La police et l’armée turque réprime sauvagement les militants qui sont actifs à la frontières turco-syrienne. Kader Ortakaya manifestait ce 6 novembre à Suruç, une ville turque à 15 kilomètres de Kobané, lors d’un rassemblement d’artistes solidaires des combattants kurdes qui résistent à l’Etat Islamique. L’armée turque a attaqué cette manifestation avec des gaz lacrymogènes et des balles réelles. Kader a reçu une balle dans la tète et est morte sur le coup. Un rassemblement a eu lieu à Istanbul pour commémorer sa mort, celui-ci a été attaqué par la police.
La grève dans les chemins de fer allemands se poursuivait
hier vendredi 7 novembre après le rejet d’un recours en justice contre le mouvement qui paralyse le pays. La Deutsche Bahn, équivalent allemand de la SNCF, avait saisi le tribunal du travail de Francfort jeudi pour tenter de faire cesser ce mouvement. L’arrêt de travail, qui a commencé mercredi, n’est contraire à aucune loi et n’est pas disproportionné, a statué la justice.
La grève risque de perturber les célébrations du 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, prévues ce week-end. Le mouvement, sans précédent dans le rail allemand depuis 1945, devrait se poursuivre jusqu’à lundi. Le syndicat des conducteurs de train (GDL) avait déjà mené une grève de deux jours et demi le mois dernier lors d’un week-end de vacances scolaires, affectant plusieurs millions de personnes.
Au moins trois manifestations ont lieu aujourd’hui en France contre la répression policière, à Notre-Dame-des-Landes, Paris et Toulouse. La manifestation qui a eu lieu à Lyon ce jeudi 6 novembre a été réprimée : une centaine de personnes s’étaient rassemblées, une quinzaine de fourgonettes de CRS et leurs contenus étaient déjà présents et ont rapidement chargé la manifestation. Celle-ci a recommencé sur une autre place et a à nouveau tenté de manifester sauvagement, sans succès. 16 personnes ont été arrêtées, 5 étaient toujours gardées à vues aujourd’hui dont 4 ont été libérées et passeront en procès en janvier. Une personne est toujours gardée à vue.
Manifestation à Lyon le 6 novembre.
La police dénombre 112 blessés dans ses rangs. 43 policiers de la zone de Bruxelles Capitale-Ixelles ont été blessés, dont 35 inspecteurs de la direction des interventions et du maintien de l’ordre, 6 de la direction de la recherche locale et 2 de la direction trafic. Au moins 18 policiers subissent une incapacité de travail et une quinzaine d’agents doivent encore faire constater leurs blessures par un médecin. 37 policiers de la zone Midi (Anderlecht, Saint-Gilles, Forest) ont été blessés. Plusieurs véhicules de police de cette zone ont en outre subi des dégradations, notamment des vitres brisées et une moto de la police a été incendiée (photo). Enfin, 19 policiers de la zone Nord, 6 de la zone Montgomery et 2 policiers fédéraux ont également été blessés.
Les dégâts matériels sont importants. On dénombre 11 véhicules incendiés (7 camionnettes, 4 voitures et une remorque). 62 autres ont été endommagés. Il y aurait pour un million et demi d’euros de dégats rien que pour le mobilier urbain. La police a procédé à 43 interpellations. Deux hommes soupçonnés d’avoir blessé des policiers ont été arrêtés. L’un a blessé quatre policiers et est cité en procédure accélérée. Le deuxième suspect qui a déjà des antécédents judiciaires, a quant à lui blessé cinq policiers. Il sera déféré devant le juge d’instruction dans le courant de la journée et le parquet de Bruxelles a requis un mandat d’arrêt à son encontre. La ville de Bruxelles a annoncé qu’elle portera plainte te se portera partie civile. Une procédure accélérée sera appliquée pour poursuivre les manifestants identifiés par l’étude des images des caméras.
Le 15 septembre, deux militants communistes qui ont été arrêtés à Odessa par les forces spéciales ukrainiennes dans le cadre de l’enquête contre le groupe clandestin « Armée Rouge Ukrainienne ». Vladislav Wojciechowski et Nicolas Popov sont accusés de « création d’une organisation terroriste ». Deux pistolets automatiques et des explosifs auraient été découverts lors de l’arrestation. Vladislav Wojciechowski, un des membres fondateurs de Borotba, avait été gravement blessé par les fascistes lors de l’assaut et l’incendie de la maison des syndicats le 2 mai derniers, à Odessa, où 38 antifascistes avaient été tués.
Vladislav Wojciechowski et Nicolas Popov ont été enregistrés il y a un mois sur une liste pour l’échange de prisonniers entre les républiques populaires de Lougansk et Donesk d’une part, et l’Ukraine d’autre part. Mais le SBU (la sécurité d’état ukrainienne) met son véto à l’échange. Les deux prisonniers bénéficient d’un soutien clandestin en Ukraine, beaucoup de tags les soutenant ont été peints nuitemment à Kharkov, Odessa et Kiev.
Vladislav Wojciechowski
Trois maoïstes présumés, parmi lesquels une femme, ont été arrêtés dans différents lieux du district de Dantewada, au Chhattisgarh. Sodhi Baman (20 ans) et son associée Sodhi Payake (19 ans) ont été arrêtés à proximité du commissariat de Kuwakonda ce mercredi. Les autorités ayant été renseignées du fait que le duo était arrivé à Palnar et attendait un véhicule pour se rendre à Nakul, les forces de sécurité ont déclenché une vaste opération de contrôle routier et ont capturé les deux guérilleros.
Mardi, dans une autre opération, un troisième maoïste présumé a été interpellé par la police locale dans une zone relevant du poste de police de Bacheli alors que les soldats revenaient d’une opération de ratissage. Identifié comme étant Budhram Kadti (35 ans), il serait un membre actif du Podiya Local Operation Squad lié au CPI(Maoïste). Il aurait tenté d’échapper aux soldats, mais a vite été repris. Dans son sac, les forces de sécurité ont saisi des calicots et des affiches naxalites.