La Zone de Police Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Evere, Saint-Josse) a signé ce jeudi un “protocole d’entente” avec son homologue québécoise. Cet accord est signé avec le “Réseau Intersection”, un organe de la police québecoise qui, selon ses propres mots, promeut une “approche de la police communautaire” préférant la prévention et la résolution de conflit. La Zone Bruxelles-Nord est la première police belge a adhérer à ce réseau.

Bruxelles-Nord adhère à Intersection

Bruxelles-Nord adhère à Intersection

Cinq policiers ont été blessés et au moins neuf personnes arrêtées dimanche soir lors d’affrontements survenus à l’issue de la manifestation du 1er Mai à Seattle. Les policiers sont intervenus massivement à pied, à cheval, en vélo et en véhicules pour disperser des groupes de manifestants anticapitalistes qui lançaient des pierres, des briques, des bouteilles et des cocktails Molotov, brisant des vitrines dans le quartier des affaires, au centre-ville. La police a fait usage de bombes au poivre et de tir à balles en caoutchouc à plusieurs reprises pour faire disperser les manifestants.

Arrrestation à Seattle

Arrrestation à Seattle

Le rassemblement de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) au centre-ville de Montréal était organisé dans le cadre du 1er Mai. Des manifestations de quartier convergeaient vers le centre-ville et les manifestants s’étaient donné rendez-vous devant l’entrée de l’Université McGill et au Square Philips, au coin des rues Sainte-Catherine et Union, à 15 h. Majoritairement vêtus de noir de la tête aux pieds, les manifestants se sont retrouvés, vers 16 h, devant le Poste de police sur la rue Sainte-Catherine. Les affrontements ont éclaté lorsqu’un manifestant a lancé une ampoule remplie de peinture sur la vitrine du bâtiment. D’autres ont lancé des bombes fumigènes colorées et des pièces pyrotechniques, puis, en guise de réplique, les policiers ont utilisé des gaz irritants. Vers 16h30, la manifestation a été dispersée. Il y a eu neuf arrestations et quinze interpellations pour des infractions à des règlements municipaux.

Pyrotechnie à Montréal

Pyrotechnie à Montréal

Des documents judiciaires publiés au Canada montrent que la police montée et la gendarmerie canadiennes ont pu, dans le cadre d’une très vaste enquête sur le crime organisé, intercepter des BBM. Les BBM (“BlackBerry Messages”) sont envoyés par le biais d’une application exclusive aux téléphones BlackBerry, et sont chiffrés pour rendre leur interception et leur lecture extrêmement difficile. Pour décoder ces messages, tous les téléphones de l’entreprise sont équipés d’une clé générale mais secrète – sauf dans le cas des utilisateurs de Business enterprise servers, une version destinée aux grandes entreprises qui permet de changer cette clef.

En 2010, la police fédérale canadienne avait lancé une gigantesque opération de lutte contre le crime organisé. Dans le cadre de l’enquête, plus d’un million de messages ont été interceptés. Parmi eux, de nombreux BBM qui ont pu être décodés par les enquêteurs. Ni BlackBerry ni la police n’ont confirmé avoir utilisé la clé globale pour ce faire, mais le ministère public canadien a reconnu son utilisation. Les forces de l’ordre ont demandé et obtenu le droit de ne pas détailler la technique utilisée pour déchiffrer ces messages. Il est probable que les polices canadiennes disposent, encore aujourd’hui, de ces clés de déchiffrement, car les modifier est une opération complexe qui doit être réalisée sur l’ensemble des terminaux BlackBerry utilisés.

BBM

BBM

Une manifestation a eu lieu dans le Quartier des spectacles de Montréal hier lundi en soirée en solidarité avec la communauté algonquine de Lac-Simon où un homme de 25 ans a été abattu par la police la semaine dernière. Après des allocutions, les manifestants ont commencé leur périple vers 19 h 45, en passant devant le quartier général du Service de police de la Ville de Montréal jusqu’à l’est de l’avenue Papineau. Dans ce secteur, ils ont lancé des objets et des pierres aux policiers. De plus, au moins deux bombes fumigènes ont été lancées en direction des policiers. Deux agents à vélo ont été atteints par des projectiles, mais ils n’ont pas été blessés. Les autorités ont dispersé les manifestants avec des gaz irritants et à 20 h 30, la manifestation était terminée. Il n’y a eu aucune arrestation.

La manifestation d’hier soir à Montréal

La manifestation d'hier soir à Montréal

TAILS, “The Amnesiac Incognito Live System” est très apprécié des personnes soucieuses de leur anonymat et de leurs données. C’est un système d’exploitation complet à déployer sur un DVD ou sur une clé USB, une fois démarré toutes les connexions passent par TOR. A l’arrêt de la machine, toutes les données qui n’ont pas été sauvegardées dans un éventuel répertoire chiffré sur la clé USB sont détruites.

SubgraphOS, développé par l’association éponyme à Montréal propose lui aussi une distribution linux ultra-sécurisée mais va en théorie plus loin que TAILS. Différence majeure: SubgraphOS peut être installé de façon “permanente”, là où TAILS ne peut -par philosophie- qu’être installé sur un support externe. Subgraph propose également un client e-mail et une implémentation d’OpenPGP originales, sans passer par les clients habituels de Linux (Thunderbird et GnuPG)

Pour télécharger et tester Subgraph, c’est ici. Notez que Subgraph n’est disponible que depuis le 16 mars et qu’il reste probablement des failles critiques, il vaut mieux ne pas l’utiliser pour autre chose que du test à l’heure actuelle.

SubgaphOS

SubgaphOS

Tandis qu’aux États-Unis 95% des 70s plus grands corps policiers municipaux du pays a décidé de doter leurs agents de ces appareils pour enregistrer leurs interventions, la Ville de Montréal mène actuellement un appel d’information auprès des fournisseurs de caméras corporelles. Les entreprises avaient jusqu’à la semaine dernière pour répondre à une soixantaine de questions que la métropole se pose au sujet de cette nouvelle technologie. La métropole veut également faire l’essai des appareils pour les tester pendant un mois en laboratoire puis mener un projet-pilote sur le terrain en équipant jusqu’à 50 agents de caméras corporelles. Une consultation publique doit avoir lieu à la fin de cette période d’essai, soit à l’automne 2016. Montréal veut évaluer l’achat de 3000 caméras corporelles.

L’arrivée des caméras corporelles pose un important défi technologique pour gérer l’imposante quantité de données générées par leur système, qui peuvent se calculer en pétaoctets (soit 1000 téraoctets). Au Canada, la ville de Calgary a été la première à terminer son projet-pilote avec les caméras corporelles et à annoncer en novembre qu’elle comptait doter chacun de ses agents de l’un de ces appareils. À l’opposé, Edmonton vient d’annoncer pour sa part qu’elle met en veilleuse son projet-pilote d’acheter 60 caméras corporelles. Raison invoquée: la facture élevée.

Caméra corporelle en service aux USA

Caméra corporelle en service aux USA

Une manifestation a eu lieu dans les rues de Montréal vendredi soir pour s’opposer aux mesures d’austérité et plus largement, au système capitaliste. Au moins neuf manifestants ont été arrêtés, dont sept pour entrave au travail d’un policier. Les deux autres personnes feront respectivement face à des accusations d’agression armée et de voies de fait. Deux manifestants ont également été transportés en centre hospitalier pour traiter des blessures mineures. Des dizaines, voire une centaine de policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avaient été déployés contre cette manifestation.

Le départ de la manifestation a été lancé vers 20 h 20 du parc Émilie-Gamelin, dans le Quartier latin. «Justice nulle part, police partout», ont scandé les manifestants, qui multipliaient les slogans au début de la marche, sur la rue Berri. Après avoir été forcés de tourner en direction est sur le boulevard René-Lévesque par les forces de l’ordre qui tapaient bruyamment sur leur bouclier, les manifestants ont remonté la rue Saint-Timothée jusqu’au boulevard de Maisonneuve. Quand les policiers sont intervenus pour mettre fin à la manifestation, ils ont essuyés des lancers de pierres, de feux d’artifice et de projectiles divers.

La manifestation à Montréal

La manifestation à Montréal

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) annoncé avoir l’assurance que le nouveau gouvernement allait retirer deux lois relatives aux syndicats. La Loi C-377 obligeait les syndicats à rendre publiques toutes leurs dépenses de plus de 5000 $ et la ventilation détaillée de toutes celles qui correspondraient à des activités non reliées à la négociation des conditions de travail avec les employeurs. La CSN déplorait que seuls les syndicats aient été contraints à une telle exigence parmi les organismes sans but lucratif au Canada. La Loi C-525, quant à elle, visait à forcer la tenue d’un vote à scrutin secret pour obtenir une nouvelle accréditation syndicale sous juridiction du Code canadien du travail. Selon la CSN, cette loi rendait plus difficile pour les travailleurs l’accès au droit d’association. Ces deux réglementations avaient été adoptées par le gouvernement conservateur.

Manifestation de la CSN

Manifestation de la CSN

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique a présenté la semaine passée à l’Assemblée nationale, un projet de loi concernant la vérification de l’identité des personnes incarcérées au moyen de leurs empreintes digitales. Les mesures proposées permettraient l’implantation progressive du système biométrique dans les établissements de détention québécois, et ce, dès la mise en vigueur du projet de loi.

Dans un premier temps, quatre établissements de détention seraient dotés du système biométrique : Bordeaux, Québec, Rivière-des-Prairies et Saint-Jérôme. De plus, l’outil serait implanté dans les quartiers cellulaires des palais de justice de Montréal, de Québec et de Saint‑Jérôme. En 2014-2015, près de 44 000 admissions ont été enregistrées dans le réseau correctionnel du Québec. Au total, quelque 306 000 déplacements (libérations, permissions, comparutions et transferts) sont répertoriés chaque année dans les 19 établissements de détention du Québec et les 56 palais de justice.

Prison de Rivière-des-Prairies

Prison de Rivière-des-Prairies