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Smash Bedex : Au moins 49 arrestations et 10 blessé·e·s

Journée de grève et de manifestation contre le gouvernement Arizona, mobilisation contre le salon de l’armement Bedex.

Bilan à 16h

  • La FGTB a revendiqué 100.000 manifestant·e·s.
  • 49 personnes ont été violemment arrêtées devant l’ambassade américaine, on ne sait pas pour l’instant où elles ont été emmenées.
  • La plupart des arrêté·e·s ont été relâché·e·s.
  • Au moins une dizaine de blessé·e·s à la tête.
  • La police reste déployée autour de la gare du midi.
  • Nous mettons en pause ce fil-info jusqu’à d’éventuelles nouvelles infos.

France : Mobilisations après l’arrestation d’Alex de la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire

Le 10 mars 2026, Alex, militant de la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire (LJR), a de nouveau été arrêté et son domicile perquisitionné, alors qu’il avait déjà été condamné en janvier à dix mois de prison avec sursis, 2 000 euros d’amende, cinq ans d’inéligibilité et d’interdiction de port d’armes, ainsi qu’à une inscription au fichier des auteurs d’infractions terroristes pour son soutien à la Palestine (voir notre article). À l’appel de la LJR et des Jeunes Révolutionnaires, des rassemblements de soutien ont eu lieu dans une quinzaine de villes pour dénoncer cette arrestation et la criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine. À Lyon, où Alex milite, un rassemblement devant le commissariat a donné lieu à des tensions avec la police, qui a dispersé les manifestants et procédé à plusieurs contrôles d’identité. Le militant sera présenté en comparution immédiate au tribunal judiciaire de Lyon le 12 mars, après 48 heures de garde à vue. A cette occasion, ses soutiens appellent à se rassembler devant afin de le soutenir dès 13H30.

France : Une conférence sur la Palestine censurée à l’Université de Créteil

Le 11 mars 2026, une conférence universitaire consacrée à la Nakba à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC) a été interdite à la dernière minute à la suite d’une décision préfectorale relayée sans justificatif écrit formel. Cette mesure a provoqué une vive opposition des organisateurs, de l’AFPS et de UPEC en Commun, qui dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et au débat démocratique en milieu académique. La rencontre devait accueillir plusieurs intervenants, dont la militante palestinienne Muzna Shihabi. En réaction, une procédure de référé-suspension a été engagée afin d’obtenir des explications officielles de la part de la préfecture.

Turquie : Libération de Doğan Karataş après plus de 140 jours de grève de la faim

Le militant Doğan Karataş a été libéré le 10 mars 2026 après avoir mené une grève de la faim illimitée de plus de 140 jours pour protester contre son maintien dans une prison de type « puits ». La justice avait ordonné sa libération le 6 mars, mais celle-ci n’est devenue effective qu’après la prise en compte d’une autre procédure judiciaire. Le 10 mars, il a d’abord été transféré à la prison de type F de Çorlu, avant d’être finalement libéré le soir même.

Pakistan : Arrestation d’Ehsan Ali, avocat et dirigeant du PCR

Ehsan Ali, avocat et président du comité d’action populaire (Awami Action Committee) ainsi que dirigeant du Parti communiste révolutionnaire, a été arrêté à son domicile de Gilgit et placé en détention le 11 mars dernier. Les autorités n’ont pour l’heure fourni aucun motif officiel justifiant cette interpellation, tandis que ses proches s’inquiètent de ses conditions de détention, signalant qu’il se voit refuser l’accès à ses médicaments et à des vêtements appropriés. Après son arrestation, il a été transféré du commissariat de Jutial vers un poste du Département de lutte contre le terrorisme, une unité de police connue pour des pratiques de répression et de torture. Plusieurs autres dirigeants et membres de l’Awami Action Committee au Gilgit-Baltistan ont également été arrêtés. Cette vague de répression vise des figures politiques et sociales critiques du gouvernement, dans un contexte de tensions régionales et de hausse du coût de la vie.

Grenoble : Un étudiant en garde à vue suite à de fausses accusations

Le 1er octobre 2025, un membre de Solidaires Étudiant·es et étudiant à Sciences Po Grenoble a été placé en garde à vue et son domicile perquisitionné à la suite de témoignages de membres de l’ancienne direction l’accusant de violences lors d’un blocage en février 2024. Or, l’étudiant a pu prouver son innocence en démontrant qu’il se trouvait en Turquie, en séjour Erasmus, au moment des faits. Plusieurs organisations syndicales de l’établissement dénoncent une stratégie de répression politique et de harcèlement judiciaire visant à museler le mouvement étudiant, citant d’autres cas d’exclusions et de procédures disciplinaires fondées sur des preuves fallacieuses. Face à cette situation, elles appellent « la direction actuelle et la justice à prendre des mesures pour faire toute la lumière sur ces événements et réparer les trop nombreuses situations d’injustice ». Par ailleurs, elles ont organisé une cagnotte pour soutenir le militant visé par ces poursuites (voir ici).

Berlin : Soirée de solidarité avec des prisonniers politiques détenus en Allemagne

Le 18 mars 2026, à l’occasion de la journée internationale des prisonniers politiques, une soirée d’information et de solidarité est organisée au Stadtteilladen Zielona Góra, dans le quartier de Friedrichshain à Berlin. À partir de 19 heures, une discussion avec des membres de structures de solidarité doit porter sur la procédure judiciaire visant Daniela Klette, sur les détenus connus sous le nom d’« ULM 5 » et sur d’autres sujets, avec des informations actualisées sur l’avancement des affaires et les moyens de soutenir les personnes incarcérées.

Russie : Les autorités restreignent l’accès à Internet

Le 11 mars 2026, le Kremlin a annoncé que les perturbations et coupures d’internet observées ces derniers jours en Russie resteront en vigueur « aussi longtemps que nécessaire » dans le cadre de la guerre contre l’Ukraine. Selon le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, ces mesures technologiques répondent à des attaques jugées de plus en plus sophistiquées côté ukrainien. Des difficultés importantes de connexion, notamment sur l’internet mobile, ont été constatées à Moscou et dans d’autres régions du pays. Parallèlement, les autorités ont récemment bloqué l’accès à certaines applications de messagerie comme WhatsApp et Telegram. Ces restrictions visent aussi à renforcer le contrôle de l’État sur le réseau, alors que Moscou encourage l’utilisation d’une application nationale, MAX, développée par le groupe VK, qui suscite des inquiétudes en raison de l’absence de chiffrement de bout en bout et des risques de surveillance (voir notre article).

Sénégal : Durcissement des peines contre l’homosexualité

Le 11 mars 2026, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une loi renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles en modifiant l’article 19 du code pénal. Le texte prévoit d’augmenter les peines de prison actuellement fixées entre un et cinq ans pour les porter entre cinq et dix ans, ainsi que de relever les amendes jusqu’à dix millions de francs CFA, contre un maximum de 1,5 million auparavant. La réforme précise également la définition d’« acte contre nature » en y incluant explicitement les relations sexuelles entre personnes du même sexe et crée deux nouvelles infractions, l’apologie et le financement de l’homosexualité, passibles de trois à sept ans de prison. Adoptée par une Assemblée dominée par le parti au pouvoir, la loi doit encore être promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye.

Espagne : María José Baños obtient sa libération grâce à la mobilisation

La prisonnière antifasciste des GRAPO, María José Baños Andújar, a obtenu son classement en troisième degré avec sursis, conformément à l’article 104.4 du règlement pénitentiaire espagnol, ouvrant la voie à sa libération prochaine pour recevoir des soins hospitaliers urgents en raison de son état de santé très grave. Âgée de 61 ans, sa santé s’est gravement détériorée, notamment à cause du VIH au stade C3 et d’un handicap de 69 %. Cette décision fait suite à une campagne de solidarité et de mobilisation menée par des collectifs ainsi que par différents prisonniers politiques en Espagne. En particulier, le prisonnier Marcos Martín a mis fin à une grève de la faim qu’il menait depuis 16 jours, tandis que d’autres détenus politiques poursuivent leurs actions de protestation jusqu’à leur libération. Les soutiens de María José Baños Andújar soulignent que cette décision est une victoire de la mobilisation collective, mais aussi de la détermination de la prisonnière politique qui a refusé le chantage au reniement. Ils appellent à poursuivre la lutte jusqu’à sa libération effective et celle de tous les autres prisonniers politiques encore incarcérés.

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