Une enquête du groupe communiste et antiautoritaire grec Ta Papaidia Tis Galarias a mis en évidence que le Dr. J. Drury, un des principaux rédacteurs du groupe communiste Aufheben, est un consultant du Centre de la Police Nationale CBRN, qu’il anime un formation continue sur la psychologie de la gestion des foules pour les « professionnels concernés », et donne cours à l’Université de Liverpool sur maintien de l’ordre pendant les incidents majeurs.

Ta Papaidia Tis Galarias ne se contente pas de dénoncer le double jeu du Dr. Drury. Il met en avant et analyse un article scientifique de Drury, dont le titre est Le maintien de l’ordre public basé sur la connaissance : Principes et Pratiques, publié dans une revue à destination « des officiers de police supérieurs, des chercheurs, des décideurs politiques et des universitaires qui analysent et font le commentaire critique de la politique et des pratiques courantes, qui comparent les pratiques internationales, les développements politiques et législatifs et de la recherche universitaire » L’article expose les stratégies, tactiques et technologies qui « encouragent la réconciliation plutôt que le conflit » entre la police et les groupes sociaux, « autorisant des interventions précoces, appropriées et ciblées avant une escalade du conflit à un niveau tel que seules des mesures draconiennes s’imposeraient ». Leur méthode veut être « efficace pour transformer des relations négatives en relations positives entre la police et la foule » et qu’elle peut ainsi « exploiter les événements publics de manière profitable », en renforçant les désaccords déjà à l’œuvre dans la foule, afin que les groupes non violents puissent être « recrutés comme alliés pour réprimer la violence. »

Lire l’intéressante analyse de l’article par Ta Papaidia Tis Galarias

Cela s’est passé mardi à Hébron. Parce qu’il aurait jeté une pierre sur la voiture d’un colon, un enfant de 5 ans a été arrêté au domicile familial. Malgré ses pleurs et les demandes des Palestiniens présents, soulignant le jeune âge de Wadi (T-shirt orange), les soldats l’ont emmené de force dans une jeep (cf. vidéo). Son père Karam (chemise blanche), qui venait de rentrer du travail et qui a été menacé d’être emprisonné, s’il ne les suivait pas à la base militaire de la rue Shuhada. Ils ont été amené au chek-point d’Abed, puis détenu au check-point, et ensuite au poste de police où le père est resté détenu menotté et yeux bandés ! Un lieutenant colonel a interrogé l’enfant (!) et, constatant qu’il était filmé, a reproché aux soldats de « faire ce genre de choses devant des caméras » (!), le père est resté menotté et les yeux bandés. Ils ont ensuite été conduits au poste de police et, finalement, relâchés.

Kostas Sakkas, prisonnier anarchiste grec en grève de la faim depuis 38 jours est libérable dés aujourd’hui et le sera dés que la caution de 30’000€ sera payée.

Détenu depuis plus de 2 ans et demi sans procès, il est accusé d’appartenance à la FAI/CCF (Conspiration des Cellules de Feu), appartenance que lui-même et la CCF nient tous deux.

Kostas Sakkas avait fait l’objet d’une très large mobilisation de solidarité dans le monde entier. Des dizaines d’actions, de mobilisations, etc… Le hashtag #free_sakkas était récemment cité une fois par minute sur Twitter.

Action de solidarité avec Sakkas à Hambourg

Action de solidarité avec Sakkas à Hambourg

Il y a quelques jours, une manifestation solidaire de Sakkas avait d’ailleurs été brutalement réprimées par la police grecque.

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Une société de Munich, Eurofins Medigenomix Forensik, a été choisie pour effectuer l’analyse annuelle d’environ 8.000 échantillons ADN de personnes condamnées par la justice belge. Ces dernières années, le coût des analyses ADN demandées par la justice belge a été compris entre 8 et 10 millions d’euros. Le prix de l’analyse en Belgique est plus élevé car la plupart des laboratoires sont accrédités et très peu de contrôles sur leur travail sont effectués. En effet, une analyse est facturée 300 euros en Belgique contre seulement 30 euros en Allemagne. Comme la base de données ADN sera élargie l’année prochaine, le nombre d’analyses passera de 4.000 à 8.000. Pour limiter les coûts, la ministre de la Justice avait donc lancé un appel d’offres européen.

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Les salariés de Citroën dans l’île de la Réunion sont à nouveau en grève sur les trois sites de la concession depuis hier. À l’origine du conflit, la décision de la direction d’aller au bout de la procédure de licenciement intentée à l’encontre d’Éric Dorval, l’un des délégués syndical de l’entreprise.

La direction lui reproche d’avoir participé à l’agression d’un huissier et du chef d’exploitation ainsi que la dégradation de matériel et de véhicules lors des précédents débrayage en juin dernier. Deux autres employés avaient été accusés des mêmes faits, mais ils ont été blanchis depuis. Seul Eric Dorval est menacé d’être licencié aujourd’hui. La CGTR, à l’origine du mouvement, dément fortement toutes ces accusations. En soutien, une cinquantaine de salariés des concessions de Saint-Denis, du Port et de Saint-Pierre se sont réunis hier sur le site de la Rivière des Galets. Le comité d’entreprise devrait se prononcer aujourd’hui sur la décision de la direction.

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Un porte-parole de l’armée gouvernementale affirme qu’un commandant maoïste du Mindanao oriental s’est rendu aux forces de sécurité dans la province de Compostela Valley. Narciso Ruben, le secrétaire du Comité régional de Mindanao du Sud et du Front 34 de la NPA, aussi connu comme « Jason », « Judy », « Dodo », se serait rendu dans la ville Mawab à des soldats de la 10e Division d’infanterie à qui il aurait remis son arme. Narciso avait rejoint le NPA en 1997, et a occupé d’autres postes, dont chef d’équipe médicale, instructeur politique de Pulang Bagani.

Pour rappel, Kostas Sakkas avait été arrêté à Athènes en décembre 2010, sortant d’un appartement où se trouvaient des armes, et placé en détention préventive. Il est soupçonné d’appartenir la Conspiration des cellules de feu. Sept personnes ont été condamnées pour cela, en 2011, à des peines allant jusqu’à 37 ans de prison. Kostas Sakkas, lui, n’a pas encore été jugé. Il attend en prison depuis deux ans et sept mois, alors qu’en Grèce la détention préventive ne peut légalement excéder dix-huit mois. Sauf dans « des circonstances exceptionnelles », où ce délai peut être étendu à 30 mois. Là aussi, l’échéance est dépassée et le 4 juin, alors que Sakkas a déjà atteint la durée légale maximale de détention préventive, une cour d’appel athénienne l’a à nouveau prolongée de six mois. C’est à cette date qu’il entame sa grève de la faim.

Les manifestations se multiplient pour sa libération. Le 5 juillet, une manifestation à moto s’est rendue jusque devant l’hôpital où il a été transféré, à Nikaia, en banlieue d’Athènes.

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L’expression politique des FARC, l’Union patriotique (UP), a récupéré son statut de parti politique grâce à une décision du Conseil d’Etat. Créé en 1985 dans la mouvance des premières négociations de paix, le parti avait intégré de nombreux guérilleros démobilisés, mais aussi des membres du parti communiste, des syndicalistes, des militants paysans etc. Les paramilitaires s’étaient alors acharné contre ses membres en toute impunité: entre 3.600 et 5.000 militants de l’UP sont assassinés en quelques années. Parmi eux, huit parlementaires, des centaines de maires et de dirigeants du mouvement, et deux candidats présidentiels. L’arrêt du Conseil d’Etat intervient alors que fait débat l’éventuelle participation en politique des guérilleros, si les FARC acceptent de se démobiliser. La résurrection de l’UP leur fournit un cadre pour présenter des candidats dès 2014 aux élections présidentielle et législatives.

De la prise de possession par la France de la Nouvelle-Calédonie en 1853 jusqu’à 1858, les attributions de terres aux colons étaient limitées. Mais à partir de 1858, l’administration française entame une politique de colonisation offensive, spoliant les autochtones. De 1862 à 1877, l’emprise foncière européenne passe de 27.000 à 150.000 ha. En assimilant les jachères à des terres vacantes qu’elle accapare l’administration déstabilise l’économie vivrière. Le bétail des colons dévaste les cultures autochtones. Les Canaques sont repoussés dans les hautes vallées de la chaîne sur des terrains pauvres, et sont décimés par les maladies importées par les colons (il y avait 32.000 Canaques en 1860, et 24.000 en 1878).

C’est pendant cette sombre période que Louise Michel arrive en Nouvelle-Calédonie. Communarde célèbre qui, circonstance aggravante pour les tribunaux d’exception, avait fait le coup de feu sur les barricades. D’abord détenue au fameux camp de Satory près de Versailles, elle assiste alors aux exécutions en masse des Communards, elle passe vingt mois en détention et se voit condamnée à la déportation. Créé par Napoléon III en 1864, le bagne néo-calédonien accueillera au total 40.000 prisonniers dont 5.000 communards. Embarquée en août 1873, Louise Michel arrive à Nouméa après quatre mois de voyage. Elle est assignée sur la presqu’île Ducos et prend vite la défense des Canaques contre la spoliation coloniale, tandis que la majorité des déportés épousaient les préjugés racistes coloniaux.

Elle se lie d’amitié avec un Canaque et ils deviennent ami : elle lui apprend à lire, à calculer. Lui, conte les légendes de sa tribu, les voyages aventureux, les épopées guerrières. Louise recueille et transcrit ces récits, et en étudiait les différents dialectes. Malgré les avertissements, elle part à la rencontre d’une tribu à laquelle elle se lie. Elle pu parler avec eux des misères et des luttes, et ils s’entendirent de telle manière que cette tribu prêta assistance à un communard évadé reconnu comme « ami des malheureux », alors que l’usage était d’être sans pitié avec bagnards évadés.

Louise Michel à Nouméa

Louise Michel à Nouméa

En 1878, un chef canaque de Komalé appelé Ataï, tente plusieurs fois pacifiquement d’obtenir des autorités françaises la fin des spoliations. Il déclare au gouverneur français, en déversant d’abord un sac de terre: « Voilà ce que nous avions », et ensuite déversant un sac de pierres: « Voici ce que tu nous laisses », et lorsque le gouverneur lui conseille de construire des barrières pour protéger les cultures du bétail des colons, il répond: « Quand mes légumes iront manger ton bétail, je construirai des barrières. »

La spoliation continuant, Ataï et d’autres chefs (Cavio chef de Nékou secondé par Dionnet chef de guerre à Bourail) se décident pour l’insurrection. Les préparatifs d’une offensive sur Nouméa sont conduits dans le plus grand secret. Plusieurs clans sont impliqués dont ceux de Houailou et Canala. Un événement imprévu va précipiter les événements. Le 19 juin 1878, un ancien forçat, gardien d’une propriété coloniale est assassinée par des Canaques. L’administration coloniale réagit en incarcérant 10 chefs de tribus. La préparation de l’attaque de Nouméa est abandonné et l’offensive est lancée de Poya à la Baie Saint Vincent. La veille de l’insurrection, un groupe de Canaques vint faire ses adieux à Louise. Louise leur donna son écharpe rouge de la Commune, conservée à travers mille difficultés, et leur apprit à couper les fils télégraphiques.

Le 25 juin les quatre gendarmes de La Foa sont assassinés et les canaques massacrent la plupart des colons, propriétaires et gérants, de la région. Au total 40 civils sont tués. L’insurrection, se répand comme une trainée de poudre. A Nouméa c’est la panique, on croît que l’avance des insurgés va se poursuivre vers le sud. Une vingtaine de Canaques sont exécutés à Dumbéa (les derniers Ouamous) suite au pillage d’un magasin. Tous les Canaques vivant à Nouméa sont internés à l’île Nou.

L'insurrection canaque

L’insurrection canaque

La réaction militaire est inadaptée aux tactiques de la guérilla des Canaques. Les forces coloniales tombent dans des embuscades et leur chef, le commandant Gally Passeboc, est tué le 3 juillet. Il est remplacé par son second Rivière qui va former des colonnes de contre-guérilla associant aux gendarmes et troupes coloniales, des déportés politiques et de droit commun, des colons français et arabes, et des auxiliaires canaques. Toutefois, en juillet et en août les colonnes tendent à s’enliser dans une guérillas peut productive, brûlant les villages et détruisant les récoltes mais n’arrivant pas à cerner les insurgés. Un fort est construit à La Foa pour servir de base à la contre-insurrection. Il est attaqué en vain par 500 guerriers canaques.

Mais un officier de marine réussit à retourner et rallier le grand chef des Canala, Gélina et surtout son chef de guerre Nondo. Les Canaques sont désormais divisés. Les troupes française cernent le périmètre des insurgés et attaquent par surprise le1er septembre à Fonimoulou, en progressant hors des sentiers canaques. Ataï est surpris dans son campement par la colonne Le Golleur-Gallet formée de Canalas et de déportés dirigés un surveillant du bagne. Dans un passage fameux de ses Mémoires, Louise Michel a raconté la mort d’Ataï:
« Ataï lui-même fut frappé par un traître. Que partout les traîtres soient maudits ! Suivant la loi canaque, un chef ne peut être frappé que par un chef ou par procuration. Nondo, chef vendu aux blancs, donna sa procuration à Segou, en lui remettant les armes qui devaient frapper Ataï. Entre les cases nègres et Amboa, Ataï, avec quelques-uns des siens, regagnait son campement, quand, se détachant des colonnes des blancs, Segou indiqua le grand chef, reconnaissable à la blancheur de neige de ses cheveux. Sa fronde roulée autour de sa tête, tenant de la main droite un sabre de gendarmerie, de la gauche un tomahawk, ayant autour de lui ses trois fils et le barde Andja, qui se servait d’une sagaie comme d’une lance, Ataï fit face à la colonne des blancs. Il aperçut Segou. Ah ! dit-il, te voilà ! Le traître chancela un instant sous le regard du vieux chef ; mais, voulant en finir, il lui lance une sagaie qui lui traverse le bras droit. Ataï, alors, lève le tomahawk qu’il tenait du bras gauche ; ses fils tombent, l’un mort, les autres blessés ; Andja s’élance, criant : tango ! tango ! (maudit ! maudit !) et tombe frappé à mort. Alors, à coups de hache, comme on abat un arbre, Segou frappe Ataï ; il porte la main à sa tête à demi détachée et ce n’est qu’après plusieurs coups encore qu’Ataï est mort. Le cri de mort fut alors poussé par les Canaques, allant comme un écho par les montagnes. »

Le chef insurégé canaque Ataï

Le chef insurégé canaque Ataï

L’insurrection continue mais les insurgés sont déstabilisés. Des renforts arrivent d’Indochine et, à partir de septembre les insurgés sont sur la défensive. ils seront définitivement écrasés avec la chute de la forteresse canaque d’Adio en décembre 1878. Près de 5% des Canaques auront été tués (un millier sur une population totale de 24.000) au combat ou par la répression qui fut féroce : tous les chefs (sauf un) furent exécutés sans jugement. 200 européens (sur 16.000) avaient été tués. L’administration confisqua les terres des clans rebelles qui furent déplacés et cantonnés dans le Sud et à l’île des Pins. Déstabilisée par cette saignée, le cantonnement et la destruction de ses structures coutumières, et l’accaparement des terres, la population canaque va décroître jusqu’en 1921 où elle tombera à 16.000 individus, la moitié de ce qu’elle était soixante ans plus tôt.

La tête d’Ataï qui avait été mise à prix est conservée dans du formol, montrée à Nouméa puis emportée en métropole. Quant à Louise Michel, elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés (notamment des Algériens), puis dans les écoles de filles. Louise Michel restera sept années au total en Nouvelle-Calédonie, où elle aura créé le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie. Elle est de retour à Paris le 9 novembre 1880 (suite à l’amnistie générale) où elle est chaleureusement accueillie par la foule. Elle reprend ses activités politiques, sans oublier la tragédie calédonienne, puisqu’elle publie à Paris, en 1885 les Légendes et chansons de gestes canaques transcrites douze ans plus tôt.

permis de Louise Michel de s'établir à Noumea

permis de Louise Michel de s’établir à Noumea

5.600 ouvriers des mines de Thembelani et Khuseleka 1 du groupe sud-africain Anglo American Platinum (Amplats), dans la région de Rustenburg (nord), ont entamé une grève. ils exigent notamment l’annulation de la suspension de 19 délégués syndicaux Amcu suspendus pour avoir participé à un sit-in illégal. Très affecté par une longue grève l’an dernier, Amplats – une filiale à 80% du conglomérat minier Anglo American qui extrait près de 40% du platine dans le monde – prépare un plan social qui pourrait affecter jusqu’à 6.000 emplois, essentiellement dans le bassin de Rustenburg.

Anglo American Platinum (Amplats), Rustenburg

Anglo American Platinum (Amplats), Rustenburg