Lambros Foundas, un militant anarchiste âgé de 35 ans a été assassiné mercredi matin 10 mars dans la banlieue de Dafni (Athènes). Le porte-parole de la police l’a désigné comme un terroriste qui aurait été arrêté en train de voler une voiture et qui portait des armes.
Durant ses années de lycée, Lambros Foundas était socialement actif. Il rejoint plus tard le groupe anarchiste Mavro Agathi (l’Épine Noire), qui publiait le journal Dromi Tis Orgis (les Rues de la Colère). Il était actif et participait aux manifs, rassemblements, conflits sociaux, marches, collages, discussions et aux événements sociaux. Pendant l’occupation de l’Université Polytechnique d’Athènes en 1995, pour l’anniversaire du soulèvement de 1973, Lambros Fountas était parmi les 504 qui furent arrêtés par les forces répressives de l’Etat qui envahirent les enceintes universitaires le matin du 18 novembre.
Lambros Foundas
Par ailleurs (?), ce mardi, deux voitures du Corps Diplomatique grec ont été incendiées avenue de l’Orée, à Ixelles
Trois officiers de la police de Thessalonique ont été appelé à comparaître devant un comité disciplinaire pour avoir déposé des preuves compromettantes sur un suspect. Les faits remontent au mois de décembre dernier. Le policier a arrêté un étudiant de 24 ans durant les troubles qui se sont déroulés dans la ville du nord du pays, l’accusant de détenir un cocktail Molotov. Mais l’étudiant a été rapidement libéré. Et pour cause, une photo et une vidéo montrant un policier déposer un sac contenant un engin explosif à côté de l’étudiant ont été fournies au procureur. Lors de son audition, l’étudiant a clamé son innocence, affirmant qu’il était sorti de chez lui en pyjama pour sortir les poubelles lorsqu’il a été attrapé. Une chose est sûre, c’est que le cocktail Molotov ne lui appartenait pas, la vidéo étant extrêmement explicite. D’ailleurs, la police s’est excusée pour cet incident (!!) et a lancé une enquête interne.
Dans une offensive majeure contre la guérilla maoïste, les forces de sécurité indiennes ont mené ce jeudi des opérations dans huit districts du Bengale occidental et du Jharkhand. Ils ont détruits plusieurs camps de guérilleros et ont découvert des armes et de munitions dans les forêts. Cette nouvelle attaque s’est déroulée dans le cadre de l’Opération Green Hunt et des milliers d’officiers de la sécurité y ont pris part. Selon les fonctionnaires, la campagne contre le CPI-Maoïste s’est concentrée cette semaine sur les districts du Singhbhum occidental, du Singhbhum oriental, du Bokar, de l’Hazaribagh et du Seraikela dans le Jharkhand ainsi que dans ceux de Purulla, du Midnapore occidental et de Bankura dans le Bengale occidental voisin. Au final, selon le porte-parole de la police, plusieurs dépôts d’armes et de mines auraient été découverts et quatre camps de guérilleros auraient été détruits.
Depuis quelques années, la répression policière s’est accentuée dans divers quartiers de Montréal et notamment à Hochelag. C’est là qu’on été repoussés de nombreux jeunes de la rues et travailleurs-euses du sexe qui se trouvaient dans le centre-ville. Mais non contente de les y avoir rejeté, la police intensifie aujourd’hui ses opérations dans ce qui ressemble de plus en plus à une volonté de ‘nettoyage’ de Hochelag dans le but d’y permettre l’installation d’une nouvelle catégorie de résidents privilégiés. Les agents de police font usage d’une violence sans nom, abusant de leur pouvoir en toute impunité.
Depuis 1987, 60 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre à Montréal. Quotidiennement, les personnes vivant dans les quartiers les plus pauvres (marginalisés et ethnoculturels) sont victimes d’intimidations, de harcèlement, de profilage social et racial et d’agressions. Ce n’est que très rarement que les auteurs de ces actes sont renvoyés vers la justice et lorsque cela arrive, ils écopent de peines minimes qui sont en outre souvent renvoyées en appel. Ayant leur direction, les magistrats, la loi et la classe politique de leur côté, les policiers agissent comme bon leur semble.
C’est pour cela que le Collectif Opposé à la Brutalité Policière a lancé un appel à la manifestation ce 15 mars dans le quartier d’Hochelag. Ce quartier a été spécialement choisi au vu du profilage social qui s’y opère et de la répression qui en découle. En cette 14ème Journée Internationale contre la Brutalité Policière, le rassemblement se fera sous le slogan ‘Qui nous protège de la police?’ afin de mettre fin au silence et de faire cesser l’impunité.
Site du Collectif Opposé à la Brutalité Policière