À l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte féministe, Maja a envoyé par courrier un poème qui a été publié pour marquer cette date (voir ici). Iel met en avant une vision queer-féministe et anticapitaliste, encourageant la mobilisation collective et la participation aux manifestations du 8 mars pour poursuivre la lutte contre les violences, les inégalités et les structures de domination.
« Ni Dieu, ni État, ni patriarcat », pouvait-on lire jadis sur un mur ; regardez l’endroit où l’on volait son repas. Maintenant, il y a un garde, et la peinture est délavée ; le quartier est condamné à l’obéissance – enfin, c’est ce qu’il semble, c’est ainsi que la loi, la raison et l’administration du district l’ont décrété, mais nous refusons de l’accepter… […]
Alors, nous rejoignons les rangs, nous demandant à qui faire confiance ? À Dieu ou à l’État ? Nous avons nos corps et nos sœurs avec nous ! Sachant que c’est le patriarcat qui divise, nous, joyeuses et impertinentes, remplissons les rues de basses, façonnons la ville à notre image, déviantes, queer, et avec des camarades solidaires contre le capital, la culture du viol et le patriarcat. Nous avons notre propre jardin d’Éden avec nous, il appelle les Migrantifa queer-féministes à s’unir !
Avec toute notre solidarité pour la manifestation du 8 mars, que l’avenir reste empreint de tendresse, de courage et de combativité. À bientôt !
Plusieurs organisations ont organisé un rassemblement de soutien à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars devant la prison pour femmes de Bakırköy, à Istanbul. L’initiative visait à marquer cette journée de lutte et de solidarité avec les femmes détenues, en rappelant les revendications liées aux droits des femmes et des travailleuses, en particulier en détention.
Le Parlement européen doit examiner ce lundi 9 mars le règlement « Retour », un texte visant à renforcer les politiques d’expulsion et de contrôle des migrants dans l’Union européenne. La proposition prévoit notamment l’extension des pouvoirs policiers pour rechercher les personnes en situation irrégulière, un partage accru de données et de systèmes de surveillance, ainsi que le développement de centres de détention et de « hubs de retour », c’est-à-dire des installations situées parfois hors de l’UE, conçues pour enfermer temporairement des personnes avant leur expulsion. Elle prévoit également l’allongement possible de la durée de rétention jusqu’à 24 mois et un rôle renforcé pour l’agence européenne de garde-frontières Frontex, dans un contexte de durcissement général des politiques migratoires à l’échelle européenne.
Le gouvernement fédéral belge a approuvé le lancement d’un programme de défense contre les drones doté d’un budget d’environ 1,1 milliard d’euros sur douze ans. Un appel d’offres doit être finalisé début 2027 afin de développer ces capacités. Les entreprises étrangères souhaitant participer devront collaborer avec l’industrie belge ainsi qu’avec des universités et centres de recherche, l’objectif étant de renforcer à terme l’indépendance technologique du pays dans ce domaine stratégique.
La plateforme TikTok a confirmé qu’elle ne prévoit pas d’installer le chiffrement de bout en bout dans sa messagerie privée, contrairement à des services comme WhatsApp, Signal ou Telegram. Selon l’entreprise, cette technologie empêcherait ses équipes de sécurité et les autorités d’accéder aux messages en cas de « besoin ». Assumé par la plateforme, ce choix est à contre-courant des standards actuels en matière de protection de la vie privée.
Un manifestant antifasciste a été arrêté le 7 mars place Poelaert à Bruxelles lors d’un face-à-face sous haute surveillance policière entre environ plusieurs centaines de contre-manifestants antifascistes et une trentaine de militants fascistes rassemblés pour une action en mémoire de Quentin Deranque, militant néo-nazi tué à Lyon en février. Après que des antifascistes ont tenté de rejoindre le groupe opposé, la police est intervenue pour maintenir un cordon de sécurité et a interpellé un manifestant accusé d’avoir tenté de le franchir. Les forces de l’ordre, déployées à plus d’une centaine, ont également procédé à plusieurs contrôles d’identité du côté antifasciste et ont utilisé matraques et gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, tandis que le groupe d’extrême droite a finalement été escorté hors de la place.
À l’occasion de la journée de lutte féministe du 8 mars 2026, la préfecture des Bouches-du-Rhône a interdit le rassemblement « Pas de 8 mars pour les sionistes et les racistes ». Cette décision est dénoncée par les organisateurs comme un nouvel exemple de la politique de criminalisation de l’antisionisme et l’expression d’une protection accordée au collectif sioniste « Nous Vivrons ».
Selon une enquête de l’hebdomadaire Marianne publiée le 5 mars, le ministère français des Affaires étrangères aurait entravé une enquête judiciaire ouverte à Paris sur les violences commises lors de la crise postélectorale de 2016 au Gabon, notamment l’assaut contre le quartier général de l’opposant Jean Ping. Saisie par les magistrats, l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité avait demandé en 2020 la transmission de 315 documents liés aux échanges entre Paris et l’ambassade de France à Libreville, mais le Quai d’Orsay n’en aurait finalement transmis que 35. D’après l’enquête, cette décision aurait été prise par le directeur Afrique du ministère, Christophe Bigot, et par Nicolas Roche, directeur de cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian. Des documents internes évoqueraient le risque de donner l’impression de « couvrir » les violences, tandis que certaines plaintes mentionnent la présence de ressortissants français, dont des membres de la sécurité présidentielle gabonaise, lors de l’attaque du QG de Jean Ping.
Les prisonniers politiques basques Julen Atxurra, Aitor Cotano, Garikoitz Etxeberria, Jesus Mari Etxebarria, Orkatz Gallastegi, Jon Kepa Preciado et Mikel San Sebastian ont observé le 7 mars un jeûne de 24 heures pour exprimer leur solidarité avec les prisonniers politiques des GRAPO et militants antifascistes María José Baños Andujar et Marcos Martín Ponce. Ils dénoncent la politique de négligence médicale organisée par l’État espagnol contre María José, dont l’état de santé est jugé grave et à qui la libération est conditionnée à une démarche de repentir (voir notre article). Ils saluent également la grève de la faim illimitée menée par Marcos pour exiger la libération de sa camarade (voir notre article), tout en affirmant leur soutien et en appelant à la libération des prisonniers politiques ainsi qu’à une amnistie totale.
Le mercredi 11 mars à Genève, le Secours Rouge et Ligne Rouge organisent un atelier d’écriture de lettres au Café Gavroche dès 19h30 pour soutenir Maja, camarade antifasciste récemment condamné·e à huit ans de prison en Hongrie (voir notre article). Une table de presse sera également mise à disposition pour échanger sur les activités et le travail des groupes organisateurs.