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Russie : Confirmation en appel de la condamnation de l’anarchiste Ruslan Sidiki

Citoyen russo-italien et militant anarchiste, Ruslan Sidiki a vu sa condamnation à 29 ans de prison confirmée en appel le 1er juillet 2026. Arrêté après des actions de sabotage contre des infrastructures militaires et ferroviaires destinées à entraver l’effort de guerre russe en Ukraine, il affirme avoir volontairement choisi des cibles militaires et pris des précautions pour éviter toute victime civile. Au cours de son procès, Sidiki a également dénoncé les tortures qu’il a subi après son arrestation, notamment par électrocution et passages à tabac, des blessures qui ont été constatées par le service médical pénitentiaire. Dans sa déclaration finale, il a réaffirme son opposition à la guerre et au régime russe.

Turquie : Des communistes emprisonnés dénoncent la répression et appellent à la résistance

Des militants communistes détenus à la prison de Marmara, à Istanbul, ont été arrêtés lors de perquisitions menées le 15 juin dans le cadre d’une offensive des autorités turques contre les forces révolutionnaires et progressistes, à l’approche du sommet de l’OTAN. Dans une lettre publiée depuis leur détention par Bir-Kar (Plateforme pour l’unité des travailleurs et la fraternité entre les peuples), ils accusent le gouvernement de l’AKP de chercher à faire taire les oppositions et de réprimer les mobilisations contre l’impérialisme et l’exploitation.

Le gouvernement d’AKP se prépare au sommet des chefs d’État de l’OTAN, organisation du capital au service de l’agression, de la guerre et des guerres civiles. Alors que les interdictions arbitraires se multiplient, l’un des principaux volets de cette préparation consiste en une nouvelle offensive contre les forces révolutionnaires et progressistes. C’est dans ce cadre que nous avons été arrêté·e·s lors des perquisitions menées à notre domicile le 15 juin, avant d’être placé·e·s en détention. Le gouvernement d’AKP, au service des impérialistes, a poursuivi cette offensive avec une nouvelle vague d’arrestations à Ankara. À chacun de ses pas, le pouvoir du capital réaffirme sa fidelité à ses maîtres impérialistes et proclame qu’il est prêt à exécuter toutes leurs missions. Il s’imagine qu’en s’en prenant aux forces révolutionnaires et progressistes, il pourra les réduire au silence et empêcher toute riposte populaire face à l’exploitation capitaliste ainsi qu’aux guerres et aux agressions impérialistes.

Mais, une fois encore, il se trompe.

Cette terre est une terre de révolution. Elle est celle des grandes résistances et des combats menés contre les guerres et l’agression du capitalisme impérialiste. Ni les massacres perpétrés par le régime, ni les offensives destinées à briser la résistance dans les prisons, aucune autre attaque n’ont jamais réussi à mettre fin à la lutte contre l’impérialisme et l’exploitation sur cette terre. Elles n’y parviendront jamais.

De Mustafa Suphi à Deniz Gezmiş, Mahir Çayan, İbrahim Kaypakkaya, d’Ulucanlar à la Grande Résistance des prisons du 19 décembre, jusqu’à aujourd’hui, le drapeau de la conscience, de la volonté et du combat révolutionnaire n’est jamais tombé. Héritiers d’une tradition forgée dans les périodes les plus difficiles, nous ne laisserons jamais ce drapeau tomber. Nous le porterons de main en main, sur tous les terrains de lutte et dans toutes les positions, jusqu’à ce qu’il flotte sur les bastions de ce pays et du monde.

Le gouvernement, qui ne connaît aucune limite dans sa soumission à l’impérialisme, croit qu’en emprisonnant nos camarades de lutte et nous-mêmes, il pourra faire taire le combat contre l’OTAN et contre l’impérialisme dans ce pays. Mais, une fois encore, il s’est trompé, et il continuera de se tromper.

L’histoire a démontré plusieurs fois que les prisons sont elles aussi un terrain de la lutte de classes. Nous, prisonniers révolutionnaires, poursuivrons le combat derrière les barreaux ; nos camarades, à l’extérieur, continueront à se tenir face aux impérialistes et à leurs serviteurs dans les usines, les quartiers populaires, les places, partout où bat la vie. Notre confiance dans cette lutte est entière et inébranlable.

Camarades, compagnons et compagnes de lutte, vous qui faites face à la guerre impérialiste et à sa machine de guerre, une tâche nous attend : montrer une nouvelle fois aux impérialistes et à leurs collaborateurs locaux qu’ils ne pourront jamais agir à leur guise sur cette terre.

Le moment est venu de nous armer de l’audace de Suphi, de la volonté des Deniz et de la détermination d’Habip.

Le moment est venu de faire grandir les craintes de celles et ceux qui veulent se réunir à Ankara les 7 et 8 juillet pour ajouter de nouvelles offensives aux programmes dirigés contre les travailleur·euse·s et les peuples, et pour préparer de nouvelles guerres et politiques d’agression.

À bas les impérialistes et leurs collaborateurs !

Vive l’unité des travailleur·euse·s et la fraternité des peuples !

Lettres des communistes emprisonnés en Turquie

France : Les procédures d’extradition visant les antifas Gino et Zaid reportées, la mobilisation continue

La Cour d’appel de Paris a une nouvelle fois reporté les audiences concernant les mandats d’arrêt visant les militants antifascistes Gino et Zaid. Le délibéré sur le mandat d’arrêt allemand visant Gino, initialement prévu le 10 juillet, a été renvoyé au 19 août. Concernant Zaid, poursuivi dans le cadre d’un mandat d’arrêt hongrois, l’audience finale a été reportée au 16 septembre, la cour ayant accepté un délai supplémentaire demandé par l’avocat général afin d’obtenir des réponses sur les garanties d’un procès équitable et les conditions de détention en Hongrie. Leurs soutiens appellent à poursuivre la mobilisation et les actions de solidarité.

Maroc : Les autorités ont utilisé le logiciel espion Pegasus contre des dirigeants français et des opposants

Cinq ans après les révélations du « Projet Pegasus », une enquête coordonnée par Forbidden Stories et plusieurs médias affirme que le Maroc a utilisé le logiciel espion israélien Pegasus pour cibler des citoyens et responsables français. Parmi les personnes visées figureraient le président Emmanuel Macron, plusieurs ministres et des journalistes, dont les téléphones de sept anciens ou actuels membres du gouvernement auraient présenté des traces de compromission. Rabat a toujours nié avoir utilisé Pegasus, mais l’enquête s’appuie notamment sur des témoignages d’anciens agents du renseignement marocain et des documents attribués à des services de renseignement français.

Selon les enquêteurs, Pegasus aurait été utilisé par les services marocains depuis 2017 pour surveiller notamment des journalistes, militants des droits humains et acteurs engagés sur la question du Sahara occidental. Le Maroc aurait eu recours à un intermédiaire émirati pour accéder au logiciel développé par la société israélienne NSO. L’enquête intervient alors que Paris et Rabat ont récemment renforcé leurs relations diplomatiques, notamment après la reconnaissance par Emmanuel Macron de l’occupation marocaine du Sahara occidental en 2024.

USA : Une campagne internationale demande l’annulation de l’exécution de Keith LaMar

À six mois de l’exécution prévue de Keith LaMar (Bomani Shakur), fixée au 13 janvier 2027 dans l’Ohio, ses soutiens ont lancé une nouvelle campagne appelant à sa grâce et à sa libération. Ils affirment que Keith LaMar, condamné à mort pour le meurtre de cinq détenus à la suite de la révolte de la prison de Lucasville en 1993, a été la cible d’un procès marqué par des pratiques racistes et des violations des droits de la défense.

Keith LaMar a été désigné comme bouc émissaire après l’insurrection carcérale, malgré l’absence de preuves matérielles le reliant aux crimes reprochés. L’accusation a également dissimulé des éléments à décharge, obtenu des témoignages en échange d’avantages judiciaires et constitué un jury biaisé. Face à cela, ses soutiens réclament l’annulation de la condamnation et sa libération avant la date prévue de son exécution.

Liban : L’armée prend le contrôle d’un poste de contrôle à l’entrée du camp de Beddawi

L’armée libanaise a pris le contrôle, le 15 juillet, d’un poste de contrôle de la faction palestinienne Fatah al-Intifada situé à l’entrée du camp de réfugiés palestiniens de Beddawi, dans le nord du Liban. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un plan visant à assurer le transfert à l’armée des postes de contrôle et des installations sécuritaires des factions palestiniennes et à assurer leur désarmement.

Maroc : El Mahdi Lyoubi maintenu en détention, tandis que la mobilisation de soutien se développe

Arrêté le 13 juillet, le rappeur, réalisateur et artiste marocain El Mahdi Lyoubi, connu sous son nom de scène Mehdi Black Wind, n’a pas été libéré à l’issue de sa comparution devant un juge et a été placé en détention provisoire à la prison d’Oukacha, dans l’attente de son procès fixé au 22 juillet. Les chefs d’inculpation ne lui ont toujours pas été notifiés, une situation dénoncée par ses soutiens comme une atteinte aux droits de la défense.

Les soutiens d’El Mahdi Lyoubi appellent à intensifier la mobilisation au Maroc et à l’international, alors que plusieurs rassemblements ont déjà eu lieu, notamment à Marseille et Rabat, afin d’obtenir sa libération immédiate et d’accroître la pression sur les autorités marocaines. Par ailleurs, plus de 700 personnalités artistiques et intellectuelles marocaines et internationales ont publié une tribune afin de le soutenir.

Europe : La mobilisation se développe pour la libération du journaliste Ahmet Polad

Ces dernières semaines, plusieurs soutiens ont organisé des rassemblements à Paris, Bruxelles, Londres ou encore Hambourg pour réclamer la libération du journaliste Ahmet Polad, détenu depuis le 18 janvier par les autorités syriennes. Les manifestants ont rappelé que la journaliste Eva Maria Michelmann, enlevée en même temps que lui, a été libérée le 19 juin à la suite d’une campagne internationale, appelant à poursuivre la mobilisation afin d’obtenir également la libération de Polad. Les organisateurs dénoncent l’absence d’informations officielles sur le lieu de détention, l’état de santé et les éventuelles charges retenues contre Ahmet Polad, privé de tout contact avec sa famille et ses avocats. Ils soulignent également qu’en raison de sa nationalité turque, il risquerait de subir de lourdes poursuites en cas d’extradition vers la Turquie.

Düsseldorf : Les six accusés de l’affaire de Budapest revendiquent leur engagement antifasciste

Lors de la 31ᵉ audience devant le tribunal régional supérieur de Düsseldorf, les six militants antifascistes poursuivis dans l’affaire de Budapest ont reconnu avoir participé aux attaques visant des néonazis lors du « Jour de l’honneur » à Budapest en février 2023. Ils ont toutefois rejeté avec fermeté les accusations selon lesquelles ils auraient accepté le risque de mort de leurs cibles, affirmant avoir toujours veillé à exclure tout danger mortel. Dans leurs déclarations, ils ont présenté leur engagement comme une réponse à la montée de l’extrême droite, évoquant notamment les crimes du NSU, les attentats de Halle et Hanau ainsi que l’assassinat de Walter Lübcke.

Les prévenus ont également dénoncé le « Jour de l’honneur », qu’ils décrivent comme le principal rassemblement néonazi d’Europe favorisant la mise en réseau des mouvements d’extrême droite avec le soutien des autorités hongroises. Ils ont soutenu que la violence antifasciste ne pouvait être assimilée à la violence néonazie, cette dernière reposant selon eux sur une idéologie de haine et d’exclusion, soulignant que « l’antifascisme est la confrontation nécessaire avec la résurgence des structures fascistes et la menace quotidienne que représentent les néonazis. » À l’issue des déclarations, le président du tribunal a indiqué que la cour en tiendrait compte dans l’examen du dossier.

Liban : Un projet de loi sur les médias exclut les Palestiniens de la direction des sites d’information

Le projet de loi sur les médias présenté au Liban prévoit que le directeur responsable d’un site d’information en ligne soit un journaliste de nationalité libanaise jouissant de ses droits civils et politiques. S’il est adopté en l’état, ce texte empêcherait les journalistes palestiniens résidant au Liban d’occuper cette fonction. Le projet impose également plusieurs critères pour ce poste : ne pas avoir été condamné pour un crime ou un délit, être titulaire d’un diplôme universitaire avec au moins trois ans d’expérience, ne diriger qu’un seul site, résider effectivement au Liban, exercer cette fonction à plein temps et ne bénéficier d’aucune immunité légale.

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