Âgé de 22 ans et dernier prisonnier de la campagne de Palestine Action à poursuivre sa grève de la faim, Umer Khalid a interrompu sa mobilisation le 27 janvier après avoir été hospitalisé pour insuffisance organique à Londres. Atteint de dystrophie musculaire des ceintures, il refusait également de boire de l’eau depuis le 23 janvier, mettant sa vie en danger. Sa mobilisation visait à dénoncer les conditions carcérales, le refus de soins, la censure de ses communications et l’atteinte à sa pratique religieuse, ainsi qu’à obtenir un procès équitable et la levée de restrictions injustes. Grâce à sa résistance, plusieurs de ses revendications ont été partiellement obtenues : retour du courrier et des vêtements, fin des restrictions de visites et réunion avec le directeur de la prison. Khalid a affirmé : « Il n’y a aucune considération pour nos vies dans ces cellules. Jusqu’à ce que cela change, nous continuons à résister. »

La fin de sa grève marque aussi la fin de la grève de la faim collective entamée le 2 novembre 2025 par huit prisonniers dans six prisons britanniques (voir notre article). Selon leurs soutiens, cette mobilisation a contribué à faire échouer un contrat militaire de 2 milliards de livres entre le Royaume‑Uni et Elbit Systems, entreprise israélienne d’armement, et a relancé une dynamique de mobilisation directe contre l’industrie militaire liée à Israël. Les grévistes présentent leur action comme un acte de résistance contre la complicité de l’État britannique dans la guerre à Gaza et affirment que leur lutte se poursuivra en dehors des prisons.

Le 20 janvier 2026, l’armée israélienne a arrêté Walid Harazna, étudiant à l’université de Birzeit et membre de l’Union démocratique de la jeunesse palestinienne, alors qu’il se rendait à l’université, six mois après sa libération précédente. Hier, il a été transféré en détention administrative pour quatre mois. Harazna est ciblé en raison de son rôle dans le bureau exécutif du Bloc de l’unité étudiante et son engagement politique au sein du mouvement étudiant.

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À Londres, des dizaines de militants ont été arrêtés après une action de solidarité menée dans l’enceinte de la prison de Wormwood Scrubs en soutien à Umer Khalid en grève de la faim (voir notre article). La police a procédé à l’arrestation de 86 personnes, invoquant une intrusion et des troubles au fonctionnement de l’établissement, tandis que le ministère de la Justice a dénoncé l’action comme « préoccupante ». Cet épisode s’inscrit dans un contexte de durcissement répressif marqué par l’interdiction de Palestine Action au titre de la législation antiterroriste, la criminalisation des actions de soutien à la Palestine et l’emprisonnement prolongé de militants avant jugement.

Umer Khalid, l’un des prisonniers de Palestine Action détenu à la prison de Wormwood Scrubs pour une action sur une base aérienne britannique, a entamé une grève de la soif après treize jours de grève de la faim pour protester contre la sévérité de son incarcération (voir notre article). Cette escalade critique, qui met sa vie en danger immédiat, a finalement contraint l’administration pénitentiaire à entamer des négociations formelles après des semaines de refus. Bien que la directrice de la prison ait promis une amélioration de ses conditions de détention et une surveillance médicale continue, la situation reste alarmante pour Khalid, qui fait face à une détention provisoire de 18 mois avant son procès prévu en 2027, dépassant largement les limites légales standards.

Par ailleurs, les initiatives se développent pour exiger sa libération et celle des 33 prisonniers pro-palestiniens détenus dans les prisons britanniques. A Bruxelles, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled le dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Le vendredi 23 janvier 2026, au quatorzième jour de sa grève de la faim, le prisonnier politique Umer Khalid a entamé une grève de la soif après avoir été placé en cellule d’isolement sans téléphone à la prison HMP Wormwood Scrubs. Lié à l’organisation Palestine Action désormais interdite (voir notre article), il est en détention provisoire depuis six mois pour une intrusion sur la base aérienne de Brize Norton. Il est désormais soumis à une surveillance continue 24h/24 et n’est plus autorisé à s’associer aux autres prisonniers, bien qu’il ait finalement obtenu une cellule équipée d’un téléphone après avoir défendu ses droits. Par cette action, il dénonce le silence et l’inaction du gouvernement face à ses revendications et celles de ses co-accusés (voir notre article), affirmant dans une déclaration : « Le gouvernement savait que cela allait arriver. Depuis deux semaines, nous sommes témoins de leur soif de sang à travers leur silence. […] Je ne suis pas suicidaire. Je ne suis pas un extrémiste. Je porte un amour intense pour mes co-accusés, pour les prisonniers politiques partout dans le monde, et pour toute l’humanité ».

Alors que les actions de soutien se multiplient au Royaume-Uni, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled ce dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Sept militants sont poursuivis en justice civile par OIP, filiale du principal fabricant d’armes israélien Elbit, à la suite du blocage de son site d’Oudenaarde en mars 2024 pour dénoncer la complicité de l’entreprise dans le génocide à Gaza. Réclamant plus de 65 000 euros de dommages et intérêts, OIP utilise la procédure pour intimider et restreindre la liberté d’expression, après un classement sans suite au pénal. Dans un communiqué, les sept mis en cause affirment agir contre une industrie liée à la colonisation en Palestine et appellent à un large soutien, avec un événement le 8 février à Bodeek et un rassemblement solidaire le 17 février devant le tribunal d’Audenarde (plus d’infos).

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La commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté, mardi 20 janvier, une version amendée de la proposition de loi Yadan visant à criminaliser l’antisionisme. Le texte, porté par la députée Caroline Yadan et co-signé par 120 parlementaires (dont des membres du Parti Socialiste), modifie le droit pénal et le droit de la presse en élargissant le délit d’apologie du terrorisme et en créant un nouveau délit de « provocation à la destruction ou à la négation d’un État », visant explicitement Israël. La définition adoptée s’appuie sur celle de l’IHRA, assimilant certaines critiques de l’État d’Israël à de l’antisémitisme, y compris des slogans ou analyses historiques anticolonialistes, ce qui renforce la criminalisation  de la solidarité avec la Palestine. Les amendements proposés par le Conseil d’État ont été intégrés, notamment pour préciser les formulations concernant l’apologie d’actes terroristes et leurs auteurs, mais le texte reste très controversé. L’examen en séance plénière est prévu lundi 26 janvier.

Umer Khalid, actuellement au 12ème jour de sa grève de la faim, dénonce un durcissement de ses conditions de détention et menace d’entamer une grève de la soif ce samedi si aucune négociation n’est engagée. Ses revendications incluent la fin de la censure, sa libération immédiate sous caution, la réouverture de l’enquête sur Gaza et la levée de l’interdiction de Palestine Action. Alors que plusieurs de ses codétenus (Kamran, Heba, Jon, etc.) ont cessé leur mouvement et entamé une phase de réalimentation sous surveillance médicale (voir notre article), Umer appelle à intensifier les actions de blocage contre les usines d’armement et les bâtiments gouvernementaux pour briser le silence médiatique entourant sa situation.

Organisé par le Comité de soutien à la Palestine le vendredi 17 janvier à Toulouse, près d’une centaine de personnes ont participé à un rassemblement pour soutenir les militants de Palestine Action emprisonnés au Royaume-Uni mais aussi pour la libération des prisonniers palestiniens, dont Anan Yaeesh et Ahmad Sa’adat. Lors de sa prise de parole, le Secours Rouge Toulouse a souligné la « victoire partielle » obtenue par les grévistes de la faim de Palestine Action (voir notre article). Par ailleurs, il a rappelé que « leur courageuse grève de la faim a été un appel lancé au monde entier : face à la répression, la meilleure des réponses est la lutte collective dans et hors les prisons ! Évidemment, leur situation n’est pas un cas isolé. De nombreux militants de la cause palestinienne sont aujourd’hui détenues dans les geôles des puissances imperialistes comme Casey Goonan condamné à 20 ans de prison aux Etats Unis, les 5 pro-palestiniens d’Ulm et la révolutionnaire anti-impérialiste Daniela Klette en Allemagne ou encore le palestinien Anan Yaeesh qui vient d’être condamné à 5 ans et demi de prison en Italie. » Coïncidant avec le 24ᵉ anniversaire de l’arrestation d’Ahmad Sa’adat en 2002, le rassemblement a également déployé plusieurs affiches exigeant la libération du secrétaire général du FPLP emprisonné.

Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2026, le siège bruxellois de Sodexo-Pluxee, multinationale gérant plusieurs prisons privées au Royaume-Uni, a été visé par une action militante dénonçant son rôle dans l’incarcération de prisonniers politiques pro-palestiniens, dont l’un d’entre eux est toujours en grève de la faim (voir notre article). Boîte aux lettres endommagée, graffitis et affiches appelant au boycott de Sodexo ont été apposés en solidarité avec les membres de Palestine Action incarcérés, organisation classée « terroriste » après des actions contre l’industrie de l’armement liée à Israël (voir notre article).

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