Un secouriste palestinien de 17 ans a été tué, avant-hier mercredi, par des tirs des forces israéliennes lors d’affrontements dans le camp de réfugiés de Dheisheh près de Bethléem, en Cisjordanie occupée. L’armée israélienne pénètre régulièrement dans les camps de réfugiés en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis plus de cinquante ans, pour procéder notamment à des arrestations, provoquant souvent des affrontements avec les habitants. Sajid Muzher travaillait comme secouriste lorsqu’il a été tué par des tirs à balles réelles dans l’abdomen.

Le camp de Dheisheh

Le camp de Dheisheh

La Cour de Nazareth a décidé jeudi 21 mars que Mustapha devrait être libéré. Lea Tsemel, son avocate, s’attendait à une libération le week-end passé. Mustapha encore resté enfermé dans la prison Givon de Ramleh, près de Tel-Aviv. Selon Lea, les services de sécurité avaient déjà prétendu le mois dernier « avoir perdu son passeport » (sic). Il vient finalement d’être libéré.

Au moins deux Palestiniens ont été blessés par balle avec des balles en acier recouvertes de caoutchouc lors d’affrontements qui ont éclaté à l’entrée du camp de réfugiés d’al-Jalazoun, au nord de Ramallah, en Cisjordanie occupée. Les forces israéliennes effectuaient des perquisitions près de l’entrée du camp depuis la nuit dernière après avoir bloqué la route principale reliant le camp à Ramallah. Ces forces ont utilisé des balles en acier recouvert de caoutchouc et des cartouches de gaz lacrymogène. Des dizaines de cas de suffocation dus à l’inhalation de gaz lacrymogène ont également été rapportés.

Lacrymogènes sur Ramallah (archives)

Lacrymogènes sur Ramallah (archives)

Les forces israéliennes ont tué vendredi deux Palestiniens et blessé 55 personnes qui participaient aux manifestations hebdomadaires le long de la frontière fortifiée. Des responsables médicaux ont déclaré que deux hommes âgés de 29 et 18 ans avaient été tués par des tirs israéliens sur deux sites du centre de Gaza.

Vendredi dernier, les manifestations ont été annulées après que des avions militaires israéliens aient bombardé des cibles du Hamas dans la bande de Gaza quelques heures après le lancement de deux roquettes à Tel Aviv lors de la première attaque de ce type depuis la guerre de 2014. L’organe qui organise les manifestations a indiqué dans un communiqué que celles-ci reprendraient dans les semaines à venir, avec une préparation particulière pour le premier anniversaire de leur célébration le 30 mars.

Manifestation à la frontière de Gaza

Des manifestants palestiniens ont affrontés les forces d’occupation vendredi 15 mars dans le village de Les affrontements de vendredi à Kufr Qadoom, non loin de la ville de Naplouse, en Cisjordanie. Les manifestants protestaient contre l’extention d’une colonie de peuplement juive jouxtant le village.

Les affrontements de vendredi à Kufr Qadoom

Les affrontements de vendredi à Kufr Qadoom

Ce vendredi 15 mars, Rasmea Odeh, ancienne membre du FPLP, était attendue lors d’une soirée organisée à Berlin pour y parler des femmes palestiniennes dans la lutte pour la libération. Lors de son arrivée sur les lieux de la conférence, la police l’attendait pour l’informer de l’annulation de son visa et l’interdiction de toute activité politique. Elle a par la suite été forcée de s’éloigner du lieu de la conférence suivi par la police et menacée d’arrestation. Elle risque d’être renvoyé lundi vers la Jordanie.

Cette procédure est la conséquence du lobby pro-israélien menée par l’ambassadeur israélien et américain en Allemagne, soutenu par l’AFD (parti d’extrême-droite), du politicien Volker Beck (du partie des verts en Allemagne) ainsi que du maire de Berlin, Michael Müller (SPD).

Rasmea Odeh

Rasmea Odeh

Un Palestinien a été tué et au moins 42 manifestants blessés vendredi par les tirs de soldats israéliens lors d’affrontements à l’est de la bande de Gaza, près de la frontière. Tamer Arafat, un homme de 23 ans de la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a été grièvement blessé plus tôt dans l’après-midi et a succombé à ses blessures. 42 autres personnes avaient été blessées par les tirs d’armes à feu de soldats israéliens dans toute la bande de Gaza, dont deux femmes, 15 enfants, quatre ambulanciers paramédicaux et deux journalistes.

Manifestants à Gaza (archives)

Des milliers de manifestants palestiniens se sont rassemblés vendredi à la frontière qui sépare Israël de la bande de Gaza, dans le cadre de la « Marche du retour » qui a lieu chaque semaine depuis le 30 mars dernier. 21 Palestiniens ont été blessés lors d’affrontements avec les soldats israéliens,, selon le ministère de la Santé à Gaza.

Jeudi, la commission de l’ONU a affirmé dans un rapport que la réponse d’Israël aux manifestations à Gaza en 2018 « peut constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité », les enquêteurs soulignant que des snipers ont visé des civils, dont des enfants. Selon l’ONU, « plus de 6.000 manifestants non armés ont été touchés par des tireurs d’élite militaires, semaine après semaine lors des manifestations ».

Manifestants à Gaza (archives)

Dimanche 24 février, l’information de la libération imminente de Mustapha Awad avait été confirmé par le consul belge et l’avocate israélienne de Mustapha Awad, Il avait été arrêté à la frontière entre la Jordanie et la Palestine occupée le 19 juillet dernier (voir notre article) et condamné le 28 novembre par une cour israélienne à 12 mois de prison (voir notre article). Une place dans un avion lui avait été réservée le lundi soir et annulée par la suite. Mercredi matin, 27 février, l’avocate israélienne annonçait que les services de sécurité exigeaient une nouvelle audience sous prétexte que le comité en charge de sa libération anticipée n’avait pas tenu compte de tous les éléments.

Une action en soutien à Mustapha Awad sera probablement organisée la semaine prochaine.

.

.

Mercredi 20 février, Nadera Shalhoub-Kevorkian, une académique de l’Université hébraïque a déclaré, dans une conférence que les autorités d’occupation israéliennes ont autorisé de grandes firmes pharmaceutique à mener des tests sur les prisonniers palestiniens et arabes. Elle a également révélé que les entreprises militaires israéliennes réalisait des test sur des enfants dans les quartier de Jérusalem occupée. La professeure a déclaré « Ils testent quelles bombes utiliser : des bombes à gaz ou des bombes puantes ; de mettre des sacs en plastique ou des sacs en tissu. »

Il ne s’agit pas d’une première dans l’histoire de l’état israélien. En juillet 1997, un comité parlementaire reconnaissait que le ministère israélien de la Santé avait autorisé les sociétés pharmaceutiques à tester leurs nouveaux médicaments chez les détenus.

Arrestation en Palestine (archive)