Quatre jeunes militants du mouvement indépendantiste U14 ont été interpellés à l’aube du 6 janvier, notamment à Larressore et à Hendaye, lors d’opérations menées par la gendarmerie. Selon le collectif, ces arrestations seraient liées à la manifestation organisée le 14 juillet dernier à Espelette, où environ 200 personnes avaient dénoncé la fête nationale française, la touristification et la marchandisation de la culture basque. En réaction, U14 appelle à un rassemblement de soutien dès 13H devant la gendarmerie de Cambo afin d’exiger la libération des militants arrêtés.

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Le média associatif L’Empaillé est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour « injure » à la suite d’une plainte déposée par le directeur de la police municipale de la ville. La procédure fait suite à des publications journalistiques critiquant son action et son rôle institutionnel, que le plaignant estime attentatoires à son honneur. Le média dénonce une utilisation de l’outil judiciaire visant à l’épuiser financièrement et humainement, soulignant l’asymétrie entre un responsable public disposant de moyens importants et une rédaction indépendante aux ressources limitées. Après un premier renvoi demandé par le plaignant en octobre 2025 (voir notre article), l’audience est désormais fixée au 8 janvier 2026, date à laquelle L’Empaillé demandera sa relaxe et une indemnisation des frais de justice engagés. A cette occasion, un rassemblement de soutien est organisé ce jour à 13H devant le tribunal correctionnel de Perpignan (place Arago).

Arrêté début mars 2025 et placé en garde à vue pendant 48 heures pour « apologie du terrorisme » à la suite d’un discours prononcé en manifestation, Alex de la LJR (Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire) passe en procès le 13 janvier prochain au tribunal judiciaire de Paris. Placé sous contrôle judiciaire, il a également été suspendu de son travail, illustrant l’extension des sanctions au-delà du cadre pénal. Afin de le soutenir, plusieurs organisations appellent à se rassembler ce même jour dès 12H30 au Tribunal de Paris, Porte de Clichy.

S’appuyant sur une analyse de la revue médicale Prescrire, un article du collectif Désarmons-les dénonce l’absence totale d’évaluation et de suivi sanitaire concernant l’usage des gaz lacrymogènes en maintien de l’ordre. Malgré leur utilisation massive depuis des décennies, notamment du composé chimique CS, classé comme dangereux et potentiellement mortel en cas d’inhalation, aucune politique publique n’a été mise en place pour mesurer leurs effets à court et long terme sur les populations. Le manque de données scientifiques fiables, le secret entourant la composition et la concentration des grenades, ainsi que l’absence de transparence dans les rapports officiels, révèlent une responsabilité directe de l’État français, qui expose la population à des substances toxiques sans information, contrôle ni enquête sanitaire systématique.

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Le militant basque Xabier Goienetxea Iragorri a recouvré la liberté après avoir purgé l’intégralité de sa peine, dix ans après son arrestation en juillet 2015 à Ossès lors d’une opération policière franco-espagnole liée au processus de désarmement d’ETA. Originaire d’Errenteria, il avait été incarcéré avec Iñaki Reta et jugé en 2018 à Paris. Libéré sous contrôle judiciaire en novembre 2023 depuis la prison de Lannemezan, il est désormais totalement libre.

Le 5 janvier 2026 dès 19H à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova, Toulouse), une cantine solidaire est organisée en soutien aux six militant·es poursuivi·es dans l’« affaire du 8 décembre », issue d’une opération antiterroriste menée en 2020 contre des personnes qualifiées « d’ultragauche » par le ministère de l’Intérieur. L’événement, à prix libre, est un moment de rencontre et d’information, avec un infokiosque dédié au dossier, dont le procès en appel se tiendra finalement en mai 2026 à la cour d’appel de Paris (voir notre article).

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, un important dispositif de sécurité a été déployé dans toute la France, avec la mobilisation de 90 000 policiers et gendarmes, dont 10 000 à Paris, sur instruction du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Malgré tout, ces célébrations du Nouvel An ont été le théâtre d’affrontements avec des policiers : tirs de mortiers contre le commissariat de Rezé en Loire-Atlantique, véhicules incendiés à Nantes, Saint-Herblain et Mantes-la-Jolie, affrontements avec les forces de l’ordre à Bordeaux et Rennes, etc.

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Le gouvernement français prévoit, via un projet de loi débattu début 2026, d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir de septembre 2026 et d’étendre l’interdiction du téléphone portable au lycée, afin de limiter les risques liés à l’usage excessif des écrans (exposition à des contenus inappropriés, cyberharcèlement, troubles du sommeil et addiction). Le texte confierait à l’Arcom le contrôle de l’interdiction et s’inscrit dans une dynamique nationale et européenne visant à instaurer un âge minimum pour les réseaux sociaux.

La préfecture de l’Hérault a publié un arrêté le 30 décembre 2025 interdisant l’organisation de toutes les rave parties sur l’ensemble du département jusqu’à la fin de l’année 2026. Selon les autorités préfectorales, cette décision vise à prévenir les risques pour la sécurité publique, limiter les atteintes à l’environnement et réduire les nuisances pour les riverains, alors que des rassemblements illégaux continuent de se tenir, parfois avec plusieurs milliers de participants. L’arrêté interdit également le transport de matériel sonore destiné à ces événements, dans le but de freiner leur organisation et leur logistique.

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Cinq ans après la mort de Claude Jean-Pierre, dit Klodo, décédé le 3 décembre 2020 à la suite d’un contrôle de gendarmerie en Guadeloupe, sa famille continue de se battre face aux dénis de justice et aux intimidations policières. Malgré des images vidéo et de multiples expertises médicales établissant la responsabilité des gendarmes, la procédure judiciaire est une nouvelle fois retardée début décembre, avec le dessaisissement de la juge d’instruction et l’absence de nouveau magistrat avant mai 2026. Le 10 décembre 2025, la mobilisation de la famille et de leurs soutiens devant le tribunal de Basse-Terre a été réprimée et intimidée par la police. Cette affaire illustre l’impunité des forces de l’ordre en France et le traitement colonial réservé aux territoires dits d’Outre-Mer, renforçant l’appel à une mobilisation collective pour la justice et contre les violences policières de la part de la famille.