Umer Khalid, l’un des prisonniers de Palestine Action détenu à la prison de Wormwood Scrubs pour une action sur une base aérienne britannique, a entamé une grève de la soif après treize jours de grève de la faim pour protester contre la sévérité de son incarcération (voir notre article). Cette escalade critique, qui met sa vie en danger immédiat, a finalement contraint l’administration pénitentiaire à entamer des négociations formelles après des semaines de refus. Bien que la directrice de la prison ait promis une amélioration de ses conditions de détention et une surveillance médicale continue, la situation reste alarmante pour Khalid, qui fait face à une détention provisoire de 18 mois avant son procès prévu en 2027, dépassant largement les limites légales standards.

Par ailleurs, les initiatives se développent pour exiger sa libération et celle des 33 prisonniers pro-palestiniens détenus dans les prisons britanniques. A Bruxelles, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled le dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Lors du procès à Budapest le 22 janvier 2026, l’avocat de l’antifa Maja, Maître Bajaky, a plaidé l’acquittement, dénonçant une procédure entachée d’irrégularités, une extradition illégale et des conditions de détention inhumaines (voir nos articles). La défense soutient que le dossier repose sur des preuves insuffisantes, soulignant que les vidéos ne permettent pas d’identifier Maja ni de prouver sa participation active aux faits, et que l’accusation d’appartenance à une organisation criminelle est une construction sans fondement propre. Face à ce que la famille qualifie de « parodie de procès » où le verdict semble déjà fixé, le jugement est attendu dès l’après-midi du 4 février, après les dernières déclarations de l’accusé·e.

Le gouvernement britannique a annoncé la création d’un nouveau service national de police, le National Police Service (NPS), présenté comme un « FBI britannique », chargé des enquêtes antiterroristes, antifraude et de lutte contre la criminalité grave et complexe. Cette nouvelle force regroupera des missions aujourd’hui réparties entre plusieurs agences, dont l’Agence nationale contre la criminalité (NCA) et des unités régionales, et récupérera aussi les enquêtes antiterroristes jusque-là pilotées par la police de Londres. Selon la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, cette réforme vise à adapter le maintien de l’ordre aux menaces modernes, à renforcer l’efficacité nationale et à permettre aux polices locales de se concentrer davantage sur la délinquance du quotidien.

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Le vendredi 23 janvier 2026, au quatorzième jour de sa grève de la faim, le prisonnier politique Umer Khalid a entamé une grève de la soif après avoir été placé en cellule d’isolement sans téléphone à la prison HMP Wormwood Scrubs. Lié à l’organisation Palestine Action désormais interdite (voir notre article), il est en détention provisoire depuis six mois pour une intrusion sur la base aérienne de Brize Norton. Il est désormais soumis à une surveillance continue 24h/24 et n’est plus autorisé à s’associer aux autres prisonniers, bien qu’il ait finalement obtenu une cellule équipée d’un téléphone après avoir défendu ses droits. Par cette action, il dénonce le silence et l’inaction du gouvernement face à ses revendications et celles de ses co-accusés (voir notre article), affirmant dans une déclaration : « Le gouvernement savait que cela allait arriver. Depuis deux semaines, nous sommes témoins de leur soif de sang à travers leur silence. […] Je ne suis pas suicidaire. Je ne suis pas un extrémiste. Je porte un amour intense pour mes co-accusés, pour les prisonniers politiques partout dans le monde, et pour toute l’humanité ».

Alors que les actions de soutien se multiplient au Royaume-Uni, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled ce dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Le procès de sept militants antifascistes, accusés de « vol aggravé » suite au vol d’une casquette appartenant à un membre d’un groupe d’extrême droite, a été ajourné par le tribunal régional de Graz (voir notre article). La défense souligne l’absence de preuves matérielles, notant que les vidéos de surveillance ne montrent aucun acte de violence et que la victime elle-même n’a pu confirmer avoir été touchée par les prévenus. Le tribunal a ordonné un délai d’environ trois mois pour réaliser de nouvelles expertises, notamment une analyse des vidéos par intelligence artificielle et un rapport médico-légal pour clarifier l’origine des blessures de la victime. Cette attente prolonge l’incertitude pour les accusés, dont trois ressortissants allemands qui font également l’objet de procédures d’expulsion.

Le gouvernement russe renforce le contrôle d’Internet et vise à supprimer complètement l’anonymat des utilisateurs. Roskomnadsor, le service fédéral russe de surveillance des communications, des technologies de l’information et des médias, ralentit actuellement le messenger Telegram, accusé de ne pas avoir bloqué suffisamment rapidement les « chaînes anonymes », tandis que WhatsApp s’est conformé aux exigences des autorités. Des mesures de surveillance plus larges sont prévues, incluant des systèmes d’IA pour bloquer les VPN et identifier les contenus interdits à partir de mots et d’expressions, pour un coût d’environ 25 millions d’euros. Selon plusieurs observateurs, la Russie veut devenir le premier pays au monde à abolir totalement l’anonymat en ligne.

À Belfast, l’Irish Republican Prisoners Welfare Association (IRPWA) a célébré le retour de Nuala Perry, récemment libérée de la prison britannique de Hydebank après plus de deux ans d’incarcération sur une peine totale de quatre ans. Elle avait été condamnée en 2023 pour avoir collecté des documents jugés utiles à des « terroristes ». L’accueil s’est accompagné de la remise de fleurs et d’une image encadrée de Roger Casement, militant irlandais exécuté en 1916 pour son rôle dans la lutte pour l’indépendance. L’association a réaffirmé son engagement à soutenir les prisonniers républicains irlandais, les anciens détenus et leurs familles.

En Tchita, le tribunal régional a interdit le « Zabaïkalskoïe levoie obïedinenie » (Union de gauche de Transbaïkalie) en le qualifiant d’organisation terroriste, à l’issue d’une procédure fondée principalement sur un petit canal Telegram aujourd’hui inactif et comptant moins de 100 abonnés. Les autorités présentent deux jeunes anarchistes emprisonnés, Alexandre Snezhkov et Lioubov Lizounova, comme « dirigeants » du mouvement, bien qu’ils affirment qu’il ne s’agissait que de pages personnelles sans structure, statuts ni organisation réelle. La décision s’appuie sur des éléments tels que des graffitis, un avatar de réseau social assimilé à un « drapeau » et des témoignages, et intervient alors que les deux prévenus ont déjà été lourdement condamnés pour vandalisme et « apologie du terrorisme » (voir notre article).

Umer Khalid, actuellement au 12ème jour de sa grève de la faim, dénonce un durcissement de ses conditions de détention et menace d’entamer une grève de la soif ce samedi si aucune négociation n’est engagée. Ses revendications incluent la fin de la censure, sa libération immédiate sous caution, la réouverture de l’enquête sur Gaza et la levée de l’interdiction de Palestine Action. Alors que plusieurs de ses codétenus (Kamran, Heba, Jon, etc.) ont cessé leur mouvement et entamé une phase de réalimentation sous surveillance médicale (voir notre article), Umer appelle à intensifier les actions de blocage contre les usines d’armement et les bâtiments gouvernementaux pour briser le silence médiatique entourant sa situation.

Six personnes ont été arrêtées à Cacak, en Serbie, pour avoir lancé des boules de neige sur la chanteuse Ana Bekuta, proche du gouvernement, lors d’un concert du Nouvel An orthodoxe. L’action visait surtout à protester contre le coût du spectacle financé par la municipalité, estimé à 40 000 euros. Le président serbe Aleksandar Vucic, qui fait face depuis plus d’un an à un mouvement de contestation mené par les étudiants, a réagi à la télévision publique en affirmant que ce qui s’est passé à Cacak “est un avertissement aux citoyens de Serbie sur ce que feraient [ses opposants] s’ils arrivaient au pouvoir”.

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