Les autorités espagnoles ont arrêté le militant kurde Ahmet Dikmen qui vit en Europe depuis 2013. Interpellé le samedi 12 juillet à Valence, l’activiste est sous le coup d’une peine de 20 ans de prison en Turquie en raison de ses activités politiques. Les autorités espagnoles ont annoncé leur intention de l’expulser vers la Turquie.

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Maria José Baños Andujar est une combattante des GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre) qui est emprisonnée dans le cadre de ses activités militantes depuis le 18 juillet 2002 en Espagne. Auparavant, elle a été en détention de nombreuses années où elle s’est politisée en côtoyant des militantes communistes incarcérées. Au total, elle a été en détention durant plus de 35 ans. Elle est séropositive et souffre de différentes maladies depuis longtemps (voir notre article). Dans une lettre publiée en juin 2025, son camarade Marcos Martín Ponce alerte sur la politique de négligence médicale qu’elle subit et qui l’a amené à avoir un état de santé physique et psychologique très préoccupant (voir ici).

Jon Mirena San Pedro, prisonnier politique basque, a été libéré après 30 ans de prison. Originaire du quartier de Deusto à Bilbao, il a été emprisonné plusieurs fois par la France et l’Etat espagnol. Il a d’abord été détenu en Espagne, entre 1991 et 1995, en détention préventive et accusé d’être membre du commandement d’ETA en Biscaye. Il a ensuite pris la fuite puis a été arrêté en France en 1999 et condamné à cinq ans de prison supplémentaires. Après avoir purgé sa peine en 2004, il a été remis aux autorités espagnoles et a depuis été détenu dans différentes prisons. Il aurait dû être libéré depuis longtemps si le critère européen, qui imposait la déduction des peines de prison prononcées dans d’autres pays, avait été appliqué.

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Une grève des métallurgistes de Cadix a débuté le mercredi 18 juin, réunissant plus de 25000 personnes. Les grévistes ont érigé des barricades enflammées sur les autoroutes CA-35 et CA-36, paralysant la circulation, des trains ont été bloqués. Des affrontements ont éclaté dans plusieurs quartiers de la ville, dans la zone industrielle de Río San Pedro, des barricades brûlaient depuis le petit matin, empêchant l’accès à la zone industrielle.Les affrontements se sont propagées aux quartiers de Loreto et de La Laguna. Des conteneurs en feu ont bloqué le passage des véhicules, forçant l’intervention de la police antiémeute. Les forces de l’ordre ont identifié une personne et en ont arrêté une autre, qui a ensuite été relâchée.

Les faits remontent au 27 février 2023, lorsque l’entreprise Industrias La Peña, a licencié un travailleur, délégué du personnel. La société avait payé un détective privé pour l’espionner, et celui-ci avait prouvé que le salarié avait utilisé ses heures de délégation syndicale à des fins personnelles. En première instance, le licenciement a été déclaré nul par le Tribunal Social de Vitoria-Gasteiz, qui a considéré que les preuves apportées par l’entreprise étaient illégales car l’enquête n’était pas justifiée et ne respectait pas la dignité du travailleur. En appel, le Tribunal supérieur de justice du Pays basque a utilisé le même argument, confirmant la nullité du licenciement, estimant que la société aurait dû établir des soupçons préalables substantiels avant de mettre en œuvre un contrôle aussi intrusif. Mais en dernière instance, le Tribunal suprême espagnol, plus haute juridiction du pays, a jugé que les preuves apportées par le détective étaient recevables. Une entreprise a le droit d’embaucher un détective privé pour surveiller un de ses employés, a tranché le Tribunal suprême espagnol.

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Un ordre a été donné pour forcer Pablo Hasel à partager une cellule. Depuis qu’il est entré en prison en 2021 (voir notre article), il était seul dans une cellule grâce à la campagne de solidarité. L’enfermement dans une cellule individuelle est un droit reconnu par la législation pénitentiaire. Pablo a été clair : s’ils veulent le priver de ce droit, ils devront l’isoler.

Un bâtiment situé dans le quartier Rekalde à Bilbao et squatté comme gaztetxe (centre social pour les jeunes) depuis dix ans, a été expulsé par un gros dispositif de police ce vendredi 4 avril. Le déploiement de police comprenait 20 camionnettes, de nombreux agents, un hélicoptère et des drones. Des centaines de manifestants ont protesté avec force contre l’expulsion, un cortège s’est élancé de la gare Renfe d’Ametzola vers la mairie de Bilbao, des affrontements ont eut lieu, entre agents de police et les manifestants. Aux matraquages et charges policières, les jeunes ont répondu par des jets de divers objets, par la mise à feu de poubelles. Les organisateurs de l’action de soutien ont dénoncé la « violence et la répression policière » pendant la garde du lieu et l’expulsion. Les forces de l’ordre ont interpellé 5 personnes, 4 manifestants ont été blessés dont un grièvement ainsi 12 agents souffrent de contusions. Les 5 jeunes ont été libérés et devront comparaître devant le juge, accusés de lutte contre l’ordre public et d’attentat contre des agents de la loi.

Sous la fausse identité de Joan Llobet García, un agent de la 32e promotion de l’Académie d’Ávila, il a passé 2 ans à infiltrer les indépendantistes, les étudiants et les écologistes. Cet agent a commencé son infiltration en fréquentant l’Atheneo Cooperativo de La Baula, où il s’est inscrit au Syndicat d’étudiants des pays Catalans (SEPC). Lors de son séjour à Terra Ferma, en septembre 2019, il a participé aux mobilisations contre l’emprisonnement de Pablo Hasél. Il a participé à des assemblées et aux appels de soutien à Pablo Hasél, au point de dormir à l’Université de Lleida lorsque les Mossos (policiers catalans) sont entrés pour arrêter le rappeur (voir article ici).

L’agent a laissé une trace sur les réseaux sociaux de sa vie avant l’infiltration. Avant d’entrer à l’école de police d’Ávila, il avait créé une playlist sur YouTube sous le nom de « Música de guarros » (Musique de guerre). C’est l’une des rares traces de son identité réelle qu’il n’a pas supprimée des réseaux, ainsi qu’une photo sur son profil Instagram. Un comportement étrange avait toutefois attiré l’attention de ses camarades : « en sortant de classe, il y avait piétiné intentionnellement, la mise en peinture par un ouvrier d’origine africaine, d’un passage pour piéton », aujourd’hui, ce petit geste prend tout son sens. Une équipe d’enquête de « la Directa » journal catalan, a découvert des vidéos de sa prestation de serment en 2018, ainsi que des images lors d’une course d’endurance à laquelle il a participé avec 5 des ses collègues de promotion.

Salvatore « Ghespe » Verspertino, un militant anarchiste de 38 ans, vient d’être extradé d’Espagne vers l’Italie où il avait été condamné à une peine de 8 ans de prison, car accusé de fabrication et transport d’un engin explosif, pour l’attaque de la librairie fasciste Il Bargell en 2017 à Florence. Ghespe avait été arrêté le 15 février, en Espagne, après une cavale d’environ deux ans (voir notre article). Un appel a été lancé pour un rassemblement devant la prison de Sollicciano (Florence).

Manuel Pérez Martinez, connu sous le nom de « Camarade Arenas », est le secrétaire général du Parti communiste d’Espagne (reconstitué) – PCE(r). Après 32 ans de prison tout au long de sa vie, dont les 25 dernières années en France puis en Espagne, il vient d’être libéré de la prison d’Aranjuez ce mercredi 5 mars 2025 à l’âge de 80 ans. D’autres prisonniers du PCE(r) ou des GRAPO sont toujours emprisonnés (voir notre dossier).

Arenas à sa sortie de prison le 5 mars 2025.

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