Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Le 6 octobre prochain, le ministre de l’Intérieur français est attendu à Ankara pour signer un nouvel accord de coopération qui unira les deux pays dans la lutte contre le terrorisme. Cet accord contient de nouveaux mécanismes concrets de coopération dans la lutte contre le terrorisme. Celui-ci intervient alors que ces deux dernières années, la France a considérablement renforcé ses opérations contre le PKK et ses militants à l’intérieur de ses frontières.

Le 23 septembre s’est tenue une manifestation pacifiste dans un quartier populaire multiculturel de Tokyo. Divers slogans y étaient mis en avant, depuis la sortie du nucléaire jusqu’à la libération des militants arrêtés au Mali alors qu’ils luttaient contre l’accaparement de leurs terres. La police est violemment intervenue en visant spécifiquement un manifestant, Sono Ryota. Les policiers ont tabassé les manifestants qui tentaient de le protéger, puis l’on menotté et conduit de force dans leur fourgon. Ryota est un militant anti-nuéclaire, membre du syndicat des jeunes précaires (Freeter Union) et à l’origine du mouvement ’50 jours de manifestations consécutives pour la liberté’. Ryota a été incarcéré après une prise forcée de ses empreintes digitales et de photos, alors que légalement, cette mesure ne vise que les inculpés pour meurtre et les étrangers. Son avocat, qui a pu le rencontrer, a signalé qu’il était blessé au visage et avait le corps couvert de bleus.

Sono Ryota

Sono Ryota

En avril 2008, débutait sur le campus universitaire de l’ULB, une lutte de personnes « sans-papiers ». Un Comité d’Actions et de Soutien (CAS) aux sans-papiers s’est constitué autour de ces occupations pour porter avec elles une lutte politique qui durera plus de deux ans. Diverses actions menées par le CAS contre la politique migratoire orchestrée par les différents gouvernements belges et européens prennent place au sein d’une ligne politique qui se constitue autour de trois objectifs stratégiques : régularisation de tous les sans-papiers, arrêt des rafles et expulsions, destruction des centres fermés (camps pour étrangers).
De semaines en semaines, tout un dispositif répressif et de contrôle qui va prendre en engrenage les militants du CAS : présence policière systématique aux abords du Campus (facilitée par la collaboration du service de sécurité de l’ULB), lignes téléphoniques mises sur écoute, mailing list placée sous surveillance ainsi qu’une juridiciarisation des arrestations en fin de manifestations.

Huit inculpés du Comité d’Actions et de Soutien aux « sans-papiers » (CAS) restent poursuivis, et c’est ce. Ce 29 septembre 2011 se jouera la dernière partie de cette mauvaise farce qui aura duré, en tout, plus de trente mois. Rassemblement de solidarité ce jeudi 29 septembre à 8h30 au carrefour Louise.

Les autorités ont annoncé que des membres présumés du PKK avaient mené différentes actions dans le sud-est du pays tout au long de la journée d’hier. Selon elles, celles-ci font suite à la déclaration du ministre de l’éducation après les événements du week-end, et son affirmation selon laquelle les forces de sécurité maîtrisaient la situation après qu’il ait accusé les guérilleros d’utiliser des professeurs comme boucliers humains.

Ce mardi, au cours de deux actions dans deux provinces distinctes, des guérilleros présumés ont enlevé huit professeurs et un ‘garde de village’. Dans la province de Elizag, ils ont arrêté un véhicule transportant des enseignants, et ont emmené les hommes, laissant le conducteur et les femmes sur place. Trois autres professeurs ont été enlevé chez eux dans la province de Diyarbakir. Un peu plus tard, une bande de guérilleros a pris en embuscade un convoi de l’armée en mission de ratissage suite aux kidnapping. Cinq soldats ont été blessés dans l’explosion de la bombe. Par ailleurs, des camions et des citernes ont été incendiés à divers endroits dans la région.

Faruk Ereren est un opposant politique turc de longue date et dirigeant du DHKP. En 1990, il est obligé de fuir la répression turque et de s’exiler en Allemagne, où il vit dans la clandestinité jusqu’à son arrestation en avril 2007 pour appartenance à une organisation terroriste. Il est immédiatement soumis à un isolement strict, et ce malgré son état de santé défaillant en raison des multiples séances de tortures qu’il a subi lorsqu’il était incarcéré en Turquie dans les années 90. Hier, après un procès long de 20 mois où il est accusé d’avoir commandité une action de guérilla urbaine menée dans le quartier de Kiziltoprak à Istanbul en 1993 dans laquelle deux policiers ont été tués, il a été condamné à une peine de prison à perpétuité par la cour régionale de Düsseldorf.

Après avoir été incarcérée durant plus de dix mois, Ilham Hasnouni a été jugée et condamnée à la mi-août à 10 mois de prison pour son implication dans les événements du mouvement estudiantin dirigé par les militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM) des 14 et 15 mai 2008. Ayant déjà purgé l’équivalent de sa condamnation, elle a donc été libérée. Quelques jours après sa libération, elle a accordé une interview au magazine ‘Red Flag’ du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne. Ci-dessous, la traduction de cet entretien effectuée par nos soins.

Interview d’Ilham Hasnouni – format pdf

Les autorités ont interpellé ce lundi trois hommes qu’elles suspectent d’appartenir à l’IRA et d’avoir préparé des attaques à la bombe dans la ville de Londonderry. Tous trois, âgés entre 46 et 56 ans, ont immédiatement été placés en détention et interrogés dans un centre proche de Belfast. La police a déclaré avoir découvert un engin suspect le long d’une route à proximité de la ville ainsi qu’un autre à côté de la gare de Newry.

Dimanche, cela faisait quarante jours qu’un milliers d’Indiens amazoniens marchaient vers La Paz en provenance du nord du pays. Ils entendaient faire connaître leur opposition à un projet routier dont la réalisation entrainera la traversée de tout le territoire indigène ainsi que d’un parc national. Les indigènes accusent également Morales de vouloir ouvrir de nouvelles terres aux cultivateurs de coca, une famille syndicale et politique dont il est issu, de surcroît dans un projet co-financé par la firme étrangère OAS (Brésil) avec toutes les conséquences que cela aura pour les pauvres amazoniens. Samedi déjà, le cortège avait du forcer un barrage policier. En fin d’après-midi dimanche, les marcheurs sont arrivés à Yucumo et ont été accueillis par un barrage de contre-manifestants, partisans du gouvernement. La police est violemment intervenue, officiellement ‘afin de prévenir tout affrontement entre les deux camps’. Elle a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser le campement des indigènes, et les a forcé à monter dans des cars. Deux manifestants ont été blessés, et de nombreux enfants ont été séparés de leurs parents. Il semblerait qu’un bébé soit décédé dans les affrontements. Dans la nuit de dimanche à lundi, plusieurs centaines d’entre eux ont été emmenés par les forces de l’ordre vers un aéroport situé à proximité de Yucumo afin qu’ils soient renvoyés vers le nord du pays. Mais la population locale est parvenue à empêcher le décollage de l’avion, en occupant la piste. Peu d’informations sont actuellement disponibles sur les conséquences de l’action policière, mais l’on sait que seule une centaine de personnes se trouvent aujourd’hui à Yucumo. Plusieurs manifestations de soutien ont été organisées à travers le pays, et ce mardi, Morales a annoncé la suspension provisoire du projet routier.

Marche des indigènes

Marche des indigènes

Les prisonniers politiques palestiniens membres du FPLP ont annoncé qu’ils entamaient une grève de la faim ce 27 septembre. Ils revendiquent la fin du régime d’isolement pour le secrétaire général du FPLP Ahmad Sa’adat et pour tous les prisonniers politiques palestiniens, la fin de la politique de répression et d’humiliation des visiteurs des prisonniers (y compris le blocage des familles aux check-points), la fin de la politique d’humiliation des prisonniers et des transferts incessants d’une prison à l’autre.

Palestine: Les prisonniers du FPLP en grève de la faim

Dimanche, les autorités ont annoncé avoir arrêté Somji Made, 25 ans, à Gadchiroli dans le district du Maharashtra. Originaire du Bastar, il est le commandant du Aheri Militia Dalam et avait passé la frontière du district la veille. Les autorités l’accusent d’être activement impliqué dans l’insurrection maoïste et d’être mêlé à diverses affaires de meurtres, de tentatives de meurtre, de fusillades avec la police,…

Aujourd’hui, une équipe des forces paramilitaires et de la police du Chhattisagarh a découvert cinq bombes le long d’une route dans la région du Bastar (district de Kanker) où la guérilla maoïste est particulièrement active. Trois bombes de 4 kg et deux de 2 kg ont pu être désamorcées immédiatement. Les autorités ont déclaré que les maoïstes avaient probablement planifié une attaque visant une équipe des forces de sécurité, celles-ci effectuant quotidiennement des opérations de ratissages dans la zone. Toujours aujourd’hui, les forces de sécurité ont arrêté Dilip Mahato, un des leaders du People’s Committee Against Police Atrocities, un organisme tribal pro-maoïste. Les autorités l’accusent d’être un agent de liaison au service des guérilleros. Enfin, deux maoïstes ont été tués au cours d’une fusillade avec la police dans la région forestière de Gollapalli (Chhattisgarh). Les forces de sécurité seraient tombées sur un groupe de guérilleros durant une opération de ratissage, entraînant une série d’échanges de coups de feu au cours de laquelle deux guérilleros ont été abattus alors que tous les autres sont parvenus à s’échapper. Sur place, la police a retrouvé et saisi deux fusils.