Durant tout le mois d’avril, les groupes participant à l’Alliance du 1er Mai Révolutionnaire organiseront une série d’événements de mobilisation.

Vendredi 5 avril au Sacco-Vanzetti, 54 Chaussée de Forest, 1060 Saint-Gilles.
À 18h: Conférence sur l’histoire du 1er Mai. Avec Francine Bolle (Historienne, ULB, Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches) et présentation de l’alliance du 1er Mai Révolutionnaire. [FR]
À partir de 20h: Musique, bar et petite restauration.

Vendredi 12 avril au Sacco-Vanzetti, 54 Chaussée de Forest, 1060 Saint-Gilles.
À 18h: Ciné-club: “Tout va bien” (1972)
“Godard examine la structure des films, relations et révolutions à travers la vie d’un couple à Paris.” [FR, English subtitles]
À 21h: Concert de “Le souffle du nord” Duo Rocco Adduci & Arnaud Degimbe, “Travelling Folk Music from Belgium to Calabria”.

Jeudi 18 avril à l’Aurore, 162 rue du Midi 1000 Bruxelles.
À 18h30: Syndicalisme Révolutionnaire en Belgique PT.2. Débat autour de l’actualité et de la pertinence d’une stratégie syndicaliste révolutionnaire en Belgique aujourd’hui, Au travers différentes expériences de travailleurs et travailleuses impliquées dans le militantisme syndicalisme. [FR]

Samedi 20 avril à l’Aurore, 162 rue du Midi 1000 Bruxelles.
De 14h à 20h: Salon du livre politique et social d’occasion
Donnez vos livres au profit du 1er Mai, déposez-les au Sacco-Vanzetti (54 CH. de Forest) ou à la brasserie Verschueren (11 Parvis de Saint-Gilles). Workshops: Poésie insurrectionnelle, Luttes féministes, formation droit syndical, Lectures d’Aragon; etc. [Et plus à confirmer]

Woensdag 24 april Sojo, Eén Meilaan 35 3010 Kessel-Lo
À 19h: Infoavond over de geschiedenis van 1 mei, met Dennis Bos (Universiteit Leiden), auteur van oa. “Bloed en barricaden. De Parijse Commune herdacht”. [NL]
Conférence/Débat sur l’histoire du 1er Mai, avec Dennis Bos (Maître de conférence à l’Université de Leiden), chercheur en culture politique, légitimité politique, violence politique et mouvement socialiste ouvrier. [NL]

Jeudi 25 avril au Barlok, 53b Av. du Port 1000 Bruxelles.
Concerts à partir de 20h:
– Les Lapins Électriques – Punk, Bruxelles
– Mangouste – Rap, Liège
– Le Club Durruti – Rap, Bruxelles
– Antiskapitalistas – Ska-punk, Bruxelles
– DJerem’ – Mix rock, 90’s, punk…- Bruxelles
– Pablo Hasel – Hip-hop, Catalogne

Mercredi 1er Mai à 11h , Carré de Moscou, 1060 Saint-Gilles: 1er Mai Révolutionnaire.

Avril Agitation

Avril Agitation

Mercredi 20 mars, 22 députés du parti « Les Républicains » ont présenté une proposition de loi visant à suspendre pour une durée maximum d’un an les droits au RSA pour les personnes se livrant à des dégradations ou participant à des attroupements non-autorisés au vu de commettre des dégradations pendant les manifestations. Ainsi les manifestant·e·s condamné·e·s, pour ce délit volontairement très large, verraient en plus de leur peine leur droit au RSA temporairement supprimé. Cette proposition de loi est une nouvelle initiative des Républicains après la large adoption par l’assemblée nationale de leur proposition de « Loi Anti-casseurs » début février.

La proposition de Loi.

Le restaurant de luxe Le Fouquet's en train de bruler durant l'acte XIII des Gilets Jaunes

Le restaurant de luxe Le Fouquet’s en train de bruler durant l’acte XIII des Gilets Jaunes

Ce samedi 30 mars, une cérémonie d’hommage a été rendue à Baran Serhat (Bayram Namaz) représentant du Parti communiste marxiste-léniniste (MLKP) au Rojava, tué le 23 mars dans l’explosion d’une bombe placée dans sa voiture (voir notre article).

La cérémonie a commencé par une minute de silence, suivie d’un discours et de témoignages de camarades et d’un film-hommage à Baran Serhat. Lors de cette cérémonie, le texte d’un camarade internationaliste ayant connu Baran Serhat a été lu (Lire le texte ici).

Hommage à Baran Serhat (Bayram Namaz)

Hommage à Baran Serhat (Bayram Namaz)

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Le tribunal de district de Holosiivskyi à Kiev a été mitraillé le 1é mars dernier. Les média ulkrainiens ont immédiatement tenté de disqualifier cette attaque en laissant entendre qu’elle venait de Russie. Les anarchistes qui ont mené cette attaque ont publié un document la revendiquant: « Notre attaque est un acte de solidarité anarchiste avec notre compagnon rebelle Azat Miftakhov. Tous les États sont des prisons. Les tribunaux ne constituent qu’un rouage dans l’appareil gouvernemental que les anarchistes du monde entier cherchent à détruire. La lutte révolutionnaire contre l’oppression étatique ne connaît pas de frontières tracées par les gouvernements. Nous sommes solidaires de tous nos camarades du monde entier. La police, les enquêteurs, les procureurs et le personnel judiciaire – ils sont coupés du même tissu dans le monde entier. Ce sont des instruments d’oppression aux mains de l’État, ce qui signifie que nous devons les cibler, quel que soit le lieu ou le lieu. Combats où tu te trouves! »

Lire tout le communiqué

En 2016, des anarchistes avaient déjà lancé plusieurs cocktails Molotov sur le tribunal de district d’Holosiivskyi (voir notre article). Après l’incendie, les autorités avaient installé un grillage sur leurs fenêtres pour se protéger des nouveaux Molotov.

Quelques impacts sur la façade du tribunal

Quelques impacts sur la façade du tribunal

Ce vendredi midi, une trentaine de personnes sont en route en direction de l’usine d’armement Alsetex, à Malpaire, commune de Précigné. Une manifestation en soutien aux blessés parmi les gilets jaunes, Alsetex fabriquant des munitions pour les Lbd, des grenades de désencerclement et des bombes lacrymogènes. Toutes les routes sont coupées par les gendarmes, à près de 2 km de l’usine. L’appel au blocage porte également sur demain samedi, Acte XX des gilets jaunes et après-demain.

L'appel au rassemblement

L’appel au rassemblement

L’appel vidéo des blessés et mutilés: voir ici

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Près de 2 000 condamnations ont été prononcées depuis le début des manifestations des gilets jaunes. Environ 40 % des jugements ont abouti à une peine de prison ferme. C’est ainsi qu’un deuxième procès a eu lieu concernant la manifestation du 29 décembre au centre commercial Cora de Rots (Caen), lors de l’Acte VII. Les gendarmes, déployés sur le site, avaient été caillassés. Six d’entre eux avaient été blessés, leurs véhicules dégradés et certains manifestants avaient tenté de mettre le feu à la station-service du centre commercial. Quatre hommes avaient déjà été condamnés en février à des peines allant de neuf à 30 mois de prison ferme.

Les quatre nouveaux inculpés, âgés de 30 à 50 ans, placés en détention provisoire le 27 février dernier, comparaissaient au tribunal correctionnel de Caen hier mercredi. La peine la plus lourde a été prononcée à l’encontre d’un commis boucher au chômage de 25 ans. Un maçon surendetté de 50 ans, père de 5 enfants, écope, lui, de 10 mois ferme et huit avec sursis. Un métalleur de 30 ans, père de trois enfants est condamné à six mois ferme et six avec sursis. Enfin, un indépendant paysagiste de 31 ans, le seul à comparaître libre, a écopé de six mois ferme et six avec sursis. Ces deux derniers étaient libres ce mercredi soir.

Les affrontements au Cora de Caen

Les affrontements au Cora de Caen

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Médiapart a révélé que des obligations de quitter le territoire français ont été délivrées à des personnes brésiliennes séropositives dont certaines sont LGBTQI. Pour dénoncer cette politique, l’association de lutte contre le VIH/SIDA Act Up Sud-Ouest a organisé une action symbolique (jet de faux sang et collage d’affiche) sur la permanence d’une députée LREM de la région toulousaine. L’action a été très vivement condamnée par LREM et le Maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc.
La police a ensuite interpellé et placé en garde à vue un activiste d’Act Up. Un rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance de Toulouse est organisé jeudi 28 mars de 12 heures à 14 heures pour exiger sa libération et l’arrêt des poursuites.

Action d'Act Up Sud Ouest contre la permance d'une députée LREM

Action d’Act Up Sud Ouest contre la permance d’une députée LREM

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Lundi 25 mars, un militant du collectif « Désarmons-les » a été arrêté à sa décente du train à Paris alors qu’il revenait d’une conférence qu’il dispensait sur le maintien de l’ordre. Il transportait, dans le cadre de ses conférences, d’un échantillon de chaque munition utilisée par les forces de l’ordre pour réprimer les foules, ce qui lui a valu d’être arrêté et mis en garde à vue pour « port d’arme prohibée de catégorie A » et « non-respect d’un contrôle judiciaire ». Ce contrôle judiciaire datait d’il y a trois ans dans le cadre d’une arrestation subie lors du mouvement contre la « Loi Travail ». Notons également que le militant était fiché S.

Durant la garde à vue la police a fouillé dans le téléphone et dans une clef USB du militant, mais n’a pas réussi à accéder à son ordinateur portable. Elle a également mené une perquisition sans témoins, en faisant notamment usage d’un chien renifleur, chargé de trouver des explosifs cachés. Enfin une taupe de la police a violé le secret de l’enquête en transmettant au journal Le Point le contenu des fichiers de renseignement du militant, ses déclarations en audition et le contenu exact de sa valise. Un rassemblement de soutien s’est tenu le mardi 26 mars à 18h devant le commissariat. Finalement, le militant a été libéré hier soir après un rappel à loi.

Plus d’info ici

Photo extraite d’une conférence de Désarmons-les !

Photo extraite d’une conférence de Désarmons-les !

Extradé mi-janvier vers l’Italie, depuis la Bolivie où il avait tenté une nouvelle fois de fuir après l’élection de Bolsonaro. Cesare Battisti est, détenu la prison de haute sécurité d’Oristano, en Sardaigne, où il est incarcéré sur la base de sa condamnation par contumace dans les années 80 à la réclusion à perpétuité, Battisti est passé aux aveux. Il reconnait avoir abattu un gardien de prison et un policier en 1979.

Battisti avait été appréhendé dans un appartement milanais et condamné en 1981 à près de treize ans de prison pour «participation à une bande armée». En octobre de la même année, il s’évade et fuit au Mexique, puis en France, en 1990, où il obtient un titre de séjour régulier. En 1993, il est définitivement condamné à la réclusion à perpétuité pour quatre «homicides aggravés» sur la base de divers témoignages et surtout des déclarations d’un repenti du groupe. Battisti alors niait les faits. En reconnaissant sa culpabilité, Battisti ne pourra pas échapper à la réclusion mais, repentir aidant, d’ici quelques années, il pourrait obtenir des aménagements de peine.

Cesare Battisti, après son arrestation en Bolivie

Cesare Battisti, après son arrestation en Bolivie

Samedi 23 mars, une manifestation antifasciste d’environ 500 personnes avait lieu à Marseille contre l’organisation d’extrême droite Bastion Social. Les manifestants ont été chargés par des policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité). Trois membres de la CGT ont été gazés puis frappés et l’un d’entre eux a été arrêté. Une manifestation regroupant une centaine de personne a eu lieu pour réclamer sa libération ce qui a été obtenu. Le militant reste cependant inculpé et sous contrôle judiciaire jusqu’à son jugement le 17 septembre. De plus, il est interdit de territoire sur Marseille avec obligation de trouver un emploi avant le jugement.

Rassemblement devant le commissariat de Noailles

Rassemblement devant le commissariat de Noailles