Les salariés du McDonald’s des Minimes, mobilisés massivement lors de la grève du 1er janvier 2026, voient leurs revendications ignorées par la direction, qui refuse d’augmenter les salaires de 80 centimes brut par heure, de verser certaines primes, d’indemniser la pénibilité et de fournir les équipements de travail. Suite à des entretiens individuels, la direction a même mis à pied l’une des grévistes. Un rassemblement est appelé ce vendredi 23 janvier à 16h au McDo des Minimes (83 Boulevard Silvio Trentin, Toulouse, Métro Barrière de Paris) pour soutenir les grévistes et dénoncer ces sanctions.

Depuis l’implantation du syndicat Solidaires dans les entrepôts d’Amazon en France, la multinationale tente systématiquement de réprimer le syndicalisme de lutte, multipliant sanctions et licenciements arbitraires pour intimider les salariés revendiquant des droits élémentaires et des conditions de travail dignes. Pour dénoncer ces pratiques et exiger la réintégration des syndicalistes sanctionnés, un rassemblement est prévu le 12 février à 11h devant le siège d’Amazon France à Clichy.

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À Fouchana, les salariés de l’usine aéronautique Mecachrome Tunisie dénoncent une répression brutale après le licenciement début janvier de douze travailleurs, dont sept syndiqués, suite à une mobilisation en décembre revendiquant hausses de salaires et primes, et après la création d’une section du syndicat Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) que la direction refuse de reconnaître. Celle-ci a justifié ces licenciements en qualifiant la grève d’« illégale », accusation contestée par les salariés. En réponse, l’UGTT a déposé un nouveau préavis et appelle à trois jours de grève du 19 au 21 janvier 2026 pour exiger le respect du droit syndical, l’arrêt des licenciements et de meilleures conditions de travail, tandis que certains salariés font l’objet de convocations par la police criminelle. De son côté, la CGT Mecachrome Toulouse a affirmé son soutien aux travailleurs tunisiens et appelle à faire front face à la répression et à renforcer la solidarité internationale.

À Paris, 52 paysans de la Confédération paysanne, dont les trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane, ont été placés en garde à vue le 14 janvier après avoir occupé pendant plusieurs heures les locaux du ministère de l’Agriculture. Cette action coup de poing, menée par plus de 150 militants, visait à dénoncer le mépris du gouvernement envers les paysans, ainsi que l’impact des accords de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur sur la souveraineté alimentaire, et l’injustice de la répartition des aides du Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI), notamment pour les territoires d’outre-mer. Les manifestants ont pénétré dans le hall de la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE), déployé des banderoles et ont été nassés par les forces de l’ordre, tandis que des journalistes étaient empêchés de filmer l’action. Jeudi 15 janvier, la Confédération paysanne appelle à se rassembler dès 11 h devant le commissariat du 13ᵉ arrondissement de Paris afin d’exiger leur libération et l’abandon des poursuites.

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Lors d’une visite de Donald Trump dans une usine Ford à Dearborn, dans le Michigan, un ouvrier ayant interpellé le président sur l’affaire Jeffrey Epstein a été suspendu par son employeur à l’issue de cette interaction. Le salarié, membre du syndicat United Auto Workers, dénonce une « vengeance politique » et affirme être sanctionné pour avoir exercé sa liberté d’expression.

Le conseil de discipline a décidé de ne pas sanctionner Djelloul Kheris, secrétaire de la section SUD CT de la mairie d’Hénin-Beaumont et élu au Conseil social territorial, après que le maire RN Steve Briois ait demandé sa révocation. Cette décision fait suite à une mobilisation de plus de 400 personnes, qui ont dénoncé les méthodes d’intimidation, de pression et de diffamation de la mairie visant à museler un syndicaliste et affaiblir la section SUD CT à l’approche des élections professionnelles. Le maire reprochait à Kheris un prétendu manquement au devoir de réserve, confondu avec une obligation d’allégeance. La décision du conseil confirme le caractère vide du dossier, et la balle est désormais dans le camp du maire, qui peut soit renoncer à cette procédure d’acharnement, soit tenter d’imposer une sanction malgré l’avis consultatif.

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Le tribunal administratif a définitivement annulé les sanctions disciplinaires visant Bruno et Ibrahima, agents de Paris Musées, après en avoir déjà suspendu l’exécution, mettant fin à une procédure engagée depuis deux ans. Ces sanctions, liées à des accusations internes dont le caractère discriminatoire et raciste a été dénoncé par leurs soutiens syndicaux, ont été jugées infondées par la justice administrative. La Ville de Paris et Paris Musées ont pris acte de la décision, renoncé à toute poursuite disciplinaire et annoncé le remboursement des salaires non perçus. La CGT salue une victoire obtenue grâce à la mobilisation collective, la détermination des deux agents et les nombreux soutiens.

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À l’université de Nanterre, la présidence a déposé une plainte en diffamation contre l’UNEF suite à une affiche soutenant les « sans-facs » et dénonçant la sélection à l’entrée de l’université. Coppélia, représentante du syndicat, est convoquée pour audition au commissariat le lundi 12 janvier. Le syndicat appelle à se mobiliser pour l’accompagner et dénoncer ce nouvel épisode de criminalisation de l’action syndicale à l’université. Le rendez-vous est fixé à 9 h au 36 rue du Bastion à Paris.

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À Brême en décembre 2025, la syndicaliste Ariane Müller s’est vu interdire l’accès au Klinikum Bremen-Mitte après avoir participé à une campagne électorale en faveur d’une liste syndicale de gauche lors des élections du comité d’entreprise. Ancienne salariée et élue du personnel, elle avait déjà été licenciée en 2024 par le groupe hospitalier public Gesundheit Nord pour avoir organisé, à titre privé, un rassemblement de soutien à Daniela Klette, une décision qui n’a jamais été examinée par la justice (voir notre article). Fin 2025, alors qu’elle accompagnait des collègues dans une distribution de tracts liée au scrutin interne, la direction a justifié cette décision par des motifs de sécurité et de bon fonctionnement de l’établissement.

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Lundi 14 décembre, un délégué syndical CGT au garage EDEN AUTO était convoqué pour un entretien préalable au licenciement. En réponse à cette attaque contre la liberté syndicale, la CGT appelait à la mobilisation devant l’entreprise pour soutenir le camarade lors de son entretien, mais aussi pour dénoncer de façon plus générale l’offensive répressive du patronat qui frappe de nombreux syndicalistes, notamment dans la métallurgie en Haute-Garonne. Une mobilisation réussie puisque plus de 100 personnes ont répondu à l’appel avec des délégations de syndicats d’autres garages auto, de nombreuses entreprises de la métallurgie ainsi que d’autres secteurs professionnels du privé et du public. Ces syndicalistes ont été rejoins par des travailleurs du garage qui ont débrayé pour soutenir leur collègue et délégué syndical réprimé. Lors d’un entretien extrêmement long, la direction aura énoncé près de 25 pages de reproches, directement liés à l’exercice de son activité syndicale sur le garage ou au niveau du secteur de la métallurgie. La sanction encourue n’est pas encore connue mais peut aller jusqu’au licenciement.