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Marseille : Un lycéen interpellé lors d’un blocage contre les coupes budgétaires devant un lycée

Le 10 mars 2026 à Marseille, un lycéen a été interpellé devant le lycée Thiers lors d’un mouvement de blocage organisé par une cinquantaine d’élèves pour protester contre les baisses de moyens prévues dans les lycées à la rentrée 2026-2027. Des jeunes issus de plusieurs établissements s’étaient rassemblés tôt le matin avant de tenter de bloquer les entrées du lycée avec des poubelles et des barrières. La police est intervenue pour disperser l’action, provoquant une montée des tensions et l’arrestation d’un élève, plaqué au sol puis emmené au commissariat sous les accusations d’« outrage et rébellion ». Les lycéens présents dénoncent une intervention brutale et se sont ensuite rassemblés devant le commissariat pour exprimer leur soutien à leur camarade. Il a finalement été libéré sans poursuite après 10H de garde à vue.

Espagne : Pablo Hasel maintient sa résistance en prison après cinq ans d’incarcération

Le rappeur communiste et antifasciste Pablo Hasel entame la dernière étape de sa peine après cinq ans de détention pour ses textes et publications sur les réseaux sociaux (voir notre article). Condamné initialement à neuf mois, l’accumulation de plusieurs affaires porte encore sa peine à un an et un mois, mais Hasel refuse de se soumettre aux conditions du troisième degré (semi-liberté), renonçant au repentir et à la collaboration que l’État exige pour y accéder. Dans une interview envoyée par courrier postal depuis la prison des Lledoners (voir ici), il critique les conditions pénitentiaires, la dureté de la vie carcérale et le récit médiatique qui présente la prison comme un « hôtel ». Hasel dénonce fermement le chantage au reniement, affirmant : « Je préfère sortir de prison plus tard, mais sans leur avoir donné ce qu’ils veulent. »

Espagne : Licenciement et répression d’employés de Teva pour leur engagement pour la Palestine

À Saragosse, une employée de l’usine de la multinationale pharmaceutique israélienne Teva a été licenciée après avoir participé à plusieurs mobilisations de soutien à la Palestine et à un procès contre l’expulsion d’une famille de son logement, selon le syndicat Intersindical de Aragón. L’entreprise a réagi après avoir découvert dans la presse sa présence au procès, et ses autres engagements militants, lui envoyant une lettre de licenciement pour « baisse de rendement », bien qu’elle ait initialement obtenu un congé payé pour y assister. L’affaire s’est finalement conclue par un accord pour licenciement abusif avec indemnisation après trois ans d’ancienneté. Un autre salarié ayant participé aux grèves pro-palestiniennes a également été sanctionné.

Teva figure sur la liste des entreprises ciblées par la campagne internationale de boycott d’Israël en raison de son implication dans l’économie liée à l’occupation israélienne. Le groupe a réalisé 16,4 milliards de dollars de revenus en 2024 et paie ses impôts en Israël, contribuant au financement de l’État israélien. Par ailleurs, environ 10 % des salariés de l’entreprise en Israël ont été mobilisés au front après le 7 octobre, avec une compensation financière de la société, afin de soutenir le génocide à Gaza.

Royaume-Uni : Forte présence policière et arrestations lors d’une contre-manifestation antifasciste à Bristol

Le 7 mars 2026 à Bristol, une importante opération policière a réprimé et contenu une contre-manifestation antifasciste et antiraciste mobilisée contre une marche d’une quarantaine de membres du groupe « Bristol Patriots ». Environ 200 contre-manifestants ont été maintenus à distance par près de 200 policiers, qui ont utilisé matraques et chevaux pour les repousser à plusieurs reprises afin de permettre la progression du cortège d’extrême droite dans le centre-ville. Plusieurs face-à-face et échauffourées ont éclaté durant plus de deux heures de tensions, la police formant des cordons pour séparer les groupes. Six personnes ont été arrêtées et des pouvoirs de police renforcés ont été appliqués pour contrôler la mobilisation, tandis que les contre-manifestants scandaient des slogans antifascistes et antiracistes. Face à l’escalade des tensions, l’itinéraire de la marche a finalement été écourté et redirigé par les forces de l’ordre.

Belgique : Le patronat obtient une décision de justice pour limiter la grève dans les ports

À la veille de la manifestation nationale du 12 mars, l’organisation patronale flamande Voka a saisi en urgence le tribunal de première instance de Flandre occidentale afin de faire cesser les actions de grève touchant les ports, notamment celui de Zeebrugge. Initié le 9 mars dernier, le mouvement a entraîné l’immobilisation d’environ 70 navires en mer ou à quai. Il avait été lancé dans la tour de contrôle du port puis étendu aux pilotes maritimes et au centre de contrôle de Zandvliet. Le tribunal a interdit toute entrave à l’accès maritime au port de Zeebrugge, sous peine d’une astreinte de 1 000 euros par heure, avec un huissier chargé de surveiller l’application de la décision.

Belgique : Au moins 120 décès liés à des interventions policières depuis 2010

Une enquête menée par plusieurs médias belges estime qu’au moins 120 personnes sont décédées en Belgique lors d’interventions policières ou peu après depuis 2010, année de la mort de Jonathan Jacob dans une cellule à Mortsel. Faute de statistiques officielles centralisées, ce chiffre a été établi à partir d’archives de presse croisées avec des informations de zones de police, parquets et avocats, et pourrait être sous-estimé. Selon l’analyse, 45 % des victimes sont mortes sur place ou lors de l’arrestation et 17 % en détention. Neuf victimes sur dix sont des hommes, souvent âgés de 21 à 40 ans, et six étaient mineures. Dans environ quatre cas sur dix, la personne était armée, tandis que d’autres décès sont liés à des collisions avec des véhicules ou à des arrêts cardiaques pendant l’intervention.

Paris : Des membres d’Extinction Rebellion placés en garde à vue après une action féministe

Le 8 mars 2026 à Paris, des militants d’Extinction Rebellion ont brièvement habillé la statue de la République d’un t-shirt violet portant le slogan « Riposte féministe antifa » lors d’une manifestation pour la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. À leur descente du monument, plusieurs activistes ont été interpellés et placés en garde à vue, la police invoquant l’infraction de « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ». Leur avocat a dénoncé une tentative de criminaliser une action symbolique et un slogan politique, assimilant les idées féministes et antifascistes à de la violence. Les personnes interpellées ont finalement été relâchées après une nuit de détention faute d’infraction caractérisée.

Iran : Des bombardements de dépôts pétroliers provoquent pollution chimique et pluies toxiques

Après les bombardements israéliens du 7 mars 2026 contre plusieurs dépôts pétroliers près de Téhéran, d’immenses incendies ont libéré un nuage de polluants extrêmement toxiques au-dessus de la capitale iranienne, exposant près de 9 millions d’habitants. La combustion d’hydrocarbures à très haute température a généré de fortes concentrations d’hydrocarbures aromatiques polycycliques et de composés du type BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes), reconnus pour leur caractère hautement cancérigène. À ces substances s’ajoutent dioxyde de soufre, phénols et oxydes d’azote, formant un mélange dangereux pour les voies respiratoires, la peau et les yeux. Le nuage chargé de produits chimiques a également provoqué des « pluies industrielles » noires et corrosives, susceptibles de contaminer durablement sols, cultures et nappes phréatiques. Selon des spécialistes des pollutions pétrolières, cette catastrophe pourrait entraîner à court terme une hausse des maladies respiratoires et, à plus long terme, des cancers, tandis que certaines zones pourraient rester durablement polluées.

France : Le procès Samuel Paty et les enjeux autour de « l’association de malfaiteurs terroriste »

Le verdict d’appel du procès Samuel Paty est tombé : Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina ont vu leur condamnation pour « association de malfaiteurs terroriste » (AMT) confirmée, bien qu’ils n’aient eu aucun lien direct avec l’auteur de l’attentat. Bien qu’il ait visé des personnalités réactionnaires, il illustre l’usage de plus en plus autoritaire de l’AMT, marquant un précédent dangereux. Cette infraction, façonnée depuis 1996 par des législateurs et juges soucieux de renforcer le contrôle social et de réprimer les oppositions, repose sur l’intention présumée et la dangerosité supposée, criminalisant toute dissidence et élargissant indéfiniment le pouvoir pénal. Le verdict Paty marque un seuil supplémentaire dans cette logique répressive, rendant juridiquement « radioactifs » tous les individus jugés radicalisés.

Toulouse : Solidarité avec les prisonnières révolutionnaires durant le 8 mars

Le 8 mars à Toulouse, 10 000 personnes ont défilé pour la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre. Plusieurs centaines ont rejoint le bloc anticarcéral et anti-impérialiste, organisé par divers collectifs dont le Secours Rouge, Tsedek, le Comité de soutien à la Palestine ou encore le Bloque LatinX. A cette occasion, plusieurs pancartes et slogans affirmaient leur solidarité avec les prisonnières palestiniennes, mais aussi la révolutionnaire anti-impérialiste Daniela Klette, la jeune socialiste Berfin Polat ou encore la prisonnière antifasciste María José Baños. Lors de son intervention, le Secours Rouge Toulouse a souligné que « nous devons porter un féminisme qui lie le combat anticarcéral, anti-impérialiste et révolutionnaire ! Symbole de cette intersection, nous devons nous engager pleinement en soutien aux prisonnières révolutionnaires qui paie d’années de prison leur engagement ».

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