinq hommes et une femme). Ces syndicalistes asturiens avaient lutté contre le harcèlement et l’exploitation d’une travailleuse enceinte dans La Suiza, une entreprise de boulangerie-pâtisserie de la ville. Les « 6 de Xixón » ont été condamné·es à trois ans et demi de prison (et 125 428 € d’amende en faveur de l’employeur) pour « harcèlement », malgré une importante campagne de solidarité (10 000 manifestants à Gijon le 29 juin),  après sept années de procédure.

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Ce mercredi 9 juillet, en Inde, plus de 250 millions de personnes se sont mobilisées dans une grève nationale contre des réformes du code du travail, bientôt étudiées au Parlement. Cette grève massive a été appelée par dix syndicats et rejointe par de très nombreux travailleurs, organisés ou non, de plusieurs secteurs de l’industrie, de l’agriculture et des services publics, et soutenue par des organisations du mouvement étudiant et féministe. Dans certaines régions, toute activité économique était à l’arrêt complet.

La réforme combattue est une nouvelle attaque contre le code du travail indien. Les changements permettaient alors aux employeurs et au gouvernement d’augmenter la charge de travail, de licencier facilement les travailleurs, de réduire la couverture d’assurance maladie et de rendre plus difficile la création de syndicats. Plusieurs affrontements ont eu lieu avec les forces de sécurité, notamment lorsque les partisans du Parti communiste indien (marxiste) ont bloqué les voies ferrées dans différentes régions et se sont heurtés à la police de l’état et à la Force de protection des chemins de fer (RPF).

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