Un lycéen de 16 ans a été blessé à la joue par un tir de flashball d’un policier. Les affrontements se sont déroulés près du lycée Jean-Jaurès à Montreuil (93), lors d’une manifestation contre la réforme des retraites. L’adolescent a été évacué à l’hôpital André-Grégoire de Montreuil.

Par ailleurs, bien qu’ils brandissaient leur carte de presse et criaient « Ne nous tapez pas dessus on n’est pas comme les autres » (sous-entendu: « on n’est pas comme les autres manifestants sur lesquels vous pouvez taper »?), quelques journalistes de Canal + et de TF1 ont pris quelques leçons de choses aux manifestations contre la réforme des retraites.

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Un accord a été signé à l’usine Plastiflex de Beringen. Le plan de fermeture a été accepté moyennant une hausse des primes de licenciements. La grève a duré deux semaines face à un patronat qui ne voulait pas aller au-delà du strict minimum légal. Le piquet de grève avait reçu la visite d’un huissier escorté de policiers avec une injonction pour laisser embarquer les outils servant à fabriquer les aspirateurs Miele dont Plastiflex est sous-traitant. Devant la résistance des travailleurs, la police avait fait usage de la force, arrêté et menotté les grévistes.

Au total, 60 personnes ont été arrêtées dans toute la Catalogne lors des incidents ayant éclaté durant la journée de grève générale, selon un responsable de la police qui a évoqué la possibilité de nouvelles interpellations dans les prochains jours.

La grève générale a atteint 80 pc en Catalogne, soit 2,1 millions de travailleurs et fonctionnaires. Elle protestait notamment contre la réforme du marché du travail, adoptée récemment par le gouvernement Zapatero.

Plus d’une quarantaine d’arrestations ont eu lieu à Barcelone même lors des violents incidents de jeudi, qui ont causé d’énormes dégâts matériels et au cours desquels la police catalane a fait usage de balles en caoutchouc pour disperser une manifestation anticapitaliste. Près d’une cinquantaine de policiers catalans ont été légèrement blessés lors de ces heurts.

Affrontements lors de la grève générale à Barcelone

Piquets devant les usines, files d’attente aux arrêts de bus, kiosques vides faute de journaux : l’Espagne a vécu au ralenti, mercredi, la première grève générale de l’ère Zapatero. La grève était suivie « à plus de 70 % » et par plus de dix millions de salariés dans le pays, voire à 100 % dans des secteurs comme la sidérurgie, l’énergie et les services de propreté. Les centrales CCOO (Confédération syndicale des commissions ouvrières) et UGT avaient accepté de garantir, pour la première fois, des services minimum dans les transports, avec par exemple au moins 20 % des vols internationaux et 25 % des trains de banlieue.

Dans l’ensemble du pays, plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées lors des heurts entre policiers et grévistes aux abords d’usines, et la police a procédé à une soixantaine d’arrestations. A Barcelone, des affrontements ont eu lieu entre policiers et militants anticapitalistes.

Barricade pendant la grève à Barcelone

Depuis hier, de massives manifestations d’ouvriers du textile ont lieu au Bangladesh, et principalement dans la capitale, Dacca. Plus de 20.000 d’entre eux ont quitté leur travail afin de se rassembler dans les rues pour réclamer de meilleurs salaires. Leur salaire mensuel est fixé à 1662 taka (23 dollars), ce qui constitue une des rémunération mondiale les plus basses. Un comité d’urgence sur les salaires constitué de fonctionnaires du gouvernement, d’industriels et de syndicalistes a annoncé que le salaire minimum allait passer à 3000 taka (43 dollars) dès le 1er novembre. C’est suite à cette déclaration que les ouvriers sont descendus dans la rue. La hausse est jugée clairement insuffisante par les syndicats, qui réclament 5000 taka pour faire face notamment à la hausse du prix de l’alimentation. Hier, au moins 10.000 personnes ont bloqué une route au sud de la capitale. Les forces de police anti-émeute ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour les disperser. A Ashulia, au nord de la capitale, des combats de rue ont opposé les manifestants et les policiers. Jugeant la proposition du comité d’urgence insultante, les syndicats pourraient appeler à la grève nationale jusqu’à ce que le gouvernement accède à leur demande.

Policier anti-émeute au Bangladesh

Le 16 juin dernier, le gouvernement panaméen a fait passer en force et sans débat parlementaire une loi qui criminalise la grève et réduit le financement des syndicats. Les diverses interventions arguant de son inconstitutionnalité, du non-respect des traités internationaux et du règlement du Parlement lui-même sont toutes passées à la trappe sans autre forme de procès. La réaction des travailleurs contre cette nouvelle loi ne s’est pas faite attendre, la répression de leurs mouvements non plus. Depuis dimanche, de nombreux travailleurs sont en grève illimitée et des manifestations se déroulent dans tout le pays. Le gouvernement a réagi par l’envoi de l’armée de certaines régions pour réprimer les grévistes. La répression est particulièrement violente: deux syndicalistes ont été tués, ainsi que de nombreux manifestants qui ont été asphyxiés par les gaz lacrymogènes. Des centaines de travailleurs ont été blessés et plusieurs personnes ont perdu la vue suite aux tirs des policiers dont les cartouches étaient remplies de billes à plomb. Il y a eu également des centaines d’arrestations. Samedi dernier, la police a encerclé pendant des heures un hôtel de Panama-City où s’étaient rassemblés des représentants d’ONG, de syndicats, de mouvements d’étudiants et d’organisations des droits de l’homme pour faire le point sur la situation. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été emmené par les forces de l’ordre et leurs familles sont toujours sans de nouvelles de certains d’entre eux.

Répression policière au Panama

Depuis une semaine, les FARC bloquent tous les services de transport dans la municipalité d’Algecira dans le cadre d’une grève. La grève était illimitée, et les FARC ont menacé de mettre le feu à tout véhicule qui tenterait de rompre la grève en sortant de la ville. Ce mercredi, des guérilleros ont mis le feu à un véhicule, ayant appris qu’une manifestation était organisée contre leur opération.

Jeudi 11, plus de 150.000 personnes sont descendues dans les rues d’Athènes, contre les mesures d’austérité, dans une marche de protestation de masse qui se sont concluent par de longues batailles dans la capitale grecque. Toute la Grèce a été paralysée pour 24h suite au second appel à la grève générale en moins d’un mois. Les transports en commun étaient totalement paralysés pendant que la grève des aiguilleurs du ciel paralysait les vols à l’intérieur comme l’extérieur du pays. Les hôpitaux fonctionnent seulement avec le personnel d’urgence. Toutes les banques sont fermées au public, ainsi que les bureaux des services publics et les services municipaux. Le canal de Corinthe a été fermé par les travailleurs qui le contrôlent. Tous les bateaux ont été immobilisés dans les ports. Les bureaux de poste sont restés fermés, tandis que les travailleurs de la compagnie nationale d’électricité, de la compagnie des Eaux et celle des Télécom participent à la grève par la fermeture pour toute la journée de tous les bureaux de ces secteurs. Toutes les écoles et universités sont aussi restées fermées. En raison de la participation à la grève de la télévision, de la radio, des sites d’informations en ligne, et de la presse, il n’y a pas de bulletins d’information pendant 24h. Plus de 3 millions de personnes (sur une population totale de 11 millions) sont censés avoir pris part à la grève.

De violents affrontements ont éclaté entre des centaines de jeunes manifestants et des policiers à Athènes, suite à la manifestation de masse contre les mesures d’austérité. Les manifestants ont fait tomber plusieurs policiers motocyclistes, tandis que les forces anti-émeute tiraient des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour tenter de disperser la foule. Des pierres et cocktails Molotov ont été lancés sur la police, cassant à coups de masses les vitrines d’une dizaine de magasins, banques et bijouteries. La police a déclaré avoir arrêté au moins neuf manifestants et compter deux blessés dans ses rangs. Des incidents moins graves ont également perturbé la manifestation à laquelle participaient environ 14.000 personnes dans le centre de Thessalonique, la deuxième ville du pays, dans le nord.

Affrontements en Grèce

Le PCI(Maoïste) a lancé un appel à une grève de 72 heures dans le centre de l’Inde du 25 au 27 janvier afin de protester contre l’Opération de contre-guérilla Green Hunt qui se déchaîne contre les adivasis (peuples indigènes). Dans un communiqué de presse rendu public ce matin, Patrap, porte-parole du bureau régional central du PCI(M) et Azad, porte-parole du Comité Central ont appelé la population du Chhattisgarh, du Telengana nord, de la région frontière entre Andhra et Orissa, du Gadchiroli et du Chandrapur à observer une grève générale. Ils font appel au peuple pour construire un mouvement militant de masse puissant pour obliger les dirigeants réactionnaires à arrêter le bain de sang dans les régions adivasis.

Dans ce communiqué, ils disent entre autre: ‘Nous appelons tous les membres, à tous les échelons du parti, tous les braves combattants de l’Armée Populaire de Guérilla de Libération et les masses révolutionnaires à repousser vaillamment l’offensive brutale des dirigeants. Il est clair que les agents des impérialistes et des entreprises qui dirigent notre pays se préparent à évacuer les adivasis de toute la forêt et à remettre le territoire riche en minerais à leur maîtres contre de grosses commissions. Alors qu’il ne se sont jamais tracassés de fournir de l’eau potable aux adivasis durant les 62 dernières années, ils dépensent des millions pour mettre en place des bases aériennes et pour développer des infrastructures‘.

Lire une interview d’Azad, porte-parole du PCI(M)

Le procès en appel des salariés de Continental, condamnés en septembre 2009 à des peines de trois à cinq mois de prison avec sursis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne, s’est tenu ce mercredi après-midi devant la cour d’appel d’Amiens. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 5 février. Le ministère public a requis de deux à cinq mois avec sursis contre les ‘Contis’, laissant entendre que les peines avec sursis pourraient être commuées en travaux d’intérêt général. La partie civile, qui avait chiffré les dégâts en première instance à 63.000 euros, a curieusement indiqué aujourd’hui qu’elle n’était pas en mesure de donner de chiffres.

Une manifestation de soutien, réunissant 1.500 personnes a eu lieu en fin de matinée dans les rues de la ville

Le 1er septembre 2009, Xavier Mathieu, délégué CGT avait écopé de cinq mois avec sursis. Un autre salarié avait également été condamné à la même peine, trois autres à trois mois avec sursis et un dernier à quatre mois avec sursis. Les six salariés étaient jugés pour avoir saccagé la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril 2009, suite à l’annonce du tribunal de grande instance de Sarreguemines (Moselle) qui les déboutait de leur demande d’annulation du plan de fermeture de leur usine, qui comptait 1.100 salariés.