Cinq membres de la Revolutionary Students Commission (RSC) ont été arrêtés au Kenya lors de protestations contre l’Africa Forward Summit en mai 2026, une rencontre visant à renforcer l’influence de l’impérialisme français sur le continent africain. Les militants ont comparu devant la justice lors d’une audience préliminaire, et leur affaire a été renvoyée au 6 juillet 2026. Ils font face à des poursuites politiquement motivées, dans un contexte de criminalisation des mouvements étudiants et anti-impérialistes. Le collectif appelle à une solidarité internationale, notamment financière, et demande l’abandon des charges ainsi que la fin des poursuites engagées contre ses membres.
Les poursuites engagées contre Coppélia, présidente de l’UNEF Nanterre, ont été annulées par le tribunal de Nanterre lors d’une audience consacrée à une procédure en diffamation. Selon la décision rendue, l’assignation du parquet a été jugée non conforme et les faits reprochés étaient prescrits, mettant ainsi fin à la procédure sans qu’une date de procès ne soit fixée.
L’UNEF Nanterre et le collectif des Sans-facs dénoncent depuis plusieurs mois un acharnement visant à affaiblir leur mobilisation contre la sélection dans l’enseignement supérieur. Le syndicat accuse la présidence de l’université d’avoir multiplié les démarches judiciaires et administratives à son encontre afin de criminaliser son action militante. À la suite de cette décision, les organisations ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur mobilisation en faveur de l’accès à l’université et contre la répression du mouvement étudiant. Pour les aider financièrement à payer les frais d’avocats, une cagnotte a été mise en place.
Charger le post
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
Alors que le mouvement kurde participe au processus dit de « Paix et société démocratique », des informations publiées par des médias turcs indiquent que le gouvernement prépare un projet de loi destiné à encadrer le sort des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui abandonneraient la lutte armée. Le texte, qui pourrait être présenté au Parlement avant la pause estivale de mi-juillet, définirait les conditions de retour en Turquie des combattants et les procédures judiciaires qui leur seraient appliquées. Selon les éléments divulgués, les personnes concernées disposeraient d’un délai limité (possiblement d’un an) pour déposer les armes et bénéficier de ces dispositions, avec une distinction entre celles accusées d’infractions et celles qui ne le sont pas.
Le projet prévoirait également un traitement spécifique pour les dirigeants et cadres du mouvement qui ne seraient pas autorisés à revenir en Turquie. Ceux-ci pourraient être orientés vers des « pays tiers », ouvrant la voie à une forme d’exil politique hors du territoire turc. Par ailleurs, les demandes formulées par le parti pro-kurde DEM Parti en faveur d’une levée des obstacles à l’engagement politique des anciens membres du PKK ne semblent pas avoir été retenues. Des responsables de l’AKP cités dans la presse estiment qu’une interdiction d’activité politique de cinq ans devrait s’appliquer aux personnes revenant en Turquie, même en l’absence de participation directe à des actes considérés comme « criminels ». Elles pourraient également être soumises à des mesures de contrôle judiciaire pendant cette période.
Des organisations antifascistes appellent à manifester le 13 juin à Heidelberg pour soutenir Maja, une personne non binaire extradée d’Allemagne vers la Hongrie en juin 2024 et détenue depuis dans une prison hongroise. Les soutiens de Maja dénoncent des conditions de détention particulièrement dures, marquées notamment par l’isolement, une surveillance permanente et des fouilles corporelles répétées. Ils estiment que cette extradition a privé Maja d’un procès équitable dans un pays dont l’état de droit est régulièrement critiqué au niveau européen. Maja a été condamné·e en février 2026 à huit ans de prison pour des faits liés à une mobilisation antifasciste survenue en marge du « Jour de l’Honneur » à Budapest, un rassemblement annuel de l’extrême droite hongroise. Par ailleurs, les organisateurs de la manifestation dénoncent la criminalisation des mouvements antifascistes en Hongrie comme en Allemagne et réclament la libération de Maja ainsi que celle d’autres militant·es poursuivi·es dans des affaires similaires.
Cemre Nayir, président du collectif écologiste Polen Ekoloji, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire lors de la première audience de son procès à Istanbul. Arrêté puis placé en détention après une opération menée le 3 février contre le Parti socialiste des opprimés (ESP) et différentes organisations de la gauche révolutionnaire, il est poursuivi pour « appartenance à une organisation illégale ». Lors de l’audience, Nayir a contesté les accusations, affirmant que l’acte d’accusation reposait notamment sur des conversations téléphoniques et des transferts d’argent effectués avec des proches. Il a demandé son acquittement. Le tribunal a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire et reporté la prochaine audience au 20 octobre.
En Turquie, le tribunal de Tunceli a ordonné le retrait de sept ouvrages, ainsi que l’interdiction de leur publication, distribution et vente. Les titres concernés sont des écrits d’auteurs proches de la gauche révolutionnaire : « Chants héroïques » de Muzaffer Oruçoğlu, « L’Aube du communisme » d’Arif Çelebi, « Le Guide du courage » de Nazlı Gürbüz Top, « Notre Çakır : La vie d’un révolutionnaire » de Mukaddes Erdoğdu, « À propos de la vie » de Kutsiye Bozoklar, « Philosophie matérialiste » d’İbrahim Okçuoğlu et « Sur les pentes illuminées de la lutte » de Serkan Günebakan. Les autorités judiciaires estiment que ces ouvrages contiendraient des éléments relevant de la « propagande d’organisation terroriste », justifiant leur confiscation et leur interdiction.
Dans le même temps, plusieurs numéros de journaux, dont 4 numéros de Yeni Demokrasi et 14 de Sosyalizm U Azadi, ont également fait l’objet de décisions similaires de la justice, avec des suspensions de diffusion et des saisies. Ces mesures s’inscrivent dans une série de procédures visant des publications accusées de relayer des contenus considérés comme illicites par les autorités.
Une campagne d’affichage et d’écriture de lettres a été organisée à Rennes en soutien à Seda Baykan, prisonnière communiste en Turquie et en grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention en isolement. Elle réclame soit son transfert vers une prison avec d’autres détenues politiques, soit son déplacement dans un autre établissement. Cela intervient dans le cadre d’une semaine internationale de solidarité où plusieurs actions sont menées en Europe. Ces initiatives visent à dénoncer les conditions de détention de prisonniers politiques en Turquie et à soutenir les détenus engagés dans leurs luttes.
Charger le post
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
L’organisation KARAPATAN dénonce la publication par la police nationale aux Philippines de messages présentant plusieurs de ses militants et responsables comme des « personnes activement recherchées ». Parmi eux figure Grecian Asoy, ainsi que d’autres acteurs du mouvement, visés via des publications sur les réseaux sociaux avant leur retrait. L’ONG parle de « red-tagging », une pratique consistant à désigner publiquement des militants comme criminels ou ennemis de l’État, qui vise à exposer les personnes concernées à des arrestations arbitraires ou des violences.
Une campagne de solidarité se développe à travers l’Europe pour réclamer la libération de Irfan Yilmaz, détenu en Turquie et souffrant de graves problèmes de santé avec un taux d’invalidité estimé à 96 %. Ses soutiens dénoncent ses conditions de détention et demandent sa libération immédiate, notamment via des actions de mobilisation auprès des autorités turques. Ces derniers jours, des actions ont été menées dans plusieurs villes européennes, dont Paris, Londres et Rotterdam, avec des rassemblements devant des ambassades et consulats turcs. Des campagnes d’e-mails ont également été lancées auprès du ministère de la Justice turc et des établissements pénitentiaires concernés, dans le but de dénoncer les conditions de détention de prisonniers politiques et de personnes souffrant de problèmes de santé graves.
Un rassemblement est organisé à Paris le mercredi 3 juin place de la Concorde pour réclamer la libération de Mumia Abu-Jamal. Comme chaque premier mercredi du mois, ses soutiens dénoncent les conditions de détention du militant et ancien journaliste, ainsi que la dégradation de son état de santé, notamment des problèmes de vue qui font craindre un risque de cécité.