Les forces de sécurité indiennes ont arrêté Ajay Mahto, alias « Tiger », cadre régional du Parti Communiste d’Inde (Maoïste), lors d’une opération conjointe de la police du Jharkhand et de la CRPF (Central Reserve Police Force), principale force de police paramilitaire du pays, dans le district de Giridih. Une récompense de 2,5 millions de roupies (environ 23 000 euros) était offerte pour sa capture. Recherché dans plus de 240 affaires, il est notamment accusé d’attaques contre les forces de sécurité et d’attaques à l’explosif. Il est actuellement interrogé par les autorités.
L’Agence suédoise des migrations a refusé de réexaminer la demande d’asile de Bella Demhat, militante trans kurde, estimant qu’aucun nouvel élément ne justifie l’octroi d’une protection internationale. Arrivée en Suède en 2017, elle fait désormais l’objet d’une mesure d’expulsion et est retenue dans un centre de rétention près de Stockholm depuis le 28 mai.
Les autorités suédoises considèrent que la Turquie est un pays sûr pour les personnes LGBTQIA+, malgré les violences policières, les menaces de mort de sa famille et les multiples agressions dénoncées par Bella Demhat, qui affirme courir un risque en cas de retour.
Iñaki Bilbao « Txikito », qui a passé plus de 42 années en détention cumulée, a entamé une grève de la faim sans absorption de liquides après son placement à l’isolement à la prison de Zaballa. Son transfert fait suite à des incidents liés à l’affichage d’un drapeau cubain et basque à la fenêtre de sa cellule. Depuis son isolement, il s’est vu confisquer une partie de ses effets personnels et affirme ne plus recevoir son traitement médical quotidien, alors qu’il est atteint d’un cancer de la prostate. Suite à cette mobilisation, il est retourné en cellule avec un camarade et a donc mis un terme à sa grève de la faim.
Les militants socialistes Okan Danacı et Sinem Çelebi, arrêtés lors de l’opération du 3 février et détenus depuis plusieurs mois, ont été libérés. Okan Danacı, ancien coprésident du SGDF (Fédération des associations de jeunes socialistes), et Sinem Çelebi, membre de sa direction, étaient poursuivis pour leur engagement au sein de la gauche révolutionnaire. Cemil Aksu, membre du collectif écologiste Polen Ekoloji, a également retrouvé la liberté (à gauche sur la photo).
La prisonnière communiste Seda Baykan a mis fin à sa grève de la faim illimitée entamée le 1er avril pour réclamer l’amélioration de ses conditions de détention et son transfert dans un autre établissement. Selon son avocat, cette décision intervient après que l’administration pénitentiaire a accepté plusieurs de ses revendications, notamment concernant sa sécurité et les conditions de son isolement.
Détenue depuis 2022 dans une prison pour femmes de Diyarbakır, Seda Baykan dénonçait un isolement prolongé et un environnement marqué par des pressions et des menaces. Après l’arrêt de son mouvement, elle a été hospitalisée pour des examens et des soins.
Le nouveau projet de loi britannique sur les « menaces soutenues par des États », désormais adopté, suscite de vives critiques. Le texte crée de nouvelles infractions visant les personnes qui soutiennent ou tirent un « bénéfice matériel » d’organisations désignées comme menaces pour la sécurité nationale, une notion qui inclut également l’obtention d’informations. Faute de garanties explicites, des journalistes, chercheurs ou travailleurs humanitaires pourraient être poursuivis pour leurs échanges avec des sources liées à ces organisations.
Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement des lois antiterroristes au Royaume-Uni. Depuis l’interdiction de Palestine Action en tant qu’organisation terroriste, de nombreuses personnes et organisations dénoncent un recours croissant à la législation antiterroriste contre des formes de protestation politique, estimant qu’elle menace la liberté d’expression, le droit de manifester et le travail journalistique.
Le dirigeant mapuche Facundo Jones Huala a été transféré de la prison de Rawson vers celle d’Esquel, où il poursuivra sa détention provisoire. Son avocat, Gustavo Franquet, estime que ce transfert, demandé depuis octobre 2025, est intervenu avec plusieurs mois de retard, alors que Jones Huala était détenu à près de 800 kilomètres de sa famille. Il indique également que son état de santé s’est amélioré après les grèves de la faim, avec et sans prise de liquides, qu’il avait menées ces derniers mois.
Toujours placé en détention provisoire jusqu’à la fin août, Jones Huala fait l’objet d’une enquête pour plusieurs infractions présumées, mais n’a pas encore été formellement inculpé. Son avocat affirme que l’enquête n’a produit aucune preuve permettant d’étayer les accusations et soutient que le dossier repose uniquement sur des hypothèses et des suppositions de l’accusation, sans éléments matériels.
Les proches et le Comité de protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines affirment avoir perdu tout contact avec le prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, tandis que sa famille ne recevrait plus les communications habituelles. Cette situation intervient après 39 jours de grève de la faim et alors que son état de santé était déjà critique, malgré des demandes répétées de prise en charge médicale urgente. Cette nouvelle suscite une vive inquiétude quant au sort de Naâma Asfari, figure de la cause sahraouie, qui dénonce depuis plusieurs années les conditions de détention et les mauvais traitements infligés aux prisonniers politiques sahraouis au Maroc.
Le militant Ritchy Thibault, porte-parole de PEPS(Pour une écologie populaire et sociale), a passé 58 heures en garde à vue puis au dépôt du tribunal judiciaire après son interpellation le 14 juillet à Paris. Il a fait l’objet d’une importante opération policière comprenant une surveillance préalable, une perquisition, la saisie de son matériel informatique et de son téléphone, ainsi que deux auditions et une expertise psychiatrique. À l’issue de cette procédure, un sixième procès a été fixé au 8 septembre. Placé sous contrôle judiciaire, il a interdiction de manifester et d’entrer en contact avec les policiers de la Préfecture de police de Paris.