Deux membres présumés d’ETA ont été arrêtés ce vendredi matin à Berlin par la police allemande en collaboration avec la Guardia Civil espagnole. Les deux hommes, de 29 et 37 ans, qui portaient des faux papiers, étaient recherchés pour des actions réalisées par ETA en 2007 contre des banques et des voies de chemin de fer, ils étaient visés par un mandat d’arrêt franco-espagnol les accusant de « terrorisme » et « d’appartenance à une organisation terroriste ». Ils vont prochainement être présentés à un juge qui décidera ensuite de leur extradition ou non vers l’Espagne.

Fresque pour ETA

Ce matin, premier jour de deux semaines d’actions pour la libération de Nekane, une bonne nouvelle tombait: l’état espagnol avait déclaré l’affaire prescrite et avait également levé formellement la demande d’arrestation et d’extradition qui pesait contre Nekane, militante basque qui vit depuis dix ans en exil en Suisse après avoir avoué sous la torture être membre de l’ETA. Elle a été arrêté au printemps 2016. Le Canton de Zurich vient d’annoncer qu’il voulait de toute façon expulser Nekane vers l’Espagne et qu’elle resterait emprisonnée d’ici là. Les deux semaines d’actions en solidarité sont donc maintenues. L’apéro de solidarité qui aura lieu à Bruxelles le 23 septembre sera maintenu quoi qu’il arrive.

Liberté pour Nekane, Nadia et Mesale!

Mise à jour 20H30: Nekane a finalement été libérée

Dans le cadre des deux semaines d’action en solidarité avec Nekane Txapartegi (15-30 sept), de l’ouverture du nouveau procès de Nadia Lioce (15 sept) et de l’ouverture du procès de Mesale Tolu le 11 octobre, le Secours Rouge vous invite à son Apéro Antirep’ mensuel. De courtes vidéos informatives seront projetées, et une table de presse sera tenue au bénéfice de Nadia Lioce.
Mise à jour: Vu la récente libération de Nekane, la soirée se fera au bénéfice de Nadia Lioce et de la campagne contre le régime 41bis.

Nekane est une militante basque persécutée par l’Etat Espagnol. Après avoir été torturée et violée par des policiers, elle a vécu en exil 10 ans en Suisse. elle y a été arrêtée en avril 2016 suite à une demande d’extradition de l’état espagnol. En savoir plus. (Mise à jour: Nekane a été libérée ce 15 septembre)

Nadia est une combattante des BR-PCC (Brigades Rouges – Parti Communiste Combattant) emprisonnée depuis 2003, en isolement absolu 41bis depuis 2005. Un nouveau procès s’ouvre contre elle pour sa lutte contre les conditions inhumaines de détention. En savoir plus.

Mesale est une journaliste et militante féministe de l’Union des Femmes Socialistes née en Allemagne, emprisonnée en Turquie depuis avril ‘17 pour avoir participé aux enterrements de militantes assassinées par la police turque et par Daesh. En savoir plus.

Ce samedi 23 septembre à partir de 19h au Local Sacco Vanzetti, 54 Chaussée de Forest à 1060 Saint-Gilles.

Liberté pour Nekane, Nadia et Mesale!

Marina Bernardo et Lola Lopez sont deux prisonnières catalanes membres du collectif des prisonnièrEs politiques basques emprisonnées à Rennes. Voir notre article précédent. Un apéro de soutien aura lieu à Rennes ce samedi 26 août à partir de 17h (39, rue de Dinan, Rennes). Dans les Pays Catalans, Rescat organisera une manifestation pour leur libération ce samedi 19 août à 20h30 (plaça del Raspall de la Vila de Gràcia).

Pays-Basque/Bretagne: Solidarité avec Lola et Marina

Le prisonnier politique basque Kepa del Hoyo, 46 ans, est mort hier lundi en matinée à la prison de Badajoz des suites d’un infarctus. Il était incarcéré depuis 20 ans suite aux arrestations qui ont frappé le commando Biscaye d’ETA en septembre 1997. Il purgeait une peine cumulative de 30 ans pour sa participation, qu’il revendiquait, à ETA. Ayant déjà purgé 20 ans, il aurait dû être libéré, mais il faisait partie de ces militants visés par les nouvelles dispositions du gouvernement espagnol et privés de leur droit à la libération selon le calcul légal d’application des peines. Un rassemblement d’hommage a immédiatement eu lieu devant le siège local du Parti Populaire (droite gouvernementale).

Kepa del Hoyo

Kepa del Hoyo

La Garde Civile espagnole a arrêté à Bilbao ce lundi Liher Aretxabela Rodriguez, qui avait été condamné en juin dernier à 718 de prison pour l’explosion d’un camion le 25 mai 2005, explosion attribuée à l’ETA. Il avait purgé 5 ans de prison en France et avait été extradé en Espagne en 2012 puis relâché.

Liher Rodriguez Aretxabaleta

Liher Rodriguez Aretxabaleta

Près de 300 personnes ont manifesté à Zurich en solidarité avec Nekane Txapartegi suite au rejet de l’appel contre son extradition par la Cour pénale fédérale. Fin mars, la Justice suisse avait autorisé l’extradition de Nekane Txapartegi vers l’Espagne (voir notre article). Nekane avait fait appel à cette décision. Dans l’exposé des motifs, la Cour Pénale souligne que l’extradée ne peut compter sur l’interdiction d’une extradition vers un pays où il y a risque de torture si cette extradition se fait vers un pays avec une tradition démocratique tel que l’Espagne. Pour rappel, Nekane avait été arrêtée en 1999 par la police espagnole et avait été torturée et violée pendant 5 jours. Elle avait exposé ces traitements devant le tribunal en 2001. Suite à à la décision de la Cour Pénale, Nekane a fait un malaise et a été transféré à l’hôpital où son état a été stabilisé. Nekane ne pourra être extradé pour l’instant, tant que sa procédure d’asile est en cours.

Une précédente manifestation en Suisse pour Nekane

Une précédente manifestation en Suisse pour Nekane

Oier Gomez est un ancien militant d’ETA âgé de 34 ans et originaire de Vitoria-Gasteiz (Alava). Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle suite à un échange de coups de feu avec des gendarmes en 2011. Oier est atteint d’un cancer osseux vertébral de type sarcome d’Ewing à un stade avancé, diagnostiqué récemment. Le pronostic vital est engagé et un médecin oncologue juge que sa survie ne dépassera pas les 6 mois. En 2013, il avait déjà subi des soins pour un cancer du sang. Il est désormais hospitalisé depuis janvier dans une unité sécurisée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il doit faire face à des radiothérapies vertébrales et une chimiothérapie intraveineuse. Ces proches ne bénéficient que d’une seule visite de 2h par semaine et après chacune de ces visites Oier subit une fouille intégrale. Dans sa chambre sa famille ainsi que son avocat sont constamment surveillés par un fonctionnaire de police. Son état de santé est incompatible avec la détention comme le souligne l’attestation médicale des hôpitaux de Paris. Sa demande de suspension de peine sera examinée le 19 avril. Ipeh Antifaxista demande sa libération immédiate ainsi que celle des 13 autres prisonnier.e.s politiques basques gravement malades, ainsi que la fin des mesures d’exceptions dont ces prisonnier.e.s sont victimes.

Oier Gomez

Les gendarmes de la Section de recherches de Pau (Pyrénées-Atlantiques) fouillent une zone située dans les Landes, entre Brocas et Labrit, au nord de Mont-de-Marsan à la recherche du corps d’un militant présumé d’ETA. José Miguel Etcheverria dit « Naparra » avait disparu le 11 juin 1980. Il était âgé de 22 ans et vivait à Ciboure. Son enlèvement et son assassinat avait été revendiqué par un escadron de la mort composé de fascistes et de policiers appuyé par les services secrets espagnol, le « Bataillon basque espagnol » (BBE). Le BBE a assassiné une vingtaine de personnes, presque toutes membres de la gauche indépendantiste basque, mais également deux membres des GRAPO, entre 1975 et 1981.

José Miguel Etcheverria

José Miguel Etcheverria

L’ETA, qui avait renoncé à la lutte armée en 2011, a remis aux autorités françaises, via des « artisans de la paix » de la société civile française, une liste de caches d’armes. A Bayonne, l’ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Michel Tubiana, un des « artisans de la paix » de la société civile française, a précisé que les huit caches d’armes d’ETA contenaient 120 armes à feu, trois tonnes d’explosifs et plusieurs milliers de munitions. La police française cherche désormais à localiser précisément les huit caches.

Policiers français déterrant des armes d’ETA

Policiers français déterrant des armes d'ETA