Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Un homme arrêté lors sommet du G20, demande que des accusations criminelles soient portées contre des policiers, un nouveau rapport démontrant qu’ils ont usé de force excessive contre lui, un rapport, écrit par l’agence enquêtant sur les plaintes contre la police, conclut qu’Adam Nobody avait présenté des allégations étayées et demande le dépot des accusations contre cinq agents en vertu de la Loi sur la police. Le rapport conclut que les policiers avaient « des raisons suffisantes pour l’arrêter », mais qu’ils ont ensuite fait usage de « force excessive ».

M. Nobody dit avoir été sévèrement battu lors de son arrestation, sa mâchoire avait été fracturée. Un des policiers accusé dans ce dossier a également été impliqué dans la mort de Junior Manon, âgé de 18 ans, qui est mort «d’asphyxie positionnelle» lorsque la police l’a immobilisé lors de son arrestation. Ce policier a admis avoir frappé Nobody au visage à trois ou quatre reprises lors de l’arrestation.

Par ailleurs, le ministère public a décidé d’abandonner la poursuite contre un infirmier de 52 ans accusé d’avoir chargé des policiers avec son vélo lors d’une manifestation. Le procès, qui devait s’ouvrir hier au palais de justice de Montréal, a donc été annulé. L’affaire remonte au 1er juillet 2010, jour d’une manifestation à Montréal qui visait à dénoncer les arrestations menées en marge du sommet du G20. L’infirmier affirme qu’il a été arrêté parce qu’il avait filmé des policiers en civil.

Canada: Suites judiciaires des manifestations anti- G20

Un deuxième commissariat de police a été visé paér une voiture piégée en Colombie. Outre le commissariat de Tumaco dont nous parlions hier, le commisssariat de Villa Rica, dans le département de Cauca, a été dévasté par une bombe meurtrière. La deuxième explosion est survenue alors que le chef de l’Etat assistait à une réunion exceptionnelle sur la sécurité à Tumaco. Il a annoncé l’envoi de deux nouvelles unités de l’armée, soit 2.500 hommes supplémentaires, pour combattre la guérilla dans cette région frontalière avec l’Equateur, où les FARC sont solidement implantées.

Ces événements surviennent quelques jours après que les FARC eurent annoncé le report sin die de la libération de six membres des forces de l’ordre, en invoquant des opérations militaires dans la zone où leurs prisonniers devaient être remis.

La Direction Contre le Terrorisme de la police péruvienne a capturé à Lima un responsable politico-militaire du PCP-SL, Ángel Gabriel Uribe Guillén (50 ans), qui était activement recherché pour avoir participé à différentes actions d’envergures du PCP-SL. Ángel Gabriel Uribe Guillén dirigerait le comité zonal des provinces d’Yauyos, de Chincha-Ica et de Huancavelica du PCP-SL. Il est connu sous le pseudonyme de « camarade Abel » et vivait dans la clandestinité depuis trente deux ans! Il était porteur de documents politiques au moment de son arrestation.

Pérou: Arrêté après 32 ans de clandestinité

La police a annoncé avoir saisi dans la maison d’un particulier une énorme quantité d’explosifs, dont 350 kilos de nitrate d’ammonium et 180 bâtons de gélatine. Sur base d’un tuyau, les policiers ont organisé une descente dans une maison à Pakur, une petite ville située à 500 kilomètres de Raipur (Jharkhand). Le propriétaire est parvenu à échapper aux forces de l’ordre qui ont immédiatement déclenché une vaste opération pour le capturer. D’après ses renseignements, la police a déclaré que les explosifs devaient être fournis aux guérilleros maoïstes dans les prochains jours. C’est la deuxième saisie importante de matériel par les autorités du Jharkhand en deux jours.

La taille de la liste secrète de du gouvernement ‘présumés terroristes’ qui sont interdits de pénétrer dans le pays ou d’y circuler par voie aérienne a plus que doublé au cours de l’année écoulée. La liste est passée de 10.000 ‘terroristes présumés ou connus’ il y a un an à 21.000. Parmi ceux-ci, 500 sont américains. La vague de nouveaux noms a commencé après l’action qui a échoué sur un avion en décembre 2009 lorsque le gouvernement américain a abaissé le niveau des critères d’insertion sur la liste et a fouillé tous ses dossiers pour trouver toutes les personnes susceptibles d’y être insérées. Parmi les nouveaux critères les plus significatifs, on retrouve le fait qu’une personne ne doit pas seulement être considérée comme une menace vis à vis de l’aviation pour être placée sur la liste. Sont également inclues les personnes considérées comme une menace plus générale à la sécurité intérieure ou internationale. Cette liste étant secrète, il est impossible pour un voyageur de savoir s’il y figure ou pas. Le gouvernement y inscrit les gens sans devoir donner aucune justification. Un personne empêchée d’entrer aux USA car elle se trouve sur la liste et souhaite le contester ne dispose que d’une solution: écrire un courrier au département de la sécurité intérieure des Etats-Unis. Mais la seule façon pour elle de savoir si elle figure toujours sur la liste est de retenter de prendre l’avion vers les USA.

L’explosion d’une moto piégée devant un commissariat de la localité de Tumaco (170.000 habitants), dans le département de Narino (Sud-Ouest de la Colombie) a fait hier mercredi sept morts (dont quatre policiers) et 70 blessés (dont 34 policiers). Un responsable de la police a interprété cette action comme une riposte des FARC aux opérations menées par les forces de l’ordre dans cette région frontalière avec l’Equateur.

Colombie: Commissariat attaqué – sept morts

Selon un post sur Indymedia, la deuxième arestation judiciaire n’aurait rien à voir avec le coup de marteau porté au combi-caméra. Il serait accusé de tags, aurait été mis a disposition du procureur, transféré au palais de justice et libéré mardi matin vers 10-11h sans avoir vu de magistrat. L’autre personne inculpée avait été frappée et maîtrisée par VDS qui criait « c’est lui qui a brisé la vitre du combi », mais au commissariat de St-Gilles il lui a été signifié que c’était pour « rébellion » qu’il faisait l’objet d’une arrestation judiciaire. Lui non plus n’a pas vu de juge d’instruction avant sa libération.

Voir une vidéo des arrestations sur le site de La Libre

A Dessau, le 18 janvier, un cocktail Molotov a été lancé contre le commissariat. Un tag a été inscrit sur la façade OURY JALLOH DAS WAR MORD (Oury Jalloh, c’était un assassinat). Des véhicules d’intervention arrivant juste après l’incendie ont vu leurs pneus crevés par des miguelitos (clous tordus) placés là par des inconnus.
Deux semaines auparavant, des affrontements avaient eu lieu entre la police et des participants à une manifestation en mémoire d’Oury Jalloh, demandeur d’asile mort en garde à vue dans ce commissariat en janvier 2005.

A Magdebourg, le 23 janvier, la veille de la remise prévue de 46 nouvelles voitures de patrouille à la police de la ville, une douzaine de ces véhicules qui attendaient sur le parking d’un garage a été détruites par le feu. Les dégâts s’élèveraient à au moins 500.000 Euros.

Allemagne: Attaques contre la police
Allemagne: Attaques contre la police

Le 4 décembre 2011, à Banavil, Tenejapa, une cinquantaine de membres du parti officiel PRI ont attaqué quatre familles sympathisantes de l’EZLN. Cette attaque ont eu pour résultat:
La mort de Pedro Mendez Lopez,
La disparition d’Alonso Lopez Luna qui a été embarqué par les agresseurs. Le 23 décembre il fut trouvé un bras de la victime, reconnue par la famille grâce à une cicatrice sur le doigt,
La détention de Lorenzo Lopez Giron, blessé d’une balle dans la poitrine et accusé de faits graves,
Des blessures pas balles pour six autres personnes,
Le départ forcé des quatre familles proches de l’EZLN.
La détention arbitraire du zapatiste Francisco Santiz Lopez, qui se trouvait dans un autre lieu durant les fait.
Cette attaque n’est qu’un des épisodes de la campagne d’agression systématique des zapatistes et sympathisants zapatistes au Chiapas.

Ce 18 janvier 2012, le premier tribunal de district de Vilnius a décidé de relaxer le président du Front populaire socialiste Algirdas Paleckis dans son procès portant sur sa « négation de l’agression soviétique ». Les grands médias ont commencé à exercer des pressions sans précédent sur la magistrature afin de lancer un appel auprès d’un Tribunal de plus grande instance.

A une audience précédente, l’accusé avait ainsi analysé cette procédure: « Il s’agit d’un décret politique agressif lancé par le gouvernement corrompu auprès du Procureur général contre le Front populaire socialiste en tant que seul défenseur des intérêts du petit peuple Lituanien contre la liberté sans limites du grand capital. Plus les conditions matérielles des citoyens Lituaniens s’aggravent et plus vite les prix des produits et services de base augmentent, plus la fascisation du régime actuel se révèle à visage découvert. Ceux qui sont au pouvoir manifestent ouvertement des sympathies pour le dictateur de l’entre-deux guerres Antanas Smetona. Ils glorifient les partisans cachés dans les forêts après la guerre, une partie d’entre eux collaborateurs des Nazis, tueurs de Juifs, qui ont continué à tuer des civils après la guerre. Les tribunaux ont déjà avalisé le déploiement ostensible de croix gammés et de slogans tels que « La Lituanie aux Lituaniens ! ». Toutes les protections sociales possibles et imaginables sont liquidées, tout comme les retraites, les organes régressifs sont renforcés, des canons à eau sont utilisés pour disperser les manifestations populaires légales. Et désormais l’offensive contre la liberté d’expression a commencé. Pourquoi ont-ils choisi notre parti, moi-même ? Parce que nous avons ouvertement commencé à mettre au jour ce régime corrompu et ses fondements manipulateurs. Car nous portons des revendications sociales essentielles qui sont d’une importance cruciale pour tant de gens. »

Lituanie: Procédure anti-soviétique