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Articles

Royaume-Uni : Appel à la libération du militant pro-palestinien Umer Khalid

De nombreuses organisations dénoncent les conditions de détention de Umer Khalid, placé en détention provisoire après une action menée sur la base aérienne de RAF Brize Norton. Atteint de dystrophie musculaire des ceintures, il a subi de graves négligences médicales en prison, notamment l’absence d’équipements adaptés et des conditions d’hygiène dégradées. Les soutiens des « Brize Norton 6 » dénoncent une répression croissante des mobilisations pro-palestiniennes au Royaume-Uni et appellent à un rassemblement devant la prison de HMP Wormwood Scrubs le 30 mai 2026 à 17H pour exiger sa libération.

Allemagne : Mobilisation de soutien aux inculpés de l’affaire de Budapest jugés à Düsseldorf

Depuis janvier 2026, six antifascistes sont jugés devant le tribunal régional supérieur de Düsseldorf dans le cadre de « l’affaire de Budapest », accusés d’appartenir à une organisation criminelle après une mobilisation antifasciste contre des néonazis lors du « Jour de l’honneur » à Budapest en 2023. Alors que le procès hautement sécurisé doit se poursuivre jusqu’en janvier 2027, des collectifs de soutien multiplient les actions de solidarité pour dénoncer la criminalisation des militants politiques et appeler à une présence massive aux audiences. Une banderole de soutien a notamment été déployée sur la place Carlsplatz à Düsseldorf pour maintenir la visibilité de l’affaire et soutenir Paula, Emmi, Moritz, Luca, Clara et Neele. Les prochaines audiences sont prévues les 2, 3, 9, 10, 16, 17, 23, 24 et 30 juin ainsi que le 1er juillet 2026.

France : Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, mise en examen après une plainte de Tefal

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a annoncé être mise en examen pour diffamation après une plainte déposée par Tefal. L’entreprise lui reproche d’avoir dénoncé publiquement une « répression patronale violente » contre une salariée syndiquée sanctionnée après avoir alerté sur la présence de PFAS, des substances chimiques surnommées « polluants éternels » en raison de leur très forte persistance dans l’environnement et dans l’organisme, dans certains produits du groupe. C’est la deuxième fois que la dirigeante syndicale est mise en examen pour des faits similaires en 6 mois.

Philippines : Des prisonniers politiques dénoncent le massacre de Negros

À la suite des opérations militaires meurtrières menées en avril et mai 2026 dans la province de Negros Occidental, des prisonniers politiques et anciens négociateurs du Front national démocratique des Philippines accusent l’armée philippine d’avoir tué des civils lors d’affrontements avec la guérilla de la Nouvelle Armée Populaire (NPA). Des enquêtes indépendantes, des témoignages et des éléments médico-légaux remettent en cause la version officielle, évoquant notamment des exécutions sommaires et la présence parmi les victimes d’étudiant·es, de journalistes et d’organisateur·ices communautaires. Les signataires dénoncent l’impasse d’une réponse uniquement militaire à la situation et demandent une enquête indépendante, le respect du droit international humanitaire, mais aussi la libération de prisonniers politiques.

Les meurtres de cinq membres présumés de la Nouvelle Armée populaire (NPA) lors d’une série d’affrontements armés avec les troupes gouvernementales à Cauayan, dans la province du Negros Occidental, le 16 mai, après le massacre de Toboso le 19 avril, démontrent une fois de plus l’échec des affirmations du gouvernement selon lesquelles l’insurrection aurait été efficacement écrasée.

Depuis des semaines, le gouvernement, par l’intermédiaire des Forces armées philippines (AFP), affirme que toutes les personnes tuées à Toboso, dans la province de Negros Occidental, le 19 avril, étaient des combattants. Cette affirmation est fortement remise en question par les conclusions d’une récente mission d’enquête menée par des organisations de défense des droits humains et des mouvements populaires, ainsi que par la déclaration antérieure du Parti communiste des Philippines (CPP) selon laquelle 9 des 19 personnes tuées étaient des civils, tandis que les 10 autres étaient des membres de la Nouvelle Armée populaire (NPA).

Ces témoignages coïncident avec l’identification des victimes civiles, parmi lesquelles des étudiants, un journaliste, des militants associatifs et des jeunes ruraux. Les premières conclusions de l’autopsie, réalisée par un médecin légiste, ont également soulevé de sérieuses questions quant à la version des faits présentée par l’armée, notamment concernant les blessures par balle reçues dans le dos. […]

Vicente Ladlad, Adelberto Silva, Wigberto Villarico

Toulouse : Manifestive contre la criminalisation des free parties

Face au renforcement des mesures sécuritaires et aux projets de loi visant les rassemblements festifs libres, plusieurs collectifs dénoncent une répression croissante des free parties, marquée par des saisies de matériel, des arrêtés préfectoraux et des interventions policières. Les textes portés notamment par Laetitia Saint-Paul et Laurent Nuñez est une attaque contre la culture tekno et les sound systems, qui sont traités comme des menaces plutôt que comme des acteurs culturels. Face à cette stuation, plusieurs collectifs organisent une manifestive le samedi 13 juin dès 14H au départ d’Arnaud Bernard à Toulouse afin de défendre une culture autogérée, inclusive et non marchande et défendre ces espaces festifs alternatifs.

Bruxelles : 3 ans de prison requis au procès de T, verdict attendu le 16 juin

Le 20 mai à Bruxelles, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal pour soutenir T., détenu depuis plus de six mois et accusé d’avoir tenté d’incendier des véhicules de police devant le commissariat d’Ixelles en novembre 2025. L’audience, marquée par une forte présence policière et un climat tendu, s’est tenue après plusieurs heures d’attente liées au transfert de T. depuis la prison. Celui-ci a exercé son droit au silence. La procureure fédérale a requis trois ans de prison ferme, tandis que la défense a demandé la relaxe au nom du doute raisonnable. Le jugement sera rendu le 16 juin.

Déclaration de Nikos Maziotis à l’occasion d’une soirée de soutien aux prisonnier·es anarchistes

Depuis la prison de Domokos en Grèce, le prisonnier anarchiste Nikos Maziotis a fait parvenir un message de solidarité à l’occasion de la soirée Faisons Front organisée par le Secours Rouge Toulouse en soutien aux prisonnier·es anarchistes dans le monde.

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Cher·es camarades, je vous remercie de m’avoir invité·e à l’événement que vous organisez et je vous envoie une grande étreinte. J’envoie également une grande étreinte à toutes et tous les détenu·e·s, révolutionnaires, anarchistes, anticapitalistes à travers le monde. Il existe un lien direct entre la lutte et la solidarité pour la libération des prisonnier·e·s politiques et la lutte révolutionnaire pour le renversement du système international de l’État et du capital.

Comme nous avions l’habitude de dire ici autrefois, quiconque oublie les prisonnier·e·s de la guerre sociale et de classe oublie aussi la guerre elle-même. Cependant, malheureusement, la relation entre la solidarité, les militant·e·s emprisonné·e·s et la lutte contre l’État et le capital n’est pas évidente et ne s’applique pas dans de nombreux cas à une partie au moins de celles et ceux qui se définissent comme mouvement.

En ce qui concerne la solidarité, en parlant de l’espace grec, il existe toutes sortes de divisions quant à la position vis-à-vis des militant·e·s emprisonné·e·s. Des divisions liées à la différenciation entre moyens de lutte légaux et illégaux, à la lutte armée et à la guérilla urbaine, à leur défense ou à l’invocation de leur innocence.

Nous avons vécu cela nous-mêmes au sein de l’organisation Lutte Révolutionnaire, dont nous étions membres. Nous avons été confronté·e·s non seulement à un isolement vis-à-vis du mouvement de masse et de l’espace dont nous provenons, l’espace anarchiste et anti-autoritaire, mais aussi à une hostilité dirigée contre nous. Certains secteurs sont même allés jusqu’à soutenir la séparation et la déclaration de repentir faite par un ancien membre de notre organisation devant le tribunal.

Particulièrement durant la période 2015-2019, lorsque nous avions été condamné·e·s à la réclusion à perpétuité pour l’attaque contre la Banque de Grèce et les bureaux du Fonds Monétaire International, et que l’État nous avait retiré la garde de notre fils, nous étions jugé·e·s dans des salles d’audience vides, face à l’indifférence totale d’une grande partie de l’espace anarchiste et anti-autoritaire dont nous provenons.

Finalement, le slogan présent dans l’espace anarchiste grec, selon lequel la solidarité est notre arme, est déformé à un tel point que, dans certains cas, il en vient à signifier que la solidarité est notre stratagème. Je pense que de tels phénomènes d’absence de solidarité envers des prisonnier·e·s révolutionnaires ont également été observés dans le cas de membres emprisonné·e·s de la guérilla urbaine d’Europe occidentale à des époques antérieures.

De manière générale, cette condition défavorable, combinée à l’intensification du totalitarisme étatique et à la détérioration législative de la répression pénale et carcérale ces dernières années dans l’espace grec, conséquence de la défaite du soulèvement social de 2010-2012 contre les programmes du FMI, de la Banque Centrale Européenne et de la Commission Européenne, ainsi que de l’échec de l’espace anarchiste et anti-autoritaire à évoluer vers un espace et un mouvement véritablement révolutionnaires, a pour résultat mon maintien en prison, puisque les autorités refusent de m’accorder une libération conditionnelle.

Je suis le seul prisonnier politique en Grèce, issu de la vague d’arrestations liées à la guérilla urbaine depuis 2009, qui ne purge pas une peine à perpétuité et qui reste encore en prison en exécutant une peine de 20 ans. Et la raison pour laquelle ils refusent de me libérer depuis quatre ans est que je ne renie ni ne condamne les actes pour lesquels j’ai été condamné, c’est-à-dire l’organisation Lutte Révolutionnaire.

Cependant, camarades, dans peu de temps, en septembre prochain, je terminerai l’intégralité de ma peine, sans libération conditionnelle, et je serai libéré·e.

Je souhaite à toutes et tous les véritables révolutionnaires et militant·e·s, les irréductibles et cohérent·e·s à travers le monde, où qu’ils et elles se trouvent, force, santé et de tenir bon. Je souhaite la même chose à vous aussi, camarades, malgré les difficultés et la répression, continuer et que nous continuions toutes et tous la lutte contre l’État et le capital. Pour la révolution. Pour construire un monde meilleur et une société meilleure où la solidarité sera une valeur dominante.

Ce monde existe déjà et nous le portons en nous. Je vous envoie une grande étreinte depuis les prisons de Domokos en Grèce. La lutte continue.

Nikos Maziotis, mai 2026

USA : Appel à écrire au prisonnier politique Kojo Bomani Sababu pour son anniversaire

Des organisations de soutien aux prisonniers politiques appellent à envoyer des messages de solidarité à Kojo Bomani Sababu, arrêté le 19 décembre 1975 et emprisonné depuis lors. Ancien membre de la Black Liberation Army, il purge une peine de 55 ans pour des actions armées et une tentative présumée d’évasion du militant indépendantiste portoricain Oscar López Rivera. Ses soutiens dénoncent un cas emblématique de répression politique visant les mouvements révolutionnaires noirs et anti-impérialistes aux États-Unis, soulignant qu’il reste l’un des derniers prisonniers de cette période encore incarcéré.

Lui écrire :
Kojo Bomani Sababu* #39384-066
USP Canaan 
PO Box 300 
Waymart, PA 18472
*Adressez l’enveloppe à Grailing Brown.

USA : Des dizaines de caméras de surveillance sabotées à Oakland et Berkeley

À Oakland et Berkeley, 76 caméras de surveillance de la société Flock Safety ont été mises hors service au printemps 2026 lors d’actions de sabotage revendiquées par des militants anti-surveillance. Les dispositifs ont été endommagés ou détruits grâce à diverses méthodes : peinture, destruction des objectifs, coupure de câbles ou démontage des structures. Ces actions visent à dénoncer l’utilisation de Flock par les services d’immigration américains (ICE) et appellent plus largement à lutter contre les technologies de surveillance.

Allemagne : La révolutionnaire emprisonnée Özgül Emre poursuit sa grève de la faim

La journaliste révolutionnaire Özgül Emre mène une grève de la faim illimitée depuis le 6 mai 2026 à la prison d’Prison de Cologne-Ossendorf pour protester contre l’imposition d’un uniforme pénitentiaire. Ses vêtements ont été confisqués de force par les gardiens et elle est maintenue en cellule avec un simple peignoir, tout en étant privée d’accès aux promenades, aux visites et à ses avocats. L’administration pénitentiaire et le médecin de la prison sont accusés de mauvais traitements et de négligence médicale, alors que son état de santé se dégraderait après 19 jours de grève de la faim.

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