Le 30 juillet, les militantes Christina Passion et Binay Serrano ont été arrêtées par les forces de sécurité philippines à Cabuyao, dans la province de Laguna, alors qu’elles recevaient des soins médicaux. Pasion, militante philippino-américaine, et Serrano, organisatrice autochtone issue de la communauté Mangyan-Buhid, étaient engagées auprès de communautés rurales et autochtones du sud de Tagalog, notamment dans la défense de leurs terres ancestrales face à des projets d’exploitation minière et de ressources naturelles. Leur arrestation intervient après plusieurs mois de « red-tagging », pratique consistant aux Philippines à accuser publiquement des militants de liens avec le Parti Communiste des Philippines et sa branche armée, la Nouvelle Armée Populaire.
Le département étatsunien de la Sécurité intérieure prévoit de dépenser 10 à 20 millions de dollars, sans appel d’offres, pour équiper l’ICE de gants électriques fabriqués par la société du Kentucky Compliant Technologies. Le dispositif G.L.O.V.E., qui délivre une décharge électrique pour maîtriser les personnes résistantes, est déjà utilisé par plusieurs services de police et organismes de sécurité.
Résidant en France depuis onze ans, la musicienne kurde Nuarîn a été arrêtée à son arrivée en Turquie, à l’aéroport de Çukurova. Placée en garde à vue mardi 11 août, elle a ensuite été mise en détention. Les motifs de son arrestation n’ont pas été communiqués et une ordonnance de confidentialité empêche pour l’instant de connaître les charges retenues contre elle.
Originaire de Nusaybin, dans la province de Mardin, Nuarîn a commencé sa carrière musicale en 2004 au Centre culturel de Mésopotamie à Mersin, avant de poursuivre une carrière solo à partir de 2008. Installée en région parisienne, elle continue d’y exercer son activité artistique.
Depuis début juin, des manifestations secouent le Jammu-et-Cachemire administré par le Pakistan, notamment contre la corruption et la hausse des prix. Le mouvement, organisé par l’Awami Action Committee (AAC), réclame également la suppression de 12 sièges du Parlement réservés depuis 1942 aux réfugiés originaires de la partie du Cachemire administrée par l’Inde. Le JAAC estime que leurs descendants, qui ne vivent plus dans la région, ne devraient pas participer aux décisions locales et que ces sièges favoriseraient l’influence d’Islamabad et la corruption.
La répression menée par les forces pakistanaises aurait fait jusqu’à 89 morts au 28 juillet. Les autorités ont instauré un couvre-feu, largement coupé les réseaux Internet et mobiles et interdit l’AAC, tandis que les informations sur les manifestations sont soumises à la censure.
Une centaine de gendarmes et de CRS ont été déployés à 6h30 pour expulser environ 450 personnes sans abri qui occupaient depuis un mois le parvis du Samusocial de Paris, parmi lesquelles de nombreuses familles, des femmes seules et des mineurs non accompagnés. Près de 150 enfants en bas âge sont également concernés. Les personnes occupaient les lieux pour réclamer leur droit à l’hébergement d’urgence.
L’expulsion intervient alors que la préfecture a annoncé la remise à la rue de centaines de personnes hébergées via le 115 et que 1 200 nuitées d’hébergement auraient été supprimées en juin. Les collectifs mobilisés dénoncent une réponse fondée sur l’expulsion plutôt que sur la mise à l’abri et appellent à une large mobilisation. Ils demandent notamment à la Ville de Paris, à la RIVP et au Samusocial de condamner clairement l’opération et réclament des solutions d’hébergement locales, pérennes et dignes, en particulier pour les mineurs non accompagnés.
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Un tribunal a confirmé fin juillet une décision obligeant le ministère mexicain de la Défense à rendre publics les contrats conclus en 2018 et 2019 avec Comercializadora Antsua, distributeur du logiciel espion Pegasus développé par l’entreprise israélienne NSO Group. Deux contrats, d’une valeur totale de 140 millions de pesos, avaient été identifiés par l’enquête Ejército Espía, qui avait également établi que Pegasus était utilisé par le Centre militaire du renseignement pour surveiller notamment des journalistes et défenseurs des droits humains.
La décision met fin à quatre années de procédure engagée par l’organisation Red en Defensa de los Derechos Digitales, après que la Sedena eut d’abord nié l’existence des contrats, puis les eut classés comme informations confidentielles au nom de la sécurité nationale. Le tribunal confirme ainsi l’obligation faite à l’armée d’exécuter une décision de 2023 de l’ancien organisme mexicain de transparence ordonnant la divulgation des documents.
Âgé de 25 ans et originaire du quartier Bir Chifa, Yassine Massari est détenu à la prison d’Oukacha depuis son arrestation le 13 juillet à Tanger. Il a été présenté devant le tribunal d’Aïn Sebaâ le 15 juillet et est poursuivi notamment pour avoir brûlé un drapeau israélien et une image du cheikh Zayed, fondateur et premier président des Émirats arabes unis. Depuis, il a été placé en détention provisoire à l’isolement et dans des conditions de détention difficiles.
Militant libano-américain pro-palestinien et ancien étudiant de Penn State, Mohamad Hamad est détenu depuis avril 2025 dans une prison de haute sécurité en Pennsylvanie, sans procès à ce jour. Il dénonce avoir subi une surveillance et des perquisitions répétées du FBI, notamment grâce à des drones, hélicoptères, équipes au sol et un dispositif GPS placé sur sa voiture. Arrêté après une enquête portant notamment sur des graffitis pro-palestiniens et la possession de matériaux utilisés pour fabriquer des feux d’artifice artisanaux, il affirme avoir été présenté au tribunal comme un « agent du Hamas ».
Plus de 20 organisations de défense des droits et de soutien à la Palestine ont lancé une campagne réclamant l’abandon des charges ou, à défaut, sa remise en détention à domicile. Ses soutiens dénoncent une procédure fédérale disproportionnée et une détention prolongée sans jugement. Hamad affirme n’avoir enfreint aucune des conditions de son assignation à résidence avant son arrestation en avril 2025.
Ashim Mondal, alias Akash, l’un des principaux dirigeants encore actifs du Parti Communiste d’Inde (Maoïste), reste en fuite malgré plusieurs opérations récentes visant à le capturer. Début août, les forces de sécurité du Bengale-Occidental et du Jharkhand ont lancé une vaste opération conjointe dans les forêts de Bandwan, après avoir obtenu des renseignements indiquant qu’Akash et son groupe s’étaient réfugiés dans la région. Les forces ont ensuite resserré leur dispositif autour des forêts, mais les maoïstes ont échappé à l’encerclement en se déplaçant vers la frontière du Jharkhand.
Lancée le 6 août, une nouvelle opération de ratissage a également échoué à permettre son arrestation. Après plusieurs jours de recherches, la police de Purulia a dû interrompre l’opération le 12 août, notamment en raison des fortes pluies de mousson. Les forces soupçonnent Akash et ses cinq proches camarades de se déplacer continuellement entre les forêts de Bandwan et d’East Singhbhum.
Les recherches actives sont suspendues, mais la police maintient des unités sur les voies de sortie pour empêcher leur fuite. Recherché avec une récompense de 1 crore de roupies, soit 10 millions de roupies (environ 117 000 dollars), Akash est considéré comme l’un des derniers hauts dirigeants du Parti Communiste d’Inde (Maoïste) encore en liberté.
Le 10 août dernier, le prisonnier politique sahraoui Abdalahi Luali Lejfauni, membre du groupe Gdeim Izik, a fait une grève de la faim d’avertissement de 48 heures pour dénoncer la dégradation de son état de santé et le non-respect par l’administration de la prison de Kénitra de ses engagements en matière de soins médicaux. Cette action vise également à attirer l’attention sur les violations qu’il affirme subir en détention.
Le groupe Gdeim Izik désigne un collectif de prisonniers politiques sahraouis arrêtés à la suite du démantèlement, en novembre 2010, du camp de protestation de Gdeim Izik au Sahara occidental. Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire avait estimé en 2023 que leur détention était arbitraire et appelé les autorités marocaines à les libérer.