Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Les autorités allemandes ont inculpé ce mardi un homme de 46 ans pour ‘appartenance à une organisation terroriste étrangère’. Abdullah S. est accusé d’avoir récolté des fonds à travers toute l’Europe pour le PKK. Le procureur général allemand affirme qu’il aurait travaillé, sous le pseudonyme de ‘Hamza’ entre juin 2003 et juin 2004 en Allemagne à ‘rassembler de l’argent pour le PKK en récoltant des donations et des contributions, en dirigeant des activités commerciales et en vendant du matériel de propagande’. Il aurait également battu le rappel pour soutenir des manifestations du PKK. Abdullah S. avait été arrêté le 27 avril 2012 et maintenu en détention depuis lors.

Des centaines de personnes s’étaient rassemblées hier soir sur la place Tahrir et devant le palais présidentiel deux ans après le renversement de Moubarak. Plus tôt dans la journée, des manifestants s’étaient déjà réunis dans la banlieue du Caire, devant le palais d’al-Ittihadiya qu’ils ont canardé de pierre. Les forces anti-émeutes ont utilisé des canons à eau et du gaz lacrymogène pour les disperser. La foule, scandant ‘La révolution continue’ exige la mise en place d’un nouveau gouvernement, des amendements à la nouvelle constitution et le limogeage du Procureur général nommé par Morsi. Par ailleurs, la population dénonce le fait que personne n’ait eu à rendre de compte pour la mort de dizaines de manifestants ces derniers mois lors des heurts avec la police. Cette même police est une nouvelle fois violemment intervenue hier soir devant le palais présidentiel et dans les rues adjacentes.

émeute au Caire

émeute au Caire

Dans les premières heures du 6 février, un groupe d’anarchistes a parcouru les rues du centre-ville d’Athènes. Ils ont peint des slogans sur les murs, aveuglé des caméras de surveillance et saboté aussi des guichets automatiques bancaires. L’initiative a été revendiquée en solidarité avec les prisonniers anarchistes de l’affaire de Kozani, pour Freddy, Marcelo, Juan au Chili, et pour Marco Camenisch.

Grèce: Raid solidaire des prisonniers anarchistes

John David, un jeune intérimaire belge d’ArcelorMittal, est condamné à vivre avec un oeil en moins, atteint en plein visage le 6 février dernier par un projectile de flash-ball. Selon l’ineffable directeur de l’entreprise Verney-Carron, il est désormais « politiquement incorrect » de vendre le Flash-Ball comme une arme non létale, il faut préférer la mention à « létalité atténuée ». Les ventes de Flash-Ball correspondent à 30 % du chiffre d’affaires de son entreprise. Enfin, à l’évocation de la liste des victimes des LBD, Verney-Carron tient à préciser que le Flash-Ball, marque déposée, est trop souvent désigné à tort. Le calibre de 44 mm étant conçu, entre autres, pour ne pas pénétrer l’orbite de l’oeil. Ce qui ne serait pas le cas du modèle suisse concurrent. Bref: contre les méfaits du flash-ball, achetez « le vrai » Flash-Ball TM… Rappelons que fin janvier, la police de Charleroi annonçait qu’elle serait bientôt équipée de Flash-Ball.

Retour sur le flash-ball

La police anti-émeute colombienne, l’ESMAD, a dû affronter les occupants de terres agricoles à El Cedro Yondó (Antioquia) qui s’opposaient à leur expulsion. Cinq policiers ont été blessés et une moto incendiée. 180 familles résistaient à l’expulsion en jetant des pierres, des bâtons, et en brandissant des machettes. Plusieurs occupants ont également été blessées dans les émeutes.

Colombie: Emeute pour la terre

Dans son combat contre la guérilla, la police du district de Narayanpur (Assam) a mené une opération de cinq jours à l’issue de laquelle les hommes mobilisés issus de la Special Task Force du Narayanpur et du Bijapru ainsi que du commando C-16 du Maharashtra sont, entre autre, parvenus à entrer profondément des les denses forêts de la zone, forêts qui sont sous contrôle maoïste. Samedi, les hommes y ont détruit un campement de formation aux premiers soins. Une des tâches assumées par le CPI(m) est l’enseignement de techniques de soins médicaux de base aux tribaux des régions où il est présent pour palier au manque de médecins. Dans le campement, les soldats ont saisi des armes, des ustensiles de la vie quotidienne, des kits médicaux, de la littérature maoïste et un registre de présence scolaire dans une école dirigée par des guérilleros. L’enseignement est également une tâche à laquelle s’attèle le CPI(m) suite à l’absence de prise en charge par le pouvoir en place.

Vendredi 8 février, des confrontations violentes ont eu lieu entre les forces d’occupation et les habitants de Jérusalem, faisant plusieurs blessés, dans le cadre des mobilisation de solidarité avec les prisonniers en grève de la faim dans les prisons israéliennes. Au Checkpoint Jalameh (photo), au sud de la vieille ville, un journaliste a été blessé au pied par une balle caoutchouc-acier pendant les affrontements qui ont opposé les jeunes aux soldats et aux colons israéliens. Plusieurs personnes ont été victimes de problèmes respiratoires dus aux gaz lacrymogènes.

A Issawiya, situé au nord-est de Jérusalem, un enfant âgé de 9 ans a été touché à la tête par une balle caoutchouc-acier. Un autre jeune homme a également été blessé à la tête par une balle en caoutchouc au cours d’affrontements durant lesquels un véhicule des patrouilles militaires a été endommagé par des jets de pierres et de bouteilles. Les soldats de l’occupation ont arrêté trois jeunes. Des affrontements ont également éclaté près du check-point de Qalandia et à el-Ram. Un jeune homme a été touché par une bombe sonore, et trois autres par des balles en caoutchouc.

Il y a aussi eu des affrontements au point de contrôle à l’entrée du camp de Shufat. Les forces de l’occupation israélienne ont fait usage de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes. cinq personnes souffrant de problèmes respiratoires ont reçu des soins. A Alezariye, à Béthanie et à Abou Dis, des marches ont été organisées en solidarité avec les prisonniers se sont terminées par des affrontements similaires. Trois jeunes ont été blessés par des balles en caoutchouc.

Jérusalem: Mobilisation pour les prisonniers

Vendredi, la police a arrêté le militant Dandapani Mohanty chez lui, à Berhampur (Odisha) affirmant que six mandats d’arrêts avaient été délivrés contre lui. Il a été violemment embarqué sans même pouvoir avertir sa femme, qui se trouvait dans la maison. En 2011, Mohanty avait été désigné par le gouvernement de l’Odisha pour négocier avec les maoïstes au moment où ceux-ci détenaient le percepteur du district de Malkangiri. C’est également lui qui avait été chargé des pourparlers avec la guérilla alors qu’elle détenait deux touristes italiens dans le district de Kandhamal l’an dernier. Ce dimanche, les autorités ont annoncé qu’elles l’avaient inculpé de sédition et de manoeuvres à l’encontre de l’état, ainsi que pour de prétendus liens avec les maoïstes. Enfin, Mohanty a également été inculpé en vertu de la loi antiterroriste UAPV – Unlawful Activities (Prevention) Act.

Dandapani Mohanty

Les 24 prisonniers sahraouis ou « groupe Gdeim Izik » ont refusé hier samedi à Rabat d’être considérés comme des détenus de droit commun, insistant sur leur droit à être traités en qualité de militants politiques et de défenseurs des droits de l’homme. A l’ouverture de cette troisième audience du procès, les accusés, en tenue traditionnelle, ont brandi des « V » de la victoire et chanté l’hymne national sahraoui au moment où, à l’extérieur leurs familles organisaient un rassemblement en scandant des slogans contre leur comparution devant un « tribunal militaire illégitime » et revendiquaient l’ouverture d’une « enquête juste et honnête » sur le démantèlement, le 8 novembre 2010 du camp de Gdeim Izik suite à un assaut donné par les forces marocaines .

Les requêtes préliminaires introduites par les avocats des accusés dans lesquelles ils réclament notamment que le tribunal militaire soit déclaré incompétent dans cette affaire, ont été refusées. Le tribunal a toutefois retenu tous les chefs d’accusation contre les accusés ainsi que la liste, contestée, des témoins présentée par le procureur général.

Maroc: Nouvelles du procès des prisonniers saharaouis