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Articles

Londres : Des arrestations et des violences policières lors d’une manifestation du 1er Mai

Au Royaume-Uni, trois personnes membres de Young Struggle ont été arrêtées lors de la manifestation du 1er Mai organisée à Londres le 4 mai, à l’occasion de l’anniversaire de la grève générale du 4 mai 1926. L’organisation accuse la police de violences racistes et transphobes, dénonçant notamment des agressions visant deux jeunes réfugiés et une femme trans interpellée pendant le rassemblement.

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Ankara : Deux personnes emprisonnées pour s’être opposées à des fascistes à l’université ODTÜ

Deux personnes ont été placées en détention après leur arrestation lors de raids policiers visant des étudiants de l’ODTÜ à Ankara. Ces interpellations font suite à des incidents survenus pendant les festivités universitaires de printemps, lorsqu’un groupe fasciste a perturbé un concert en entrant avec des drapeaux, provoquant des tensions avec des étudiants. Après les gardes à vue, six personnes ont été présentées à la justice : deux ont été incarcérées et quatre placées sous contrôle judiciaire.

Somalie : Un mort lors de la répression d’une manifestation antigouvernementale à Mogadiscio

Une personne a été tuée dimanche 10 mai lors de la dispersion d’une manifestation antigouvernementale dans la capitale somalienne Mogadiscio. Des rassemblements avaient été organisés par l’opposition en soutien à des habitants expulsés de leurs logements ces derniers mois. Selon des témoins, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles pour disperser les manifestants dans le district de Deyniile, après avoir restreint les déplacements dans la capitale.

Toulouse : Succès de la manifestation pour la libération du Sahara occidental et de ses prisonniers politiques

Samedi 9 mai, la communauté sahraouie et ses soutiens ont défilé dans les rues de Toulouse pour réclamer la libération du Sahara occidental, de son peuple ainsi que des prisonniers et prisonnières sahraouis. Le cortège, parti de la gare Matabiau jusqu’à la station Jean-Jaurès, a été rythmé par des chants et des slogans exprimant la détermination des manifestants : « L’Algérie a vaincu, le Sahara vaincra », « Maroc, casse-toi, le Sahara n’est pas à toi » ou encore « Vive la lutte du peuple sahraoui ». A la fin de la manifestation, le Secours Rouge Toulouse a pris la parole :

D’abord, nous voulons saluer la victoire judiciaire que nous venons d’arracher face à Moudenc et à sa clique, contre un nouvel épisode de leur politique liberticide et réactionnaire. C’est un véritable camouflet pour la majorité municipale toulousaine, mais aussi pour le régime réactionnaire marocain. Cette victoire doit être un point d’appui pour renforcer la lutte contre la radicalisation autoritaire qui se développe à Toulouse comme partout en France.
Si le Secours Rouge est présent aujourd’hui, c’est parce que nous sommes une organisation radicalement anticolonialiste et anti-impérialiste.
Nous soutenons le peuple sahraoui dans son combat pour l’exercice de son droit à l’autodétermination sur l’ensemble de sa terre.
Nous soutenons son droit inaliénable à la résistance.
Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis détenus dans les geôles marocaines, à l’image de Naâma Asfari, récemment en grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention.
Nous soutenons le peuple sahraoui comme nous soutenons le peuple palestinien, le peuple kurde, le peuple kanak, le peuple basque, et tous les peuples qui affrontent le colonialisme et l’impérialisme.
Et pour nous, la solidarité la plus concrète et la plus utile que nous pouvons apporter à nos camarades sahraouis, c’est de combattre ici même l’impérialisme français, allié du régime marocain et ennemi des peuples de la région.
Alors plus que jamais, construisons un vaste mouvement de solidarité internationale, un mouvement qui lie la lutte anti-impérialiste aux combats des peuples en résistance !
Vive la lutte du peuple sahraoui !
Vive la solidarité internationale !
Le Sahara occidental vivra !
Le Sahara occidental vaincra !

Allemagne : La plaidoirie finale de Daniela Klette aura lieu le 12 mai, le verdict est attendu le 27 mai

Le 12 mai 2026, la révolutionnaire anti-impérialiste Daniela Klette doit présenter sa plaidoirie finale devant le tribunal régional de Verden, où son procès se poursuit dans une salle d’audience hautement sécurisée. Arrêtée en février 2024 à Berlin après plus de 30 ans de clandestinité, soupçonnée d’appartenir à la Fraction Armée Rouge (RAF), elle est poursuivie pour une série de braquages commis entre 1999 et 2016 afin de financer sa clandestinité après la dissolution de la Fraction armée rouge (RAF). Le parquet a requis quinze ans de prison, la décrivant comme ayant participé à des attaques de fourgons blindés et de commerces, ayant permis de détourner plusieurs millions d’euros. Le procès, ouvert en 2025, doit se conclure le 27 mai 2026 avec un verdict attendu après 68 jours d’audience, tandis qu’une autre procédure est prévue à l’automne devant la Cour régionale supérieure de Francfort, notamment concernant deux actions menées par la RAF au début des années 1990.

France : Licenciement d’un cheminot pour l’usage d’un fumigène sur fond de répression syndicale

Un cheminot et syndicaliste Sud Rail, Ludo, a été licencié par la SNCF à la suite d’une procédure engagée sous pression du ministère de l’Intérieur, après avoir été photographié avec des fumigènes lors de manifestations. Malgré une condamnation pénale avec sursis et sans inscription au casier judiciaire, une enquête administrative ouverte par les autorités a conduit à une interdiction temporaire de travail, puis à son licenciement, validé par l’entreprise en avril 2026. Un rassemblement de plusieurs délégations syndicales s’est tenu à Woippy le 6 mai dernier pour exiger sa réintégration.

France : La loi Rodwell allonge la rétention, renforce la transphobie et psychiatrise la « radicalisation »

Adoptée en première lecture le 5 mai 2026 à l’Assemblée nationale, la loi Rodwell permet d’allonger la durée de rétention en centre de rétention administrative (CRA) jusqu’à 210 jours pour certains étrangers sous OQTF considérés comme « dangereux », avec un critère de « menace grave, actuelle et réelle » à l’ordre public, jugé volontairement flou par de nombreux observateurs. Le texte élargit aussi les dispositifs de « rétention de sûreté » pour des personnes condamnées pour terrorisme, pouvant être maintenues enfermées après leur peine sur la base de leur supposée dangerosité.

Au cœur de ces dispositions, l’article 6 de la proposition de loi remet en cause un droit acquis depuis une dizaine d’années par les personnes trans : la possibilité de modifier leur prénom à l’état civil, et donc sur leurs documents officiels. Il encadre également plus strictement la procédure de changement de nom de famille. Le texte conditionne désormais ces démarches à la présentation d’un casier judiciaire vierge, ce qui complexifie des procédures. Il prévoit aussi d’empêcher le changement de prénom pour les personnes étrangères qui ne l’auraient pas effectué dans leur pays d’origine, ce qui aurait pour effet de priver une partie d’entre elles, y compris des personnes trans, de documents administratifs cohérents avec leur identité d’usage.

Sur le volet psychiatrique, la loi introduit une injonction d’examen psychiatrique imposée par le préfet, permettant de contraindre une personne à une évaluation médicale sur la base d’éléments non strictement médicaux, mais aussi de comportements, d’échanges ou de propos interprétés comme relevant de la « radicalisation » ou de l’adhésion à des idées jugées dangereuses. Dans certains cas, ces évaluations peuvent ensuite servir de fondement à des mesures de suivi renforcé ou de soins sans consentement. Cette disposition permet au préfet de s’appuyer sur une appréciation sécuritaire et politique de la « dangerosité » pour déclencher une procédure psychiatrique, brouillant ainsi la frontière entre soin et contrôle administratif. Ce projet entretient également volontairement une confusion entre troubles mentaux avérés, opinions politiques et « dangerosité ».

Palestine : Intensification des violences contre les prisonnières palestiniennes dans la prison de Damon

Le Club des prisonniers palestiniens dénonce une aggravation des violences et des mesures répressives contre les détenues palestiniennes dans la prison israélienne de Damon, où sont enfermées 88 femmes, dont deux mineures et trois femmes enceintes arrêtées récemment. Selon des témoignages de prisonnières, au moins dix opérations de répression ont été menées en mars et avril 2026, accompagnées de passages à tabac, d’isolement prolongé, de fouilles à nu et de privations de nourriture et de soins médicaux. Plusieurs détenues souffrent de maladies chroniques, dont deux atteintes de cancer privées de traitement.

Pays basque : Iñaki Bilbao « Txikito » suspend sa grève de la faim après une hospitalisation

Le prisonnier politique basque Iñaki Bilbao Goikoetxea, dit « Txikito », a mis fin le 10 mai 2026 à sa grève de la faim entamée le 4 mai dans la prison de Zaballa, après une dégradation de son état de santé ayant nécessité son hospitalisation. Il protestait contre son placement à l’isolement pour avoir refusé de retirer un drapeau basque et un drapeau cubain de la fenêtre de sa cellule. Détenu depuis plus de 42 ans au total pour son engagement au sein de l’ETA, dont de longues périodes à l’isolement, il affirme vouloir poursuivre sa lutte politique en prison malgré l’arrêt de son action.

Maroc : Mohamed Khalif condamné à 3 ans de prison après des manifestations Gen Z

Le militant marocain Mohamed Khalif a été condamné en première instance à trois ans de prison ferme pour « incitation à commettre des crimes et délits » et « outrage à des institutions constitutionnelles », après son arrestation en février 2026 à la suite de sa participation aux manifestations Gen Z au Maroc. Ses soutiens alertent sur son état de santé et dénoncent une répression accrue contre les mouvements sociaux et les prisonniers politiques, notamment ceux du Hirak du Rif.

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