Aujourd’hui a comparu devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris Grégory B., un squatteur de 30 ans proche de la mouvance anarchiste. Le visage couvert d’une capuche et d’un masque de ski, armé d’un bâton téléscopique, il avait donné « un coup de pied sauté » dans le dos d’un passant alors que celui-ci tentait d’empêcher un manifestant de briser une vitrine. Des images avaient circulé sur internet et le coup de pied avait valu à son auteur le surnom de « ninja ». Diffusée sur internet, la vidéo avait fait naître des rumeurs contre les policiers, soupçonnés de provoquer des incidents. Grâce à des clichés pris durant la manifestation, les policiers avaient identifié le suspect. Arrêté le 5 novembre, Grégory B. a été aussitôt incarcéré à Fleury-Mérogis. Il a avoué être le ninja. Le procureur a requis deux ans ferme, le tribunal a condamné Grégory à un an de prison, dont six mois ferme, pour violences et complicité de dégradation.

En août dernier, les autorités danoises avaient gelé dix comptes bancaires appartenant à la chaîne de télévision Roj TV. Après cinq ans d’enquête, elles avaient conclu que la chaîne kurde, émettant vers 68 pays en Europe et en Asie, diffusait de la propagande du PKK et avaient donc saisi ses actifs. En octobre, la cour d’appel avait exigé que ces comptes, contenant plus de 40.000 € soient débloqués. Cette décision a été confirmée aujourd’hui, le juge déclarant que le gel de comptes bancaires contrevient aux lois européennes pour la liberté d’expression.

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Ce mardi, les autorités françaises ont interpellé six personnes qu’elles suspectent d’être membres du PKK. Selon la police, ces arrestations qui ont eu lieu à Marseille ont été effectuées dans le cadre d’une enquête menée par un juge antiterroriste à Paris. Ce dernier examine actuellement le financement suspecté illégal du groupe. Il suspecte également ces six personnes, dont ‘un membre du important du PKK au niveau européen’, d’entretenir des liens avec des sections situées en Belgique, en Allemagne et en Italie. La police française dispose maintenant de 96 heures pour les interroger, avant de devoir soit les relâcher, soit les inculper.

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Dans le cadre de l’enquête sur les envois piégés destinés à diverses ambassades le mois dernier, la police antiterroriste grecque a mené une vague de perquisitions dans plusieurs villes au cours du week-end. Elle est notamment toujours à la recherche de nombreux membres présumés de la ‘Conspiration des Cellules du Feu’. Samedi et dimanche, elle a découvert des armes, des grenades et des explosifs. Seize logements ont été perquisitionnés et une vingtaine de personnes ont été interpellées. Le maintien en détention de six d’entre elles a été confirmé ce matin, dont deux sont suspectées de faire partie de la ‘Conspiration des Cellules du Feu’. Néanmoins, les autorités ont annoncé que le matériel retrouvé par la police antiterroriste ne correspondait pas aux armes et aux explosifs utilisés lors des dernières actions en Grèce.

Par ailleurs, plusieurs manifestations se déroulent aujourd’hui à Athènes, dont le centre-ville a été bouclé pour 24 heures, en mémoire à Alexis Grigoropoulos, tué par un policier il y a deux ans. Ce matin déjà, les manifestants se sont heurtés à un vaste contingent policier, ce qui a entraîné de brefs affrontements. Une nouvelle manifestation des étudiants est également prévue dans la journée. Au total, ce ne sont pas de 5000 policiers qui ont été mobilisés pour quadriller la ville aujourd’hui.

Affrontements jeunes/police à Athènes

Affrontements jeunes/police à Athènes

Entre le 14 et le 22 octobre, les incidents qui se sont produits à Lyon, lors des manifestations contre la loi sur les retraites, ont donné lieu à 322 interpellations, et 25 peines de prison ferme ont été prononcées en comparution immédiate, dont la moitié avec mandat de dépôt. 40% de ces arrestations faisaient suite à des jets de projectiles, les autres étaient motivées par des incendies et dégradations volontaires, ou par la participation à un attroupement armé. La direction départementale de la Sécurité publique, en lien avec le parquet, a entrepris un travail de fond sur la une masse d’informations, notamment des heures de vidéo, provenant de la surveillance urbaine et des images filmées par l’hélicoptère de la gendarmerie et les CRS, ainsi que divers blogs et forums.

Deux jeunes gens ont interpellés jeudi matin, dans un lycée général de Saint-Priest et dans un lycée professionnel de Bron. Ils ont été identifiés sur des images de vidéosurveillance urbaine comme étant dans des groupes ayant retournés des voitures. Ils ont reconnus les faits et été mis en examen hier pour dégradations volontaires en réunion.

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Le matin du 2 décembre, une centaine de carabiniers ont perquisitionné une quinzaine de domiciles entre Rovereto et Trento (et un à Treviso), suuite à un mandat émis par le procureur de Trento contre 18 personnes. Les carabiniers cherchaient du matériel (vêtements, peinture, tracts) liés à l’incursion avec fumigènes et peinture le 28 octobre dernier lors d’une conférence à l’université d’un professeur de Droit et de deux responsables des carabiniers sur les « missions de paix » du gouvernement italien à l’extérieur.

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Plus d’un millier d’étudiants s’étaient rassemblés hier devant le siège de l’Université d’Athènes. Un projet de loi réorganisant l’enseignement supérieur doit être déposé début 2011 et de nombreuses associations estudiantines le réprouvent, soutenant qu’il vise entre autre, à réduire le nombre d’étudiants au sein des conseils d’université qui seraient ouverts aux extra-universitaires, et donc aux entreprises. Devancés par des calicots affirmant ‘L’avenir nous appartient’ et ‘Solidarité avec la lutte des étudiants britanniques’, les mille manifestants ont défilé jusqu’au Parlement. Là, ils ont tenté d’avancer vers l’ambassade du Royaume-Uni, située à 300 mètres. Les forces de l’ordre les en ont empêchés en lançant des gaz irritants et en frappant à coups de matraque plusieurs étudiants qui souhaitaient exprimer leur soutien à leurs homologues britanniques. Quatre d’entre eux ont été arrêtés après un long face à face entre la police anti-émeute et les manifestants.

Confrontation étudiants/police à Athènes

Confrontation étudiants/police à Athènes

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Pour le troisième jour consécutif, plusieurs milliers d’étudiants sont sortis dans les rues à travers toute la Grande-Bretagne. Ils protestent contre l’augmentation des frais de scolarité dans les universités. Une nouvelle loi fixant des frais pouvant s’élever jusqu’à 11000 euros doit être votée avant Noël. Des manifestations ont eu lieu à Londres, et dans de nombreuses villes, grandes et moins grandes. Au moins huit universités ont été occupées et à Birmingham, une trentaine de jeunes ont occupé les bureaux du conseil municipal. A Londres, plusieurs centaines de manifestants ont défilé dans la ville, tentant d’éviter de se faire encercler par les lignes policières comme cela c’était passé la semaine dernière lorsque que des milliers d’entre eux ont été retenus dans un ‘kessel’. Finalement, la police est parvenue à cerner 200 personnes à Trafalgar Square, où des feux ont été allumés, des statues taguées et des objets lancés sur les policiers anti-émeute. Au total, 139 personnes ont été interpellées pour trouble de l’ordre public, et sept avec la qualification de désordre violent. Dans toutes les autres villes, des affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants ont eu lieu. Dix d’entre eux ont également été arrêtés à Bristol.

Manifestation estudiantine à Londres

Manifestation estudiantine à Londres

Manifestation estudiantine à Londres

Manifestation estudiantine à Londres

La semaine dernière s’est terminé le procès de premier degré pour les 11 personnes accusées « d’apologie de crime » pour avoir participé à la manifestation du 3 juin 2007 à L’Aquila, contre la prison et le régime d’isolement 41 bis. Le cortège avait emprunté les rues de la ville et avait été sous les murs du pénitencier local, où la militante des Brigades Rouges PCC, Nadia Desdémone Lioce, est détenue sous le régime 41bis.

Les inculpés ont subi une condamnation lourde à 2 ans et sans suspension de la peine pour 4 d’entre eux. La condamnation se base sur le fait que les manifestants ont scandés des slogans faisant allusions aux dernières actions des Brigades Rouges contre des responsables de l’Etat. 13 autres personnes doivent encore être jugées pour des dégradations et des tags sur les murs.