Militant écologiste kurde de Sanandaj, Awat Karami a été arrêté le 9 août par les forces de sécurité iraniennes lors d’une perquisition à son domicile familial. L’arrestation a été effectuée sans mandat et les autorités refusent depuis de communiquer à sa famille le lieu où il est détenu ou les motifs de son arrestation. Connu pour son engagement dans la lutte contre les incendies de forêt dans le Zagros, Karami avait déjà été arrêté en 2019 et condamné à 40 mois de prison pour « atteinte à la sécurité nationale », après avoir été accusé de coopération avec le PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan).
Après avoir rendu publiques des accusations de violences sexuelles, dont un viol qu’elle a subi en détention en Turquie, l’activiste de FKO Paula Maier a suscité une vague de solidarité en Allemagne. Des centaines de personnes ont participé à des rassemblements et manifestations dans plusieurs villes, dénonçant les violences et la répression et appelant à transformer ces expériences en mobilisation contre les violences faites aux femmes.
Des actions ont notamment eu lieu à Leipzig, Cologne, Stuttgart, Hambourg, Berlin, Essen, Düsseldorf, Gelsenkirchen et Chemnitz. D’autres mobilisations sont prévues les 15, 16 et 19 août, ainsi qu’une manifestation contre les violences sexuelles le 24 août à Francfort.
Luigi Mangione a reconnu devant une juge fédérale de New York avoir abattu en décembre 2024 M. Thompson, dirigeant du plus grand groupe étatsunien d’assurance santé. Après son plaidoyer de culpabilité dans une procédure fédérale, ses avocats ont demandé l’abandon de l’accusation de meurtre portée séparément par l’État de New York, estimant qu’il ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits.
Une cagnotte de soutien a été lancée pour aider Jülide Yazıcı, militante, doctorante et enseignante turque réfugiée politique en France, arrêtée en Albanie le 4 août 2026 alors que les autorités turques demandent son extradition. Le 7 août, la justice albanaise a décidé son placement en détention provisoire dans l’attente de l’examen de cette procédure. Celle-ci pourrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Afin de la soutenir, son comité de soutien organise une collecte de fonds pour couvrir ses frais d’avocat, les achats nécessaires en détention ainsi que les déplacements de ses proches pour lui rendre visite. Les dons mensuels sont particulièrement encouragés.
Plusieurs détenus de la prison de haute sécurité de Burdur ont été intoxiqués les 7 et 11 août et présentent depuis plusieurs jours des symptômes tels que douleurs, nausées, diarrhées et troubles de la vision. Révélée par leurs appels téléphoniques hebdomadaires à leurs familles, la situation s’est aggravée par le fait qu’ils ne sont pas conduits à l’hôpital et qu’aucun rapport officiel n’a été établi malgré leurs demandes. Selon l’un des détenus, Ozan Bektaş, les personnes incarcérées dans plusieurs étages de la prison sont touchées. L’administration a attribué l’intoxication à l’eau, tandis que les détenus dénoncent également de graves problèmes concernant la nourriture, évoquant notamment la présence de mouches et d’ongles dans les repas ainsi qu’un manque de produits alimentaires à la cantine.
Le 4 août à Hambourg, le domicile d’une militante de l’Offenes Antifaschistisches Treffen (OAT) a été perquisitionné dans le cadre d’une enquête portant sur sa participation à une manifestation contre le parti d’extrême droite AfD pendant la campagne des élections législatives de 2025. Les autorités lui reprochent, avec d’autres militants antifascistes, d’avoir tenté d’empêcher des membres de l’AfD d’entrer dans la Friedrich-Ebert-Halle à Hambourg-Heimfeld.
Face à cette situation, ses soutiens appellent les militants à ne pas répondre aux questions des policiers, à contester formellement la perquisition et à documenter précisément les opérations et éventuelles saisies. Ils appellent également à poursuivre la mobilisation antifasciste malgré la répression.
Âgée de 52 ans et prisonnière politique kurde arrêtée en 1996 à Erzurum, Sonay Mengütay a été libérée après avoir passé 30 ans derrière les barreaux dans différentes prisons turques. À sa sortie de l’établissement pénitentiaire de Kocaeli, elle a été accueillie par sa famille et des représentants d’organisations de défense des prisonniers et du parti DEM. Se réjouissant de sa libération tout en regrettant de laisser des camarades en détention, Sonay Mengütay a exprimé l’espoir que les autres prisonniers politiques soient également libérés.
Les autorités israéliennes détiennent actuellement environ 1 700 corps de Palestiniens, principalement originaires de Gaza, afin de pouvoir les utiliser comme moyen de pression dans de futures négociations. Le chef du Shin Bet, David Zini, et l’armée israélienne soutiennent cette politique dans l’éventualité où des israéliens seraient détenus à l’avenir par des organisations palestiniennes.
La détention des dépouilles constitue un moyen de pression et de punition collective à l’encontre des familles, privées de la possibilité de récupérer leurs proches et de les enterrer dignement. L’augmentation du nombre de corps détenus s’inscrit dans le contexte des meurtres massifs, des disparitions forcées et des milliers de personnes portées disparues en Palestine occupée, notamment dans le cadre du génocide en cours à Gaza.
À Valence, des militants de la Ligue anti-impérialiste ont été retenus et contrôlés par la police nationale après avoir déchiré symboliquement un drapeau espagnol lors d’un rassemblement dénonçant la politique migratoire du pays. Les policiers les ont menacés de poursuites pour « outrage au drapeau », une infraction passible d’une peine pouvant aller de sept à douze mois en cas de condamnation. L’action visait notamment à dénoncer que « 150 personnes ont été tuées à la frontière à cause de la politique migratoire raciste et criminelle de l’État impérialiste espagnol ».
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Une vague de sabotages vise le réseau de plus de 120 000 caméras Flock, déployées dans 49 États. Installées à la demande des forces de l’ordre, ces caméras photographient les véhicules et enregistrent plaques, modèles, couleurs et caractéristiques distinctives, alimentant une base de données nationale conservée pendant 30 jours. Le système permet également de rechercher des personnes à partir de caractéristiques physiques ou vestimentaires et de suivre leurs déplacements sans mandat judiciaire.
Critiqué pour les atteintes à la vie privée et leur rôle dans la surveillance de masse, le réseau a notamment été utilisé pour espionner des proches, suivre des femmes se rendant dans d’autres États pour avorter ou transmettre illégalement des informations sur des migrants à l’ICE. Le mouvement anti-Flock assemble de nombreuses personnes et a contribué à la résiliation des contrats par plus de 70 municipalités ces derniers mois.