Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Samedi 8 février, Daniel Green, un militant pro-palestinien a été désigné pour être arrêté lors d’une manifestation antisioniste organisée par le Revolutionary Communist Group. Cette arrestation doit être replacée dans le contexte de la campagne en cours pour criminaliser l’opposition au sionisme. Depuis l’adoption de la définition de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance), l’opposition au sionisme et la qualification de l’état d’Israël comme étant un projet raciste tendent à être assimilées légalement à de l’antisémitisme. Les manifestants sont revenus à l’endroit où l’arrestation a eu lieu pour montrer qu’ils ne seront pas intimidés par les tentatives de criminaliser la solidarité avec la Palestine.

Un militant pro-palestinien arrêté

Mercredi 12 février, Chadri Sdiri, un anarchiste tunisien a écrit un texte sur Facebook décrivant le concept de « révolution prolétarienne ». Arrêté le même jour, il a comparu lundi 17 février devant les tribunaux. Au cours du procès, un livre sur la commune de Paris et ainsi que les livres de Garcia Lorca ont été présenté comme pièce à conviction. Il a finalement été condamné à 5 mois de prison avec sursis.

Voici une traduction du post en question :
« Ne peut se prétendre de Gauche que celui qui ne se désolidarise pas de la violence révolutionnaire, de la destruction de l’ordre établi, de la propagande par les faits, de l’annihilation des institutions du Capital et de ceux qui se remplissent la panse sur le dos des miséreux, des actes incendiaires contre les miliciens du pouvoir ou autres actions similaires, visant les possédants, ces usurpateurs qui vont jusqu’à voler la sueur qui perlent sur le front du prolétaire.
Ne pourra se prétendre de Gauche que celui qui, valeureux, offrira la victoire aux pauvres, aux travailleurs, aux agriculteurs, aux chômeurs, à ceux qui se bourre la gueule pour oublier, aux migrants et à ceux qui volent ou vendent quelques barrettes pour survivre.
Ne peut se prétendre de Gauche que celui qui porte en son sein la flamme, la cendre et la fumée.
Ne peut se prétendre de Gauche que l’âme curieuse qui cherche l’information où elle se trouve, celle qui débat, se questionne, analyse. Celle qui interpelle quiconque, fusse-t-il Dieu ou Maitre, pour obtenir une réponse. Celle qui prend la rue afin d’y retrouver ses pairs et d’y porter haut le drapeau. Celui qui écrit, celui qui récite des vers sur les devants de la scène, celui qui peint, photographie et chante l’Homme….et la Révolution !  »

Chadri Sdiri

 

Samedi 29 février à Toulouse, la BRIC (Bourrassol Rugby International Club) organise un tournoi de rugby touché mixte solidaire. Les fonds récoltés serviront aux caisses de grève des cheminots et des intermittents. L’inscription au tournoi est gratuite et peut se faire par mail (bourrassol.rugby@gmail.com) ou sur place à partir de 12h30.

Plusieurs tables d’infos seront présentes lors de cette initiative dont celle du Secours Rouge Toulouse.

Les forces de sécurité de l’état du Chhattisgarh ont lancé une grande opération pour tenter de briser la grève impulsée par le Parti Communiste (maoiste). Cette «Opération Prahar» s’est transformée en combats meurtriers dans les districts de Sukma et Narayanpur dans la zone de conflit de Bastar, au sud du Chhattisgarh. Environ 1400 policiers et paramilitaires anti-guérilla se sont mis en mouvement depuis les limites de Telangana jusqu’aux frontières du Maharashtra.  Trois fusillades ont eu lieu, débouchant sur la mort de deux maoïstes et d’un paramilitaire du 208e bataillon Cobra (unité spéciales anti-guérilla). Un autre paramilitaire a été blessé.

Combattants maoïstes

 

 

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La marche des enseignants, organisée ce lundi à Alger, à l’appel de la coordination nationale des enseignants du primaire, a été réprimée par la police. Quelque 300 enseignants du primaire étaient regroupés tôt le matin à la place des Martyrs avant d’entamer la marche vers le Palais du Gouvernement. Mais les forces de l’ordre étaient décidés à empêcher la marche des enseignants, ce qui a provoqué quelques affrontements. Les enseignants du primaire, venus de plusieurs régions du pays, étaient déterminés à aller vers le Palais du gouvernement, une action par laquelle ils voulaient prouver la représentativité de leur coordination et la légitimité de leur démarche. Déterminés, les enseignants contestataires ont réussi à franchir le premier obstacle pour se lancer dans les ruelles de La Casbah, alors que d’autres collègues ont marché vers la rue Ben M’hidi, dans l’espoir de se retrouver rue Docteur Saâdane. Beaucoup d’enseignants ont été confinés au niveau des escaliers du Docteur Saâdane par les forces de l’ordre qui ont procédé à quelques interpellations. Pour rappel, les enseignants dénoncent la détérioration de leurs conditions socioprofessionnelles, la dégradation des services publics et le désengagement de l’Etat du secteur de l’éducation.

Répression des enseignants à Alger

Plusieurs militant·es avaient réalisé des tags contre le TTIP et le CETA sur tout les ponts et tunnels de Bruxelles. Trois de ces personnes se sont faite arrêtées et doivent maintenant 9150 euros d’amendes. Une cagnotte de solidarité a été lancé. Pour y participer, vous pouvez verser de l’argent sur le compte BE96377092496005 avec la communication « TTIP gave over ».

TTIP Game Over

Vendredi 28 février, le Centre Polyculturel Résistances (CPCR) organise un événement pour soutenir les syndicalistes menacés par la justice. L’événement se tiendra dans les locaux du CPCR (rue Jonruelle n°11, 4000 Liège). Il commencera à 18h par des échanges autours de la liberté syndicale en Belgique au XXI siècle et se poursuivra par une soirée festive à partir de 21h.

Belgique : Soirée de soutien aux syndicalistes menacés par la justice

Mercredi 19 févier, la Commission européenne a dévoilé son plan pour redessiner l’avenir digital de l’Union européenne. Ce plan vise à rattraper le retard pris par l’Europe en la matière en s’attelant à deux chantier stratégiques : L’intelligence artificielle et l’utilisation des données. Des rumeurs qui avaient filtré dans la presse, prêtaient à la Commission l’intention d’établir un moratoire de 3 à 5 ans sur l’utilisation de la reconnaissance faciale à des fins d’identification. Il n’en est finalement rien. La Commission souhaite simplement « lancer un large débat sur les circonstances qui pourraient justifier des exceptions à l’avenir ».

Reconnaissance faciale

Ces derniers jours, la police turque a doublé la prime promise pour la capture de Bahar Kimyongur qui s’élève désormais à 340 000 euros. Les autorités turques poursuivent ainsi leur acharnement contre ce militant qui figure depuis 2018 sur la liste des personnes les plus recherchée de Turquie (voir notre article). Avant cet ajout à la liste, il avait été les poursuivi et emprisonné dans le cadre de l’affaire DHKP-C. Il avait ensuite été frappé par un mandat d’arrêt international émis par la Turquie en 2006. Le 22 août 2014, Interpol avait officiellement retiré la « notice rouge » le visant.

Prise de parole de Bahar Kimyongür

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