Lundi, la police du district de Kandhamal a tué deux maoïstes près de la forêt de Puranjiab, dans le périmètre de la police de Baliguda. Les paramilitaires de la Force volontaire du district (FVD) menaient une opération de ratissage dans la zone de forêt dense depuis deux jours lorsqu’ils ont accroché un groupe de maoïstes. Les maoïstes tués ont été identifiés comme étant Manku, un membre du comité de zone (ACM), et Chandan, un membre d’un groupe maoïste actif dans la région. Le Kandhamal est un district  où l’insurrection maoïste est active. Les forces de sécurité ont récupéré une cache d’armes et de matériel. Toujours dans l’Odisha, deux maoïstes recherchés ont été arrêtés dans la région Kandhamal-Kalahandi-Boudh-Nayagarh (KKBN). Ils ont été identifiés comme étant Ajay et Manju (photo), qui étaient activement impliqué dans la planification des activités insurrectionnelles dans la région.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: , ,

Ne tenant aucun compte du cessez-le-feu déclaré unilatéralement par le PKK, et profitant au contraire de la liberté de mouvement que cela lui offre, l’armée turque intensifie ses attaques contre les bases de la guérilla kurde dans le Kurdistan irakien. Selon les HPG (les forces armées du PKK), ces deux dernières semaines, les forces armées turques ont intensifié leurs attaques dans la zone située entre le district d’Amadiya et le sous-district de Dêrelok, principalement dans le Zap occidental et à Metîna. Une vague d’attaques chimiques très intense a été lancée pour détruire complètement les forces HPG dans les bases situées dans le village de Sêgirê, près du district d’Amadiya, et dans Girê Amediyê, au-dessus du village de Sêgirê. La guérilla a riposté par opérations les 24 et 26 juin.

Voici le détail des dernières attaques menées par l’armée turque : Entre le 21 et le 26 juin, les tunnels dans la Girê Amediye, la zone de résistance de Şehîd Delîl, dans la région de Zap-Ouest, ont été bombardés à neuf reprises au gaz chimique et par des drones chargés d’explosifs. Le 27 juin, les tunnels de la zone de résistance de Girê Amediyê, dans la région de Zap-Ouest de Şehîd Delîl, ont été bombardés des explosifs puis avec des gaz. Entre le 21 et le 26 juin, les tunnels dans les zones de résistance de Bêşîlî et de Dergelê, dans la région de Metîna, ont été bombardés 11 fois par des drones chargés d’explosifs. Entre le 20 et le 26 juin, les tunnels dans la zone de résistance de Girê Amediye, dans la région de Şehîd Delîl, dans le Zap occidental, ont été attaqués 18 fois avec des marteaux-piqueurs, des excavatrices et des équipements de forage. Le 26 juin, les tunnels dans la zone de résistance de Dergelê, dans la région de Metîna, ont été attaqués 15 fois avec les mêmes équipements. Entre le 20 et le 27 juin, les zones de Bêşîlî, Serê Metîna, dans la région de Metîna ; les zones de Girê Sîser, Girê Reşîd, Dêreşê, Girgaşê, Deşta Kafya, Mijê, Girê Kun, Girê Zengil, Zêvkê, Heftebax, Spîndarê dans la région de Garê ; les zones de Girê Amediyê et Girê Bahar dans la région occidentale de Zap de Şehîd Delîl, et la zone de résistance de Berê Zînê dans la région de Xakurkê ont été lourdement bombardées avec des armes lourdes, de l’artillerie et des obusiers.

Le 23 juin, deux civils – identifiés sous les pseudonymes « Palay », 56 ans, vendeur de poisson séché, et « Putot », 41 ans, propriétaire d’un restaurant – ont été abattus dans la municipalité de San Isidro. Jeudi 26, un troisième, identifié sous son pseudonyme « Isagani », a été tué à coups de pistolet automatique dans la municipalité de Bandila (photo). Ces deux municipalités sont situées dans la région de  Toboso, dans le Negros Occidental. La guérilla maoïste a revendiqué ces exécutions en expliquant que les trois hommes étaient des informateurs de l’armée.

Lors de la première attaque, un homme a escaladé un portail vers 1 h du matin le 12 juin et a placé des allume-feu sur les pare-brise, les capots et les pneus de plusieurs véhicules sur un parking de la police, à environ un pâté de maisons d’un commissariat de police du quartier de Bushwick à Brooklyn. Cette action a été revendiquée comme démonstration « que la solidarité avec la résistance palestinienne, les immigrés, les Noirs ne signifie pas des manifestations inutiles où tout le monde se fait arrêter, des marches sans fin vers nulle part et des chants fades » (lire la revendication).

Grâce à la vidéosurveillance, la police de New York a publié mercredi des photos et une vidéo d’un homme de 21 ans originaire du New Jersey, et a demandé l’aide du public pour le retrouver. Le 28 mai, cette personne avait été arrêtée lors d’une manifestation pro-palestinienne à Manhattan et inculpé de trouble à l’ordre public et de résistance à l’arrestation pour avoir entravé la circulation. En mai 2024, il a été arrêté dans le Queens et inculpé d’agression et de résistance à l’arrestation. Il a plaidé non coupable dans les deux affaires. En septembre dernier, il aurait participé aux luttes à l’Université Columbia et aurait causé des dégâts à une statue du campus.

Mercredi, la police a indiqué qu’un allume-feu avait été retrouvé sur un fourgon de police garé devant un restaurant du quartier de Williamsburg à Brooklyn. Le chef des inspecteurs du NYPD, Joseph Kenny, a déclaré que l’allume-feu était de marque différente à ceux utilisés à Bushwick. Cette action a été revendiquée « Pour Rumeysa Ozturk, pour Mahmoud Khalil, pour toutes les familles, tous les amis, tous les voisins emprisonnés. » (lire la revendication).

Au moins 57 militaires ont été retenus dans le département du Cauca par des habitants locaux, avec l’appui de la guérilla, très certainement une dissidence des FARC. Il s’agit de quatre sous-officiers et 53 militaires de carrière. Ils ont été capturés dans le village de La Hacienda, municipalité d’El Tambo, département du Cauca, En mars, 29 membres des forces de sécurités avaient été capturés dans les mêmes conditions par le front Carlos Patiño, un groupe dissident des FARC (voir notre article), dans le district d’El Plateado, également dans le Causa. Ils avaient été libérés peu après (voir notre article)

Deux collaborateurs de police présumés ont été exécutés par la guérilla maoïste dans les villages de Sendrabor et d’Aempur, sous la juridiction de Pamed. L’incident survient quelques heures avant la visite de deux jours prévue du ministre de l’Intérieur, Amit Shah, au Chhattisgarh. Son arrivée à Raipur accentue l’attention politique et sécuritaire portée à cette région qui est un bastion de l’insurrection.

L’Agence nationale d’enquête (NIA) a arrêté une personne dans le cadre de l’enquête contre Bureau de la région Nord du CPI (maoïste) à Delhi. Du matériel informatique a été saisi chez un maoïste présumé accusé d’avoir fourni un drone à la guérilla de la zone forestière de Chhakarbanda/Panchrukhiya, au Bihar, et d’avoir dispensé une formation technique à des cadres maoïstes.

Une famille tribale du district de Bijapur, au Chhattisgarh, dénonce les forces de sécurité pour avoir assassiné son soutien de famille, cuisinier dans une école publique locale, le 10 juin dernier. Mahesh Kudiyam (photo), 35 ans, cuisinier dans une école locale, était parti cherché le bétail de la famille dans la forêt. Il n’en est pas revenu. Plus tard, les villageois ont averti la famille qu’il avait été enlevé par les forces de sécurité. Le lendemain, il avait été déclaré maoïste et mort lors d’une « fusillade ».

Dossier(s): Inde-Népal Tags: , ,

Trois membres présumés de la guérilla maoïste ont été tués dans la province de Leyte, au centre des Philippines, par l’armée gouvernementale. Les faits ont eu lieu mardi 17 en matinée à Carigara, dans la municipalité de Cogon. Une des victimes est Juanito Sellesa Jr., alias Tibor, qui serait membre exécutif du Comité insulaire LEVOX du Comité régional du Parti des Visayas orientales. Les deux autres victimes ont été identifiées comme étant Eugene Paclita, alias Dimple, qui serait chef d’escouade, et Lito Delante, alias Dodong, membre de la même escouade de l’unité de la Nouvelle Armée du Peuple. Les militaires ont saisi un fusil M16, un pistolet .45, une grenade, des effets personnels et des documents politiques.

Trois maoïstes, dont Gajarla Ravi, membre du Comité central, et Aruna, une dirigeante de haut rang, ont été tués mercredi dans les forêts de Maredumilli, dans le district d’Alluri Sitharama Raju, en Andhra Pradesh par la force spéciale anti-guérilla « Greyhounds ».

Gajarla Ravi, alias Uday, était l’ancien secrétaire du Comité spécial de la zone frontalière de l’Andhra Odisha. Lui et trois de ses quatre frères étaient membres du PCI (maoïste), tout comme leur père, Gajarla Malliah. Ravi, son frère Saraiah, son épouse Prameela, sa belle-sœur Padma et son beau-frère Ramesh ont tous été tués lors de divers affrontements au fil des ans. Ravi était l’un des représentants du PCI (maoïste) engagé dans les négociations de paix avec le gouvernement du Congrès en 2004-2005. Il était connu comme le principal stratège militaire du parti et figurait sur la liste des personnes les plus recherchées par l’Agence nationale d’enquête.

Venkata Ravi Lakshmi Chaitanya, alias Aruna, également membre du Comité spécial de zone de l’AOB, était l’épouse du défunt chef maoïste Chalapathi, tué lors d’un affrontement en janvier. Sa mère, Mavi, et son frère, Azad, ont également été tués lors d’affrontements.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: , ,

Quatre maoïstes présumés ont été tués dimanche par les les troupes gouvernementales dans deux incidents distincts. Trois guérilleros présumés de la NPA ont été tués lors des combats dans la province de Surigao del Norte, au sud des Philippines, tandis qu’un autre a été tué dans la province de Samar oriental, au centre des Philippines

Le comité du PCI (maoïste) du Telangana a appelé à une grève dans le Telangana et l’Andhra Pradesh pour le 20 juin pour protester contre l’opération anti-maoïste « Kagar » qui s’est soldée par la mort de nombreux militants et présumés militants.

Cinq grands partis de gauche, le Communist Party of India (Marxist), le Communist Party of India, le Communist Party of India (Marxist-Leninist) Liberation, le Revolutionary Socialist Party, et le Forward Block ont écrit une lettre commune, lundi 9 juin, au Premier ministre indien Narendra Modi, exigeant son intervention immédiate pour mettre fin aux exécutions extrajudiciaires en cours dans le centre de l’Inde, et perpétrées sous prétexte de combattre l’insurrection maoïste. Ils ont également exigé le rétablissement de l’État de droit dans la région et la fin du pillage des ressources naturelles.

L’État du Chhattisgarh, dans le centre de l’Inde, et la région environnante, où se produisent la majorité de ces exécutions, possèdent de vastes zones forestières et sont riches en minéraux. La région abrite aussi une grande partie de la population autochtone indienne. Depuis des décennies, la région sert de base au mouvement de résistance armée contre l’État indien, mené par le PCI (maoïste). Ces partis exigent dans leur lettre que le gouvernement central engage des négociations avec le PCI (maoïste), interdit, et trouve une solution politique au conflit, au lieu de poursuivre sa « politique inhumaine de meurtres et d’extermination », à mettre fin à la militarisation de la région et à respecter les droits des Adivasis (peuples autochtones de l’Inde) inscrits dans la cinquième annexe de la Constitution indienne.