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Philippines : Le « Plan national pour l’unité, la paix et le développement » (NPA-UPD), un nouvel outil de la contre-insurrection

Le Plan national pour l’unité, la paix et le développement (NAP-UPD, National Action Plan for Unity, Peace, and Development) du président Marcos Jr., inspiré des stratégies de contre-insurrection soutenues par les États-Unis, articule le développement économique et la sécurité nationale en plaçant les Forces armées des Philippines (AFP) au centre de l’organisation et de la mise en œuvre de toutes les politiques gouvernementales. Concrètement, cela signifie que l’armée supervise non seulement les opérations militaires contre les groupes armés et militants (notamment la Nouvelle Armée Populaire du Parti Communiste des Philippines), mais contrôle également les programmes de développement économique et social, censés “pacifier” les communautés et encourager les populations à se dissocier de la guérilla communiste. Cette approche étend et renforce le modèle de “toute la nation” initié sous Duterte, où l’État mobilise toutes ses institutions (gouvernement local, services sociaux, programmes d’aide) comme outils de contrôle et d’intimidation pour affaiblir les mouvements populaires et les forces d’opposition.

Les dispositifs incluent la militarisation de communautés entières, la coercition de militants et leaders à se rendre, des programmes de “soutien économique” pour les populations qui acceptent de collaborer avec l’État, et des opérations de propagande pour diviser et corrompre les mouvements sociaux. Sous ce régime, la “paix” est définie comme la suppression de toute résistance, l’“unité” consiste à briser les mouvements par des promesses ou des menaces, et le “développement” vise surtout à exporter ressources et main-d’œuvre tout en maintenant la dépendance économique vis-à-vis des pays impérialistes, sans traiter les causes structurelles de la pauvreté, de la corruption et de l’exploitation foncière.

Tchéquie : Arrestations suite à l’incendie revendiqué d’entreprises liées au génocide en Palestine

En Tchéquie, trois suspects, tchèques et égypto-américain, ont été arrêtés après l’attaque incendiaire d’un entrepôt à Pardubice, revendiquée par le groupe « The Earthquake Faction » (« Faction du tremblement de terre »), qui affirme viser les activités de LPP Holding et de Elbit Systems en raison de leur implication dans la production d’armes pour Israël utilisées dans le génocides en cours en Palestine. Dans un communiqué, ce « réseau clandestin international » déclare : « Ils savent qu’il n’existe aucun refuge sûr pour les collaborateurs du génocide de nos camarades palestiniens. Nous vivons au cœur de ce fléau, sur tous les continents, dans tous les pays et toutes les villes où ces entreprises opèrent. Toute entreprise travaillant avec Elbit Systems est une cible, et nous vous ciblerons où et quand nous le déciderons. À LPP Holding : nous avons saisi vos documents confidentiels et détruit le reste. Vous avez jusqu’au 20 avril à 7 h UTC pour rompre publiquement tout lien avec Elbit Systems et dénoncer l’occupation de la Palestine, faute de quoi nous rendrons ces documents publics. » L’enquête, menée en coopération avec la Slovaquie, reste en cours et pourrait conduire à d’autres arrestations.

Allemagne : 5 prisonniers pro-palestiniens font face à un « isolement extrême »

En Allemagne, cinq militants anti-militaristes arrêtés après une action contre une installation du principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems à Ulm sont maintenus en détention provisoire sous des conditions très restrictives, marquées par un isolement prolongé, des limitations sévères des contacts avec leurs proches et une surveillance étroite des communications. Face à cette situation, leurs familles et soutiens appellent à développer la mobilisation de soutien (voir ici). Poursuivis notamment pour appartenance à une organisation criminelle, ils pourraient passer près d’un an en détention avant la fin du procès.

Allemagne : Poursuite du procès de Daniela Klette et de la mobilisation de soutien

En Allemagne, le procès de Daniela Klette (voir nos articles) doit reprendre le 8 avril 2026 après une pause, avec des étapes clés attendues dans les semaines suivantes, notamment les plaidoiries de l’accusation, de la défense puis de l’accusée elle-même avant un verdict envisagé début mai. Dans ce contexte, des mobilisations de soutien se poursuivent, avec des appels à remplir le tribunal lors des audiences décisives et l’organisation de rassemblements à proximité, tandis que ses demandes de récusation des juges ont été rejetées et que des actions de solidarité, notamment une manifestation récente à Vechta, continuent d’accompagner cette affaire.

Chili : Grève de la faim de prisonniers mapuches liée au cas Quilleco

Au Chili, cinq prisonniers mapuches condamnés dans le cadre du cas Quilleco, une affaire liée à des attaques contre des installations forestières, mènent une grève de la faim depuis plus d’un mois pour dénoncer leurs conditions de détention et demander une révision partielle de leur procès. Leur état de santé, marqué par une perte importante de poids et des complications physiques, inquiète des observateurs internationaux présents à Temuco, qui alertent sur de possibles atteintes aux droits fondamentaux et appellent à une prise en charge médicale adéquate ainsi qu’à une réponse des autorités à leurs revendications.

Belgique : Projet de recours à des gardiens privés dans les prisons

En Belgique, la ministre de la Justice Annelies Verlinden prévoit de lancer un projet pilote intégrant une société de gardiennage privée au sein de la nouvelle maison d’arrêt d’Anvers, avec une trentaine d’agents chargés de certaines fonctions pour un coût estimé à 11 millions d’euros sur quatre ans. Présenté comme une expérimentation, ce dispositif marque une évolution vers l’externalisation partielle de tâches pénitentiaires et pourrait, à terme, être étendu à d’autres établissements du pays.

France : Présidente d’Europalestine, Olivia Zémor condamnée à 24 mois de prison avec sursis

Le 26 mars, le tribunal judiciaire de Paris a condamné Olivia Zemor, présidente de CAPJPO-Europalestine, à deux ans de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme » suite à la publication d’un article sur le 7 octobre 2023, assortis notamment d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions terroristes, d’amendes financières et d’une inéligibilité de cinq ans. Dénonçant une décision sévère et politique, elle a annoncé faire appel, dans un contexte où son organisation et ses membres font l’objet de procédures similaires (voir notre article), ce qui est l’une des nombreuses expressions de la criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine en France.

Zurich : Secrétaire du SRI, Andi et ses soutiens sabotent son procès et défendent le processus révolutionnaire

À Zurich, environ 80 personnes se sont réunies le 25 mars 2026 devant le tribunal de district pour soutenir la militante révolutionnaire Andi, secrétaire du Secours Rouge International (SRI), qui a boycotté l’audience autour du mot d’ordre « Unser Prozess ist der revolutionäre Prozess » (« Notre procès est le processus révolutionnaire »). Les manifestants, membres de différents mouvements et organisations de Suisse et d’Italie, ont brandi des banderoles et diffusé des messages de solidarité, transformant le calme du mercredi matin en un moment politique revendicatif. Ils ont dénoncé une attaque judiciaire ciblant l’ensemble du mouvement révolutionnaire.

Andi devait comparaître pour sa participation présumée à deux manifestations non autorisées en 2022 et 2023 à Zurich et Bâle, pour lesquelles la procureure avait requis 15 mois de prison pour trouble à l’ordre public et soutien aux violences contre les forces de l’ordre, l’accusation soulignant qu’elle aurait « approuvé » les violences survenues sans y avoir directement participé. Après le rassemblement, le cortège a parcouru les rues du quartier Kreis 4 avant de conclure par un échange politique au centre culturel Kasama, réaffirmant la résistance collective face à la répression et la portée internationale de leur solidarité, tandis qu’un nouveau procès sera prochainement programmé.

Panama/USA : Interpellations d’activistes solidaires de Cuba après une mission humanitaire

Au Panama, l’activiste brésilien Thiago Ávila a été libéré après plusieurs heures d’interrogatoire à l’aéroport de Panama City, alors qu’il rentrait au Brésil après une mission de solidarité à Cuba avec le convoi « Nuestra América ». La journaliste Katie Halper et le syndicaliste Christian Smalls ont connu le même sort. Parallèlement, aux États-Unis, au moins 16 militants des droits humains ont été interpellés à leur retour à Miami par les autorités frontalières après avoir livré une aide humanitaire à Cuba. Ces événements interviennent dans un contexte de répressions autour des initiatives de solidarité avec Cuba, malgré certaines autorisations officielles revendiquées par les organisateurs.

Turquie : Procès d’un militant du SGDF sur fond d’accusations de violences en détention

En Turquie, le militant du Sosyalist Gençlik Dernekleri Federasyonu (Fédération des Associations de la Jeunesse Socialiste) Emir Sağlam doit comparaître le 27 mars 2026 devant un tribunal à Istanbul, après son arrestation lors d’une manifestation universitaire pour dénoncer les offensives militaires de HTS à Alep en Syrie. Il est poursuivi pour participation à un rassemblement illégal et entrave à la police. Par ailleurs, son avocate dénonce des violences et mauvais traitements subis en détention, évoquant des blessures physiques et des refus de soins, tandis que SGDF appelle à une mobilisation de soutien lors de l’audience.

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